Folle... de mon corps

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Numéro 12

Texte d'archive:


Archivé de: H pour H – Numéro 12
Date de parution originale: 1991

Date de publication/archivage: 2018-01-15

Auteur: Gaétan
Titre: Folle... de mon corps
Rubrique: Le cul, mais en couple...

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Résumé / Intro :

Gaétan a parfois l'impression d'enfiler une femme...


Quand j’avais dix-huit ans, ma sœur s’enticha d’un copain à elle, très efféminé. Une “folle” comme on dit. Ce copain homo et maniéré se prénommait Gilles. Je lui faisais beaucoup d’effet. Il avait sensiblement notre âge, ma sœur ayant dix-neuf ans...

Un jour, en fin d’après-midi, alors que nous étions au cinéma tous les trois, le genou de Gilles pressa le mien et sa main chercha ma braguette... jusqu’à ce que je retire cette main. Je ne fus pas étonné de cette tentative car Gilles aimait les garçons costauds et virils dans mon genre. Il me l’avait assez dit, en battant des cils ! Ce soir-là, vers huit heures, il déposa ma sœur, en auto, devant l’hôpital où elle travaillait car elle était infirmière et de garde cette nuit. Puis il insista pour me déposer chez moi. Je n’y tenais pas, car il était “voyant”, mais en fin de compte j’acceptai.

Au bas de l’immeuble, il me demanda : “Tu ne te sens pas trop seul dans cet appartement vide ? (Mes parents étaient partis pour le week-end.) Enfin, si tu te sens trop romantique dans la nuit, tu peux m’appeler !” Je ris et sortis de l’auto. Mais ensuite, en montant l’escalier, je pensai à la solitude qui m’attendait effectivement. Je fis signe à Gilles qui allait démarrer, et je lui demandai :

— Qu’est-ce que tu entends par “romantique” ?

— Laisse-moi monter avec toi, dit-il et je te montrerai. Par gestes.

Aujourd’hui encore, j’analyse mal ce qui s’était passé en moi. L’envie de baiser me prenait à tout moment en cette période. L’idée de la solitude m’avait effrayé. Et l’apparence féminine de Gilles avait fait le reste. Toujours est-il qu’en montant les escaliers j’étais dans une érection formidable en pensant à ce qui allait suivre...

Il répétait : “Fous-moi ta bite. Empale-moi. Fais-moi jouir.”

Aussitôt la porte refermée, Gilles se mit à me peloter. Il alla directement à ma bite, ne s’offusquant pas de ce que je dérobe mes lèvres lorsqu’il voulut m’embrasser. Je l’écartai pour lui dire : “Y’a deux choses, si tu veux qu’on s’amuse. La première, je veux que personne ne le sache. La deuxième, c’est que je te baise.” Gilles me répondit : “Pour la première chose, ne te tracasse pas, personne n’en saura rien. Pour la seconde : je ne demande que ça !” Dès lors, je fermai les yeux dans le débordement de volupté qui me gagnait depuis que Gilles exhibait ma trique.

Il me suça. Il se mit à genoux pour bien prendre le gland. Il me déshabillait tout en me faisant ce pompier très lent, et il n’omettait pas de me tripoter les fesses. Je me retrouvai nu devant lui, pour la partie inférieure. Il pouvait me peloter en toute liberté. Comme il se remettait à m’aborder la verge et le gland avec voracité, je l’interrompis pour qu’on aille au lit.

À genoux au-dessus de son visage, je m’amusai à le battre de mon membre raidi. Gilles acceptait tout et m’aspirait les bures tandis que je me frottais à sa joue, en faisant aller et venir ma queue sur son nez. Très disponible, il se dévêtit pendant que j’écrasais mes couilles sur sa bouche. Encore plus possédé que moi, il se dégagea d’un bond et se tourna sur le ventre. Allongé, il écartait les cuisses. Il n’avait plus que ses chaussettes aux pieds et dévoilait deux petites miches très suaves, quoique dodues. Je suis sûr qu’il jouait de ses sphincters dans l’attente. Il râlait et salivait sur l’édredon. Il répétait : “Fous-moi ta bite. Empale-moi. Fais-moi jouir.”

Je n’ai pas le souvenir que, dans notre précipitation, je l’aie lubrifié, ni que j’aie seulement mouillé ma pine. L’ardeur était telle que je l’ai enculé à sec. Les sécrétions que je perdais déjà ont servi de lubrifiant. En trois coups de boutoir à peine, j’avais adopté les frénétiques poussées qui débouchent sur l’orgasme. Je me suis vidé les couilles en lui, indifférent au fait qu’il gémissait de douleur et jouissait de contentement, à la fois, sous cet assaut. Un peu plus tard, les larmes aux yeux à cause de la tension, il m’affirma : “T’es pire qu’un Arabe. Tu entres et tu sors.” Mais au fond, il était bien content, car il était amoureux de moi.

Chaque fois que ma sœur était de garde par la suite, et que mes parents étaient partis le week-end, Gilles venait et je lui faisais le cul. Il m’est arrivé de le besogner trois fois de suite, tellement il était “femme” et tellement je n’avais pas l’impression de coucher avec un homme en le sautant.

Gaétan, 25 ans.