Fion enchanté

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Numéro 100

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 100
Date de parution originale: Juin 1999

Date de publication/archivage: 2012-02-15

Auteur: Yvan
Titre: Fion enchanté
Rubrique: + c'est hard, + on aime

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J’y pense et je les attends. Ses objets, noirs, de couleur chair ou métallique, sont dans un tiroir à droite du lit. Souvent dans la journée, ma queue se gonfle au souvenir d’un ustensile qu'il a essayé sur moi. Ou quand je me laisse envahir par cette envie de le laisser étirer mes tétons, ou rallonger le paquet de peau qui emballe mes couilles et, bien sûr qui fait de mon fion, un trou béant, ouvert à tous ses vices. Je deviens alors une chienne sans limites, je bave, je contiens mes cris pour le laisser me faire tout ce qu’il veut. Le pire est alors le meilleur.

J’ai trente-quatre ans, j’ai rencontré mon chef il y a sept ans. Je dis mon chef et pas mon maître, parce qu’il ne me domine pas pour m’imposer quoi que ce soit. Je suis consentant, d’avance et sans exception. Mon amour s’est construit solidement à coup de rituels sauvages et bestiaux. Vus de l’extérieur, nous sommes un couple ordinaire, mais l’un de nous d’eux n’a qu’un mot à dire pour que tout bascule. Je parle alors comme une salope, nous perdons toute notre réserve.

— Mets ton jock-strap...

Je pars vers la salle de bains, je me lave le cul en me pré-godant avec l’embout du tuyau de douche, je gémis déjà quand je sens l’eau qui me remonte doucement par le tuyau. Je crache un peu à la fois, je veux que rien ne puisse le gêner quand il aura décidé de m’ouvrir. Je sais que je ne dois pas aller trop vite: je repasse un petit coup de rasoir sur le pourtour, aucun poil qui repousse ne doit gêner le glissement de ses doigts quand ils me flattent la croupe, ou les coups de son poing quand il cogne. Je me passe un peu de gel sur la rosette et je m’en envoie au fond du trou. Je passe mon jock-strap, et là, comme j’ai très envie d’obéir. Je saisis les menottes et le fouet, un vrai engin en cuir noir qu’on a acheté aux puces, pas un truc de sex-shop. Je n’ai plus la force d’attendre, je cours presque vers la chambre. Et je me mets à quatre pattes aux pieds de notre lit. En posant son pied sur ma tête, il m’indique que je dois, tel un chien, passer mon visage sous le lit. J’obéis, je me cambre, il claque un peu mon dos. Aujourd’hui, il attache chacun de mes poignets aux pieds du lit avec des menottes. Écartelé des bras, je commence à recevoir des coups de fouet sur les jambes, puis il me chauffe les fesses. Il est debout, derrière moi, je le sens qui s’excite, ses mots vont devenir ceux du chef qu’il aime tellement être, et moi je vais être son jouet soumis.

— Lève ton cul, fais voir que t’es lisse de la chatte, prêt à avaler du gourdin, ouais, lève mieux que ça, montre que t’as faim de jus dans ton trou qui mouille...

Mes sens se troublent, ma tête s'emballe, cette voix de mâle, ces sons gutturaux qui sortent du fond de la pièce pourraient être ceux de n’importe quelle brute qui a envie de se vidanger, de n’importe quel routier ou bûcheron qui sait traiter un trou comme il doit l’être.

— Je te donne tout, chef!

Je veux que tu me fouilles! dis-je d’une voix encore un peu timide en montant mon bassin et en écartant mes genoux.

Je sais sans le voir qu’il a alors des yeux un peu fous, brillant de convoitise pour ce cul, qu’il ne malaxe pas encore sa queue épaisse mais qu’il me frappe avec attention et précision sur les flancs qui vont m’aider à déculer, à m’enculer. Ma peau palpite sous ses coups de martinet, je sens que la rougeur s’installe, la brûlure est légère. Entre mes fesses, je pousse déjà au maximum et je palpite, je bouge tout doucement ma croupe, je sais trouver les gestes qui vont le pousser à aller vers le tiroir. Il enfile d’abord des gants en latex, j’entends leur bruit qui frappe contre ses doigts, je ne peux même pas voir ce qu’il sort du tiroir. Souvent, il choisit ce moment pour faire apparaître par surprise un nouveau gadget.

Il saisit aussi une boîte de gel très lubrifiant et il commence par ausculter de sa main agile et rendue douce par l’onctuosité de la crème. Il fait de petits tours autour de mon cul, il enfonce un poids lourd qui se dirige au fond de moi, qui vrille mon tuyau. C’est un œuf de métal lourd et glacé. Il y ajoute une, puis deux boules de plastique rose, et, si j’avais les mains sur ma queue, je pourrais pratiquement jouir, tant le frottement de l’œuf, poussé par les boules sur ma prostate pourrait me faire jouir.

— Dis-moi que tu vas me donner ton trou, dis-moi que je peux y enfoncer ce que je veux...

— Oui, sers-toi de mon trou, remplis-le à fond...

Il retire les deux boules avant de m’enfiler les quatre. Ma queue toujours plus tendue jaillit de mon jock-strap, et il les retire pour me mettre un petit plug très large qui me fait pousser un cri de douleur. Je ne suis déjà plus qu'un orifice à écarteler. Heureusement, ses mains massent un peu autour pour détendre.

— Je vais te détacher, tu vas te mettre sur le dos et ton fion godé juste au bord! Si tu lâches le plug, je te fiste direct, sans un mot...

J’entends le bruit de menottes et je veille à me lever en serrant les muscles de mon cul. Je l’admire, le torse velu et en sueur, et toute ma volonté me dit de m'abandonner à ce mâle qui ne vit que pour me faire du bien. Je sniffe un peu du poppers qu’il me tend, je pose mes mains sur mes fesses brûlantes pour les écarter. Son odeur musquée me fait perdre encore un peu plus la tête, je veux sa queue, je l’implore. Il vient se mettre à genoux près de ma tête. Je suce comme un damné tandis qu’il me dégode pour me mettre le “Kriss Lord”, le gode le plus gros du marché, je crois.

Je me fais limer les entrailles comme un damné, je ne peux pas hurler puisque son gland vient cogner au fond de mon palais. Il sait qu’il ne doit pas encore me cogner les couilles. Mais il suit quand même le chemin qu’il s’est tracé pour me faire jouir. Sur mes tétons, deux pinces crocodiles, sans préparation. Une bougie allumée et un peu de cire, juste quelques gouttelettes sur mes couilles. Puis il me décule et me fait ramper à quatre pattes avec juste l’œuf de métal dans mon cul. Je remonte le parquet du couloir et je me pose dans la baignoire pour le bouquet final. Le spéculum vient m’ouvrir les entrailles, très doucement, ses doigts peuvent alors passer sur l’intérieur de mon trou, là où chaque caresse reçue semble démultipliée, là où un doigt à peine passé peut déclencher un cri de plaisir inouï. Et il vient me mettre sa queue. Grâce à la finesse de la capote, ma chatte explosée et ultra-sensible reçoit son gland comme lui seul sait me le donner!


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