Ils m'ont tous défoncé le cul

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Numéro 51

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 51
Date de parution originale: Février 1992

Date de publication/archivage: 2012-09-26

Auteur: Pierre
Titre: Ils m'ont tous défoncé le cul
Rubrique: Premier mecs, premiers émois

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Ce texte a été lu 15312 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Salut! Moi, c’est Pierre, j’ai vingt-trois ans, je suis homo depuis peu, mais je pense que je me mentais à moi-même; pourtant, j’ai mis longtemps à l’accepter. A-t-il fallu que l’on me force un peu la main. Aussi, il m’arrivait souvent de me branler en imaginant quelqu'un à genoux devant moi en train de me sucer, ou bien je plongeais dans un corps qui s'ouvrait devant moi.

Vous savez, là, j’écris presque les yeux fermés, ça me permet de rester dans le flou. Qui me suçait? Un garçon, une fille? Et dans quoi je m’enfonçais? Un cul, une chatte? Bref, je préférais ne pas savoir.

Un jour, un ami d’enfance qui s’appelle Franck, m’a proposé de baiser avec lui; je savais qu’il était gay, mais je crois que j’avais été insultant avec lui. Je lui avais dit que je n’étais pas pédé et d’aller se faire foutre ailleurs. Bref, je l’avais vexé. Bien sûr, je m’en suis voulu. Mais il ne m’avait pas gardé rancune. C’est peut-être ça l’amitié, la vraie! Quelque temps après mon service militaire, il m’avait fixé un rendez-vous dans un café. C’était tard et je sortais de la salle de musculation. Avec mon pote, on a discuté de choses et d'autres sans reparler de ce sujet brûlant, bien que cette fois j'eus envie de baiser avec ce petit mec blond. II a payé le pot et m'a proposé de descendre faire un tour sur les berges du Doubs; la rivière était sombre en contre-bas. Ensuite, il a fallu descendre sur une espèce de terrain vague. Je trouvais l’idée assez bizarre, j’étais pourtant prêt à le suivre sans réfléchir. Les semelles de mes bottes s’enfonçaient dans la terre grasse en pente. Dôle se trouvait à quelques mètres au-dessus de nous et j'entendais encore le bruit des voitures. Il faisait vraiment sombre et je commençais à sentir les odeurs des égoûts.

Tout en marchant dans l'obscurité devant moi, Franck m'a dit d'une voix basse:

— Faut aller par là, on doit pouvoir passer sous le pont...

C'est à ce moment-là que j'ai compris qu'il allait se passer quelque chose. Je ne savais pas quoi, mais je redoutais quelque chose. Mon coeur battait très fort et, chose étrange, je bandais terriblement. Oui, je sentais que ma bite savait à ma place!

Nous avons longé le Doubs jusqu'au pont. Du côté où nous étions, il y avait une berge de trois ou quatre mètres et, de l’autre côté, la maçonnerie plongeait directement dans l’eau noire. Sur la berge, devant nous, une grille interdisait le passage mais assez symboliquement puisqu'il a suffi de se tenir aux barreaux pour passer de l'autre côté. Quand mes yeux se sont habitués à l’obscurité, j’ai vu des gens. Il y avait bien une dizaine de garçons qui baisaient, le dos contre le mur suintant. Je n'en croyais pas mes yeux, je n’entendais que leurs respirations haletantes, des frottements de cuir et de temps en temps, le bruit des clés qui pendaient à leurs ceintures. Je distinguais des culs blancs dans lesquels des bites pâles s'enfonçaient, puis ressortaient.

— Viens! a murmuré Franck en essayant de m’entraîner de l’autre côté de la grille. J’avoue que j'ai résisté, mais j'avais la bite tellement raide que plus rien ne me fit reculer. Je me suis cramponné aux barreaux froids. Ce qui m’étonnait le plus, c'était le silence et l’odeur des égouts qui coulaient devant nous. Les yeux exorbités, je suis resté là à regarder pendant que Franck me pelotait le cul, sans que je réagisse. Je l'ai senti défaire les boutons de ma braguette, baisser mon jean. Je n'ai pas bronché. J'étais hypnotisé par le visage d'un garçon, beau comme un dieu, qui se trouvait de l'autre côté, à quelques centimètres de moi. Lui aussi se tenait aux barreaux rouillés, ses mains touchaient les miennes. Il était penché en avant; un gars d'une vingtaine d'années, assez baraqué, se tenait derrière lui, debout, et l’enculait à grands coups de boutoir. Le garçon qui se faisait mettre avait le visage à la fois douloureux et extatique, il avait en effet le tour de la bouche tout mouillé de salive. Mais, j’ai pensé plutôt que c’était du sperme et qu'il venait de sucer une queue, car on pouvait voir des traînées pâles sur son visage.

Quelques mètres plus loin, un homme à genoux en pompait un autre qui s’agrippait à ses cheveux. J’étais comme fou. Franck s'est mouillé le doigt et me l’a fourré dans le cul. J’ai eu mal et je me suis retourné brusquement Il m’a plaqué dos contre grille; il s’est collé contre moi de tout son corps en me fourrant sa langue dans la bouche, et je me suis mis à trembler des pieds à la tête.

Tout d’un coup, j’ai senti qu’on me touchait par-derrière, qu’on me palpait les fesses. J’ai protesté mais mon copain m’a poussé de tous son corps. Cette fois, quelqu’un m’a pris les bras, d’autres mains ont saisi mes jambes. Je ne sais comment ça s’est fait, mais en quelques secondes je me suis retrouvé attaché à la grille avec des ceinturons. Franck était toujours collé contre moi et un mec m’a écarté les fesses pour me lécher le cul. J'ai senti une bouche chaude et humide me bouffer l'anus. C'était la première fois qu'on me faisait cela. Ce fut tellement bon que j’aurais pu jouir ainsi.

Franck a chuchoté à mon oreille:

— Tu avais envie depuis longtemps. Dis-moi que tu as besoin qu'on te force un peu, n'est-ce pas?

— Non, ne me laisse pas là, Franck!

— C'est trop tard, Pierre!

Il a appuyé sa hanche contre mon bassin pour m’obliger à bien appliquer le bas du corps contre la grille. Deux doigts ont remplacé la langue dans mon cul et m'ont écarté. Franck a sorti sa queue et l’a pesée entre mes cuisses, m'écrasant un peu les couilles. Un gland enduit de salive a poussé sur mon trou. Les bruissements s’étaient arrêtés derrière moi, ils avaient tous dû cesser de baiser pour nous regarder faire. J’avais mal. Les ceinturons qui me liaient me coupaient la circulation sanguine. Deux mains sont passées à travers les barreaux, m’ont saisi aux hanches et la queue m’a pénétré, m’arrachant un cri.

— Tu es en train de te faire casser le cul! a murmuré Franck.

Quand l'autre est arrivé au fond, il s'est immobilisé; je sentais son souffle brûlant contre ma nuque. Je n’avais qu’une idée en tête, celle d’en finir car j’avais mal, mais chose bizarre, ma bite était toujours tendue. J’ai commencé à transpirer énormément.

J'avais gardé ma chemise mais Franck la déboutonna pour me l’enlever. Je me suis retrouvé tout nu. Puis Franck m’a sucé à fond et le mec a continué de plus belle à me pilonner. Il savait bien que je ne m'étais jamais fait baiser. C’est alors que je l'ai senti prêt à gicler car il s'est mis à me mordre dans le cou, à travers les barreaux. Quant à moi, j'avais déjà tout envoyé dans la bouche de Franck.

J’ai bien ressenti toute la puissance du jet dans mes entrailles, ça m'a huilé l'intérieur. Quand il s'est retiré, j'ai tourné la tête pour essayer de voir à quoi il ressemblait, mais je n'ai aperçu qu'une silhouette. C'était un jeune mec habillé d'un perfecto. D'autres mains sont venues s’emparer de mes fesses, les ont ouvertes et d'autres queues plus grosses sont venues me bourrer; je ne sais plus combien mais ce que je sais, c'est que je n'avais plus mal. Plus tard, d'autres garçons se sont précipités de notre côté: c'était au tour de Franck de se faire baiser. Il était vraiment en chaleur et il ne se gênait pas de lécher toutes les bites qui lui étaient présentées. J'ai poussé les reins en arrière pour aller à la rencontre des pines. Il y avait même un mec qui s'était placé de mon côté et qui a grimpé sur la grille pour me donner sa tige. Ce fut ma première pipe! J'ai aimé ça. J'ai continué et je ne voulais pas en perdre une goutte tout en donnant mon cul. Ma bite avait repris de sa vigueur, elle frappait contre mon ventre, et le mec qui m'avait donné sa bite aspira la mienne.

J'ai juté abondamment ce soir-là, en donnant tout ce que j'avais dans les couilles. J'ai senti nettement mon cul se contracter du dernier pieu qui le remplissait. Beaucoup plus tard, on s'est rhabillés, nous étions seuls tous les deux.

Depuis ce jour, je sais de quel bord je suis, et ça ne me pose plus de problème! Évidemment, mon dépucelage paraît brutal, mais je ne l’échangerai en rien contre un autre.


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