Esclave Alexis (01)


Esclave Alexis (01)
Texte paru le 2020-08-02 par Servus49   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Esclave Alexis


Roman inachevé d'un auteur inconnu trouvé sur le site de Bruno Spartack (brunospartak.canalblog.com) et que je me suis permis de compléter (début et fin). Mon texte est en italique et le texte de l’auteur est en caractère normal. Ceci pour mettre en valeur le texte d’origine.

MERCREDI 9 JUILLET 1997

La fraîcheur du matin me réveille vers les cinq heures. Malgré mes chaînes et mes fers, j’ai passé une excellente nuit. J’attends l’avenir avec optimisme et rêve déjà de mon futur Maître, le Prince MIGUEL et NOËL 1997 me semble encore bien loin. Dans cette attente, je suis prêt à servir de mon mieux mes nouveaux MAÎTRES et à apprendre vite le métier de cultivateur et de régisseur pour rentabiliser mon acquisition. Aucun regret sur ma vie passée ne m’effleure ; j’ai vraiment tiré un trait sur mon passé. Je ne me fais aucune illusion sur les difficultés qui m’attendent, car la vie d’un esclave dans un domaine agricole n’est pas une sinécure. Les fers, les chaînes, ma nudité sont là comme un sévère avertissement sur ce qui m’attend. Grâce aux stages que j’ai effectués à l’intérieur de L'ORGANISATION, je me suis blindé et suis prêt à tout subir pour donner entière satisfaction à ceux qui m’ont acheté et réduit définitivement en esclavage.

Le grincement de la porte au bas de la tour dans laquelle je suis enfermé met fin à mes rêveries et me plonge dans la réalité du moment.

ANTONIO pénètre dans la cellule. Je m’assois sur ma paillasse avec un bruit métallique pour le saluer. Il m’apporte une soupe aux choux avec un quignon de pain que je dévore rapidement. ANTONIO me regarde avec un air dubitatif. Il nous est difficile de dialoguer ne connaissant pas la langue espagnole, mais je devine ses interrogations. "Comment un homme né libre peut-il devenir esclave volontaire ?" Alors que lui rêve, en son for intérieur, de devenir libre. Lorsque j’ai fini de manger ma maigre pitance, il reprend l’écuelle et repart sans oublier de fermer à clef la porte de ma prison.

Une demi-heure après, il revient et détache la chaîne qui relie mon collier de fer à l’anneau scellé dans le mur et me tire de ma paillasse en m’ordonnant en espagnol de me lever et de le suivre. Il me traîne derrière lui tel un chien tenu en laisse et me conduit vers l’écurie des chevaux en me faisant traverser la cour du château. Sur le trajet, je rencontre quelques esclaves ou serviteurs libres qui sont déjà au travail. Aucun ne fait attention à moi comme si ma présence et ma tenue étaient naturelles à cet endroit. Arrivés à l’entrée de l’écurie, ANTONIO relie ma chaîne à une barre en fer qui traverse l’écurie de façon à permettre à l’esclave enchaîné d’être libre pour travailler sans pouvoir s’enfuir. Il me donne une fourche et une brouette et me fait comprendre que je dois enlever le fumier de la vingtaine de stalles réservées aux chevaux des MAÎTRES et il repart à ses activités.

Je suis heureux de cette situation et commence mon ouvrage avec cœur. De temps en temps, un lad, âgé d’une trentaine d’années, de condition libre, vêtu d’un vieux jean et d’un débardeur rouge, vient sortir un cheval, en ramène un autre à l’écurie sans qu’il fasse attention à ma présence. Je charge la paille souillée par les déjections des chevaux dans la brouette et vais la verser sur un tas de fumier installé à la sortie de l’écurie. La barre de fer qui me retient à mon ouvrage va jusqu’à cet endroit.

Vers les neuf heures du matin, FIDELIO, vêtu uniquement d’un short bleu satiné, vient me rendre visite. Je suis heureux de le revoir.

A suivre…