Gigi: La découverte


Gigi: La découverte
Texte paru le 1999-10-01 par Urbain   Drapeau-fr.svg
Ce texte est publié en exclusivité sur l'archive Gai-Éros.



Cet auteur vous présente 65 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 8062 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Urbain.


Template-Books.pngSérie : Gigi

Je venais d'avoir 17 ans.

Nous avions fêté ça, avec les copains, dans l'appartement de mes parents qui étaient en vacances. Il y avait Damien, Yannick, Karim et son jumeau Abdel, Raphaël accompagné de sa copine Lydie et ma copine à moi Laetitia, une beauté qu'avait jalousé tout le lycée durant l'année scolaire et moi: Giuseppe dit "Gigi".

Un mois auparavant, j'avais décroché le bac, par miracle certainement vu le peu d'effort déployé, avec un an d'avance, chose que répétait ma mère à toutes les voisines de palier de l'immeuble que nous habitions au centre d'une ville de province.

Damien et Yannick (19 ans), attendaient le rattrapage, Karim avait 19 ans, son frère Abdel tournait voyou et ne passait plus guère de temps à la fac. Les deux filles, 19 ans, étaient aussi à la fac et Raphaël vivotait de petits boulots squattant chez l'un ou l'autre: ses parents l'avaient carrément foutu à la porte prétextant qu'il était leur déshonneur. Son père était flic!

On avait picolé pas mal durant cette soirée et nous voyant dans cet état, les deux nanas s'étaient envolées à minuit en nous prédisant à tous un avenir d'alcolo... et que faudrait pas compter sur elles pour nettoyer nos dégueulis et qu'après nous serons, à coup sûr malade pendant des jours. Et... vlan! la porte d'entrée s'était refermée...

Damien et Yannick étaient les plus imbibés, habitant dans le quartier, ils balbutièrent: "On va rentrer..." Vacillants ils se levèrent. La décision de partir semblait les avoir dégrisé légèrement, ils réussirent à se traîner jusqu'au palier, l'ascenseur les emporta bientôt. Nous sûmes le lendemain que l'effet de vide de l'ascenseur descendant (il avait été rénové peu auparavant) avait fait gerber Yannick sur la moquette, ça a dégagé pendant des semaines après. Il nous a raconté: "Cet ascenseur, c'est Appolo 13, y a plus de pesanteur à la descente."

Nous étions quatre rescapés, j'allumais la télé et je cherchais dans les copies de mon père un film que nous pourrions visionner, je savais qu'il y avait quelques films X enregistrés sur les chaînes cryptées. J'avais découvert le trésor il y avait plusieurs années et, depuis, je m'étais masturbé des centaines de fois en regardant ces images: à la sauvette quelquefois, craignant le retour de mes parents, avec application quand je me savais en sûreté pour les heures à venir.

J'ai choisis une cassette que je connaissais pas et je l'ai l'introduis dans la magnétoscope.

Chacun choisit une place, Raphaël et moi sur le canapé, Abdel sur le tapis adossé au bas du canapé, Karim également sur le tapis la tête posée sur les jambes de son frère. Ces deux-là avaient une ressemblance diabolique, courrait le bruit qu'ils s'étaient remplacé pour le permis de conduire. Ils semblait très proche et l'affection fraternelles qu'ils se portaient faisait jaser au lycée à l'époque où ils fréquentaient dans les mêmes classes. Quand le sujet était abordé, ils répondaient: "Nous nous aimons comme des frères, c'est tout naturelle."

Nous connaissions les jumeaux depuis toujours, ma mère, amie d'enfance de la leur se rencontraient souvent depuis leur mariage respectif. J'adorais Karim depuis la maternelle, je n'étais alors pas très dégourdi et il me défendais contre les grands qui voulait me battre quand je les provoquais. Plus tard, devenu un vrai morpion, emmerdant comme la mort, c'était le seul, un peu plus âgé, qui discutait avec moi et imposait ma présence dans les jeux de cours d'école.

C'était une espèce de grand frère qui, aussi, me faisait réviser mes leçons et me filait une baffe quand il voyait que je me foutais un peu trop du monde. Je trouvais que Karim avait parfois des façons trop sensuelles envers certains de ses copains, il donnait des bises aux filles et, quelquefois, j'y avais droit. C'était gênant vis-à-vis des autres garçons mais son sourire désarmait ceux qui étaient prêts à lancer des allusions perfides sur de prétendues tendances pédées. Faut dire que son gabarit freinait les éventuelles ardeurs des mauvaises langues. Une fois, pour une pécadille, il y eut pugilat, son adversaire s'était retrouvé le nez dans la poussière à demander pardon en chialant. Karim était beau, costeau, d'une adresse et d'une méchanceté diaboliques à la bagarre.

Le porno se déroulait de façon habituelle, une secrétaire de direction recevait les client de son patron le cul à l'air sous la minijupe, ça tournait à la baise, le patron surgissait en gueulant, faisait signer des promesses de vente au client et en profitait pour remercier la secrétaire en l'enfilant. C'était avec un, puis deux, puis trois clients, Raphaël et moi comme des chats, nous lapions un vieux Calva. Pas trente de minutes du film s'était écoulées que nous nous assoupissions collés l'un contre l'autre soufflant notre haleine chargée la bouche ouverte...

Mon petit somme dura pendant une période que je ne saurais estimer, Je rouvris les yeux quand le mon FIN s'inscrivait sur l'écran. Jetant un coup d'oeil circulaire je remarquais immédiatement que Karim avait la main dans le froc de son frère. La place ne manquait pas à la taille d'Abdel afin qu'une main n'aille et vienne carresser son sexe à l'intérieur du sous-vêtement. je voyais nettement les mouvement sous le tissu et cela me provoqua un début d'érection. L'alcool pensais-je, n'ayant jamais été excité par les garçons.

Je jettais un oeil sur l'écran afin de penser à autre chose. C'était les bandes-annonces d'autres pornos hétéros, ceux-ci prirent fin et la cassette se déroulait bientôt sans enregistrement. Je cherchais la télécommande... Mes mouvements provoquèrent le retrait de la main de Karim... Puis d'un coup, un fond musical se fit entendre et des images réapparurent sur l'écran. Sautillantes au début, l'image se stabilisa et nos regards ébahis distinguèrent des mecs à poils partouzants, ça se suçait, s'enculait, s'embrassait à deux, à trois... La caméra sautait d'un cul à une queue, d'une éjaculation à une enculade...

Je relmarquais que les deux frères étaient devenus des spectateurs plus attentionnés.

Raphaël continuait à dormir, personne ne parlait ou ne bougeait, mon érection avait repris dans mon jean's serré. J'étais étonné que du cul homo puisse avoir un tel effet sur moi. La main de Karim repris sa place à l'intérieur du slip de son frère, je desserais ma ceinture et les premiers boutons du 501 pour me décomprimer la queue.

Abdel libéra la ceinture de son pantalon et baissa le tout jusqu'à ses genoux, il se branlait doucement en mouillant de salive afin de favoriser la glisse de sa main. Karim ouvrit sa braguette et libéra sa bite. Il bandait à son maximum. Circonci, le gland prohéminant se détachait par sa forme et par sa teinte plus rougeâtre, la peau de la queue était plus bronzée que la couleur du corps.

Abdel se pencha et se mit à sucer cette bitte en érection, il le faisait avec application s'applicant à aller à jusqu'au fond de sa gorge, bouche ouverte, la queue enfournée, les lèvres collant les poils du pubis. Il tournait la tête de gauche et de droite, allant et venant autour de ce sexe qu'il semblait apprécier au plus haut point.

J'étais à la fois gêné et excité, j'hésitais un moment et me décidais à sortir ma queue moi aussi et commençais à me carresser. En levant la tête, je vis qu'Abdel avait remarqué mon manège. Il continua ainsi pendant quelques minutes, ralentissant quant Karim lui demandait d'un geste de la main. Je voyais là la confirmation de mes soupçons, cette séance de fellation n'était pas une nouveauté pour les deux protagonistes, chaque geste était huilé et se déroulait en silence, il y avait certainement des années qu'enfouis au fond des couvertures, le soir, ils avaient découverts tous les secrets de leurs corps et qu'ils avaient expérimenté les différentes possibilités qu'offraient leurs anatomies.

A un moment, Karim se raidit, leva la tête et je sentis qu'un frisson le parcourait, quelques soubresauts de sa queue et il lâcha sa semence moitié dans la bouche entr'ouverte de son frère moitié sur son ventre, Abdel repris le sexe dans sa bouche et calma les derniers spasmes, le sperme coulait de ses lèvres du long de son menton et de ses joues.

Depuis un moment je m'astiquais sévère à la vue du spectacle offert, ce couple de garçon déclenchait en moi des envies nouvelles, insoupçonnées, délicieuses. Karim s'était tourné vers moi et me contemplait dans ma séance de masturbation, il sourit, regarda Raphaël et commenta: "Il dors comme un loir, il ne saura jamais ce qu'il a loupé, hein?" C'était une question. Je répondis: "Sois en sûr, motus et bouche cousue." "Alors tu vas avoir une surprise de plus."

La surprise se matérialisa aussitôt: "Je vais t'aider à jouir." Et Karim se mit à genoux devant moi et s'attablas devant mon sexe qu'il commença à déguster. Sa fraîche langue me parcourut du haut du gland jusqu'au couille. Pour s'aider il baissa mon jean's et mon slip jusqu'à mes chevilles. J'étais parcouru de frissons sublimes jamais éprouvés. Sa bouche avide, enfouissait ma queue et la recrachait avec douceur, je sentais le chatouilli de sa langue quand il léchait le gland mouillé de salive. Heureusement que l'alcool ralentis les réflexes sinon j'aurais déjà joui depuis longtemps.

Abdel, après avoir sucé son frère s'était rendu à la salle de bain, il revint bientôt et s'installa derrière son frère qui lui offrait ses fesses, il n'eut qu'à baisser son pantalon, se tripotant un peu afin d'affermir son pénis. Il commença par mouiller le trou de son frère de sa bouche, je voyais sa langue disparaître derrière le cul de Karin qui était face à moi. Se redressant après un moment de cette préparation, il pris son sexe en main pour le présenter à l'entrée de l'orifice et aborder la pénétration. Abdel sentis cette approche et s'appliqua légèrement à reculer pour faciliter son enfournage. De sa main gauche il guidait ce sexe qui lui pénétrait dans les entrailles.

Les mouvements de va et vient d'Abdel me confirmèrent qu'il avait réussi à rentrer entièrement sa queue, maintenant il limait le cul de son jumeau doucement, faisant une pause de quelques secondes puis retravaillait ce trou une main posée sur la fesse, l'autre essayant de faire retrouver une érection au membre de son frère qui venait de jouir de belle façon il y avait peu.

La vue de ce spectacle me laissait en proie à une profonde perplexité: je m'étais déjà branlé en groupe avec des copains, quand j'avais 15-16 ans c'était là une de mes préoccupations favorites, mais je le faisais en égoïste, pour moi seulement, ne trouvant pas matière à excitation dans la contemplation de quelques ados se masturbant afin d'épancher un surplus d'énergie.

Là, j'avais d'abord été émoustillé par Abdel tripotant puis suçant son frère, les images homo elles-aussi m'avaient excité. Avoir ma queue dans la bouche d'un mec et y trouver autant de plaisir me surprenait, voir, sous son nez, presque, une bite enculant son pompeur me transportait à un sommet jamais atteint.

J'accumulais l'énergie tel un condensateur. Le non-retour était proche. Tendu comme un arc je sentais soudain l'explosion se déclencher: je jouis avec une intensité jamais parvenu jusqu'alors. Karim sentis la montée de foutre, il ouvrit légèrement la bouche et les jets intenses giclèrent à l'intérieur. Il recrachait le sperme dans ma toison.

Tout à ma jouissance je n'avais pas remarqué qu'Abdel avais quitté le cul de Karim après avoir jouis à l'intérieur. Il nous regardais avec une expression amusée.

Rassasiés, nous sommes allés à la salle de bain pour nous rafraîchir et ôter les surplus de foutre collés dans les poils, il fallut faire très attention de ne pas en répandre sur les tapis. Nus, nettoyés, je prononçais quelques paroles: "Vous savez les mecs, c'est la première fois... Je ne sais pas ce qui m'est arrivé..." "Te fatigue pas en explications", répondis Karim et il me cloua le bec en me roulant une pelle d'enfer, se frottant contre moi, queue contre queue et me tenant la tête de ses deux mains.

Abdel poussa son frère et me fit une série de délicieux baisers sur la bouche et dans le cou. C'était d'un érotisme inimaginable. Une nouvelle érection s'était déjà déclenchée. La remarquant, Karim me dit: "Non, c'est assez pour aujourd'hui, profitons que tout ce soit bien passé pour nous trois. Et c'est d'accord Gigi, on garde ça pour nous." Il avait parlé sagement, il était tard et c'était un miracle que Raphaël n'ai pas été réveillé par notre manège.

Nous nous sommes rhabillés et nous avons installé Raphaël confortablement, par jeu, nous l'avons foutu à poil, ce petit con était vraiment bien foutu, le recouvrant d'un duvet et les jumeaux me quittèrent après une gentille bise d'au-revoir.

Le lendemain, après une nuit agitée de rêves de gigantesques phalus que je devais sucer ou qui me violaient, je me réveillais humide... Je passais sous la douche pendant que j'entendais Raphaël fourailler dans la cuisine à se faire un petit-déjeuner, il avait été matinal (ayant bien dormi) et je sentais l'agréable odeur du pain grillé qui glissait jusqu'à mes narines. Je le rejoignis bientôt, il rigolait:

— "Qui c'est qui m'a dessapé complètement?"

Je fis l'étonné:

— "Je n'en sais rien, j'étais à moitié bourré et je me suis couché rapidement."

— "J'ai fait un drôle de rêve" ajouta-t-il avec un léger sourire.

— "A oui, c'était quoi?"

— "Je n'ose pas te dire tellement c'est impensable."

— Bon et bien garde ça pour toi."

J'imaginais que, peut-être, dans sa soûlerie, il avait ouvert les yeux à des moments où nous étions en train de baiser, puis le connaissant, même s'il avait vu quelque chose, je savais que jamais il n'irait colporter des bruits sur moi ou sur les jumeaux car il était franc et fidèle en amitié et nous mangeâmes de très bon appétit.

Depuis mon réveil, on esprit se mouvait dans de difficiles contradictions, je ne cessais de penser à ce qui s'était passé la nuit et, pendant mon sommeil, hanté par cette situation, les rêves les plus fous m'avais traversés me laissant de ces souvenirs mouillés.

Raphaël, bien éveillé, me prenait le tête sur le programme de la journée: "Faudrait aller à la piscine on l'a promis aux filles hier... etc, etc", il ne cessait de caqueter. Je décidais de m'en débarrasser: "Je dois passer chez mes grands-parents ce matin, dépèche... on se tire et je te lance un coup de fil après manger."

Ce fut vite fait, on quitta l'appartement et je pris mon scooter en lui criant: "Allez, à toute...!" Je fis le tour du quartier et je rentrais par une porte qui donnais sur une petite rue, et je grimpais chez moi... au calme...

Je m'installais dans le canapé pour réfléchir et mes yeux tombèrent sur la cassette que nous avions visionné. Le souvenir des images homo X me revint. J'introduit la cassette la faisant défiler jusqu'à ces séquences et je regardais pour la deuxième fois. Le résultat sur mon physique m'atterra: non seulement je bandait comme un âne, mais j'aurais voulu, comme les protagonistes sur l'écran, participer aux jeux hard que j'étais en train regarder! Tout me faisait envie, sucer, me faire sucer, enculer un partenaire et... à ma grande surprise... une pensée me traversa l'esprit: se faire niquer par une belle queue, un frisson me parcourait d'envie me serrant la rondelle!

Pour un hétéro comme je pensais l'être j'eus du mal à accepter cette fatalité: j'étais donc gay! Peut-être bi car les femmes m'avaient quand même attiré, mais homo cela ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Je trouvais alors des raisons: j'étais encore jeune et je savais que l'être humain se cherchait souvent dans sa sexualité.

Je fus obligé, devant le spectacle de la vidéo, de me masturber et cela me calma un moment. Je décidais alors qu'après tout j'étais comme j'étais et que cela ne m'empêcherais de vivre. Au contraire, c'était un nouveau moyen de jouir de la vie, pourquoi ne pas profiter des bienfaits que la nature nous octroie? Je sautais sur le téléphone et appelais Karim et Abdel.

— "Salut c'est Gigi, on doit aller à la piscine cet après-midi, voulez-vous venir manger avec moi à midi? OK! Prenez du pain en montant."

L'accueil avait été sympa comme à l'habitude. Je me demandais lequel des trois oserait parler des événements de la nuit dernière.

Je téléphonais à Laetitia et lui dit: "Je suis mal foutu, je devais aller chez mes grand-parents mais je suis rentré... on se retrouve à la piscine à 15 heures... Abdel et Karim passent me prendre, bises."

Je ne songeais pas encore à ce moment-là que ma vie allait changer à un point inimaginable et que mon existence future dépendrait à ce point du déroulement de cet après-midi-là!

A 11h45, la sonnette de la porte d'entrée retentit... C'était juste quelques minutes après ma séance de branlette devant la vidéo, j'étais à poil sous un grande chemise de coton, je me précipitais pour ouvrir, et mes deux complices de la veille apparurent. Sitôt la porte claquée, je n'eus pas besoin de me demander lequel des trois oseraient parler de nos jeux passés, Karim m'embrassa en me pelotant le paquet et Karim, derrière moi, me faisait de tendres bisous dans le cou, relevait le pan de ma chemise et me frottant sa queue contre les fesses. J'en déduit que l'après-midi serait chaude!

Ces deux fumiers m'avaient de nouveau tourneboulé, j'eus du mal a retrouver mes esprits et je suggérais: "Si on mangeait un morceau, j'ai vraiment la dalle!" "D'accord, répondis Karim, mais reste en chemise je te trouve superbandant comme ça!" Cette réflexion me fit rougir, c'était la première que je me trouvais être l'objet du désir sexuel d'un mec.

Nous préparâmes vite fait un pique-nique et nous nous installâmes dans le canapé. Je pris la parole: "Les jumeaux, vous m'avez surpris et je suis sûr que vous avez des choses à me dire." "Toi aussi nous a surpris: Gigi, le super-dragueur de nana du lycée se touchant devant des images homo et se faisant tailler une plume par un ami." "Vous avez découvert une face cachée de ma personnalité en même temps que moi. Je n'avais jamais réagi comme cela. A vous voir, j'en déduit que vous avez plutôt l'habitude des jeux hard entre garçons."

Et il me racontèrent leur découverte au moment de la puberté: à deux dans le même lit l'apprentissage se déroule plus rapidement. Cela avait commencé par d'innocentes masturbations, ils en étaient rapidement venus aux séances de suçage réciproques, ils évoquaient leurs goûts à se sucer à fond jusqu'à l'éjaculation, buvant le fruit de leur passion. J'intervint:

— "Vous allez plus loin, je t'ai bien vu toi Abdel chevauchant Karim."

— "C'est très bon et de baiser et de se faire baiser, Karim adore se faire prendre, moi j'ai un plaisir immense à le pénétrer, mais quand il veut me prendre, dès qu'il me le demande, j'ai une grande envie qu'il s'installe en moi, c'est une jouissance décuplée qui, je sais, m'attend au bout du compte."

— "Et vous restez entre vous, pas d'autres partenaires?"

— "Non jusqu'à toi nous sommes restés très sage. Et je dois te dire, car Karim ne pourra jamais te l'avouer..."

— "Non, non" cria Karim."

Abdel continua en dépit des dénégations de Karim:

— "Il est amoureux de toi depuis plusieurs années, au lit il me raconte sa journée à t'espionner, à te mater quand vous vous changez à la piscine ou quand il peut venir chez toi seul et qu'il s'arrange toujours pour arriver le matin quand tu n'es pas habillé."

— "Salaud, salaud, criait Karim, tu avais bien promis de ne pas raconter."

— "Maintenant ce n'est plus pareil, Gigi est lié à nous par un secret qu'il ne divulguera à personne."

Je n'avais jamais remarqué, mais à bien y réfléchir il est vrai que Karim s'arrangeait toujours pour être avec moi dans les vestiaires de la piscine même que Laetitia m'en avait fait le remarque un jour: "Karim te suit comme un toutou même pour mettre son maillot de bain, si tu voulais on pourrais se changer seuls". Il est vrai que plusieurs matin de congé, il s'était débrouillé pour venir de bonne heure me voir alors que j'étais encore au lit, je dormais à poil, pour réviser, pour regarder mon scooter, c'était un champion de mécanique, ou pour amener un CD que j'avais oublié chez lui ou pour en emprunter un que je venais d'acheter, tout lui était bon pour être là, à ce moment-là.

— "C'est un vrai coup derrière les oreilles que tu me donnes là Abdel, c'est vrai Karim ce qu'il a dit? Pourquoi ne pas m'en avoir parlé"

— "Abdel déconne un peu, c'est vrai que j'ai toujours pensé que t'étais le plus beau gars du lycée et Abdel, quand je parlais de toi, renchérissais, que t'étais super-bien foutu avec une gueule d'ange et des fesses bien rondes dans son Levis moulant, ajoutant: "Karim, celui-là, ce sera notre premier mec je te le promets."

Mon côté beau gosse se sentit flatté à ces paroles, j'adorais les compliments sur mon physique, je n'y étais pour rien mais je prenais quand même un grand plaisir à cette écoute. J'étais quasi seul, au lycée, à porter des 501, je trouvais seyant cette coupe près du corps et bien des nanas m'en avaient fait la remarque: "Gigi, on adore tes fesses et tout le reste habillé comme tu l'es, cela nous change de la majorité des mecs habillés comme des sacs, au moins avec toi on voit la marchandise..." Lorsque je m'habillais, un côté narcissique me faisait aller devant la glace contrôler que rien ne clochait. Je m'aimais bien, c'est vrai, corps svelte et taille mince, mais je n'y voyais rien de critiquable.

Là où je tiquais et je le dis, c'est sur le fait d'être le gibier de ces deux petits mecs-là:

— "Vous m'étudiaient comme des maquignons, rien pourtant ne me prédisposait à ce que je sois prêt à vous servir de premier petit ami?"

— "C'est juste, on en rêvait, pourtant, ce qui s'est passé la nuit dernière est le fruit d'un hasard pour nous trois, cela aurait pu ne jamais se passer même si avec Abdel n'avait saisi notre chance en commençant à me tripoter sachant vicieusement que tu pouvais le voir, le reste s'est déroulé comme un rêve merveilleux, tout s'est passé comme je le désirais depuis si longtemps."

De ma mémoire, à chaque instant, je peux vivre le déroulement des quelques heures de cet après-midi-là. Elles sont inscrites là tout près de mon quotidien et si elles remontent, c'est de nouveau le grand frisson. J'ai vécu de grandes passions depuis, de nombreuses aventures et d'innombrables ratés mais ce jour a été pour moi le début d'une nouvelle façon d'aborder ma vie et, surtout, le théâtre de la découverte d'une sexualité inconnue qui a déclenché une exaltation de jouissance jamais égalée dont je cherche vainement depuis un "remake".

Karim et Abdel devaient être de vrai jumeaux, nous, ses copains, avions appris à discerner lequel était l'un et lequel était l'autre. Leurs visages, étaient semblables dans leurs traits mais de petits détails, de légères cicatrices, imberbes sauf des barbes naissantes différemment plantées donnaient aux habitués des balises pour reconnaître sans erreur les jumeaux. Leurs corps, par contre, semblaient être des copies, légèrement carrés des épaules, les muscles saillants, des sexes circoncis, des ventre et des hanches dessinés dans le marbre d'antiquités grecques, des fesses hautes et les jambes minces, le cheveux coupé raz. Des dents resplendissantes faisaient éclater leurs sourires, les yeux scintillaient. Vous n'auriez pu que les admirer.

Nous avons déjeuner légèrement, pris un café et un vieil alcool du bar de mon père qui nous a légèrement émoustillé. J'étais resté nu sous ma chemise, et jusqu'alors je n'y avait plus repensé pendant que l'on mangeait. Nous débarrassâmes les reliefs du repas et Abdel poussa la table basse et s'installa sur l'épais tapis dont il avait fait connaissance la veille. Il s'allongea sur le dos et dégraffa sa ceinture.

Rentrant de la cuisine, je passais près de lui à ce moment-là, ses longs bras happèrent mes jambes et remontant le long de celle-ci, parvinrent à mon sexe, ses mains me carressèrent et m'attirèrent vers sa bouche, il me demanda de m'accroupir sur son visage, mon sexe n'était pas dans une érection maximale, il le recourba suça le gland bien débandé, je ne tardais pas à mouiller, de la langue il étirait la liqueur séminale en longs fils transparent et lapait conscieusement l'excédent liquide de ma virilité.

Toujours accroupi, je le sentis déplacer le lieu de sa gastronomie, la bouche se fixa sur ma raie et commença un travail de suçion et d'humidification, de légère pénétration linguale. Karim s'était débarrassé de son pantalon et se planta devant moi, je me trouvais en légère transe grâce à Abdel:

— "Je n'ai jamais fait, je ne sais pas si je vais apprécier?"

— "Tu n'es pas obligé si tu n'aimes pas mais goûte quand même, c'est un merveilleux exercice, je me suis même lavé la queue" me di-il.

Je pris le bout du gland sans trop savoir si cela me conviendrait, l'odeur d'épices et de savon était un peu surprenant, j'eus du mal à avaler ma salive mêlée à ces saveurs.

En, presque, vieux routier, je rétorquais: "Eh bien c'est loupé, j'aurais préféré ton odeur et ta saveur naturelle." Il rit et ajouta: "Nettoie ma queue de son odeur artificielle". Je plongeais ma bouche vers son corps et enfournais bientôt son sexe. Son érection commençait à peine et je prenais entièrement ce sexe que je pouvais, d'un coup de langue, entourer à l'intérieur de ma bouche.

Peu après, sa queue se tendit et durcit, je ne pus alors la prendre entièrement que ce courts moments, le gland au fond de ma gorge, je sentais vite une sensation d'étouffement tant l'objet était volumineux. Je m'attardais à son sommet et léchait les gouttes qui se présentaient à l'orifice.

Abdel, au même moment, après m'avoir enduis le cul de salive et détendu les lèvres de la rosette, en mouvements rampants, ôtait sa bouche et glissait lentement son bassin entre mes jambes. J'écartais celles-ci en me relevant légèrement. Il amena sa queue sous mes fesses: étant accroupi, ma position était une véritable invite à la pénétration. Prenant mes hanches de ses mains, il guida mon trou sur le sommet de sa bite.

Je suçais toujours Karim qui me dévêti et me mit nu, ce qui n'était pas un exploit n'ayant toujours qu'une chemise sur le dos. Il ôta son membre de ma bouche, se mis nu aussi, et s'accroupissant à son tour devant moi me tripota les couilles glissa vers mon trou qu'il assouplit de ses doigts fins, il lubrifiait à l'aide des secrétions d'Abdel qui semblait être un gisement sans fin, je sentais les doigts sur les pourtours du trou et dans l'entrée de mon intimité. Je posais une question:

— "On se protège pas?"

Karim répondis:

— "Nous sommes puceaux côté filles et chacun de nous ne connaît que l'autre, et toi?"

— "Moi, j'ai toujours baisé avec des capotes."

— "Profitons de la situation et allons-y à cru, c'est un plaisir éphémère, bientôt nous serons des "capotes-man" obligés!"

Karim guidait le gland d'Abdel au centre de mon orifice, je m'abaissais un peu, il maniait le pieu en mouvement circulaire qui élargissait petit à petit mon trou inviolé jusqu'alors. Mon cerveau embrouillé se demandait comment je pouvais être là, dans la situation d'être enculé alors qu'hier à la même heure j'aurais juré que cela ne m'arriverait jamais. Non seulement j'allais être niqué, mais mon corps se prêtait, mon cul se dilatait favorisant l'introduction.

J'aidais de mon mieux l'épée d'Abdel me percer, je descendais mon arrière-train par à-coups, stoppant quand la douleur se faisait sentir, c'était douloureux et plaisant, rien au monde n'aurait pu faire cesser cet empalement volontaire, je souffrais du cul et je jouissait du cul, l'alternance du mal et du bon forgeait ma certitude que le plaisir final viendrait en récompense des efforts que j'accomplissais.

Je sentis que le bon, le grand, le frais sexe d'Abdel trouvais son chemin, bientôt, j'étais assis sur les hanches de mon compagnon, c'étais une sensation nouvelle, une excitation de l'intérieur qui, je le sentais s'apprêtais à déclencher une explosion finale. J'allais et venais serrant du cul le long de la verge porteuse d'un si grand bien-être quand Abdel demanda: "On va changer de position, je suis coincé comme cela, je ne peux pas prendre mes aises, c'était le mieux afin que tu trouves toi-même le chemin sans souffrir trop mais maintenant que ton cul est dépucelé on va changer un peu pour nous trois puissions profiter de la situation."

Karim s'était un peu tenu à l'écart depuis que j'avais été défoncé à fond, il acquiessa: "Ne jouis pas trop vite je tiens à ce que tu me prennes, j'ai le cul tout excité à te voir te faire baiser."

Curieusement, alors qu'Abdel tenait plutôt un rôle viril dans leur relation, à ce que j'avais cru comprendre à leurs récits, Karim aimant plutôt se faire pénétrer, une différence entre leur personnalité s'imposait: visuellement, le sexe de Karim était, en érection, monumental. J'avais d'ailleurs éprouvé des difficultés à le sucer correctement tellement il était épais et long. Ce n'était pas un phénomène de foire, mais une très très belle queue que j'avais envié tout de suite étant, moi-même doté d'un engin d'une taille, somme toute, très ordinaire.

Après m'être désolidarisé d'Abdel, je demandais à Karim en saisissant sa queue:

— "Tu as été gâté par la nature, tu as vu ton engin!"

— "Je me demande plutôt si ce n'est pas une calamité, avec Abdel, si il a envie de se faire prendre et que je le pénètre, il a très mal à ce qu'il dit, ce qui fait que je prend plus volontier le rôle du baisé alors que je voudrais connaître celui du baiseur un peu plus souvent."

Abdel se défendit:

— "Je dois avoir le cul étroit et j'ai eu assez mal la première fois bien que j'ai joui comme un damné, je me contracte au moment de l'introduction c'est ce qui doit occasionner la douleur. Maintenant que nous sommes trois, toi, Gigi, tu vas me rôder le cul avec ton calibre de taille normale comme cela Karim pourra me baiser plus facilement."

J'étais resté en chaleur comme une chatte. Je sentais les muscles de mon trou fortement relâchés. Je voulais profiter ce mon début d'apprentissage gay, debout je me tournais le cul contre la queue de Karim, j'écartais les jambes, le buste légèrement en avant, je saisi la queue que je sentais contre mes fesses et la dirigeais sur ma rondelle et commençais un travail de pénétration, je sentais le gland entrouvrir le passage, je poussais un fort coup vers l'arrière, ça rentrais doucement mais la largeur de la queue étirait mon trou trop fortement, je n'étais pas à moitié enculé que je me retirais en m'excusant: "Vraiment désolé Karim je capitule."

Me tournant vers lui je l'enlaçais de mes bras et je l'embrassais goulument. "C'était terriblement bandant, nos queues se touchaient et je sentais sa chaleur et je respirais son odeur. Abdel m'approcha par l'arrière tenant sa bite de la main droite, il l'immisça dans ma raie, descendit le gland à hauteur de ma rondelle et me pénétra, à fond, très très facilement, mon cul était bien détendu et l'imparfaite introduction de Karim avait assouplit le conduit favorisant passage de la queue d'Abdel, il me limait et me mordillait la peau du cou comme l'aurait fait un jeune chien.

— "Karim, je veux absolument te faire plaisir pour te montrer combien moi aussi je t'aime maintenant, tu dois me baiser. Je le veux, pour toi naturellement, mais aussi pour moi, je dois sentir ton membre en moi, je désire tes jets de semence dans l'intérieur de mon cul, je veux jouir avec ta queue bien enfoncée."

— "Pour un débutant tu es bien exigeant, ton tout petit trou va souffrir et, la douleur va être plus forte que le plaisir, regarde Abdel je le blesse si je le nique et toi, qui débute tu crois que cela va passer facilement? Moi je préférerais que tu me prennes." Ajouta-t-il lascivement.

— "Allez sois gentil, je te baiserai après que j'aurai joui une première fois... promis..."

Je ne prenais pas de risque, chaud comme j'étais j'étais certain d'être en état de rebander après une première jouissance, cela m'était arrivé, en me branlant devant des vidéos ou avec ma copine.

Karim céda à mon caprice, c'était un jeu tout nouveau pour moi mais je savais que la joie que je ressentais dans ces relations entre garçons m'amènerait à l'excellence dans le plaisir sexuel que j'allais ressentir. Il demanda: "As-tu de la crème ou quelque chose de gras pour te lubrifier le cul?" Nous cherchâmes dans la salle de bains et nous trouvâmes des crèmes adoucissantes et très odorantes, je détestais ces odeurs fortes, je pensais soudain à un stick que j'avais acheté l'hiver dernier pour les sports d'hiver, je l'avais choisi sans odeur ni teinte et d'un indice solaire élevé, j'étais blanc de peau et prenais de forts coups de soleil. C'était un gros tube qui devait être destiné à être étalé sur tout le visage. "Voilà ce qu'il nous faut." Je le tendis à Abdel qui, je le voyais, se destinais à être le comparse afin de favoriser mon introduction.

Il me mit à genoux, jambe un peu écartées, j'avais là, l'oignon offert à la vue et et à son membre, je le sentais m'oindre la raie, il pénétra de deux doigts dans mon anus afin de l'écarter et de l'extrémité du stick, il déposa une couche grasse qu'il enfonçait exactement comme s'il beurrait une tourrière, petit à petit il tournait en prenant soin de détendre le muscle, il chuchota alors: "Je pénètre trois doigts, dis-moi si tu as mal." Je sentis vite l'effet de cette pénétration, elle n'était pas profonde, mais ma rondelle souffrait de largeur de la triplette.

Karim, spectateur assidu, bandait sauvagement devant moi en se tripotant, Abdel tendit le tube lui demandant de s'enduire du bout de la queue jusqu'à la base. Il obéit et je le vis s'étaler la pommade devenue très souple après le contact de mon derrière, il étalait avec application, n'oubliant aucune parcelle de peau, son sexe ne tarda pas à luire par cette opération qui l'avait amené à un niveau d'érection peu commune. S'adressant à moi, il prononça faiblement: "Je suis à un niveau d'excitation que j'ai rarement atteinte, je vais t'enculer doucement pour que tu conserves un excellent souvenir de ce moment-là toute ta vie."

Il s'accroupit derrière et commença d'une main habile à tester la souplesse de mon cul avec la tête de sa queue, je sentis le gland se frayer un chemin dans mon intérieur, je sentais l'épaisseur de cette bitte qui commençair à me limer, cela déclenchait en moi une émotion difficilement contenable, chaque parcelle de mon trou s'électrisait et communiquait donnant des vibrations à tout mon corps.

M'échauffant de plus en plus, de la main, j'invitais Karim à me défoncer plus profondément. Erreur de débutant, car si la grosseur ne me gênait aucunement, mon trou se révolta de la longueur de la verge qui m'enculait, une douleur se fit sentir et je m'avançais un peu pour me libérer de celle-ci. Karim compris et n'essaya plus de me défoncer plus profondément, il continua de me rôder l'ouverture, puisant un peu plus profond de temps à autre.

Abdel s'était glissé sous mon ventre et me sucait précautionneusement, mon cul communiquait ses spasmes à mon sexe, la langue experte d'Abdel fit parvenir à ma jouissance à un paroxisme difficilement atteignable. Je jouis et déchargeai dans la bouche de mon camarade, je ressentais que chaque spasme d'éjaculation serrais mon trou sur la queue de Karim qui, lui aussi, lâcha sa semence à l'intérieur de mon cul, je décelais ses décharges et serrais la rondelle pour lui comuniquer ma satisfaction.

Nous nous sommes calmés doucement, j'étais toujours empalé, Karim, débandant, profita pour s'enfouir complètement en moi. Il se retira enfin et Abdel le rejoint pour l'embrasser et échanger mon sperme à l'occasion d'un long baiser.

Allongé sur le tapis, je reprenais mes esprits. Dégrisé, je me posais des questions sur ce que je venais d'accomplir. Pourquoi m'étais-je abandonné des instincts sexuels comme une bête à ce point? Pourquoi le plaisir ressenti à cette occasion avait une vertu déshinibitrice?

J'en parlais à mes amis, toujours enlacés. "Gigi tu te poses trop de questions, profite de ta vie, profite de ta jeunesse "carpe diem", tu répondras aux questions gênantes quand tu seras vieux. Viens plutôt t'occuper d'Abdel qui n'a pas joui."

Karim et moi entrourâmes Abdel de nos bras, nous le couchâmes, chacun le suçant à tour de rôle jusqu'à ce que l'extase finale libère les jets de liqueur dont nous nous abreuvâmes.

Repus tous trois, nous nous allongeâmes sur le dos, nous tenant les mains les uns les autres et, les yeux fermés, nous laissâmes passer quelques dizaines de minutes de somnolence. C'était un bel été, un air léger courait entre les baies vitrées léchant nos corps en sueur et créant une douce fraîcheur à la surface de notre peau imberbe, nous étions bien, l'âme en paix, le corps assouvi.

A nos âges, bander n'est pas un problème, dans beaucoup de cas on voudrait même débander plus facilement! A la piscine, à la plage, je suis resté souvente fois sur le ventre cachant un sexe volumineux sous un maillot mini, comme les 501, je suis adepte des slips de bains moulants plutôt que ces informes shorts. Cela aussi était apprécié des filles, Laetitia me le disait souvent: "Gigi, à la piscine, tu es le plus beau, les copines t'adorent quand tu plonges du 3 mètres, de là, elles t'épient: "Si le plongeon pouvait enlever ce minuscule morceau de tissu à Gigi qu'on puisse admirer ses petites fesses et son sexe!"

Ce jour-là, allongé près de mes deux comparses, je songeais que Karim, lui aussi à la piscine devait me mater, en douce pour ne pas attirer l'attention des autres garçons. Peut-être y avait-il d'autres mecs dans son cas à la piscine?

Nous avons été dérangé par la sonnerie du téléphone, c'était Laeticia: "Tu fais quoi Gigi, on est à la piscine, tu devais venir avec les jumeaux, cela ne va pas mieux?" Je me souvins de la faux malaise inventé le matin:

— "Non je suis toujours mal foutu, Abdel et Karim sont partis et je reste au lit tout l'après-midi, bises mon amour."

— "Si tu savais combien tu me manque Gigi, j'ai dormi seul la nuit dernière et je pars bientôt en vacances tu vas me manquer, je passe te voir ce soir, bisous."

Dans la soirée, l'énergie que nous dépensions à nous amuser tous trois, allais sûrement me manquer, je pris la résolution de continuer à être un peu malade. Pour le moment, dispos, je rejoignis mes amis et je recommençais à les caresser sur le corps, les léchant, les suçant juste pour les agacer. Dans mes errements, ma bouche rencontrait la leur, c'était alors des baisers langues emmêlées, des embrassades débordantes de salives, les queues toutes bandées mouillaient d'abondance.

Sur le dos, Abdel m'invita lascivement à m'allonger sur son corps, bouche à bouche, queue contre queue, il écarta les jambes, les levant pour m'offrir son trou, ma bitte trouva le chemin guidée par la main secourable de Karim, les gouttes présentent sur le gland lubrifièrent la pastille dilatée, je m'enfonçaient à l'intérieur d'Abdel par petit coup, et la racine de ma verge buta contre ses fesses, ma queue trouvait sa place dans ce fondement accueillant, je bougeais peu, savourant la chaleur de cette demeure, c'était d'une douceur non exempte de virilité, Abdel serrais ses sphinxters et je sentais sa rondelle qui me resserrais la queue comme un étau. Ce plaisir nouveau, ce corps que je baisais et qui m'accueillais en me serrant comme on donne une poignée de mains, m'emplissait d'une extase jamais atteinte.

Karim voyant mon abandon, me tira par l'arrière pour me décoler se son frère: "C'est mon tour, n'oublie pas ta promesse..." Abdel, déçu, lança à son jumeau: "Salaud, j'étais très bien, t'étais jaloux." Karim se baissa alors pour l'embrasser ce qui pour effet de calmer l'amertume d'Abdel.

Karim s'offrit à moi dans les mêmes condition que son frère, je l'enfourchais facilement, son cul était très habitué à ces intrusions, son frère devait, très souvent, le niquer dans cette position, il balançait son derrière d'avant en arrière afin que ma bitte chatouille bien son orifice caché. J'étais bien moins serré que dans Abdel mais Karim mettait beaucoup de coeur à l'ouvrage, il éprouvais certainement beaucoup d'excitation et sa belle queue s'étirait jusqu'à son nombril. Il m'attira le visage vers lui et je sentis à ce moment qu'il déchargeais sur son abdomen, me frottant je fus bientôt collant de son sperme.

Je voulu le quitter sachant qu'il avait joui, il me retint d'une main ferme: "Reste, je veux que tu décharge dans mon cul. et s'adressant à son frère: "Pénètre-le et fait-le monter au ciel". Abdel, spectateur passif de cette scène se mit derrière moi et sans préparation, me pénétra presque d'un coup, mon trou distendu accepta cette intrusion très facilement. Consciencieusement, Abdel me bourrait de son sexe qui devenait une partie de moi-même, je serrais la rondelle de mon mieux pour mieux sentir cet empalement. Nous déchargeâmes ensemble, chacun dans un cul, chaud récipient de notre sexualité adolescente.

Nous nous écroulâmes sur Karim qui supporta sans broncher le poids de nos corps. Liés les uns aux autres, nous attendîmes que nos bittes soient réduites à de vulgaires virgules de chair pour nous décoller. Karim une dernière fois, tendit ses muscles pour me serrer, un clignement d'oeil lui indiqua que j'avais ressenti l'étau de sa pastille, il sourit et dit: "Gigi, je t'aime tellement depuis si longtemps, que je me crois endormi."

Je l'embrassais semant mes baisers éparpillés sur son ventre, je remontais vers ses tétons que je titillais du bout de la langue et sucais chacun puis fini par sa bouche vigoureuse, salée, délicieuse au goût, nos langues se mélangèrent vivement, la passion s'exprimais, une passion qui durerait plusieurs années, et mènerait nos deux corps à des expériences toujours nouvelles, à des échanges sans cesse vibrant d'intensité, à une amitié véritable qui nous laisserait de doux souvenirs durant toute la durée de nos vies.

Nous nous sommes fait du café, le temps avait passé trop vite et il était 16 heures. Nous discutâmes et nous convînmes de nous retrouver le soir, après dîner, les jumeaux partirent à la piscine afin de répandre le bruit que j'étais malade et que je voulais dormir sans être dérangé.

En fin d'après-midi, Raphaël téléphona pour prendre de mes nouvelles. Laetitia aussi m'appela, elle me demanda de passer le soir car elle avait une folle envie de faire l'amour, je cédais et elle vins aussitôt. Je m'étais couché nu en l'attendant, j'avais laissé la porte ouverte et je feignais dormir. Elle s'approcha de moi et se coucha, elle était légèrement vêtue et je trouvais son corps très appétissant. Bien que je veuille me réserver pour la nuit, nous avons fait l'amour, protégé, j'ai bien bandé mais je n'ai pas joui. Laeticia, elle, eut un orgasme comme à chaque fois que nous baisions. Elle ne remarqua pas que je n'avait pas déchargé dans la capote mais me dit: "Tu as l'air absent aujourd'hui!"

On s'embrassa et on se donna rendez-vous le lendemain à la gare pour son départ en vacances. Je ne sais pas ce qui se passa pendant ces minutes ou nous nous sommes rencontrés, mais chacun compris que l'histoire était terminée entre nous deux. Pendant ces vacances elle rencontra un mec dont elle tomba follement amoureuse, elle me l'écrivit très honnêtement et je lui répondis que je comprenais, que nous étions jeunes, que nous devions "vivre", et suivre nos chemins... enfin des banalités, je n'osais pas lui avouer vers quelles routes me menaient mes aspirations amoureuses.

Plus tard, à la Fac, nous parlâmes de tout cela, elle m'avoua alors qu'elle prendrait bien ma place dans le coeur de Karim et qu'elle m'enviait d'avoir un tel petit ami. C'est devenu une amie très chère qui occupe toujours une place dans ma vie: elle est toujours célibataire!

Me retrouvant seul, je passais sous la douche et enfila la chemise portée le matin, bien que rassasié par cette journée, mon coeur battait à l'idée de revoir mes chers amis. Le téléphone sonna, c'était Karim: "Les copains d'Abdel sont venus le chercher, il est sorti avec eux. Je viens quand même?" La questions me surprenait, mais réfléchissant, je savais Karim loyal, il ne voulait pas qu'Abdel puisse croire qu'il profitait de son absence pour s'amuser sans lui. Je répondis:

— "Abdel a choisi de sortir sans toi, sachant que nous devions nous retrouver. Viens. J'ai besoin de te voir, de te toucher."

— "J'arrive."

Abdel, depuis qu'il avait quitté le lycée, traînait dans un monde interlope, il restait plus ou moins honnête mais avait des copains dealers, qui avaient voitures et argent. Il avait un petit boulot, dans une discothèque, et devait travailler à plein temps à partir de la semaine prochaine.

Karim allait venir me voir seul, nous ne savions pas encore que cette rencontre allait déboucher sur une situation nouvelle pour nous: j'allais devenir son petit ami attitré pour quatre ans de notre vie, de son côté, Abdel, bien que nous ayons eu durant cette période des rencontres et de longues séances d'amour, s'est éloigné de nous deux à la fin de la première année de notre grand amour. Nous savons qu'il a eu des amis... des amies.... Quand il a eu vingt et un ans, il est parti en Tunisie pour se Marier. Quelquefois il nous écrit, il dit avoir retrouvé son équilibre dans ce superbe pays, le mariage en a fait un autre homme et il a déjà deux petites filles.

Le petit diable qui est en nous n'a pas cessé de me faire palpiter le coeur jusqu'à ce que Karim frappa à la porte. Je l'avais guetté à travers la fenêtre et à ce moment précis je lui ouvrais, il s'engouffra et je repoussais le battant qui claqua bruyamment.

Un débardeur rose laissait apparaître ses épaules caramel et ses longs bras fins. Un vieux jean's coupé complétait l'habillement. Ses minces jambes sortaient de ce short effilé, baillant comme sont les toiles usées d'innombrables lavages. L'homme et ses vêtement formaient un ensemble tellement sexy que je m'en voulais immédiatement de ne pas avoir su, jusqu'à aujourd'hui, admirer cette beauté mâle.

Nous nous enlaçâmes d'une longue étreinte, nous nous donnions des baisers comme jamais je crois je n'avais ni ne pourrais plus jamais accorder. Le plaisir sensuel ressenti était naturellement exacerbé par la nouveauté des rapports que je découvrais. Nos sexes avaient naturellement repris leurs érections, j'étais à l'aise étant cul nul sous ma chemise. Je glissais ma main dans l'entrejambe de Karim, je sentis la douceur de ses poils: pas de sous-vêtement n'entravais la montée de ma main, les couilles fermes et une bitte que je devinais dressée jusqu'au nombril. J'allais sous les cuisses, un léger mouvement libéra le chemin de son trou que je trouvais huileux. "Je me suis graissé le cul avec de la graisse à traire, c'est ce que je me mets pour le soleil." Mes doigts couraient et je rentrais mon pouce facilement dans son cul, gêné quand même par le vêtement.

"Est-ce que tu mouilles je voudrais retrouver ton goût sur ma langue?" Oui je mouillais, je mouillais d'ailleurs beaucoup et toujours sitôt que j'étais excité, mon slip gardait chaque fois la trace d'une bandaison. J'avais déjà déchargé dans mon froc sans m'être touché, simplement à la vue d'un film, d'une revue de cul ou, une fois, en dansant.

Karim se baissa et me nettoya le gland, il revint partager le produit de sa rapine avec moi, nos deux bouche formèrent entr'elles des filaments acqueux. Nous avalâmes et nos langues se fouillèrent encore de longues minutes, debout, dans l'entrée, devant la porte, presque immobile.

Nous avons décidé de nous installer sur mon lit, ma chambre était grande et ma couche de grande dimension, un ventilateur fonctionnait créant un souffle frais. Otant la légère couverture, nous nous glissâmes entre les draps. La position horizontale nous permettrait tous les calins possibles dans des positions confortables.

Couché sur le dos, Karim se posa sur moi, il posa les pieds de chaque côté des miens et l'oeil de son derrière se retrouva tout contre ma queue. Il s'empala sans effort, son trou gras jusqu'au tréfond permettait un coulissage parfait, les sensations qu'il me communiquait me faisait craindre une jouisance que j'aurais trouvé précoce. Je lui demandais de ralentir son action et de mes mains, je lui retournais la tête afin de gôuter sa bouche de nouveau.

Après quelques minutes d'acalmie, lui serrant le buste de mes bras, je le tournais sur le côté en prenant soin de ne pas nous débrancher. Je levais sa jambe libre afin de pouvoir prendre mes aises et de le limer à mon tour. Ma queue hypersensible, communiquait les vibrations de son intérieur comme si sa respiration ou sa voix me parvenaient par l'intermédiaire d'une liaison interne jusqu'à mon cerveau. L'épiderme de mon gland fonctionnait alors comme une parabole recueillant toutes les réactions de mon amant.

Karim geignait, sa jouissance rectale a son apogée allait déclancher, comme un jet d'eau puissant: son éjaculation, la fusée atteignit son visage. Je me plaçais alors entre ses cuisses et je continuais à le baiser yeux dans yeux, l'embrassant, léchant les particules de semences gisant sur sa joues. Je le prenais doucement, frottant mon abdomen au sien, étalant les résultats de sa jouissance.

Après un spasme étourdissant, j'enfournais mon pénis jusqu'au couilles et je déchargeais au plus profond de son cul. J'aurais voulu, à cet instant, rentrer plus profondément encore dans cet antre familier, m' y engouffrer, m'y perdre, devenir une partie de Karim. Je quittais ma position et, sans nous relever, enlaçés côte à côte, nous nous endormîmes pour une bonne partie de la nuit.

La sonnerie du téléphone nous réveilla à 2 heures, Abdel me demandais si son frère était là, je passais le combiné à Karim. La discussion fut animée, je compris d'Abdel était fâché que son jumeau soit resté avec moi. Cela a vite tourné à l'enguelade, Karim clôt la discussion en lançant: "Tu savais que nous devions passer chez Gigi et tu as préféré traîner avec tes copains. Moi je suis là et je reste jusqu'à demain!" Voulant arranger le coup je pris le téléphone: "Ecoute Abdel, si tu veux viens nous rejoindre." "Non reste avec ton amoureux, vous faite une très belle paire de connards."

Je restais abassourdi par ces paroles, je les rapportais à Karim, il m'expliqua: "Il est sans doute jaloux, il savait que j'avais le béguin pour toi. Tant que rien n'était concrétisé il le prenait avec le sourire, maintenant, il va en baver. Mais tu sais il nous aimes bien quand même, je le connais, il s'emporte facilement, il va se calmer." Nous ne savions pas qu'à ce moment débutait une des premières brouilles qui terniraient notre amitié et éloigneraient Abdel du couple que j'allais former avec son frère pendant quelques années.

Plainement réveillé, une petite faim se fit sentir, nous battîmes quelques oeufs en omelette et Karim prépara du thé à la menthe exactement comme je l'aime, très sucré. Le sommeil ayant passé nous essayâmes de trouver un programme télé regardable, partout des films déjà vus ou des émissions débiles, c'était bien l'été! Je recalais alors le film porno de la veille sur la séquence homo, nous nous installâmes sur le canapé et, je démarrais la cassette.

Dès les premières images, un pincement au coeur, d'envie? d'excitation? de découverte? Et, bien vite, mon érection repris et je constatais que je mouillais déjà, avant même de regarder, à l'idée de voir! Je pris le sexe de Karim dans la main et doucement, sans quitter l'écran, je le caressais. L'effet des images et de mon contact masturbatoire déclanchèrent le raidissement de la bitte de mon ami qui s'érigea en "I" capitale avec son point couronnant le sommet.

Les mecs du films étaient super beaux! Dans presque tous les films homo que j'ai vu par la suite les mecs sont superbes. Ils s'emmanchais, recto-verso, à deux queues dans un trou, dans une bouche, une succession d'enculades différentes. Cela ne dura malheureusement pas plus de 10 minutes, et le noir constellé de petites étoiles scintillantes envahit l'écran TV. Sur le canapé, nos deux corps s'étaient, débarrassés de leurs encombrants, bien que légers, vêtements, rapprochés, frottés, embrassés, léchés, sucés.

Après ce moment de divertissement, nous avons regagné notre couche, la nuit était très chaude et orageuse, nous étions en chaleur nous-mêmes et notre orage était intérieur. Karim m'indiqua qu'il voulait essayer de me baiser. J'y pensais depuis notre infructueux essai, je me souvenais de cette introduction et de la douleur ressentie, je me souvenais également de la jouissance procurée à cette occasion. La plaisir m'avait laissé un très agréable souvenir.

Je saisis le stick de crème déjà bien usé et badigeonnais le membre durci de Karim et me mis en position, le cul levé, épaules posées sur le lit, mon trou largement ouvert fut bientôt beurré de crème par les mouvements circulaire que Karim donnait au baton. Il introduisait quelquefois un ou deux doigts pour me graisser l'intérieur, faisant cela, il écartait les parois de ma rondelle et je sentais les étirement du muscle. Sa main quitta mon trou, il dirigea son engin à la porte de mon intimité et pénétra doucement.

Sentant la queue introduite, je commançais des mouvements d'arrière en avant que je cessais quand je commençais à avoir mal. Persistant dans ce travail, je sentais que petit à petit mon cul se remplissait d'une petite partie de Karim. Je décidais alors, d'un coup, de forcer le passage. Fut-ce une dilatation provoquée par mon désir d'être pris? mais la queue entra entièrement en moi.

Karim, à partir de ce moment-là, pris possession entière de mon corps, il me bourrait doucement, sortant complètement puis s'enfournant d'un coup jusqu'au pubis. Ce gros sexe, dans mon trou réussit alors à me faire jouir sans qu'aucune main ne la caresse, je déchargeais sur les draps, chaque spasme éjaculatoire étant rythmée par l'enculage que je subissai. Ce fut comme une masturbation donnée de l'intérieur. Karim redoubla d'énergie et sa jouissance me remplit le ventre.

Au petit matin, nos queues, mâts brisés d'un navire à l'abandon sur une mer de draps froissés par la tempête, faisaient piètre figure. Il fallut du temps à ces deux misérables choses pour reprendre vie, puis forme... Nous nous réveillâmes tard, Karim baisa mes lèvres et me chuchota: "Bonjour toi!"

Vivrais-je de très nombreuses années que je me souviendrais du doux, du sensuel, du félin, du délicat Karim, du musculeux d'aspect si fragile pendant l'amour, de ses yeux suppliants demandant à être pris là, maintenant; de son côté femelle, de sa virilité, de sa passivité, de l'ami inoubliable, de l'amant parfait qui hante aujourd'hui, bien des années après, mes nuits de solitude.

A 11h, nous étions à la gare de Lyon pour le départ de Laeticia, elle partait, avec une copine, près de Toulon rejoindre ses parents. Elle me trouva rayonnant:

— "Cela à l'air d'aller beaucoup mieux qu'hier?

— "Oui, Karim m'a amené des médicaments contre la crise de foie."

Se tournant vers Karim:

— "Tu as fait des miracles"

— "C'est une vieille recettes de bonnes femmes, ça guérit et réconforte."

Elle embrassa chacun de nous deux et sachant que je partais bientôt: "Bonnes vacances Gigi, ne bois pas trop car Karim ne sera pas avec pour t'administrer son remède de sorcier." Et cela avec un sourire entendu. Je décelais à ses paroles qu'à cet instant elle voyait en moi comme dans un livre de science naturelle ouvert aux pages: "sexualité". Je rougis, réfléchissant à cela car si cela s'avérait vrai ce qu'elle découvrait me mettait très très mal à l'aise.

Nous aidâmes les filles à monter leurs bagages et le train parti vers le soleil. Ici, il faisait toujours aussi chaud, mais le temps allait virer à l'orage et la soirée serait certainement mouillée de pluie.

J'avais mon départ à préparer: je rejoignais ma mère, dans une maison qu'elle avait près de Perpignan, pas très loin de la mer, et où elle restait avec ma petite soeur jusqu'à la rentrée des classes. Karim començais à faire franchement la gueule: "Tu me laisses déjà alors que nous venons tout juste de nous découvrir!" Je ne pouvais vraiment pas envisager de ne pas partir, je n'avais aucune raison valable à invoquer. "Tu n'as qu'à dire que tu as trouvé un boulot pour août." J'expliquais à Karim que si je voulais faire rire la famille c'était vraiment l'argument qu'il fallait éviter de mettre en avant. Ma flemme congénitale m'avait empêché de bosser jusqu'à ce jour et je n'avais vraiment pas envie d'essayer maintenant. Dans les discussions avec mon père tentant de me faire accepter un petit boulot dans son usine pendant les vacances, je répondais: "On verra quand je serai grand!" Bon d'accord je n'étais plus un enfant mais l'idée de m'enfermer pendant huit heures me terrifiait.

C'est là que j'eus une idée: "Et si tu venait avec moi?" Le visage de Karim s'éclaira: "J'attendais que tu me le proposes." "Et pourquoi ne pas l'avoir dit, nigaud?" Nous tombèrent dans les bras l'un de l'autre nous bisouillant comme des enfants.

La préparation du départ nous pris plusieurs jours. J'avais prévenu ma mère que Karim m'accompagnerait, cela ne posait pas de problème, un lit de camp dans ma chambre était à disposition des invités. "Il a besoin d'un peu de vacances, avais-je dit, il a travaillé depuis la fin de l'année universitaire, faut qu'il se repose." Je n'avais pas besoin d'être convaincant, le nom de Karim ouvrait toutes les portes dans ma famille, on le citait en exemple de ce que je devrai faire à tout moment: un bac ouvrant toutes les filières, deux ans de fac avec des résultats superbrillants, une carrière scientifique certaine... C'était, il est vrai, une intelligence des plus vives qui avait une faculté de compréhension et d'analyse des équations les plus délicates. Un raisonnement défiant, malgré son jeune âge, les plus chevronnés des mathématiciens.

En raccrochant le téléphone j'esquissais un sourire que Karim surpris. "Pourquoi souris-tu?" - "Ma mère t'enscense comme à son habitude, j'ai seulement pensé à la tête qu'elle ferait si elle surprenais ce qu'on fait ensemble, tu es mon aîné et elle penserais que c'est toi qui m'entraîne dans cette relation." Et j'ajoutais que, là-bas, il faudrait faire très attention, la maison n'est pas très grande, les chambres sont toutes au premier étage et assez proche les unes des autres. Karim me rassura, nous prendrons le maximum de précaution et nous trouverons, dans la nature ou sur les plages, des endroits où nous seront tranquilles pour faire l'amour.

Il fallut trouver de quoi payer le voyage de Karim, il était toujours assez fauché et les quelques sous qu'il gagnaient, mis sur son livret, lui servaient a vivre durant l'année scolaire. contrairement à moi, ses parents avaient cinq enfants et le salaire de son père était assez modeste.

J'ai décide d'aller taper mes grands-parents mais en leur expliquant la vérité: Karim voulait venir en vacances mais n'avait pas d'argent pour le train. Mon côté comédien pleurnichard a joué à fond, Je racontais que nous n'avions pas assez d'argent pour payer son billet, qu'il était fatigué par sa brillante année scolaire, que c'était pas juste... Ma grand-mère était généreuse, elle connaissait les qualités de Karim et me fit un chèque d'un montant qui comblait le trou financier avec un petit supplément pour moi: "Pour tes vacances." Je me sentais un peu honteux, mais ma grand-mère me voyait toujours comme un gamin et elle acceptait mon sérieux manque de maturité.

Nous sommes allés réserver le billet, le mien l'étais depuis longtemps, avec couchette, comme un gosse de riche. Nous avons convenu de voyager ensemble quand même, je laisserai la couchette et je l'accompagnerais à une place assise. C'était, après tout, en semaine loin des départs des vacanciers, il y aurait peut-être de la place.

Nous avons préparé nos valises dans l'euphorie, Karim était avec moi pour faire mes bagages, il me fit essayer les maillots de bains que j'emportais: rien que des "moule-bitte" disait-il, il me demanda de me mettre dans des positions de mannequin. "T'est vraiment bien foutu" me murmurait-il avant de me rouler des pelles fantastiques.

Conservateur, dans mes tiroirs, restaient les anciens slip de bains des années passées, quand j'étais adolescent, je les enfilais, c'était relativement facile car le tissu se détendait, mais mon corps, plus développé qu'à ces âges, en faisait de minces rubans cachant difficilement un sexe et des couilles plus volumineux qu'au moment où je les portais à la plage. Karim me carressa pour me faire bander: dès le début de l'érection, ma queue trouva la voie libre comme le diable sort de sa boîte.

Je retournais le jeu et lui demandais d'essayer tous ces maillots. Son bassin étroit trouva sa place dans des tailles assez minuscule. Sa queue lovée dans la poche d'un slip fit merveille quand se déclencha son érection, son énorme sexe se redressait entièrement en dehors de la poche du slip, le gland pointant telle la tête d'une vipère surgissant d'un massif herbeux: "Faudra pas que tu bandes sur la plage, dis-je, même avec un maillot à ta taille ta bitte est vraiment trop grosse pour te permettre le moindre début de bandaison." Et je savourais ce sexe de ma bouche pour calmer mon appétit.

Le départ de Karim fut, de nouveau, l'occasion d'une fâcherie d'Abdel. Pour le calmer, je lui téléphonais en lui demandant de venir manger la veille du départ. Nous nous retrouvâmes donc de nouveau tous les trois. J'avais commandé des pizzas et je débouchais une bonne bouteille de mon père. Un peu gris, après le repas, nous nous enlaçâmes et nous repartîmes dans nos jeux érotiques, Abdel fut très sensuel et participa, comme nous l'avions déjà fait, à nos corps à corps. Je l'enfilais dans un état de surexcitation animale, il entra dans une jouissance qui dura jusqu'à ce qu'il décharge avec une violence rarement atteinte. Karim, qui le suçait, eut la figure inondé de son foutre.

Quand il eut jouit, Abdel s'effondra sur la couverture sur le ventre, il haletait, reprenant son souffle doucement. Quand il se tourna, nous vîmes des larmes coulant sur son visage, il se redressa, m'approcha de sa bouche en me tirant par la nuque, m'embrassa longuement et me glissa à l'oreille: "Petit con va!"

Il enfila ses vêtement sans passer à la douche, embrassa son frère en lui disant: "Reviens-moi vite." Je compris brusquement son désarroi. Par ma faute, la séparation d'avec son frère, aimé comme personne au monde, lui causait son premier véritable chagrin d'homme.

Tout à notre joie d'être ensemble et de pouvoir passer les trois semaines à venir à nous aimer, nous avons vite oublié la réaction négative d'Abdel. Nous avons passé les dernières heures avant le train à nous reposer, nus, au lit. Ce ne fut qu'embrassades et carresses. Nos mains et nos jambes s'entrelaçaient, nos sexes se frottaient. Le plus vaillant se nichait dans l'autre le baisant posément.

Après avoir usé notre énergie nous gagnâmes la gare juste à l'heure du départ. Nous nous arrangeâmes avec le contrôleur pour avoir deux places assises l'un à côté de l'autre. C'était des wagons de types anciens comportant des compartiments, après s'être installés, il n'y eut personne de plus heureux que nous.

A bientôt... Si ça vous a plu: un pt'it mail d'encouragement...



Dernier courriel connu de l'auteur : urbain@hotmail.com