Gay, gay, l'entraîneur


Gay, gay, l'entraîneur
Texte paru le 2003-05-28 par Pascal3   Drapeau-fr.svg
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



Cet auteur vous présente 76 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 12955 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Pascal3.


Devant le gymnase, les jeunes handballeurs étaient pendus aux lèvres de l’un des leurs:

— Tenez-vous bien, les gars, notre coach est pédé!

À ceux que la nouvelle laissait incrédules, il précisa:

— Des potes à moi l’ont vu bécoter un mec dans le parc municipal. Un “canon”, le minet, paraît-il...

Il est vrai que l’entraîneur avait des atouts pour plaire: bien bâti sans excès de muscles, des cheveux blonds coupés courts, des yeux bleus à s’y plonger, la trentaine dynamique...

Dans le vestiaire exigu de l’équipe, les regards s’attardèrent sur le coach comme s’ils cherchaient à percer un secret enfoui sous son survêtement.

— Putain, coach, on pourrait pas avoir un vestiaire un peu mieux aéré... Ça cocotte des pieds avec Naguib qui s’est pas encore lavé!

— Il va se prendre mon poing sur la gueule, ce p’tit con, répondit le jeune beur qui venait de se déchausser pour retirer son jeans.

Ses chaussettes blanches étaient, en effet, peu ragoûtantes, autant à la vue qu’à l’odeur... Mais c’était davantage un problème de sudation excessive que de négligence corporelle. L’entraîneur intervint pour calmer ces esprits aussi surchauffés... qu’excités. Il sortit de son sac à dos une paire de chaussettes roulée en boule et la lança à Naguib.

— Enfile ça! commanda le coach.

— Putain, des Adidas! s’exclama Naguib en les déroulant.

— Ça va... tu pourras les garder, ajouta l’entraîneur qui souhaitait visiblement abrèger l’incident.

— Quel fils de pute... En plus, il se fait fringuer à l’œil, balança son camarade.

— Ça suffit, maintenant... De toute façon, vous serez tous équipés de neuf pour le prochain match de compétition. J’ai obtenu des tenues complètes d’un équipementier bien connu... Mais, je vous préviens, il ne sera pas question de recevoir une nouvelle paire de chaussettes chaque semaine... Il vous faudra les réserver pour les rencontres si vous voulez les faire durer... Idem pour les chaussures: vous ferez en sorte de les conserver blanches... Sur ces bonnes paroles, et si Naguib a terminé de s’admirer les chevilles, on va pouvoir rejoindre la salle et passer aux choses sérieuses...

Les garçons se dépensèrent pendant deux bonnes heures. Ils retrouvèrent le vestiaire transpirants et heureux. Alors dans la mêlée bavarde qui entourait l’entraîneur, une voix lança, comme par défi:

— Dites, coach, ça fait quoi d’être pédé?

Un silence de stupeur s’étendit autour d’eux.

— Sachez qu’il n’y a pas de honte à être ce que l’on est... Mais, peut-être qu’une démonstration sera plus explicite... Vous n’aurez pas à vous forcer beaucoup si j’en crois ce que j’ai surpris pendant l’entraînement. L’un d’entre vous - que je ne citerai pas - s’est rendu aux toilettes, les chaussettes de Naguib entre ses poings bien serrés... Et ce n’était pas pour les faire disparaître...

— C’est pas vrai! s’écria Naguib qui venait de fouiller dans son sac de sport pour vérifier la présence de ses chaussettes qu’il exhiba en poissant ses mains.

— Putain, il s’est branlé dessus, le salaud... Coach, dites-moi de qui il s’agit... Que je les lui fasse bouffer à s’en étouffer!

— Vous venez de mettre le doigt dans l’engrenage, les gars, constata l’entraîneur.

L’air du vestiaire devenait lourd de menaces, d’odeurs de pieds macérés et d’une certaine excitation.

— Qu’est-ce que ça vous fait comme effet, ce concentré d’odeurs de pieds?

— Ça schlingue hardos, osa Mathias, un brun aux cheveux artistiquement coiffés en arrondi autour du visage.

— Que chacun regarde bien les chaussettes de ses camarades... Benjamin? Tu n’envies pas les chaussettes Nike de Mathias alors que tu dois te contenter d’une vulgaire paire à dix sous? Ses pieds ne paraissent-ils pas plus sexy que les tiens? Par ailleurs, regardez dans quel état sont les Adidas de Naguib. La transpiration les a marqué à tout jamais de traces noirâtres! Et celles d’Adrien: elles sont si usées d’avoir été si souvent lavées que les fils sont prêts à lâcher et provoquer un trou bien disgracieux, mais oh combien érotique. N’est-ce pas Quentin? Toi qui porte des chaussettes trouées sans complexe! Quelle importance, te dis-tu, ça n’affectera pas le charme que tu dégages!

— Ma parole, vous êtes un véritable obsédé de la chaussette! se permet de faire remarquer Naguib.

L’entraîneur ne se laissa pas perturber par cette réflexion et enchaîna:

— La discussion est terminée. Passons aux travaux pratiques. Foutez-vous à poil, sauf vos chaussettes! Les plus crades des pieds, assis sur le banc! D’autres, à genoux, les fesses relevées, le visage sur les chaussettes fumantes de vos camarades. Les derniers, debout derrière les culs présentés par vos petits copains! Exécution!

Pendant que les soumis léchaient les chaussettes (“Présentez-leur en pleine gueule vos plantes crasseuses, poussiéreuses et suantes”, insistait le coach), les garçons alignés derrière chacun d’eux étaient invités à leur faire travailler les muscles du cul.

— Relevez bien les croupes, encourageait l’entraîneur. Visez les bords étoilés de ces anus coincés... Mouillez vos index et titillez les trous jusqu’à ce que vous les sentiez s’ouvrir... Alors, carrément, vous plongez votre doigt dans le conduit... Vous massez les sphincters pour qu’ils se relâchent...

Certains lécheurs, enivrés par le fort arôme des chaussettes, ne se rendaient même pas compte que leur trou s’ouvrait de lui-même sous l’effet de la jouissance anale. Bien vite, les culs pouvaient accueillir deux, voire trois ou quatre doigts.

Tous les garçons exhibaient des queues raides qui n’attendaient qu’un signal pour s’activer. Les soumis furent autorisés à relever la tête et à prendre entre les lèvres les pines juteuses qui ne demandaient qu’à se faire vidanger tandis qu’à l’arrière, les queues gonflées à bloc se frayaient un passage entre les fesses pour combler les trous de cul avides.

Mathias commença à couiner quand l’engin de beau calibre de Jonas lui élargit le trou. Son cri risquant de prendre de l’ampleur, l’entraîneur ordonna à Naguib de lui enfoncer ses chaussettes dans la bouche alors que lui-même maintenait les fesses de Mathias écartées.

— Laisse-toi t’ouvrir, lui conseillait-il. Fais travailler tes muscles en fonction de la progression de la bite. Toi, Jonas, tu t’enfonces lentement, le temps que le conduit anal se relâche, puis tu ramènes ta queue vers l’extérieur et tu recommences jusqu’à ce que ton désir atteint le paroxysme.

À ce moment, le débit du coach se fit plus rapide.

— Alors, d’un coup de rein bien réglé, tu plonges ton membre d’une brusque poussée au fond du trou.

Mathias cherchait visiblement à contrôler le cri sauvage qu’il sentait monter dans sa gorge. Il serra fortement les chaussettes déjà pleines de bave que Naguib lui tenait fermement entre les dents. À son visage rayonnant, le jeune beur savourait le traitement infligé à Mathias, le prétentieux.

Un peu plus loin, Benjamin ne connaissait pas les mêmes affres de souffrance. Son pote Abdel n’en revenait pas de s’enfoncer aussi facilement dans cet anus déjà bien travaillé par des passages antérieurs.

— Un vrai trou de pédé! lança-t-il en direction des autres.

Personne n’aurait soupçonné ce garçon si sain d’avoir fait de son cul le centre de sa sexualité.

L’entraîneur calma un moment l’ardeur de ses joueurs en leur commandant:

— Tout le monde retire ses chaussettes... Faites-en un tas sur le sol et, en cercle, éclaboussez-les de vos spermes!

Des flots blancs fusèrent avec plus ou moins de force mais tous mirent un point d’honneur à viser le tas de chaussettes crades étalé à leurs pieds.

— Alors, les garçons, oserez-vous reprocher à Benjamin d’être gay?

Une réponse unanime suivit:

— Vous n’y pensez pas, c’est un trop bon copain et surtout un super lanceur.

— Benjamin, poursuivit Quentin, tu nous excuses d’avance si nos regards se font trop concupiscents... On promet de te choyer...

— On se calme, les jeunes... Il n’est pas question que Benjamin satisfasse vos désirs lubriques car, accessoirement, c’est mon petit ami... Vu?

— Compris, coach. On se contentera de l’envier!

— Voilà qui est plus raisonnable. J’apprécie votre sens de la camaraderie et du respect.

Exténués, les jeunes allèrent gaiement se relaxer sous les douches. Chacun fut d’accord pour renouveler l’exercice dans des rôles différents.

Frais et parfumés, certains récupérèrent leurs chaussettes et les enfilèrent telles quelles, gluantes et collantes. D’autres les fourrèrent au fond de leur sac de sport et en ressortaient une paire de rechange. D’autres encore partirent nus pieds dans leurs baskets, abandonnant sans regret leurs chaussettes souillées sur le carrelage du vestiaire.

L’entraîneur savait qu’il avait là de quoi pimenter sa soirée amoureuse...