IndoBoys (7)


IndoBoys (7)
Texte paru le 2005-02-02 par Seshat   
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Template-Books.pngSérie : IndoBoys

CHAPITRE X

Trois mois plus tard, de retour en studio, ils peaufinèrent tous les détails sans rien laisser de côté, finalisant l'album dans lequel ils avaient tant investi. Les recherches musicales faites par Oli, Nicola et Boris avait apporté une grande fraîcheur à leur son, mais surtout, les textes et le chant de Nicola avaient une intensité seulement comparable à celle de «Dancetaria». Le groupe s'étonnait encore de son investissement dans ces nouvelles chansons, très introspectives pour la plupart.

Boris avait déjà commencé les démarches pour quitter le groupe. Seulement Nicola, Oli et leur manageuse savaient ce qui était en train de se passer.

Un soir, il s'absenta pour un rendez-vous avec un exécutif de leur maison de disque. En revenant, il ne trouva que Nicola, resté seul pour peaufiner les mixages. «Bonjour», fit Nicola. Boris le regarda une seconde, penché sur les réglages, les lunettes sur le nez... «Salut. Je sors d'une réunion là. Je viens chercher mon matos et je repars, t'inquiètes.» «Ça va, j'allais partir de toute façon. J'en peux plus...» Il enleva ses lunettes, étouffant un bâillement. Le guitariste resta cloué sur place. Plus que quelques heures avec cet homme qu'il aimait tant... «Je pars vendredi, après la petite fête d'écoute et tout... Tout est réglé.» Nicola hocha la tête et se leva. «Très bien... Moi je rentre, tu descends avec moi?» «Oui, attends-moi.» Boris alla chercher ses affaires et les deux sortirent dans le couloir.

Ils entrèrent dans l'ascenseur et se plaquèrent contre ses parois. Nicola passa sa main dans ses cheveux et soupira. Il observait les numéros d'étages défiler lentement. «Tu comptes faire quoi de ta carrière maintenant?» «Ben d'abord je vais prendre une pause, là, pendant la promo de l'album. Ensuite je reviendrai à Paris voir ce que je peux trouver comme boulot dans le milieu.» Nicola hocha la tête. «Tu sais, je ne t'ai jamais demandé de partir...» Boris ne savait quoi répondre. L'ascenseur s'arrêta mais personne ne monta. «Non, mais on sait tous les deux que je ne peux pas rester», dit-il enfin. «Peut-être, mais... Je ne trouve pas ça juste. Tu as travaillé si fort pour cet album, tu t'es tellement donné. Je ne peux pas concevoir que tu ne restes pas pour le défendre avec nous.» Boris avait la gorge serrée. «J'aimerais bien rester, mais je... Je ne peux pas...» Nicola se décida à le regarder. «Mais si tu peux. Rien ne t'en empêche.» «Si. Toi.» «Mais je n'ai pas envie que tu partes, moi.» «Nicola, je ne peux pas rester si je ne suis pas avec toi, je le supporte plus.» «Je ne veux pas que tu partes», répéta Nicola. «Je t'aime... Je... Je ne veux pas que tu t'en ailles loin de moi...», confessa-t-il à voix basse avant d'éclater en sanglots. Troublé, Boris eut un moment de pure angoisse.

Soudain, il frappa le bouton d'urgence de l'ascenseur, le stoppant violemment. Boris s'approcha de Nicola, essayant de toutes ses forces de se retenir de le toucher. «Nico... Écoute-moi. On ne peut que se faire du mal si on se remet ensemble.» Nicola secoua la tête. «On peut essayer encore...» Boris regardait ses yeux si troublés. Il leva une main vers son visage mais s'arrêta à la dernière seconde. C'était tellement dur... «Je te l'ai dit... Je suis jaloux. Oli, j'aurais pu le tuer... Et je t'ai déjà fait tellement de mal...», dit-il en fermant les yeux. «Écoute... Si j'ai embrassé Oli c'était pour une seule et unique raison. Tout ce que je voulais c'était lui offrir un peu de réconfort. Il n'a jamais compté pour moi autrement que comme un ami.» Boris hocha la tête. Il se dégoûtait... «Je le savais... Oli m'a expliqué. Mais ce matin-là j'étais tellement malade et la façon dont tu m'as parlé ça m'a foutu la rage... Mon dieu, je suis un monstre... Je te demande pardon.» Nicola se frotta les yeux et soupira profondément. «Je m'excuse aussi... Tout ça c'est de ma faute. J'aurais jamais dû...» «Ne dis pas ça. J'aurais dû t'écouter moi. T'es quelqu'un d'incroyable et j'ai été con de douter de tes raisons...», dit Boris, posant son front contre l'épaule de Nicola, laissant venir les larmes. Nicola passa ses bras autour de sa taille. «Je me mets à ta place et j'aurais réagi de la même façon...»

Boris resta silencieux un moment. L'odeur du corps de Nicola l'apaisait profondément. «Je t'aime...», susurra-t-il enfin. «Moi aussi... Tu m'as tellement manqué, si tu savais...» Boris mit ses bras autour de son corps et le serra fort. «Plus jamais je ne te lâcherai, plus jamais...» Nicola leva doucement son visage vers lui et l'embrassa tendrement. «Alors... Tu vas rester?», lui demanda-t-il avec hésitation. Boris le regarda dans les yeux. «T'es sûr que c'est ce que tu veux?» «J'y arriverai pas si tu t'en vas...» «Je resterai alors...», dit Boris. Il caressa les lèvres de Nicola d'un doigt encore hésitant. Son envie de lui était si forte... «Je sais que tout ça est peut-être loin d'être parfait et qu'on fait peut-être la bourde de notre vie, mais même si c'était le cas, j'ai envie de la mener jusqu'au bout cette bourde. Je sais que je t'aime. Je sais que sans toi rien n'est pareil. Et je voudrais savoir si... Si tu es également prêt à vivre ça à fond et jusqu'au bout.» «Nicola, tu n'imagines pas ce que ça m'a fait de te voir souffrir tout ce temps. La seule chose que je veux maintenant c'est te rendre heureux. Je ferai tout pour ça, jusqu'à la fin de mes jours. Parce-que toi... Même si ça sonne vachement mièvre... T'es ma seule raison de vivre.» Nicola sourit et serra Boris très fort contre lui.

«C'est dingue comme on se retrouve là où tout a commencé», remarqua Boris. Nicola jeta un regard circulaire empreint d'une certaine mélancolie et sourit. «T'as raison... Il doit être spécial cet ascenseur...» «Tu veux qu'on se marie ici?», demanda Boris d'un faux air sérieux. «Ouaiiiiiiiis, la super idée!», fit Nicola en riant. «Le seul truc embêtant, c'est que ta robe de mariée va prendre toute la place. On arrivera peut-être à caser le curé mais faudra faire la réception autre part.» «Mouais, pas grave... On passera juste la nuit de noce ici alors... Ah mais euh... Pourquoi c'est moi qui doit porter la robe? Ça te fait mieux à toi qu'à toi moi...» «Je porterai ma robe noire si tu veux... Elle te fait des choses, c'est ça? », demanda le guitariste, approchant ses lèvres contre celles de Nicola. «Mmmhmm... Je trouve que ça te fait un très joli cul...» «Alors peut-être que je ferais mieux de ne pas la porter, ça le ferait pas d'avoir la mariée avec une énorme trique comme ça», dit Boris en riant, poussant Nicola doucement contre la paroi derrière. Nicola haussa les épaules avec un air déçu. «Zut, j'aurais aimé t'enlever ton porte-jarretelles avec les dents... Comme c'est dommage...»

Souriant, Boris caressait les cheveux de son amant, appréciant leur douceur, prenant son temps pour redécouvrir cet homme qui lui était si important. «T'essaies de me rendre fou, c'est ça?», soupira-t-il. «Mouiiii... Fou de désir... T'as pas idée à quel point c'était dur d'être privé de tes caresses pendant si longtemps...», lui dit Nicola en glissant ses doigts sous son chandail. «Je peux t'assurer que j'en ai une petite idée, oui», murmura Boris, le visage enfoui dans le creux de son cou. «C'était dur... Très dur...» Sa voix était aussi amusée que pleine de désir.

Boris n'en pouvait plus. Il ouvrit enfin les lèvres pour goûter la peau de Nicola tout doucement, sa langue cueillant l'essence même de l'autre homme, les courbes, les muscles qu'il connaissait si bien... «Et c'est toujours dur à ce que je peux sentir...», murmura Nicola avec un sourire. Il ferma les yeux, déjà parti en pleine extase pour un simple coup de langue dans le cou. Boris continuait son exploration, les yeux fermés lui aussi, concentré sur les gémissements qu'il provoquait chez Nicola, sa voix ayant toujours été un fort aphrodisiaque... Il s'aidait maintenant de ses doigts, ceux-ci se baladant sur son ventre tendu, le poussant à enlever son chandail pour refaire les chemins avec sa bouche. Nicola frissonna. Il posa ses mains sur la tête de son amant, caressant doucement ses cheveux, son visage, sa nuque... Arrivé à son nombril, Boris s'occupa d'ouvrir le pantalon de Nicola pour soulager la pression sur son érection.

Puis il se redressa, enleva son t-shirt et prit le visage de Nicola entre ses mains. «Regarde-moi Nicola». Son amant ouvrit les yeux. Les deux se regardèrent un long moment avant que Boris ne l'embrasse fougueusement, entourant son corps de ses bras nus, se collant à lui comme s'il voulait l'embrasser de toute sa peau en fièvre. Nicola répondit à son baiser avidement. Il se laissa lentement glisser le long de la paroi, entraînant Boris avec lui et l'allongeant sur le plancher de l'ascenseur. À cheval sur son amoureux, il lécha à son tour son ventre et sa poitrine, mordillant gentiment sa peau douce. Boris se laissa faire, ses mains allant entourer les rondeurs des fesses du chanteur comme s'il cherchait quelque chose à quoi s'accrocher alors que son corps entier se tordait sous les attentions de sa bouche. «Nico... Nico... », gémit-il. Nicola vint déposer un baiser sur ses lèvres. «T'as envie que je te suce?», lui demanda-t-il sans détour. «Oh putain, oui...», dit-il en gémissant encore. La seule question aurait été capable de le faire jouir. «Ça te plaît que je joue la gentille petite salope, n'est-ce pas?», murmura Nicola en défaisant très lentement le pantalon de Boris, le regardant dans les yeux. Boris ne put s'empêcher de grimacer: la plaie était encore trop récente. Mais il sourit à nouveau, se replongeant dans le jeu. «Tais-toi et suce, bitch.» «Tes désirs sont des ordres...», lui répondit Nicola avec un sourire.

Il finit de détacher le pantalon de son amant et écarta son slip pour libérer son sexe en érection et le masturber lentement. Puis il se pencha enfin sur lui. Les mains de Boris se retrouvèrent immédiatement sur les cheveux de son amant, sur sa nuque, guidant les mouvements de sa bouche. Rien n'était comparable à la façon intime et experte dont Nicola s'occupait de lui... De longs coups de langue, puis de la pression autour de l'extrémité, juste assez pour le rendre fou avant de l'avaler presque entier et de le sucer tout en poussant de petits gémissements extrêmement excitants. Nicola descendit son pantalon et son slip un peu plus. Il lécha ses testicules tout en faisant rapidement glisser le sexe de Boris dans son poing fermé. «Putaiiiiin Nico...», râla Boris. «Attends, je vais... Arrête...» Nicola stoppa et se concentra quelques minutes sur le ventre, la poitrine et le cou de Boris jusqu'à ce qu'il se calme.

Il rapprocha son visage du sien. «Je te veux au fond de moi...», lui murmura Nicola, ses lèvres effleurant les siennes. Boris eut un frisson. «C'est tout ce que je veux faire... Te prendre encore...», dit-il en donnant un léger coup de reins contre ceux de Nicola qui reposaient dessus «... et encore...» Autre coup. «... et encore.» Un dernier et il prit Nicola dans ses bras, l'embrassant avec force. Son amant répondit à son baiser avec autant d'enthousiasme, en profitant pour lui retirer complètement ses vêtements. Puis il rompit leur baiser à regret et se leva pour se déshabiller lui aussi, enjoignant Boris à se lever également, recollant son corps et ses lèvres contre les siennes.

Un long moment après, Boris s'éloigna. «Prie pour que j'aie une capote dans mon sac», dit-il en riant, se baissant pour fouiller dans ses choses jetées par terre. Nicola l'observa fouiller. «T'en a mis avec Oli?» «Bien sûr», répondit Boris d'une voix basse après un instant. Il finit par retrouver une capote tout au fond de son sac. Il se releva, s'approchant de Nicola et posa une main tendre contre son flanc. «Nico, je veux que tu saches que ce que j'ai fait avec Oli n'a rien à voir avec ce qu'on fait... Avec lui, c'était du sexe sous l'effet de l'alcool. Toi... Je veux te faire l'amour...», susurra-t-il en frôlant la joue de Nicola de ses lèvres. Celui-ci sourit et passa ses bras autour de la taille de Boris en posant son front contre le sien. Puis il lui prit la capote des mains. «Alors... Peut-être qu'on pourrait s'en passer...» Boris soupira, rassuré. «J'en ai envie moi aussi, mais je voudrais qu'on fasse le test d'abord Nico. Juste pour être sûrs.» «D'accord», répondit Nicola en l'embrassant tendrement. «Et puis on aura besoin du lubrifiant de la capote. Tant qu'on aura pas retrouvé notre huile, je ne veux pas te faire mal», dit Boris en souriant. Nicola sourit également et déchira l'enveloppe de plastique puis glissa la capote sur son sexe.

Ensuite, le guitariste souleva doucement la jambe droite de son amant. L'espace étant restreint, il pouvait poser son pied sur la paroi devant. Boris s'arrêta un instant, leurs deux corps chauds en haute tension. Puis il s'approcha pour le pénétrer doucement, leurs lèvres se soudant ensemble. Nicola retint son souffle alors que Boris enfonçait son sexe doucement en lui. Il ferma les yeux, content, presque soulagé de retrouver toutes ces sensations qui lui avaient tant manquées durant les derniers mois... Enfin accueilli au plus profond du corps de Nicola, Boris s'arrêta et respira profondément. Il aurait pu mourir là tellement il était heureux. Il fixa alors le beau visage de son amant, commençant à pistonner tout doucement, cherchant à procurer le plus de plaisir à Nicola, juste pour voir ses expressions extasiées. Le chanteur renversa la tête en arrière et émit un profond gémissement. «Ahhnn... Ce que c'est bon... T'arrête pas...» Boris était loin de vouloir s'arrêter.

Il mordillait le cou du chanteur, posant sa main contre le mur. Il perdait graduellement le contrôle, excité par les gémissements de Nicola, ses mouvements devenant plus profonds. «Nicola... Je t'aime...», murmura-t-il contre sa peau. «Moi aussi mon amour...», répondit Nicola entre deux gémissements, le souffle court. Il appréciait l'effet de la gravité combiné aux poussées de Boris... Le plaisir était si intense, si profond... Le guitariste sentait monter en lui une vague de plaisir. Il ne pouvait plus se retenir. Il donnait des coups de reins sauvages, arrachant des râles rauques à Nicola entre deux baisers mouillés féroces. Il n'y avait plus que l'urgence et le besoin animal, les deux hommes s'abandonnant dans leur montée d'excitation.

Boris empoigna le sexe de Nicola, le masturbant d'une main rapide et sûre. Nicola grogna, s'accrochant aux épaules de Boris, enfonçant ses doigts dans sa chair, perdant la raison. «Putain... Ahhnnn, Boris... Je vais... Je vais venir...» «Come on baby...», gémit Boris avec un sourire canaille aux lèvres. Le corps de Nicola fut secoué violemment, l'orgasme arrachant de lui un seul cri étonné, le nom de son amant, alors qu'il explosait entre ses doigts. Boris ferma les yeux, atteignant le paradis avec deux dernières poussées, jouissant dans l'étreinte du corps de Nicola. «Putain Nico!», râla-t-il contre son épaule. Encore un coup langoureux et il s'arrêta enfin. «Mmm...», fit Nicola doucement. Il ferma les yeux et laissa les dernières vagues de l'orgasme l'emporter au loin un instant avant de serrer Boris dans ses bras. «Qu'est-ce que je t'aime toi...»

Boris se laissa glisser contre la paroi à côté, emmenant Nicola avec lui, son corps baigné de sueur largué entre ses bras. «Beau... T'es tellement beau...», murmura le guitariste, caressant le visage de son amant. «... Surtout quand tu jouis.» Nicola rit doucement et l'embrassa sur les lèvres. «T'es beau toi aussi... Surtout quand tu t'appliques à me faire jouir.» «On a plus besoin de coiffeurs, de maquilleurs et de tous ces gens alors... Suffit de baiser régulièrement pour nous maintenir en forme», dit Boris en riant. Il contempla le grand sourire qui éclatait aux lèvres de son amant. «Nico... J'ai un truc à te proposer», dit-il doucement. «Oui, dis-moi.» Boris le regarda dans les yeux. «Si jamais t'as envie d'essayer... Tu sais... Ce que je te fais... Eh ben... Je suis à toi.» Nicola ouvrit de grands yeux. «Hum... Ouais, pourquoi pas. Tu veux savoir ce que ça fait de se faire sauter?», lui demanda-t-il avec un sourire. «Disons que je suis curieux de savoir si t'es aussi doué pour prendre les choses en main au lit qu'au studio.» «Ce serait pas plutôt pour voir si en fin de compte j'aurais pu donner ça à Oli si j'aurais voulu? Fais pas cette tête, c'est qu'une blague.» Boris sourit, serrant Nicola d'un bras alors qu'il pinçait sa cuisse. «Ouais, mais ces blagues-là il va falloir les arrêter sinon je retire ma proposition et toi tu vas te faire punir encore...» «Non, non, non. Je vais être sage, je vais être sage, je te le promets... Excuse-moi», fit-il avec son sourire le plus innocent. «J'ai pas pu m'en empêcher...» «On va dire que je te crois... T'as juste pas envie de perdre l'opportunité de me sauter, je le sais», dit le guitariste en se redressant.

«Allez, je crois qu'il est temps de rendre aux pauvres employés de Sony leur ascenseur.» «Ça oui, sinon on va finir par devoir leur payer un loyer», fit Nicola en ramassant ses vêtements. «On va chez toi après? Je vais aller squatter ton lit si tu me permets, faut que je dorme, y'a des semaines que j'ai de la difficulté à fermer l'œil.» «Ouais, sans problème. Tu m'aideras à ranger demain matin.» Boris finit de s'habiller et alla entourer le cou de son amant par derrière, laissant sa tête reposer contre son épaule. «Sans blague, moi aussi je n'arrive pas à dormir si t'es pas là...», murmura-t-il. Nicola appuya sa tête contre la sienne. «Désolé, mais ton ménage attendra sûrement parce-que j'ai pas l'impression qu'on va quitter ton lit de sitôt...» «Dis-moi que c'est une promesse», demanda Boris en changeant de côté pour aller embrasser tendrement Nicola. «Je te le jure...», répondit Nicola avec un sourire. Boris sourit aussi et soupira. «T'es prêt à quitter notre nid d'amour?» «Oui, allons l'installer ailleurs...»

Après un dernier baiser rapide, Boris alla remettre en marche l'ascenseur. «Nico, où est-ce qu'on a foutu la capote?», dit Boris après un instant. «Euh... Je sais pas...» En fait, Boris l'avait déjà localisée dans le coin où ils étaient assis. Il prit un mouchoir dans son sac et emballa la capote sous le regard amusé de Nicola. «S'il fallait que ça recommence tout ça...», fit Nicola en imitant un air terrorisé. «Plus jamais...», murmura Boris en mettant le tout dans sa poche. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent ensuite. Il n'y avait qu'un agent de sécurité derrière l'accueil. Alors qu'ils passaient devant en sortant, Boris eut la curieuse impression que le mec avait un drôle de sourire complice...

ÉPILOGUE

Allongé à moitié nu sur le lit, Nicola zappait d'une chaîne à l'autre, Boris pressé contre lui. C'était une fin de dimanche pluvieuse mais encore un peu chaude, un reste d'été. Nicola et Boris avaient passé un week-end de pure paresse, leurs activités se concentrant dans le lit et la cuisine. «Putain... Comme j'ai pas envie d'affronter les journaleux demain...», grogna Boris. «Moi non plus... Mais faut bien faire la promo de l'album. Vive le marketing», fit Nicola en fixant les images sur l'écran qui défilaient à une vitesse folle avec son zapping frénétique.

Finalement, il ferma la télé et lança la télécommande sur le tas de vêtements par terre avec un grognement de frustration. «Ouais mais tu veux parier combien qu'ils n'auront que des questions à propos de l'interview qu'on a donné à Nova?», dit Boris, amer. «Oui, je sais, je sais...», fit Nicola en soupirant. «Mais on a pas vraiment le choix. Qu'est-ce qu'il faudrait faire? Refuser toutes les interviews?» «Si seulement on pouvait... Mais les mecs de chez Sony seraient pas contents. De plus, je suis sûr qu'ils sont assez satisfaits de l'intérêt qu'on a fini par susciter.» Nicola roula sur le dos et fixa le plafond. «Ça fait parler donc c'est bon pour les affaires... Je suis sûr qu'Oli doit être content de pas être mêlé à tout ça en fin de compte. Lui s'occupe de sa nouvelle petite copine et personne ne lui pose de question le chançard!»

«Quoique si ça continue comme ça, on va tous finir avec les mecs de chez Voici dans le cul... J'espère qu'il aura bien profité de ses derniers jours de paix. Cette Émilie lui fait un bien fou», dit Boris en attrapant son paquet de cigarettes. «Ouais... Mais tout le monde parle plus de toi et de moi que de l'album donc à quelque part tout le monde en souffre, Oli y compris.» La cigarette dans une main, Boris caressait les cheveux de Nicola de l'autre. «C'est chiaaaant... J'aime pas le fait qu'ils vont tous s'acharner sur nous plutôt que de parler de la musique mais bon... Ça m'énerverait encore plus de ne pas pouvoir t'embrasser quand j'en ai envie.» Nicola fit un petit sourire et lui donna un court baiser. «C'est sûr, mais je trouve ça emmerdant que tout le monde nous regarde tout le temps...» «Hé, c'est juste un petit peu plus qu'avant... Sauf que maintenant t'as moi pour t'aider à tenir le coup», dit Boris en entrelaçant ses doigts avec ceux de son amant. «Moui... Avec le temps, je crois que ça deviendra banal pour les autres. Ils vont finir par se calmer...» «Hmm... J'espère...», murmura Boris.

Après un silence confortable, il sourit. «Je n'oublierai jamais la tête qu'il a fait François.» Nicola pouffa de rire. «Ça valait le coup juste pour ça!» Boris se mit à rire à sa suite. «On aurait dit qu'il tombait des nues: mais c'était pas juste une blague??? Le pauvre, on l'a traumatisé...» «Bah, il s'en remettra, je m'en fais pas pour lui...» «Non, c'est sûr, ça va aller avec lui et les autres aussi... Marco m'a quand même bien fait marrer quand il m'a fait jurer de bien m'occuper de toi. On aurait dit ta mère!» Nicola sourit. «Tu t'occupes bien de moi, je lui dirai de pas s'inquiéter.» «Ah, tu me flattes là... Putain la pression!», dit Boris en riant, éteignant le mégot dans le cendrier déjà bien rempli. «Je suis surtout heureux qu'on ait réglé l'histoire avec Oli. Il avait l'air hyper soulagé.» «Oui... C'était pas facile pour nous mais ça ne l'était sûrement pas plus pour lui. Maintenant il va bien, on a plus à s'en soucier.» «Ouais... Putain, j'ai hâte de commencer à faire les concerts mais je regrette déjà de ne plus pouvoir être avec toi comme ça...» «On aura qu'à dormir ensemble à l'hôtel...», rétorqua Nicola avec un clin d'œil complice, se se levant pour aller éteindre la lumière. «Et bien s'enfermer, histoire de pas avoir de mauvaises surprises», compléta Boris, accueillant Nicola entre ses bras. «Faudra essayer de pas trop t'épuiser par contre.» «C'est à moi que tu dis ça? Je reste toujours tranquille moi après les concerts. Toi, je suis prêt à parier que tu vas aller faire la fête et qu'ensuite tu vas rentrer complètement saoûl et essayer de me violer!», lui rétorqua son amant avec un sourire. «Putain, tu sais que je fais des efforts là...», fit Boris avec un air offensé. «Mais j'y peux rien, tu me fais tellement bander quand tu me résistes...» «Et j'avoue que j'adore te voir devenir complètement fou quand je te repousse...», confessa Nicola à voix basse en l'embrassant. Boris répondit à son baiser doucement.

«Je commence vraiment à apprécier quand tu prends le dessus...» Nicola sourit. «C'est bien, mais je préfère être soumis... Je trouve ça vachement plus excitant. Ça fait changement du reste du temps où j'ai à prendre le contrôle pour le groupe et tout ça... Y'a vraiment qu'avec toi que je peux me laisser aller complètement.» «Ouais, ouais, comme si t'aimais pas tout simplement jouer à la salope», dit Boris en empoignant les cheveux de Nicola, souriant. Le chanteur grimaça un peu puis un sourire coquin se dessina vite sur ses lèvres. «Aussi...» Boris se pencha pour effleurer la gorge de son amant avec ses lèvres. «Quel joli couple de pervers on fait...», murmura-t-il. Nicola ferma les yeux. «Mmm... Ça oui... Mais c'est toi qu'a commencé, c'est toi le plus pervers de nous deux.» «Mais toi, t'as bien vite rentré dans mon jeu... Au fond, t'es même pire que moi.» «Même pas vrai... Tu m'as corrompu. J'étais tout innocent avant que tu ne poses tes mains sur moi.» «Et putain que ça me plaît de te corrompre comme ça...», murmura Boris contre la peau de son amant. «Maintenant...», continua-t-il, «si on s'occupait de cette trique que t'as là?»

THE END


«DEUX INDOBOYS DANS UNE BOÎTE EN FER»: LA B.O.

Petit bonus à l'histoire: quelques chansons qui pourraient constituer la bande originale de «Deux Indoboys dans une boîte en fer» si on en faisait un film... On a essayé le plus possible de rester dans l'esprit et l'ambiance Indo, tout en essayant de présenter des chansons dont le texte correspond aux personnages et situations décrites dans l'histoire. Autrement, on a également inclu les chansons qu'on écoutait pendant qu'on écrivait tout ça...

Voici donc notre choix:

++fmt 1: Mars Landing Party (Placebo) 2: Je T'aime Moi Non Plus (Brian Molko feat. Asia Argento) 3: Je Saigne Encore (Kyo) 4: My Sweet Prince (Placebo) 5: Closer (Nine Inch Nails) 6: L'Amoureuse (Indochine) 7: Juste Toi Et Moi (Indochine) 8: Unintended (Muse) 9: Venus (Indochine) 10: Le Baiser (Indochine) 11: Kissing My Song (Indochine) 12: Tainted Love (Marilyn Manson) 13: Mes Plus Mauvaises Nuits (Indochine) 14: Can't Take My Eyes Off Of You (Muse)