Il rêve d'un harem

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Numéro 86

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 86
Date de parution originale: Janvier 1998

Date de publication/archivage: 2013-09-19

Auteur: Jean-Jacques
Titre: Il rêve d'un harem
Rubrique: Fantasmes sous la couette

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En lisant Lettres Gay, ainsi que d’autres magazines plus axés sur les photos, j’ai fini par comprendre que pour être branché, il fallait obligatoirement être très masculin, musclé et porter du cuir, des treillis ajustés et des chaussures de marque Caterpillar. Je dois certainement représenter de plus en plus l’exception, car moi, les garçons que je préfère doivent être plutôt fins, graciles et assez peu masculins selon les critères en cours. J’ai toujours été attiré par les beaux éphèbes de dix-huit à trente ans avec des corps souples comme des lianes, selon l’expression consacrée, avec des visages doux et des cheveux mi-longs ombrant leur regard. Les skinheads ou les bodybuildés, je les abandonne à ceux qui les aiment.

En ce qui me concerne, j’ai quarante-huit printemps et je vis près de Bordeaux. Je suis tout le contraire des garçons que j’aime: assez massif, masculin, bien entretenu, un joli regard bleu-gris, je plais encore beaucoup, même aux jeunes musclés qui se pavanent sur les lieux de drague. Même si vous ne me publiez pas, parce que je ne corresponds pas à vos critères, je vous écris mes plus beaux fantasmes.

Quand je me laisse aller à mes rêveries érotiques, je m’imagine dans mon harem. Je suis dans une très grande pièce, et il y a tout autour des ouvertures grillagées donnant sur les cellules de mes mignons. Ils vivent là au milieu des ors et des soieries, il ne vivent que pour satisfaire mes désirs. Ils ne pensent qu’à ça et ne rêvent que d’être choisis. À l’aide d’une grande clef, j’ouvre la cellule de Tuan, un joli petit vietnamien. Il a de beaux cheveux noirs et brillants encadrant un visage lisse et pâle. Il possède de longs cils recourbés et il sourit tout le temps. Je fais glisser son pyjama de satin. Il se retrouve nu devant moi. Autour de nous, tous les autres prisonniers se pressent aux grilles pour nous regarder. Certains bandent déjà, et leur sexe dépassent de leurs vêtements chamarrés.

Je commence par caresser Tuan, sur sa peau voluptueuse, je dessine les courbes harmonieuses de son corps, je saisis son visage entre mes mains et je l’embrasse langoureusement en faisant pénétrer profondément ma langue dans sa bouche au goût de miel. Il m’enlace et je sens sa verge se tendre contre mon ventre. Je le baise derrière les oreilles, dans le cou, et ça le fait glousser. Je vais ainsi parcourir tout son corps de mes doigts et de mes lèvres avides de sa jeune peau imberbe. J’appuie légèrement sur ses épaules, et il comprend tout de suite: il s’agenouille et embouche mon dard impatient. Comme son palais est doux, comme sa langue sait idéalement enserrer ma tige comme une gaine de velours. Je vais et viens lentement dans cet orifice de joie. Maintenant, il gobe mes testicules l’un après l’autre, il les avale avec délicatesse et fait tournoyer sa langue tout autour. Pendant ce temps, je passe mes doigts au travers de ses longs cheveux soyeux, je lui imprime un léger rythme en le tenant tendrement par les oreilles. C’est absolument somptueux. Je le relève et je m’agenouille à mon tour pour avaler son beau sexe, afin de le gratifier du même plaisir. Cela sent la vanille et la noisette, ses belles petites couilles rasées frémissent à mon contact. J’aperçois une grosse perle de mouille surgir du méat, et je l’avale en la savourant.

L’heure est venue de passer au deuxième acte. Derrière les grilles, mes prisonniers soupirent d’excitation, et certains d’entre eux se masturbent ouvertement, les yeux brillants de fièvre sexuelle. J’ordonne à Tuan d’ouvrir les grilles. Tous se précipitent sur moi en bruissant, et se mettent à me caresser, à me lécher et à me mordiller comme j’aime, sur tout le corps, des pieds à la tête, en se disputant les “meilleurs morceaux”. Je suis au Paradis. Une dizaine de bouches qui me butinent et deux fois ce nombre de mains papillonnant sur ma peau me procurent d’insupportables jouissances. Je regarde tous ces jeunes hommes attentifs à mon plaisir, je griffe légèrement la peau tendue et veloutée de leur dos, j’embrasse longuement, l’un après l’autre, leurs bouches fraîches et parfumées, je me régale de leurs verges tendues et frétillantes comme des poissons.

Puis Tuan, maître de cérémonie, leur ordonne de se mettre en rang et de se pencher en avant en écartant leurs belles fesses pommées de leurs mains. Le spectacle est sublime. Il y a là toutes sortes de rosettes plissées, brunes, roses ou pâles que je vais m’empresser de goûter, puis de lécher à grands coups de langue en faisant beaucoup de bruit. Parfois j’y enfonce une phalange, et j’entends mes prisonniers soupirer, gémir des tendres caresses que je leur procure. Nous arrivons au troisième et dernier acte.

Tuan se met en position. Il se penche au-dessus d’une grande table de bois précieux et se couche en partie dessus, les pieds écartés toujours à terre. Deux garçons lui écartent les deux demi-lunes de son adorable petit cul blanc. Un troisième lui enduit la rosette palpitante de gel en enfonçant plusieurs fois son index à l’intérieur pendant qu’un autre me graisse la verge en me flattant les bourses. Je m'approche, et tous les autres font de même pour bien observer mon vit s'enfoncer lentement dans ce cul étroit. Ah, que c'est chaud, que c'est serré, que c'est doux et souple, comme cela gaine bien ma hampe! Je m’enfonce, centimètre après centimètre, jusqu’à ce que toute ma longueur disparaisse, avalée par l’anneau écartelé et rouge vif de Tuan. Son corps frémit, il geint de plaisir et m’affirme qu’il est mon esclave soumis et heureux de l’être. Alors je commence voluptueusement à aller et venir dans ce fourreau soyeux tout en saisissant sa jolie verge de ma main droite en lui imprimant le même rythme. Je donne un ordre, et deux bouches se collent à mes tétons pour en chatouiller la pointe, une autre bouche s’empare de mes testicules, une autre se ventouse à mon anus, et ce qui reste de mains commence à me caresser partout sur le corps. Je retarde le plaisir autant que je le peux, attendant parfois plus d’une minute que la lave qui me brûle redescende dans mes bourses. Mon corps, mon esprit et mon âme ne sont plus qu’un seul plaisir, excités qu’ils sont de partout. Je sens toutes ces bouches m’enflammer les sens, cette rosette me dévorer le sexe, je regarde cette multitude de corps ondoyants, enchevêtrés les uns aux autres, j’admire tous ces sexes tendus, brillants de mouille, manipulés par ces mains nerveuses, j'écoute tous ces râles de plaisir fusant de ces bouches assoiffés de désir. J’accélère, je donne de grands coups dans le trou chéri de Tuan, je le défonce tout en le masturbant. Il pousse un long cri, et je sens sa semence éclater entre mes doigts. Ses fesses frissonnent, il jouit superbement en relevant la tête, déclenchant mon propre plaisir. Loin dans son ventre, j’éjacule en fusées successives, alors qu’autour de moi, sur mon corps, tous ces beaux vits vigoureux répandent leur lait incandescent.