Franz (25) : Le concours de musique


Franz (25) : Le concours de musique
Texte paru le 2012-12-29 par Lemanch   Drapeau-ch.svg
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Edmond les conduisit à l’Opéra où se déroulait le concours.

Les noms des conservatoires et des professeurs n’étant mentionnés nulle part, ni dans les programmes, ni dans les journaux, le destin avait décidé de réunir Franz et Marc dans le même espace mais ils l’ignoraient. Accompagné de quelques connaissances, Franz était assis au balcon. Marc fébrile, dans la loge, tentait de rassurer Valery et Fernand, tremblant et transpirant de trac.

— Allons les enfants, pas de panique. Vous avez bien travaillé et je suis certain que tout va bien se passer. Oubliez tout, jouez pour vous deux, comme vous le faites, en vous souriant, avec cette complicité qui est la vôtre, extériorisez vos sentiments.

Ce fut bientôt leur tour. Ils se placèrent devant leur clavier respectif. Après quelques réglages de sièges, ils se regardèrent, complices et firent signe au chef d’orchestre qu’ils étaient prêts.

Les premières notes s’élevèrent et ils attaquèrent, les pianos dialogaient, emmenés par l’orchestre. Puis se furent les solos. Alors, ils oublièrent tout, ils s’encourageaient par des sourires discrets et des coups d’œil, à la grande surprise du chef qui avait jusqu’ici eu des concurrents très guindés. Décontractés, emportés par la partition, les deux pianistes se parlaient à travers leur instrument, passionnés, ce qui n’échappa pas au public qui fut vite conquis ainsi que le chef et l’orchestre. Le final s’éleva, magnifique et leur prouesse fut saluée par un tonnerre d’applaudissements et des bravos fusant de partout. Marc attendait dans la loge, ému, des larmes roulèrent sur ses joues. Les deux solistes, heureux de leur performance, saluèrent l’assistance, regagnèrent les coulisses et firent place à d’autres interprètes.

Franz ne fut pas le dernier à applaudir à tout rompre, subjugué par le talent de ces jeunes gens. S’il avait su que Marc était à l’origine de ce succès…

Après délibérations, le jury annonça ex-æquo une jeune violoniste venue de Belgique et les deux pianistes Suisses pour l’originalité de leur interprétation et adaptation de l’œuvre. Marc jubilait en coulisse. Des enveloppes furent remises aux gagnants, contenant leur diplôme et une somme d’argent pour poursuivre leurs études musicales. De bonheur, Valery et Fernand tombèrent dans les bras l’un de l’autre et s’embrassèrent sur la bouche, non sans provoquer un mouvement de surprise dans le public, qui applaudit encore plus fort.

Dans les loges, le champagne coulait à flots si bien que les jeunes solistes se trouvèrent vite éméchés. Marc les félicita chaleureusement. Edmond se joignit à eux et invita même l’un des pompiers qui, visiblement, lui plaisait, ce qui s’avéra réciproque puisque qu’il prit place aussi dans la voiture d’Edmond, lequel emmena sa conquête dans ses appartements.

Valery et Fernand se retrouvèrent de même dans leur chambre à faire l’amour. Marc, seul, épuisé par les émotions et le champagne, regagna sa suite, s’étendit sur son lit, tout habillé et se laissa doucement aller dans les bras de Morphée.

Franz de son côté, content de sa soirée, regagnait son logement avec son compagnon du moment. Avoir été si près l’un de l’autre sans le savoir. Un sale tour de la vie !!

Dans la nuit, Marc se réveilla, avec un mal de tête et commanda de l’aspirine et une bouteille d’eau. On frappa à la porte, le garçon entra posa son plateau sur la table basse, versa l’eau dans un verre et tendit le cachet d’aspirine à Marc qui ne l’avait pas entendu et sortait, nu, de la salle d’eau.

— Oh je suis désolé, excusez-moi, je ne vous ai pas entendu.

— Ce n’est rien Monsieur. Votre cachet.

— Merci. J’ai un peu abusé du champagne hier soir.

— Je connais ça.

— Comment vous appelez-vous ?

— Andy, pour vous servir. Je suis le service d’étage.

Marc commençait à s’amuser, il restait à poil devant cet homme, encore jeune qui accusait, selon lui, cinquante balais vu ses tempes grises. Il constatait aussi que l’employé semblait apprécier le spectacle de sa nudité ainsi offerte. Soudain, Andy s’avança vers Marc, approcha son visage du sien et déposa un léger baiser sur ses lèvres.

— Oh désolé ! Je ne sais ce qui m’a pris, dit-il emprunté.

Marc continuait à le regarder sans rien dire, le laissant un peu « mariner ». Andy recommença à deux reprises en fermant les yeux. Alors Marc l’enferma brusquement dans ses bras et pris sa bouche et leurs langues se mêlèrent, leur corps envahis d’un désir violent. Andy était chaud, voulait le corps de Marc de toutes ses forces. Il fut nu en moins de temps qu’il faut pour le dire. Marc se trouva vite réduit à sa merci et n’en pouvait plus du contact de cette langue, de cette bouche habile sur sa verge. Il sentit le bouillonnement monter de ses couilles mais Andy cessa sa caresse, lui arrachant un cri de dépit.

— Continue s’il te plaît. T’arrête pas c’est bon.

Marc avait empoigné la tête de son pompeur mais c’était trop tard, il avait déjà abandonné son membre et se relevait, vrillant son regard dans le sien à la fois complice et dominateur.

— J’aimerais que tu gouttes à ma queue aussi, la saisissant à pleine main et la dirigeant vers Marc, glissant sa main derrière sa nuque il lui inclina sa tête en direction de son bas-ventre.

Andy avait une pine savoureuse, de celles que l’on peut lécher pendant des heures, d’un volume qui s’insérait bien dans la bouche, la gorge. Marc mit un point d’honneur à lui rendre la pareille, sinon mieux et finit par lui arracher des soupirs et des grognements de satisfaction. Il ponctuait ses cris de plaisirs par des

— Oh oui, c’est ça, continue. Tu suces comme un roi ! Mon adoré donne-moi tout ce que tu as…

Cet ensemble de tendresse amoureuse et de virilité enflamma Marc. Il se releva, l’enlaça le serrant dans ses bras à l’étouffer et reprit sa bouche pour un baiser sauvage. Ils n’en pouvaient plus de désir. Marc n’avait pas connu une telle étreinte faite de tendresse, de violence et de douceur depuis Franz. C’était divin. Ils n’eurent pas à se demander lequel prendrait l’autre car ils se retrouvèrent chacun avec dans sa bouche le membre de l’autre et presque simultanément ils jouirent bruyamment. Marc allongé sous Andy jouit le premier qui but son sperme jusqu’à la dernière goutte puis il plaça sa bite dans la bouche de Marc, tortura son sein jusqu’à ce que des cris de plaisir étouffent ceux de presque douleur et il but aussi en totalité la semence de cet amant qui aurait presque pu être son père.

À peine quelques minutes plus tard, le quinquagénaire déclara en fixant Marc d’un regard perçant :

— J’ai très envie que tu me prennes, que tu me fasses crier.

— Tu veux comment ? Demanda Marc.

— À 4 pattes.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Marc très excité, le doigta rapidement, s’occupa un peu de sa prostate ce qui le fit râler telle une bête. Il avait devant lui un bon cul d’homme mûr et fut étonné d’aimer cette vision qui le faisait le désirer. Il se plaça, prit sa grosse queue en main, la guida et s’introduit.

— Aïe, salaud ça fait mal !

— La ferme. Tu la veux oui ou non !

— Vas-y ! Encule- moi le trou. Je te veux tout au fond.

Marc lui mit tout ce qui restait. Andy gémit bouche fermée.

— Mm !!!

Puis :

— Défonce-moi chéri !

Marc y alla à fond tant pour donner satisfaction à ce mâle dont il appréciait toujours plus le corps mature que parce qu’il en avait un désir profond et salace. Il le ramonait maintenant durement. L’autre gueulait :

— Aaahhh c’est bon encore, vas-y tout au fond. Plus fort.

Marc ahanait, se déchaînant, il bourrait ce trou qui faisait monter son plaisir, il avait quitté toute bienséance pour faire place à la bête, à ce cochon qui se réveillait en lui, pinant, défonçant son partenaire. L’autre se branlait en gueulant. Ils finirent par jouir l’un après l’autre. Marc tout au fond des entrailles. Andy se mit sur le dos et dit à Marc qu’il voulait lui gicler sur la gueule. Marc s’exécuta et dans un râle puissant, bestial, il explosa son foutre qui n’en finissait plus de sortir de sa grosse queue. Le visage de Marc était maculé de sperme. Il s’étendit sur le corps de son donneur qui lui nettoya le visage d’une manière tellement délicate qu’il n’aurait jamais cru qu’un homme aussi viril et puissant en soit capable. Leurs baisers avaient le goût de jus de mâles ce qu’ils appréciaient énormément. Ils étaient en sueur, sentant le foutre. L’employé reprit son uniforme, embrassa Marc délicatement sur la bouche :

— Merci, c’était bon.

Marc souriait.

— Oui, merci à toi.

Andy sortit de la pièce en refermant doucement la porte, laissant son locataire un peu abasourdi mais heureux de ce moment aussi bienvenu qu’inattendu.


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