Fort, plus fort mon amour!

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Numéro 76

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 76
Date de parution originale: Mai 1996

Date de publication/archivage: 2013-11-04

Auteur: Benoît
Titre: Fort, plus fort mon amour!
Rubrique: Bi et heureux de l'être

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 4833 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je me prénomme Benoît (trente ans, 1m75, 65kg, brun, moyennement poilu, pas trop mal foutu), et je lis assez régulièrement votre revue. L'abondance et la diversité des témoignages que vous publiez m’ont donné envie de raconter mon aventure, ou plus exactement ma première vraie expérience avec un homme. En effet, bien qu'attiré par les hommes, mes expériences s'étaient limitées jusqu’alors à quelques branlettes anonymes dans les douches du complexe sportif de l’université.

C’est à l'université que j’ai fait la connaissance de Jean-Claude, un garçon au physique très voisin du mien, et nous y avons entretenu des rapports d’excellente amitié, mais sans plus. Compte tenu de nos professions respectives, nous nous sommes perdus de vue quelques années. Au cours d’une réception chez des amis communs, j’ai revu Jean-Claude qui m’a présenté sa fiancée d’origine américaine. Il m’a demandé si je voulais être son témoin à son mariage. C’était évident, et j’ai accepté volontiers.

Une semaine avant le mariage, c’était en juin dernier, Jean-Claude m’a invité à passer une soirée ensemble afin de sacrifier au “rite” de l’enterrement de sa vie de garçon. Je me suis rendu chez lui, un superbe appartement en terrasse, et lorsqu’il m’a ouvert, je fus très étonné de le voir seul alors que je m’attendais à une bruyante réunion de copains.

Nous avons dîné assez simplement en devisant de choses et d’autres. Au moment du café, Jean-Claude est revenu avec les tasses et des alcools. Il était pieds nus et m’a dit qu’avec cette chaleur, je ne devais pas hésiter pour me mettre à l’aise. J’ai donc ôté cravate, chaussures et chaussettes. Jean-Claude a servi le café et le cognac et s’est assis à côté de moi. Je ne saurais dire pourquoi, mais je me sentais troublé par cette promiscuité. Et puis, sur le ton de la confidence, il m’a raconté qu’aux USA il avait eu une aventure avec un homme, que cela l’avait marqué, qu'avant son mariage il aurait bien voulu connaître une telle expérience, mais que le sujet n’était pas facile à aborder. En me disant cela, il avait passé un bras autour de mes épaules. Troublé, je me suis tourné vers lui et lui ai dit que moi aussi je voulais bien tenter cette expérience. Alors il a posé ses lèvres sur les miennes et, instinctivement j’ai entrouvert les miennes. Nous nous sommes embrassés longuement. Nous nous sommes caressés la poitrine à travers nos chemises, lentement, tendrement. Jean-Claude a fini par murmurer: “Viens!” et nous nous sommes dirigés vers sa chambre.

Avec douceur, Jean-Claude m’a enlevé chemise et pantalon pour ne me laisser que mon slip. Il m’a invité à m’allonger sur le ventre. Derrière moi, je l’entendis se déshabiller à son tour. Il est venu sur le lit et j’ai senti son haleine contre ma nuque. Il a commencé à embrasser très légèrement mon cou, mes épaules, mes omoplates et, tout en accompagnant ses baisers de légères touches de la pointe de la langue, il est descendu tout le long de la colonne vertébrale. Arrivé à la limite du slip, il m’a caressé les fesses à travers le tissu puis est passé aux cuisses. Complètement électrisé, j'ai écarté un peu les jambes pour lui permettre de m’embrasser à l’intérieur. Cela n’en finissait pas, je planais... Tout à coup, il a commencé à descendre mon slip, sans arrêter d’effleurer de ses lèvres chaque parcelle de peau découverte. Il m’a fait légèrement soulever le bassin pour faire glisser complètement le slip, ce qui n’a pas été très facile puisque mon sexe très raide retenait le tissu.

Il m’a alors longuement caressé les fesses, puis les a embrassées vraiment sur chaque centimètre carré. Peu à peu, sa langue s’est insinuée dans ma raie. Je me suis un peu contracté, mais Jean-Claude a écarté mes fesses tout doucement pour pouvoir m’embrasser l’anus. Il me l’a embrassé comme s’il se fût agi d’une bouche, en y faisant pénétrer sa langue qui n’alla en fait pas bien loin car mon orifice était assez serré. Je soupirais d’aise, je ressentais une grande volupté.

Jean-Claude m’a murmuré à l’oreille de me retourner sur le dos. Dès que je l’eus fait, il m’a prodigué le même traitement partout sur la poitrine, le ventre et le nombril en mille petits baisers. Il s’est longuement attardé sur mes tétons, ce qui m’a fait complètement chavirer. Je le suppliais de me soulager tant la tension était forte. Il s’est alors intéressé à mon sexe, gonflé à me faire mal. Il l’a suçoté partout, la tige, le gland, les testicules, les parties très sensibles entre les boules et l’anus.

Tout à coup il a cessé ses caresses pour que ma tension baisse un peu. Il m’a dit que mon tour de jouir viendrait plus tard, mais que pour l’instant il désirait prendre son plaisir en moi. Je lui ai dit oui du regard. Il m'a fait relever les jambes et a installé un coussin sous mes gesses. Je me suis retrouvé le cul ouvert, complètement offert. Il a longuement et abondamment salivé sur mon trou puis y a introduit un doigt avec lequel il a exploré et caressé l’intérieur. La sensation a été si forte que, dans un soupir rauque, je lui ai demandé: “Pénètre-moi!” Jean-Claude a alors enlevé son slip. Il a posé son gland au bord de mon trou et a commencé à pousser très légèrement, puis il a pénétré. J’ai eu si mal que j’en ai été un peu dégrisé. Il s’est retiré et m’a dit qu’on pouvait en rester là. Je lui ai répondu que ce qui était commencé était irréversible. Il s’est alors positionné de nouveau entre mes fesses et a recommencé à me pénétrer lentement. La douleur est revenue mais a fait très vite place à une grande sensation de plénitude lorsque j’ai senti en moi le sexe long et fin de Jean-Claude. J’ai croisé mes jambes dans son dos et il a commencé un très lent mouvement de va-et-vient tout en ondulant du bassin. J’ai pu voir son visage se métamorphoser sous l’effet de l’extase qui montait en lui. Il m’a regardé droit dans les yeux et, par longues saccades, a vidé son sperme en moi. Quand j’ai senti ce puissant jet chaud dans mon ventre, j’ai ressenti de violentes contractions dans l’anus... je jouissais du cul! L’orgasme a monté le long de ma queue et j’ai éjaculé sans m’être touché.

Jean-Claude est resté en moi jusqu’à ce qu’il débande, puis il s’est dégagé. Nous nous sommes allongés l’un contre l’autre et nous nous sommes enlacés afin de reprendre notre souffle.

Au bout d’un moment, il m’a demandé de lui faire tout ce qu’il m’avait prodigué. Alors je l’ai embrassé et léché partout. Je me suis beaucoup attardé sur ses tétons que j’aspirais goulûment. Jean-Claude s’est retourné et s’est mis à quatre pattes pour m’offrir ses fesses sur lesquelles je me suis carrément rué. Je l’ai embrassé, léché partout jusqu’à atteindre son trou qui était tout humide. Je me suis placé derrière lui et, après l’avoir bien lubrifié de salive, j’ai posé mon gland à l’entrée de son ventre. Je n’ai pas réussi à le pénétrer du premier coup, faute d’habitude et aussi parce que ma bite, de taille moyenne, est assez large, quand j’y suis parvenu, je me suis senti comme pris dans une gaine étroite et brûlante. Jean-Claude s’est mis complètement à plat ventre, et je me suis retrouvé allongé sur son dos en sueur. Il gémissait, se mordait le poing et me suppliait de le limer fort. Ce que j’ai fait à grands coups de reins. Lorsque j'ai joui, j'ai senti l'anus de Jean-Claude qui palpitait autour de ma queue... Il jouissait lui aussi du cul! Je suis resté allongé sur lui jusqu’à ce que le sommeil nous gagne peu à peu.

Dans la nuit, le désir revenu, nous avons donné libre cours à notre imagination, et nous avons essayé toutes sortes de positions et de caresses. Nos corps n’eurent plus de secrets l’un pour l’autre. Le lendemain, avant de nous quitter, nous nous sommes jurés une amitié indéfectible.

Depuis son mariage, Jean-Claude mène une vie de couple heureuse. De mon côté, je me suis fiancé à une fille que j’aime. Cela ne nous empêche pas de nous voir de temps à autre pour échanger nos secrets et faire l’amour. Nous sommes tous deux parfaitement bi et heureux de l’être.