Franz (9) : Seconde fois


Franz (9) : Seconde fois
Texte paru le 2012-09-30 par Lemanch   Drapeau-ch.svg
Ce récit a été expédié via courriel par l'auteur pour sa publication sur l'archive

MM.jpg

Cet auteur vous présente 30 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 4288 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Lemanch.


Template-Books.pngSérie : Franz

Ses pensées tourbillonnaient dans sa tête et l’empêchait de trouver le sommeil.

Soudain, il sentit la présence de Franz. Il tourna la tête vers la porte et vit sa silhouette sombre se découper dans l’encadrement. Après un temps d’hésitation, Franz vint lentement vers lui, s’arrêta près du lit, tête basse. Il se sentait coupable de son attitude du matin, dictée par son sentiment de culpabilité. Il s’en voulait à lui-même d’avoir entraîné Marc dans cet acte insensé et surtout d’y avoir pris du plaisir. Il se trouvait maintenant dans la catégorie de ces hommes impurs que le Régime condamnait.

Mais il y avait autre chose qui l’obsédait, et ce n’était pas uniquement d’avoir partagé un moment de sexe avec un homme. Cet autre chose c’était que ce jeune homme qu’il avait forcé et soumis à son désir violent, qu’il ne s’expliquait pas, comblait le vide affectif dans lequel il se trouvait. Il ne pouvait encore mettre un nom sur ce ressenti, mais force est d’admettre, qu’il était bien quand il était près de lui, même lorsqu’il lui manifestait cette hostilité, qu’il devinait n’être qu’une façade.

Lorsqu’il lui avait assuré qu’il n’y aurait pas de seconde fois, il sut immédiatement qu’il mentait. Il avait tant aimé le don sincère de son affection et se lover dans ses bras. À présent, il voulait lui dire que ses paroles avaient dépassé sa pensée et qu’il lui demandait pardon. Il n’osait pas encore ouvrir la bouche pour le lui dire.

Marc lui tendit la main en lui murmurant simplement :

— Viens !

Il s’étendit sur le lit auprès de lui. Après un long moment de regard chargé de tendresse et d’affection, Marc le prit dans ses bras, et joignit ses lèvres aux siennes. Presqu’un effleurement.

Puis le baiser se fit plus tendre, plus sensuel. Ce n’était que bruit de bouches embrassées. Ils basculèrent ensemble et Franz se retrouva sur le corps de Marc, sans cesser de l’embrasser. Au seul contact de leur corps, leurs membres prirent du volume, enflammant leur désir.

Les mains parcoururent dos, bras, thorax, effleurant les pectoraux, s’aventurant dans des endroits intimes. Ils apprenaient par chœur la géographie de l’autre, les zones érogènes, explorant chaque centimètre de peau, bouches soudées, langues bataillant.

Marc prit le visage de son amant entre ses mains, yeux dans les yeux, et l’embrassa passionnément, auquel Franz répondit avec autant de passion. Ce fut la révélation pour lui, il était amoureux.

Lui, l’hétéro, aimait un homme ! Il réalisait qu’il ne pourrait désormais plus vivre sans Marc. C’était la toute première fois qu’il aimait quelqu’un véritablement, c’était terrifiant et merveilleux, à la fois. Ses yeux s’embuèrent de larmes. Marc essuya du pouce celle qui roula sur sa joue et lui murmura :

— Je t’aime, Franz.

En guise de réponse, Franz appuya plus fermement ses lèvres sur la bouche de Marc. Il aurait voulu lui crier qu’il l’aimait lui aussi, mais sa pudeur, son éducation, l’en empêchaient. C’était ainsi et il en souffrait. Il était confiant que Marc savait qu’il éprouvait le même très fort sentiment à son égard. Un jour peut-être, il oserait prononcer ces mots. Un jour…

Alors, ils firent l’amour. Franz posa ses lèvres partout sur le corps vibrant de Marc. Il commença par le creux du cou, descendit sur le torse, lécha ses aisselles, s’enivrant de leur parfum. Puis, il porta son attention aux mamelons roses et tendres, il découvrit que c’était une zone très sensible chez lui, aux petits gémissements plaintifs qu’il poussait. Il se mit à les lécher, les sucer, les téter, les mordiller. Les soupirs et les gémissements de Marc étaient autant d’encouragements à poursuivre la délicieuse torture qu’il lui infligeait. Bientôt, il atteignit le ventre et le pubis sans cesser ses baisers légers. Sa langue parcourait chaque centimètre carré avec une vivacité incroyable. Il n’en revenait pas lui-même de tenir entre ses bras un homme et d’être capable de le faire vibrer à ce point. Il se surprit à aimer ça, de vouloir lui donner encore davantage de plaisir, alors qu’habituellement c’était lui qui prenait le sien sans se poser de questions, égoïstement, sans partage.

Il désirait ce corps superbe, jeune et ferme, qu’il caressait, embrassait, chérissait. Si c’était ça l’amour, alors oui, il ne vivrait désormais plus que pour Marc. On verrait plus tard pour les convenances, les interdits de la société et de l’église dicteraient. Pour l’instant, ils étaient seuls au monde, comme tous les amoureux.

Délicatement, Franz prit la verge raide de son amant, dans sa main. Admiratif, il la roula sur ses joues, vénéra ce phallus, agaça son sommet de la pointe de sa langue, puis lécha le frein, fouilla le méat, tout en le masturbant très lentement. Quand Marc grogna de plaisir, il ouvrit grand la bouche et goba le gland fier. Le contact de cette cavité chaude et humide arracha un long gémissement de satisfaction à Marc qui caressa sa tête tout en lui imprimant une légère pression, lui faisant comprendre qu’il voulait s’enfoncer plus loin encore. Un râle accueillit son initiative. Franz s’activait sur ce beau sexe offert, le suçait, le léchait, le massait, l’avalant goulûment, tantôt agaçant juste l’extrémité ou léchant la hampe, gobant au passage les testicules ronds, mordillant leur peau fine. Sous cet assaut délicieux, Marc donnait de petits coups de reins pour mieux rythmer cette caresse qui l’emportait résolument vers le plaisir. Il planait littéralement, ses mains caressant le dos de son bourreau, jusqu’à ses fesses rondes et pleines, tandis que Franz ne cessait, d’une main, de titiller ses tétons.

Surchauffé, Marc en voulut davantage. Il repoussa doucement Franz et se tourna sur le ventre offrant ses fesses à son regard enflammé. Il écarta ses cuisses au maximum pour que Franz puisse avoir accès à son intimité, il replia ses genoux sur sa poitrine et de ses mains il écarta les deux globes, découvrant à Franz l’entrée de son paradis. L’Allemand y mit sa tête, puis plaqua sa bouche gourmande sur la rosette sombre et, sans réfléchir y introduisit la pointe de sa langue pour en savourer le musc. Marc râla plus fort en défaillant.

— Oh oui, oui !

Sa langue parcourait le sillon fessier sur toute sa longueur, s’arrêtant sur la porte du sanctuaire du plaisir des dieux et sentit bientôt qu’elle s’ouvrait et s’épanouissait telle une fleur.

— Prends-moi ! murmura Marc.

Franz lubrifia abondamment l’entrée de la caverne, plaça et guida son membre gonflé de désir, enfonçant doucement son gland. L’intromission fit grimacer de douleur son partenaire. Il ne bougea plus durant un moment pour lui permettre de s’habituer. Marc, calmé et reconnaissant, se retourna et l’encouragea d’un sourire. Franz reprit plus lentement le chemin du bonheur, jusqu’à ce que son membre disparaisse en totalité dans le ventre accueillant. Alors, avec une grande délicatesse, il commença son va-et-vient, lent au début, tendrement, se penchant souvent en avant pour s’enquérir du plaisir ou du déplaisir de son hôte, profitant au passage de prendre sa bouche. Marc soupirait de plaisir. Le corps de Franz ondulait au dessus du sien, ne faisant plus qu’un avec lui, lorsque sa virilité s’enfonçait totalement entre ses reins. Franz caressait son dos tout en dévastant sa caverne. Il le fit se retourner, son membre dur toujours au fond de son trou, il caressait à l’envie le torse, les hanches, les cuisses de l’homme totalement offert à sa jouissance. Marc avait reposé ses jambes sur les épaules de son possesseur et se masturbait longuement. Ils gémissaient, grognaient, râlaient selon l’intensité et la profondeur de la pénétration virile et forte. Dans leurs yeux fixés au regard de l’autre, ils lisaient tout le plaisir qu’ils se donnaient mutuellement et qui montait inexorablement. Ils contrôlaient leur jouissance, sachant l’arrêter au moment proche de l’explosion, pour la reprendre plus lentement, encore et encore.

Franz aimait sentir sa queue raide coulisser ainsi dans l’étroit couloir lubrifié de sa propre sève, d’en frapper le fond et masser le point de jouissance de l’homme, qui arrachait des râles très excitants à Marc, lequel ne cessait de l’attirer à lui pour être pris plus profondément encore. Ils mettaient dans leur joute, toute l’endurance et la fougue de leur jeune corps puissants, mais aussi toute la tendresse et l’affection partagées dont ils étaient capables. L’assaut bestial, le quasi viol de la nuit précédente, n’existait plus. Maintenant tout n’était que jouissance, tendresse, amour.

Franz arrivait au point de non-retour. Il accéléra le mouvement, Marc comprit le message et reprit sa masturbation plus fortement, plus rapidement, haletant, voulant rejoindre Franz en communiant avec sa propre jouissance. Le plaisir montait de son ventre, de ses testicules, du plus profond de son être. Il serra ses sphincters pour garder Franz en lui lorsqu’il répandrait sa semence. Ils se regardèrent intensément, y lirent le plaisir qui les submergeait et dans un énorme cri rauque partagé, laissèrent leur orgasme les dévaster. Énorme, violent, profond. Comme ils n’en avaient jamais eu encore, les projetant tous deux dans cette petite mort qu’ils ressentaient intensément pour la toute première fois, ensemble, liés l’un à l’autre, corps soudés. La chaleur brûlante du sperme de Franz envahit les entrailles de Marc défaillant, qui retint le geyser fusant dans son fondement émerveillé.

Alors que Franz s’écroulait sur son corps vibrant, Marc enroula ses jambes autour de sa taille, l’emprisonnant contre lui, lui interdisant toute fuite. Ils s’embrassèrent passionnément, reconnaissants, le corps repus, fourbus, mais ravis. Lentement la verge de Franz redevint flaccide et se retira de l’étui soyeux. Il récupéra en léchant la semence que Marc avait répandue sur son ventre et vint la partager avec lui dans un long baiser amoureux. Ils reposèrent ainsi, unis dans les bras l’un de l’autre, la tête de Marc au creux de l’épaule de Franz.

Lentement, le sommeil les gagna, enlacés, apaisés et le sourire aux lèvres.

Le matin, Marc ouvrit les yeux le premier et d’une main légère caressa amoureusement la joue de Franz qui s’éveilla. Il lui sourit et lui rendit sa douce caresse, scellant leur amour, impossible il y a quelques jours encore. Ils s’embrasèrent avec passion, ce qui redonna de la vigueur à leur membre. Franz se redressa, chevaucha le corps de Marc entre ses jambes, et prit ses lèvres dans un souffle.

— Je te veux en moi, dit-il à voix très basse au creux de son oreille.

— Ce n’est pas obligatoire, tu sais ! répondit Marc en caressant sa joue d’un air grave.

— Je veux être à toi… comme tu as été à moi.

Il se coucha sur le dos, jambes écartées, tandis que Franz le chevauchait, lui offrant la vision de sa queue dans toute la gloire de son désir. Face à Marc, il dirigea cette fière verge vers son trou encore vierge et s’assit doucement dessus. Le passage de son gland dans ses chairs tendres fut un peu douloureux. La position adoptée lui permettant de maîtriser la pénétration, il s’empalait lentement, grimaçant légèrement à chaque centimètre gagné. Lorsqu’il se trouva assis sur les bourses de Marc, il soupira bruyamment et contrôlant sa propre possession, lui commanda :

— Vas-y ! Ravage l’intérieur de mon ventre !

Marc entreprit de forts coups de reins dont Franz accentuait encore l’effet par ses mouvements ascendant-descendants, pour être enfoncé le plus profondément possible. Marc le pénétrait, lui s’empalait. Il était surpris de voir son membre disparaitre en entier, pour réapparaitre de toute sa longueur et de nouveau pour plonger complètement. Tandis que celui de Franz, raide, presque douloureux, et testicules, se balançaient au rythme leur coït énergique et viril.

Marc caressa avec douceur et fermeté les seins de Franz. De l’autre main, il le masturbait, pendant que Franz glissait sa dextre entre les cuisses de son pourfendeur pour s’emparer de ses bourses pleines d’un nectar prometteur. Marc sentait avec délectation son membre dévoré avec voracité par le muscle anal de Franz qui accédait au maximum de son extase. On entendait plus que halètements, gémissements, râles de mâles et cris de plaisir. Franz était au bord de la jouissance. Il ne se contrôlait plus et couinait en émettant des sons aigus et graves, comme si, dans son corps, se trouvait une femme et un homme.

Marc comprit l’imminence de l’orgasme. Il avait soif de cette semence qu’il voulait savourer. Franz ne touchait pas à sa hampe mais sentait déjà son sperme brûlant monter de ses entrailles. Semence qu’il devinait abondante, lourde, épaisse, gluante. Marc empoigna cette verge énorme et rougeoyante et la branla, attentif au moment où le gland épanoui serait sur le point de décharger. Ses yeux fixés sur cette protubérance, il vit le méat s’élargir. Brusquement, Franz eu un hoquet, son corps se figea, tête renversée, paralysé par l’orgasme, il éjacula, en râles jouissifs, de grandes et lourdes giclées de sève qui atteignirent le visage de Marc. L’homme s’empressa de lécher avidement ce lait blanchâtre, tandis que les derniers spasmes virils propulsaient de larges flaques blanches sur tout son corps. Marc, au son comble de son excitation, à son tour, inonda le fondement de Franz en criant son bonheur, lui procurant aussi un plaisir total et absolu.

Repu de bien-être, Il attira Franz contre lui, le coucha sur son torse maculé de sa semence et l’embrassa avec toute la tendresse des amants comblés, rayonnant de bonheur.

À suivre...

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!