Ferrovipathes

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Ferrovipathes
par Jules1291   Drapeau-ch.svg   (2018-10-29)


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— Tu peux la toucher, me dit Ivan en riant.

— La toucher ? répondis-je, étonné, toucher quoi ?

— Ma bite, je ne vois rien d’autre.

— Tu plaisantes ?

— Non, je suis sérieux. Tu la mates depuis un bon moment.

— Excuse-moi, je ne l’ai pas fait exprès, mais tu t’es mis à poil devant moi, je ne peux pas l’ignorer, tu n’avais qu’à laisser ton boxer, comme moi.

— Tu ne l’aurais pas vue si je l’avais laissé.

— Ahah ! Tu voulais donc que je la voie.

— Évidemment.

— Pourquoi ?

— Pour que tu me branles.

— Que je te branle ? Tu ne peux pas le faire toi-même ? Je sortirai.

— Pour une fois que quelqu’un le ferait à ma place, je dois en profiter.

— Tu me tentes.

— Normal, sous une tente.

Cela faisait longtemps que je connaissais Ivan, nous étions des ferrovipathes (des amateurs de chemin de fer) et nous nous retrouvions souvent pour photographier des trains. Nous avions décidé de dormir ensemble au bord d’une ligne de montagne, deux trains à vapeur devant circuler ce jour-là. Nous avions choisi un lieu difficilement accessible et avions fait plusieurs heures de marche la veille pour y arriver. Nous aurions ainsi des photos exclusives pour nos pages Facebook. Il était six heures du matin et nous avions encore trois heures devant nous avant de nous poster aux abords de la ligne. Le jour nous avait réveillés.

C’était la première fois que je voyais Ivan innocent comme au jour de sa naissance (enfin, plus tout à fait innocent). Nous n’avions jamais parlé de sexe jusqu’à présent, je ne lui connaissais pas de petite amie. J’avais été étonné de le voir sortir nu du sac de couchage pour aller pisser. Je l’avais suivi sans oser me mettre trop près de lui. Nous étions maintenant couchés sous la tente, l’un en face de l’autre, le buste relevé.

Ivan avait commencé à bander et son gland pointait, je finis de le décalotter. Son sexe atteignit rapidement sa taille maximale, il était épais. Je le caressai doucement. Ivan avait l’air de trouver tout ceci très amusant, et naturel. Pour moi c’était plus étonnant, et, pour tout vous dire, je n’avais encore jamais branlé un autre homme. Il n’y avait pas longtemps que j’avais acquis la conviction que j’étais homosexuel, après quelques expériences ratées avec des filles.

— Tu peux le sucer, me dit Ivan en riant.

— Le sucer ? répondis-je, étonné, sucer quoi ?

— Mon zizi, je ne vois rien d’autre.

— Je ne l’ai jamais fait.

— Mieux vaut tard que jamais. Et enlève ton boxer, ça me fait pitié de voir ta pauvre bite comprimée par l’élasthane.

Je me libérai et cela me fit du bien. La mienne était moins grosse que celle d’Ivan, mais tout aussi dure. Tant pis, me dis-je, ce n’était pas le moment d’avoir des complexes. Je changeai de position afin de prendre le gland dans ma bouche. J’avais peur d’être maladroit, je m’appliquai le mieux que je pus. Ivan m’encouragea :

— C’est bon, continue comme ça.

Il me caressait légèrement tandis que je le suçais. Je ne sentis pas venir sa jouissance et je fus surpris des spasmes et des jets dans ma bouche.

— Zut, me dit-il, je me suis laissé aller trop vite.

J’étais content, c’était la preuve que je n’avais pas été trop mauvais. La barre entre mes jambes me rappela que ce n’était pas encore fini.

— Tu peux m’enculer, me dit Ivan en riant.

— T’enculer ? répondis-je, étonné.

— Ben oui, tu ne sais pas ce que c’est ?

— Je ne l’ai jamais fait.

— J’ai bien compris que tu es puceau, pas besoin de me le répéter toutes les cinq minutes, moi aussi je le suis.

— Tu… Tu n’as jamais couché avec un homme ? Je pensais…

— Non, c’est avec toi que je voulais le faire pour la première fois.

— Tu ne me l’avais jamais dit. Et si je n’étais pas gay ?

— Je sais que tu l’es. Tiens, voici des capotes et du gel. Prends ton temps, pas de stress.

Ivan se mit à quatre pattes, me présentant son anus. Je vous laisse deviner la suite.

Nous fîmes de belles photos de locomotives ce jour-là, ce n’est cependant pas à cause d’elles que je me souviendrai de cette journée toute ma vie. Après les avoir publiées, je changeai mon statut sur Facebook : ce n’était plus compliqué, c’était devenu limpide.