Ils sentaient l'sable chaud

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Numéro 122

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 122
Date de parution originale: Février 2003

Date de publication/archivage: 2013-11-03

Auteur: anonyme
Titre: Ils sentaient l'sable chaud
Rubrique: Fantasmes ou clichés?

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Ma passion pour les hommes, et plus spécialement pour les hommes en uniforme, remonte à mon plus jeune âge. Aujourd’hui, je suis toujours corse, j’ai quarante-deux ans, et je suis revenu habiter la capitale de la Balagne, jardin de l'île de Beauté, Calvi, la ville de mon enfance. Mon père tenait un café près de la citadelle, dans la vieille ville, et très souvent, les légionnaires du 2ème Régiment Étranger de Parachutistes venaient y vider quelques bières.

Je devais avoir peut-être cinq ou six ans. Je restais complètement fasciné par ces gaillards hâblés et grandes gueules, j’étais toujours dans leurs pattes. Combien de fois un légionnaire ne m’a-t-il saisi dans ses bras puissants, me soulevant de terre comme un fétu. Et moi, je riais aux larmes, et je les embrassais sur leurs joues rugueuses. Je m'endormais en pensant à eux, que je deviendrais comme eux sûrement.

La vie en a décidé autrement. J’étais autre, pas un homme comme eux ; je m’en suis vite aperçu vers l’âge de onze, douze ans. Je bandais pour les hommes, pas pour les filles, et j’ai déversé des litres de mon jeune foutre sur des revues militaires. On pourrait se poser la question de savoir pourquoi je ne me suis pas engagé, puisque j’aimais tant l’armée, et plus encore, la Légion. Parce que je m’en sentais totalement incapable, et surtout, je ne voulais pas déflorer le Mystère qui la nimbe, le Mystère qui fait de ces hommes, presque des surhommes, du moins à mes yeux amoureux.

Mes vingt ans, je les ai fêtés d’une drôle de manière : je me suis fait "violer" par deux paras du fameux camp Raffalli, situé à quelques kilomètres de la ville. Je l’avais voulu, je n’ai rien regretté, au contraire ! C’est bien pour ça que je vous le raconte !

C’était le 6 juillet, veille de mon anniversaire. Nous étions un samedi soir. À l’époque, j’aidais mes parents au service le week-end, mon père au bar, ma mère au bureau de tabac, moi dans la salle. Des légionnaires se sont installés en terrasse pour boire des bières, quatre, beaux à en mourir, en treillis de service. Ils sont restés longtemps à boire et à rigoler entre eux, pour mon père, de bons clients, même s’ils étaient du genre bruyant et chahuteur. Moi, je ne tenais plus en place. Je tiens à vous dire que je n’étais plus puceau depuis longtemps, j’avais déjà baisé avec des mecs, des mecs comme moi. J’étais fou des bites ! Comme la mienne, 20cm, épaisse, gros morceau, bonne odeur... Mais ce soir-là, j’ai pété les plombs les un après les autres. Il y a eu les plaisanteries, de plus en plus grivoises, les tournées gratuites sans que mon père ne s’en aperçoive. Par contre, deux d’entre eux ont très vite saisi mon manège. Que j’en pinçais pour eux, c’était comme mon nez au milieu de ma figure ! Leur attitude a changé. Puis je les ai vus se faire un clin d’œil en riant et en me regardant. Ils savaient, et moi, je savais qu’ils savaient. Ils m’ont proposé un bain de minuit, après la fermeture du café. Ben tiens...

Plus tard, nous sommes partis à pied vers le camp Raffalli. Deux sont rentrés, moi et les deux autres, on a continué vers la plage, toute proche. Le premier, c’était Heinrich, allemand de Lübeck, armoire à glace au nez cassé, gueule un peu ravagée, sourire de tueur. Le second, c’était Félix, belle bête black, réunionnais, la force du lion, la souplesse du tigre. Je savais ce qui m’attendait, je le voulais de toutes mes forces, je voulais leur servir de vide-couilles par les deux trous, qu’ils se servent de mon corps à leur gré, pour leur plaisir... Et c’est bien ce qui s’est passé ! Ça n’a pas duré longtemps. Arrivés à la plage, moi, j’ai dû me déshabiller, pas eux. Le temps des plaisanteries salaces était passé, était venu celui des ordres, de la soumission aux mâles, aux vrais. "À genoux, viens nous sucer !" a tonné Heinrich. Félix s’est mis à rire. La nuit était claire, on voyait parfaitement. J’avais un peu les foies, quand même, tout pouvait arriver. Mais j’étais excité à un tel point que je me suis mis à bander dur sans pouvoir m’en empêcher. Quand ils ont vu ça, et la taille de ma barre, ça les a fait rire, mais je crois, un peu jaune. Des trois, j’étais le mieux monté ! Je me suis prosterné devant Heinrich, j’ai ouvert la braguette de son treillis en tremblant. J’ai enfoui mon nez dans la braguette ouverte. C’était dur, chaud, un peu odorant. J’ai entendu au-dessus de moi : "Sors-là, tu vas nous pomper jusqu’au bout !" Alors, j’ai extirpé la bite, avec le gland encore emprisonné dans un long prépuce, les couilles, lourdes, et je me suis enfoncé le manche dans la gorge. Je savais déjà ce qu’il fallait faire pour donner un max de plaisir à un mec. Comment s’enfoncer presque toute la longueur dans le gosier sans gerber, tirer sur les couilles, les masser pendant qu’on aspire, bien envelopper le gland gorgé de sang dans la bouche, jouer de la langue sur le pourtour, chatouiller la couronne hypersensible, avaler les abricots et les malaxer tous les deux doucement pour faire monter la sauce. J’étais la pire des salopes, et ils ne se sont pas privés de me le dire. Heinrich ne parlait peut-être pas très bien le français, mais il connaissait bien les expressions les plus obscènes et les plus insultantes. "Sale pute, morue, pompe-bite, vide-couilles, trou à mâles", j’ai tout entendu pendant que je m’activais sur le manche d’Heinrich. Pendant ce temps, Félix n’est pas resté en rade. J’ai senti ses gros doigts chercher mon trou pour le pénétrer de force. "Putain, elle est bien ouverte ! On va lui éclater le cul, à la pouffiasse !" J’avais effectivement l’impression de mouiller du fion. Je me suis tortillé sous les trois doigts qui me foraient, et je me suis concentré sur la pine que j’avais en bouche, m’enivrant de sa forte odeur masculine. En fait, Heinrich n’a pas pu résister longtemps. J’ai senti la bête frétiller dans ma gueule, les couilles se rétracter, et le mec feuler comme un animal blessé. Soudain, toute la sauce a giclé dans ma bouche, du bon foutre de légionnaire, le meilleur au monde. Une quantité impressionnante de jus de mâle, aah, le pied total!

Après avoir dégluti le nectar des dieux, je n’ai pas pu m’en empêcher, je me suis aplati sur le sable pour embrasser frénétiquement les rangers d’Heinrich à grands coups de langue. Mais Félix a commencé à me fesser sérieusement. Il voulait son dû ! Je me suis retrouvé avec le gros boudin sombre en travers de la gorge. Il s’est littéralement branlé dans ma gueule de pute vicieuse en me tenant par la tête, en me tirant par les oreilles. Ça me défonçait, ça me limait les lèvres, j’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais, jamais ! De la bite de légionnaire plein la gueule, bordel ! Félix a craché une quantité incroyable de semoule chaude et gluante dans ma gorge, et j’ai tout avalé en le regardant droit dans les yeux et en me pourléchant les babines. J’ai crié : "Vive la Légion ! !" Mais aucun des deux n’a ri. Ils sentaient à quel point je les admirais au plus profond de moi.

Le plus profond, ils l’ont visité à tour de rôle. Heinrich, de nouveau excité, s’est jeté sur moi. J’ai été empalé jusqu’à la garde, pénétré, défoncé. Ils m’ont explosé le cul à tour de rôle, pariant que celui qui jouirait le premier paierait la prochaine tournée.

J’étais une poupée gonflable, passant des bras vigoureux de l’un à ceux de l’autre, virevoltant, désarticulé, troué sans répit, le trou explosé, bouillant, plein de bites. Et ils ont fait durer le plaisir ! Dans toutes les positions, les plus humiliantes. J’étais la pute du bordel de campagne ambulant. J’étais au paradis, enculé férocement par l’un pendant que je pompais l’autre.

Ils m’ont fait lécher leur cul. Ils m’ont fait décrasser leurs pieds, la semelle de leurs rangers. Heinrich, plus vicelard que Félix, m’a pissé dessus. Ce fut le plus beau cadeau de ma vie. Quand ils m’ont quitté, ils m’ont roulé chacun une bonne pelle, avec la langue. La Légion, c’est la classe !