Fabien: La disparition


Fabien: La disparition
Texte paru le 2012-02-25 par BandeFM   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Fabien

Fabien habitait depuis quelques temps à Paris mais avait fini par être déçu par celle que les médias et la publicité aimaient à surnommer la ville des amoureux et qui l’était aussi peu à ses yeux qu’une Los Angeles, une cité des Anges. Ville dans laquelle il avait trouvé plus de paraître que de vérité, plus de cosmétiques que de beauté, plus d’égoïsmes que de générosité, plus d’intérêts que de gratuité, plus de frics et de culs que d’amour. Fabien était un amoureux et donc était bien malheureux lui qui ne songeait qu’à une chose : « Faisons donc l’amour. » Lui qui rêvait d’amour et de tendresse, de tendresse et de caresses, de caresses et de sexes démultipliés.

Fabien rêvait d’un ailleurs et songeait à partir.

Peu avant de partir pour de bon, la grand-mère de Fabien l’invita chez elle. Tout en goûtant une des deux madeleines qu’elle avait spécialement faites pour lui, car faire la cuisine est aussi amour, elle lui donna une enveloppe toute blanche contenant un unique billet où était inscrite l’adresse actuelle de sa fille, la mère du jeune homme, quelque part en France. Fabien ne gardant aucun autre souvenir de sa mère qu’une photo d’elle et la voix de son père répétant toujours qu’elle avait subitement disparu quand il avait moins d’un an, le gosse croyait que sa mère était morte peu après sa naissance. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre de la bouche de sa grand-mère que disparaître ici ne signifiait que disparaître de la circulation, ne plus apparaître à nos yeux mais qu’elle continuait à exister ailleurs et de tenir dans sa main la clé miraculeuse car inespérée, qui pourrait, s’il le désirait, le mener à celle qui lui avait manqué.

Et ceci malgré l’interdiction formelle de son père ?! Si Fabien le désirait ? Bien sûr qu’il le désirait, quelle question ! Puisque son père l’avait trompé et lui avait menti. S’il lui restait quelques scrupules ? Il savait qu’ils s’envoleraient au premier battement d’ailes qu’il sentait enfin lui pousser dans le dos. Quand Fabien contacta sa mère par téléphone, elle n’en fut guère étonnée et lui dit simplement : « Viens ! »

Quand Fabien frappa à la porte de sa mère qui habitait la Touraine, le Jardin de la France, il n’était ni timide, ni inquiet, mais fébrile et impatient. Quand elle lui ouvrit sa porte, c’était bien celle qu’il n’avait connu jusqu’à ce jour qu’en photo : « Entre ! » Il constata qu’elle avait eu la bonne idée de faire un bon feu dans sa cheminée pour accueillir son fils. Dehors il pleuvait et il faisait froid. Fabien était heureux d’être là avec sa mère, dans un tête-à-tête comme amoureux mais naissait en elle un sentiment étrange qui venait du fait qu’elle n’avait connu son fils unique que quelques mois, il y a 19 ans. Sentiment de familiarité cohabitant avec un sentiment d’une certaine culpabilité.

— Tu m’as manqué.

— Moi aussi tu m’as manqué, Fabien.

Assis sur le canapé, se regardant l’un l’autre les yeux dans les yeux, esquissant mutuellement un sourire de tendre complicité, Fabien tendit vers la joue de sa mère sa main chaude et tremblante qu’elle accueillit par un sourire charmeur tout en embrassant le creux de sa main amoureuse. Il voulut alors parler mais elle devança son désir en plaquant sur sa bouche expressive son index. Elle passa alors ses deux mains dans la soie de sa chevelure avant que de poser sur ses lèvres brûlantes un baiser qui sentait bon l’odeur de son parfum. Fabien répondit à ce désir ardent par un baiser profond, très français. Il bandait comme il n’est pas permis car il se sentait bien, pour la première fois de sa vie. En le constatant elle préféra, sur le coup, en rester là et chacun gagna sa chambre, comme il se doit.

En pleine nuit, Fabien n’arrivant pas à trouver le sommeil et prétextant d’avoir très très froid, traversa le couloir commun, poussa la porte de la chambre maternelle qu’elle avait laissée étrangement entr’ouverte depuis qu’elle s’y était couchée. Il ne vit dans cette obscurité que ses deux yeux lumineux qu’elle porta sur lui. Il alla droit au lit. Écartant les draps, il découvrit toute son intimité pendant qu’elle portait son regard sur sa nudité qui en disait long sur sa virilité. Il voulut une fois de plus parler mais elle lui dit : « Ne dit rien mon Fabien. » Elle prit alors sans y penser sa tige à deux mains, porta à son visage le gros gland violacé et y déposa tout d’abord un baiser plein d’adoration. Puis elle ne put s’empêcher d’y goûter violemment par ses lèvres et sa langue pour le faire bien bander. Et en effet, Fabien à la vue de cette pipe d’enfer sentit sa queue subitement se dresser jusqu’à lui en faire mal et ses pruneaux se contractrer. Sa salive mêlée à sa mouille qui débordait, dégoulinant jusqu’à ses lourdes couilles, elle eut la bonne idée de soupeser ses bourses proéminentes dans le creux de ses si douces mains pour lécher de sa langue amoureuse son sirop de jeune homme en parcourant le muscle fort du derrière de sa queue jusqu’à son gland qui ne demandait pas mieux. Sentant que son Fabien allait bientôt venir, elle eut la bonne idée de retirer, tout juste à temps, sa bouche du gros nœud de son fils adoré. Elle constata alors sur le bout de sa langue le si bon goût sucré du sperme avant-coureur de son Fabien chéri. Lui, s’abandonnant alors à ce à quoi, à tort, il n’avait jamais osé rêver, elle remonta vers lui et, posant ses deux mains sur son torse appuyées, embrassant son garçon de ses lèvres mouillées, positionnant son cul sur le bout de son dard dressé, elle donna enfin et subitement un solide coup de rein !

Quand le chibre de Fabien pénétra d’un seul coup, ce fut pour lui comme une disparition qui lui fut comme une révélation. Il s’agissait pour elle de rendre plus magnifique encore la belle queue de son fils pour mieux la sentir chatouiller la peau si fine de ses chaudes entrailles. Comme si elle le suçait avec son cul. Comme si elle le branlait avec ses fesses. Quand tout à coup Fabien, qui n’en pouvait plus, se redressa d’un coup et retournant la situation, dans une passe de maître, se plaça derrière elle et osa sortir de son trou pour avoir le plaisir de s’y voir rentrer, puis en sortir puis y rentrer de nouveau avant que de prendre son pied à la pilonner pour qu’elle sente enfin sa double burne frapper sans arrêt à sa porte sans pouvoir y rentrer.

— Faaab… iiien!

— Oh mère… Je crois que… je… ça… viiiiens…

Fabien, euphorique, se sentait enfin comme un numéro 11 qui, en dehors de la surface de réparation, tout seul sur le terrain, tape d’un coup unique son ballon rond pour aller droit au but et faire gagner la France !

— Fffaaaaaabbieeeenn…

Après cela il ne se souvint de rien. Sauf qu’il se réveilla deux fois en pleine nuit : sur son épaule à elle, apaisé et heureux puis elle sur son épaule à lui, reposée et sereine.

Au petit matin, en se réveillant dans cette chambre, Fabien eut, avant de repartir, une nouvelle fois la folle envie de faire l’amour à celle qui lui avait donné le jour. Pendant la nuit c’était uniquement parce qu’il en avait eu instinctivement envie sans trop savoir ce qu’il faisait, sans se poser de questions. Mais maintenant son désir se précisait. Les liens du sang étaient ici par trop ténues, il ne le ressentait pas comme un vulgaire inceste qui ne le tentait pas. Oui il avait aimé tenir fermement la taille de celle qui ne l’avait jamais tenu dans ses bras. Oui il avait aimé embrasser celle qui n’avait pas eu le temps de lui donner le moindre baiser. Oui il avait aimé caresser celle qui ne l’avait jamais regardé. Oui il avait même jusqu’à aimer se faire sucer par celle qu’il n’avait jamais têtée. Et par-dessus tout il avait aimé faire jouir celle qui ne lui avait jamais dit : « je t’aime mon Fabien. Je t’aime mon amour. »

En regardant sa mère caressée par un rai de lumière dorée en ce petit matin, il constata qu’elle était toute pensive et elle lui dit : « J’ai un lourd secret, moi aussi, à te confier, mon fils. Je n’ai pu que remarquer qu’en bien des points tu ne ressembles guère à ton père : toi au moins tu sais instinctivement ce que faire l’amour veut vraiment dire mais physiquement aussi car tu ressembles étrangement à l’homme auquel j’ai pensé à la nuit de ta conception et que j’ai connu autrefois et dont voici l’adresse. Un bel américain qui partageait alors sa vie entre New-York et Rio de Janeiro. » Fabien en fut tout perplexe et ému. Elle de lui dire « Ne dis rien mon amour... » et de l’embrasser une dernière fois comme elle savait si bien le faire.

Avant que de partir elle lui dit : « Tu sais, tu peux rester ». Et il lui répondit : « Pourquoi resterai-je alors que j’ai tant de choses encore à découvrir ? Pourquoi resterai-je puisque je sais maintenant qu’il y a quelque part en France un puits d’amour où me désaltérer, un jardin où je puis cueillir ma rose préférée, une chaude terre pour m’y reposer. »

En quittant la France pour Rio où le menaient ses pas, il acheta un Tee-shirt tout blanc qu’il arborait fièrement et où l’on pouvait lire sur son torse bombé : Let Love.

Let Love. Deux L majuscules comme les deux ailes qui devaient le porter vers ce père tout chaud qui lui avait manqué.

À suivre...


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