Initiation réussie


Initiation réussie
Texte paru le 2011-01-05 par Trebor   Drapeau-fr.svg
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Jérôme est un homme âgé de 28 ans qui habite une ville de moyenne importance où il réside depuis quelques années après qu’il ait quitté le domicile de ses parents. Vivre chez eux devenait difficile, ils auraient eu tendance à diriger sa vie, questionner sur ce qu’il faisait, qui il connaissait, etc. Mais le plus irritant pour Jérôme était d’entendre ses parents dire :

— Quand vas-tu nous présenter une petite amie ? Nous sommes déjà âgés et aimerions avoir des petits enfants.

Jérôme ne se sentait pas en pleine forme, de plus l’ambiance de travail avait complètement changé quand la direction de l’entreprise a été reprise par le fils du patron, alors, le boulot et ses parents, c’en était trop. Il s’est mis à consulter les annonces de recrutement. Après quelques mois de recherches infructueuses, il commençait à désespérer jusqu’au jour où une société de transports routiers recherchait une personne pour coordonner les transports. L’annonce précisait que le candidat devait avoir le bac et le permis poids lourd, il était possible que le candidat fût contraint d’assurer certains transports. Jérôme a vite envoyé son CV. Par retour du courrier, la société lui demandait de se présenter au siège de l’entreprise. Jérôme appréhendait cet entretien mais l’accueil a été très détendu, son profil et son apparence ont convaincu le directeur de l’entreprise de l’embaucher dès qu’il aura terminé son préavis chez son employeur. Cette ville de moyenne importance se trouve à 50km du domicile de ses parents, ainsi donc le week-end, il venait pour rechercher un appartement. La société lui ayant donné quelques tuyaux, il a fini par en trouver un convenable. Le déménagement de chez ses parents a été très rapide, n’ayant que ses effets personnels, sa chaîne hi-fi, sa télé, quelques ustensiles de cuisine donnés par ses parents, le tout chargé dans sa Clio. Après avoir embrassé ses parents, il est parti pour son propre appartement.

Arrivé, il disposait de quelques jours avant de commencer à travailler qui ont été nécessaires pour meubler et arranger son appartement. Heureusement, Jérôme avait des économies lui permettant d’acheter ce dont il avait besoin. Par chance, l’appartement était très propre et les sanitaires en parfait état. La cuisinière électrique, le réfrigérateur, la machine à laver sont livrés par trois employés d’un grand magasin. En ouvrant la porte, Jérôme se trouve face à un homme d’une cinquantaine d’années et de deux jeunes du même âge que lui ou sensiblement. L’homme porte une salopette de travail, les deux autres sont en jeans usés à certains endroits, probablement par le frottement des marchandises qu’ils transportent. Autant l’homme est souriant, autant les jeunes sont plus réservés; aimables mais réservés. Jérôme se sent bizarre en leur présence sans savoir pourquoi. L’homme à la salopette dit à Jérôme :

— Il y a un petit contre-temps, l’installation ne sera pas terminée avant midi, les plaques électriques sont en état de marche. Pour le reste, mes deux collègues, François et Didier, devront revenir cet après-midi pour terminer.

Avant qu’ils ne repartent, Jérôme leur propose un rafraîchissement.

En début d’après-midi, Didier et François arrivent et se mettent immédiatement au travail. Jérôme se sent de nouveau mal à l’aise, encore plus que ce matin, sa pensée est troublée par la sonnette de l’interphone.

— Nous venons livrer la chambre à coucher.

— Quatrième étage, première porte à droite.

— Très bien, merci.

Jérôme ouvre et découvre deux répliques de Didier et François, même apparence et même look.

— Moi c’est Sylvain et lui c’est Marc.

— Entrez, la chambre est au fond, il faut juste que j’enlève le matelas pneumatique.

En entrant, ils aperçoivent Didier et François.

— Salut les mecs, alors on se retrouve ce soir à l’endroit habituel ?

— Ok.

— Le temps que vous travaillez, je vais acheter des rafraîchissements.

— Bien m'sieur.

Jérôme met peu de temps pour faire ses achats, le magasin à cette heure était désert. La porte palière était restée entrebâillée, il allait entrer quand il entend Sylvain demander à Didier et François :

— Comment vous trouvez le client ?

— Ben, il a l’air sympa, déjà ce matin il nous a donné quelque chose à boire.

— Et vous ?

— Je ne peux pas dire exactement mais il ne semble pas très gai. Il a l’air bien balancé mais vous avez vu la coupe de cheveux à la pépère.

Jérôme décide de redescendre. Il appuie sur l’interphone et entend un des employés dire :

— Oui ?

— C’est moi Jérôme, vous pouvez m’ouvrir j’ai oublié mes clés.

— Oui!

Clic, clic. Quand il arrive à l’appartement, les jeunes ont pratiquement terminé. Pendant qu’ils se rafraîchissent, les questions sont posées: d’où venez-vous, que faites-vous, avez-vous des enfants, etc, bref presque une enquête. Jérôme n’a rien à cacher et répond aux questions mais toujours ce malaise. Ils le quittent en lui donnant une puissante poignée de mains.

Après avoir dîné, Jérôme repense à sa journée et cherche à savoir pourquoi il se sentait tout drôle. Il revoit en souvenir ces quatre hommes de son âge. Ce qu’il a tout de suite remarqué, c’est qu’ils sont larges d’épaules. Subitement il a l’image des jeans devant les yeux et se met à bander. Merde ! Qu’est-ce qui m’arrive ? Ce n’est pourtant pas la première fois que je vois des mecs en jeans. Il essaye de ne plus y penser et décide d’aller au lit car demain il travaille.

Presque deux mois qu’il travaille, son job lui plaît, il a tout de suite été adopté par le personnel et les routiers. Son patron le convoque dans son bureau :

— Jérôme, vous savez que nous avons un transport de marchandises sur deux ou trois jours et qu’il y a des arrêts maladie ? Comme vous avez le permis poids lourd, je voudrais que vous accompagniez Mario dans la conduite, vous connaissez la réglementation administrative.

— Pas de problème Monsieur, demain à 7 heures je serai là.

— Bien entendu, en raison de votre poste, vous ne dormirez pas dans le camion.

— Merci Monsieur, cela me gêne un peu.

— Pourquoi je vous prie ?

— Tout simplement vis-à-vis du chauffeur Mario, toute la journée nous allons être ensemble et je me vois mal lui dire : vous dormirez dans le camion et moi à l’hôtel. Ce serait vexant, je préfère dormir dans le camion.

— Votre délicatesse vous honore Jérôme, vous dormirez à l’hôtel avec Mario, mais soyez raisonnable.

— Raisonnable ?

— Oui, ne choisissez pas un hôtel quatre étoiles, dit le patron en souriant.

— Soyez sans crainte, un deux étoiles suffira...

Jérôme n’est pas du tout perturbé par ce changement et puis il va faire connaissance avec Mario. À 7 heures, Jérôme est devant le camion, cinq minutes après il aperçoit Mario.

— Ah, je suis un peu en retard, excuse moi, oh pardon, vous êtes mon supérieur et je vous ai tutoyé...

— Nous allons vivre ensemble 24 heures sur 24 pendant au moins deux jours alors on se dit TU. Je m’appelle Jérôme, de plus tu n’es pas beaucoup plus âgé que moi, j’ai 28 ans et toi ?

— 30 ans.

La journée s’est très bien déroulée, un reprenait le volant quand l’autre était fatigué. Tout en discutant de diverses choses, Jérôme qui se sait non pas timide mais discret et parfois secret, s’étonne d’avoir été prolixe. Ils dînent dans un routier dans une ambiance surchauffée tant il y a de monde. Il y a là un échantillonnage de l’aspect du routier. Jérôme remarque que beaucoup sont bedonnants et enveloppés.

Après avoir roulé 20km, ils trouvent un deux étoiles qui dispose d’une aire de stationnement. Jérôme demande une chambre avec deux lits et douche, réveil à 6h30. La porte de la chambre refermée, Jérôme laisse Mario se doucher le premier, le temps qu’il penne quelques notes. Mario ressort à peine séché car il fait chaud en ce soir de juin, une serviette nouée autour de la taille. Jérôme ne peut s’empêcher d’admirer la puissance et la beauté de son corps. Lui-même prend sa douche et se regarde dans la glace. Oui, il est moins puissant que Mario mais son corps pourtant fort enviable ne dégage rien par rapport à celui de son compagnon. Il ressort dans son pyjama, veste et caleçon. Mario est déjà au lit avec simplement le drap remonté au niveau du bas du ventre; instinctivement, Jérôme remarque la bosse sous le drap, il se couche.

— Dis moi Jérôme, tu es marié, tu as des enfants ?

— Non, je suis célibataire. Oh j’ai bien eu des copines mais ça n’a pas marché. Depuis que je suis ici, je n’ai pas encore essayé de trouver une copine

— Alors tu te…

Mario fait le geste de cracher dans sa main et de l’agiter de bas en haut, Jérôme se sent gêné et rougit un peu.

— Sois pas gêné, qui ne le fait pas ? Qu’est-ce que tu crois ? Quand j’ai roulé toute une journée et que je me retrouve seul dans le camion pour dormir et que je bande, eh bien je me branle. Moi aussi je suis célibataire...

— Dormons, demain nous nous levons tôt.

Jérôme est agité, il a du mal à trouver le sommeil, la vision de la bosse, la liberté de Mario de parler masturbation et puis soudain le souvenir des livreurs qui eux aussi avaient une belle bosse dans le jeans. Tout cela le fait bander... s’il avait été seul dans la chambre, il se serait branlé.

Aussitôt le petit déjeuner pris, ils reprennent la route. Avec un peu de chance, ils seront peut-être à l’entreprise ce soir.

— Tu t’es mal couché, tu as des mèches de cheveux récalcitrantes. T’as mal dormi ? J’espère que t’es pas fâché de ce que j’ai dit hier ?

— Non, sois tranquille. Au moins cela renforce notre camaraderie toute récente.

— C’est gentil ce que tu dis là en lui posant, le temps d’un éclair, la main sur le genou.

Encore une fois Jérôme se sent troublé, sa queue grossit alors il empoigne le journal, le pose sur les jambes et fait semblant de lire. Semblant parce que l’origine de cette excitation lui est inconnue et l’empêche de se concentrer sur la lecture.

— Les nouvelles sont bonnes ? demande un Mario rusé.

— Rien d’intéressant.

Ils sont de retour à l’entreprise juste avant la fermeture. Le patron qui allait monter dans sa voiture remarque le camion et vient vers eux.

— Bonsoir Messieurs, déjà de retour ? Je pensais vous revoir seulement demain matin.

— Nous avons eu beaucoup de chance, la circulation était fluide et nous n’avons pas eu à attendre lors du déchargement et du rechargement, répond Jérôme.

— Merci Jérôme, à vous aussi Mario. Au moins, si un jour j’ai un problème, je sais que j’ai un tandem sérieux. Allez vous reposer et à demain.

— Bonsoir Monsieur ! disent–ils en chœur.

En s’approchant de sa voiture, Mario propose à Jérôme de le raccompagner.

— Merci de ta proposition mais j’ai ma voiture. Une autre fois peut-être et puis on est appelé à se revoir.

— Tu sais Jérôme, j’ai eu du plaisir à bosser avec toi quoique parfois tu sembles un peu coincé. Allez ma poule, à un de ces jours.

Ma poule ! Jérôme est complètement désorienté. Certes il se souvient avoir déjà entendu cette expression dans des films mais qu’on lui dise cela à lui le perturbe. Il rentre chez lui avec le pressentiment qu’il va passer une mauvaise nuit.

Jérôme s’entend bien avec ses collègues, ils sont tous mariés, plus d’une fois il a été invité à l’apéritif mais sans vraiment de liens amicaux. Alors le soir, il se promène au hasard dans les rues, le quartier qui se trouve derrière son immeuble lui est encore inconnu. Il décide donc de s’y rendre. J’ai le temps de rentrer se dit-il, demain c’est le week-end et il n’a pas envie de le passer chez ses parents comme cela lui est déjà arrivé. Ce quartier n’est pas très animé, pas très bien éclairé et n’offre rien d’intéressant à découvrir. Il s’apprête à rentrer chez lui quand il entend et voit une dispute, une bagarre même, dans la rue où il se trouve. Il approche en pensant que sa venue fera fuir les belligérants. Pas du tout, deux gaillards s’acharnent sur un mec de même corpulence, mais seul. Jérôme approche.

— Deux contre un, vous n’avez pas honte ?

— Ta gueule, on t’a pas sonné. Ça ne te regarde pas, nous on n’aime pas les PD, fous nous la paix !

— Être homophobes ne vous donne pas le droit de le tabasser !

Un des agresseurs s’approche de Jérôme, le poing levé, pour le frapper mais lui qui a fait un peu de judo réussit à le dominer. Il insiste sur la prise, l’agresseur braille tellement, la douleur est vive. L’autre arrive et veut frapper Jérôme qui lui envoie un coup de pied dans l’entrejambe. Vaincus, ils ont fait vite pour déguerpir, un tient son bras tandis que l’autre met ses mains en coquille sur son paquet. Jérôme approche pour secourir l’agressé qui saigne du nez et de la lèvre.

— Pas trop douloureux ?

— Ça va, merci de m’avoir aidé.

— Je n’habite pas loin, venez chez moi que je vous soigne.

— Non merci mais j’accepte que vous m’accompagniez au local de mes copains.

— Volontiers, je vous suis.

— Vous n’êtes pas d’ici. Je ne vous jamais vu.

— J’ai emménagé il y a seulement quelques mois.

On s’arrête devant ce qui a dû être un ancien petit garage, l’homme frappe à la porte.

— Qui c’est ?

— C’est moi, Antoine, ouvre.

— Mais qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?

— J’ai été agressé par deux anti-pédés, c’est Monsieur qui les a fait déguerpir, un avait mal au bras, l’autre aux couilles.

C’est alors qu’il réalise que sept hommes l’entourent. Il reconnait les livreurs, François, Didier, Sylvain et Marc.

— Merci pour ton courage, merci d’avoir aidé notre ami, surtout quand tu as su qu’il était PD, comme nous tous ici soit-dit en passant. Tu aurais pu dire, un PD, qu’il se démerde mais tu t’es battu pour lui. C’est pourquoi nous tous ici on t’est redevable car ce qui touche l’un de nous, touche le groupe.

— Oh, je n’ai rien fait d’extraordinaire. Je n’ai même pas réfléchi mais voir deux individus s’acharner sur plus faible en nombre m’est insupportable.

— Tu es pressé ? Sinon tu peux rester.

En chœur les autres s’écrient :

— Oui, reste qu’on fasse connaissance !

— Demain c’est le week-end, j’ai le temps mais je ne voudrais pas déranger. Vous êtes entre vous et je ne tiens pas à vous empêcher de faire ce que vous avez à faire.

— Dis-moi, tu me sembles un peu coincé. Quand on est allé chez toi, nous quatre avons eu la même impression. Ne t’inquiète pas pour nous, tu peux si tu veux rester jusqu’à ce qu’on parte. Tout d’abord, on va te faire découvrir notre repaire. Ce petit garage appartient à mon oncle, il a transféré son activité dans un local beaucoup grand et moins retiré que celui-ci. La mairie parle de le racheter mais elle en offre un prix tellement dérisoire que mon oncle attend. Sachant qu’on cherchait un local pour nous réunir, il nous l’a proposé; à nous de payer l’électricité et l’eau, nous mettons chacun 40 euros par mois pour les différents frais. L’avantage aussi, si on fait du bruit, c’est que les voisins sont assez loin à part un couple de personnes âgées qui occupe la petite maison en face.

Au fond de cet espace qu’était le garage se trouve une grande façade vitrée derrière laquelle on aperçoit dans un espace séparé, douche et wc, deux grandes pièces. Deux vieux canapés, une grande table, des chaises, un petit réfrigérateur et un meuble composent l’aménagement. Dans un coin à angle droit, d’épais coussins de mousse sont posés par terre, un peu comme un salon oriental. Il y a des livres, une télé, CD et cassettes, dans une autre pièce du matériel de musculation. Jérôme s’assoit sur le canapé, c’est alors qu’il réalise que pris par la nouveauté et la visite des lieux, il n’avait pas détaillé les hommes présents. Ils ont tous les cheveux très courts, on sait au moins que le matériel de musculation est utilisé; malgré les chemises ou les T-shirts, on devine les muscles. Certains portent des pantalons de cuir, d’autres des jeans, ils sont tous là, assis les jambes écartées, faisant ressortir la bosse des jeans. Jérôme, lui, est assis d’une façon moins détendue. La jambe droite de François entre en contact avec la jambe gauche de Jérôme et la jambe gauche de Sylvain avec sa jambe droite, c’est à ce moment là qu’il ressent des picotements dans son bas-ventre. Il a beau boire sa bière pour ne plus y penser mais rien à faire, il bande davantage. Son jeans beaucoup moins près du corps que les autres laisse malgré tout voir le sexe en érection. Tous s’en aperçoivent et esquissent un petit sourire de sous-entendu. François, décidé à décoincer cet homme qui lui a plu dès le premier regard, passe son bras sur le haut du canapé, derrière la tête de Jérôme.

— Tu nous as dit que tu n’étais pas marié mais tu as une copine ?

— Non, surtout depuis que je travaille dans cette ville et puis je n’ai pas eu le temps ni l’occasion de faire des rencontres.

— Eh bien, à défaut de nana tu sais où trouver des copains parce que nous, on te trouve sympa et on aimerait mieux te connaître si tu es d’accord...

— Oui, bien sûr, moi aussi je vous trouve sympas.

— Cela ne te dérange pas qu’on soit gays ?

— Pas du tout, mais c’est la première fois que je parle avec des hommes, sachant qu’ils sont gays.

— Quel effet ça te fait ?

— Aucun, non aucun.

— Sois franc !

— Non je te dis, vous pouvez me croire.

— Menteur, et ça c’est quoi, c’est pas de l’effet ?

François a saisi à travers le jeans la bite raide de Jérôme.

— Je, je, je crois qu’il faut que je parte !

— Pourquoi ? Tu nous as dit que tu avais le temps, détends-toi, laisse-toi aller...

C’est alors que les mains de François et Sylvain se sont mises à lui caresser les cuisses. Jérôme se contractait, croyant maîtriser son excitation parce qu’en lui-même, il devait le reconnaître, cela lui plaît énormément. François a ouvert la braguette pour lui sortir son sexe d’une taille plus qu’honorable.

— Mais c’est qu’il est bien monté le bougre. Il nous avait caché ça. Les amis, il devrait faire partie de notre communauté, il a de quoi assumer.

François commençait à sucer la queue de Jérôme qui essayait de protester, de lutter, mais sans ardeur tant il était prisonnier du plaisir que lui procurait François puis Sylvain quand François embrassait Jérôme, tellement excité qu’il a éjaculé sur le visage de Sylvain. Gêné, honteux, Jérôme s’est vite rhabillé, levé, "salut les gars !" direction son appartement.

Revenu chez, lui il a pris une longue douche comme S’il voulait faire disparaître toute trace de souillure mais il n’arrêtait pas de penser à François et tous ces jeans gonflés.

Il s’est réveillé de bonne heure, il a mal dormi. Il s’apprête pour aller chercher du pain pour son petit déjeuner mais il constate qu’il n’arrête pas de bander et décide donc de rester à l’appartement. Il se contentera de biscottes. Sous la douche, Jérôme se masturbe avec frénésie, il se sent un peu apaisé, s’habille et va faire quelques courses. Après le repas de midi, il se sent pensif, las, sans énergie et sans désir de faire quoi que ce soit. La sonnette retentit.

— Oui, qui est-ce ?

— François, ouvre.

Une fois entré, Jérôme questionne François :

— Salut, qu’est-ce que tu veux ?

— Te parler, ne sois pas fâché pour hier soir, peut-être que je n’aurais pas dû mais j’en avais envie. Ne me dis pas que tu n’as pas aimé. C’est nouveau pour toi, c’est la première fois mais tu dois être honnête avec toi-même et admettre que les hommes t’excitent. Je crois que tu es coincé depuis trop longtemps alors laisse moi t’aider.

François s’approche et embrasse passionnément un Jérôme qui sent toutes ses résistance tomber. Il répond au baiser de François qui le caresse de partout et commence à le déshabiller. La chemise, le pantalon, le slip, ils se retrouvent tous les deux nus, allongés sur le lit dans un 69 gourmand, François lui dit alors :

— Je suis autant passif qu’actif, je voudrais que tu me prennes.

— Mais j’ai jamais fait cela, dit Jérôme.

— C’est pas plus compliqué qu’avec une nana, tu verras c’est mieux qu’une chatte.

François avait apporté des capotes et du gel, il est sur le dos et regarde son futur amant.

— Vas-y, entre doucement, continue, actionne-toi maintenant.

Jérôme reconnaît que les sensations n’ont rien de comparable de celles ressenties avec une femme, son sexe glisse dans l’intimité de François qui pris par le plaisir gémit, pousse son cul pour que la queue entre le plus profondément possible.

— Vas-y, encule-moi, oui j’aime, défonce-moi !

Jérôme aussi est pris dans le délire tant ce qu’il ressent est fort, il est comme étourdi, esclave du plaisir qu’il ne contrôle même pas son éjaculation dans la capote. Prenant bien soin en se retirant, il s’allonge sur son amant, l’embrasse et prend son sexe dans la bouche jusqu’à la jouissance. Ils se caressent, ils sont heureux, ils restent ainsi un bon moment et se rhabillent.

— Tu viens avec moi ? lui dit François non pas comme une question mais plutôt une injonction. Tu m’accompagnes au supermarché ? Je dois acheter des bières et de quoi manger pour ce soir, le samedi soir, nous mangeons ensemble tous les huit, sauf qu’aujourd’hui nous serons neuf.

— Tu es sûr que les autres sont d’accord ?

— Tu es vraiment aveugle, tu n’as par remarqué comme ils t’avaient tous adopté ? Après avoir travaillé chez toi, Sylvain, Marc et Didier avaient envie de te mieux connaître. Quant aux autres, avec ce que tu as fait pour Antoine, ils te veulent comme ami.

— Je ne sais pas quoi dire, c’est tellement inattendu.

Alors qu’ils ressortent du supermarché, un homme avance lentement en regardant par derrière l’arrivée d’une grosse moto, Jérôme reconnait Mario.

— Salut Mario, j’ignorais que tu habitais dans le coin.

— Jérôme ! qu’elle surprise, comment vas-tu ? Oui, j’occupe un petit appart tout près d’ici, on est un peu cons de n’avoir pas échangé nos adresses.

— Mario, je te présente mon ami François, François voici Mario, un collègue de travail.

Les deux hommes se regardent, échangent une virile poignée de mains, se sourient.

— Quand on était ensemble dans le camion, tu m’avais dit ne pas avoir d’amis depuis que tu vis dans cette ville.

— Je t’avais dit la vérité, ça a changé depuis hier.

— J’aurais aimé prolonger la conversation mais je suis pressé, aussitôt mes achats faits, j’ai rendez-vous chez le dentiste.

— Sois tranquille Mario on se reverra, j’en ai l’intuition, dit François.

— Avec plaisir, salut les mecs.

— Pourquoi as-tu l’intuition de le revoir ? demande Jérôme.

— Ce mec est comme toi et moi, j’en suis presque convaincu.

L’affirmation de François laisse Jérôme songeur, il repense aux deux jours passés ensemble. Il n’a rien laissé paraître ni même tenté. Je n’aurais jamais pensé à cela se dit-il, et moi ai-je eu le moindre soupçon que j’étais PD ? Ils arrivent au local, tous les amis sont là, regardent la TV, lisent, d’autres sont dans la salle de muscu. Quand ils aperçoivent Jérôme, tous viennent l’embrasser sagement. L’étonnement de Jérôme est tellement visible qu’ils éclatent tous de rire.

— Dorénavant tu fais partie de notre communauté, dit François.

— Tu veux dire que… s’exclament-ils.

— Oui, en partie, il y a encore beaucoup à faire mais il aime ça.

Jérôme devient rouge de gêne.

— N’aie pas honte, ici tout le monde se connait intimement et aime passionnément la queue. Tu vas voir, toi aussi tu vas connaître cela, en attendant viens faire un peu de muscu avec nous !

— Tu aurais dû me prévenir François, j’aurais apporté un jogging.

Marc le prend par le cou, l’entraîne dans la salle de muscu, ouvre un placard et sort un jock-strap.

— Fous-toi à poil et mets cela. Ici, le matos et les fringues sont à tout le monde, on a la chance d’être tous de même taille. C’est très pratique quand on a oublié quelque chose chez soi.

Jérôme se retrouve en tenue d’Adam devant Marc et François. Quand il enfile le jock-strap, Jérôme se met à bander. François l’embrasse, lui caresse la queue pour ensuite lui faire une pipe, aidé par Marc qui visiblement prend plaisir à sucer une belle bite. Dans un ultime sursaut Jérôme, sort sa queue de la bouche pour éjaculer sur le sol.

— Eh bien, t’es vraiment excité, on va te satisfaire. En attendant un peu de muscu !

Jérôme passe sur les différentes machines, c’est qu’ils sont bien équipés les lascars, et termine par un développé couché, François est derrière pour l’aider à reposer la barre, le regard sur son volumineux paquet provoque une nouvelle trique de Jérôme, François sourit de bonheur. Le sport terminé, avant la douche, Sylvain s’approche.

— Il faut changer ton look pépère. Tout d’abord, je vais arranger tes cheveux, laisse-toi faire...

Sylvain porte un jeans en cuir qui laisse deviner un beau paquet, et un gilet de même matière. Jérôme regarde le tatouage de Sylvain sur son pec, en peu de temps il se retrouve avec les cheveux extrêmement ras. Avec sa barbe de deux jours, il est transformé, il prend sa douche. Serviette autour des hanches, il demande à Marc où il a mis ses vêtements.

— Ils sont là-bas, tu les reprendras quand on repartira d’ici. En attendant, rejoins les potes dans la pièce où il y a les vêtements.

Pris d’une exaltation subite, d’un geste rapide, il se débarrasse de la serviette et déboule à poil, la bite pas complètement au repos devant ses potes. Tous sont ravis de son initiative, ils l’embrassent, le caressent. Lui est aux anges, complètement détendu. Antoine lui dit :

— Fais-moi plaisir, mets ce jeans.

— Oui mais où est mon slip ?

— Non pas de slip, à poil dans le jeans, comme nous tous.

Il n’a jamais porté de jean aussi moulant, taille basse, avec quelques traces d’usure à certains endroits. Didier lui tend un gilet en cuir, François lui passe une épaisse chaîne autour du cou et Sylvain le couvre d’une casquette en cuir également. Jérôme se regarde dans la glace et aime son reflet.

— Maintenant Jérôme, tu vas nous chercher du pain et des gâteaux pour ce soir. Qui veut l’accompagner ?

Tous sont volontaires, c’est seulement Sylvain et Didier qui l’accompagnent. Jérôme ne se sent pas trop décidé à sortir ainsi d’une part et d’autre part, se laisser aller, briser les interdits, lui dit de le faire. Les voilà tous partis. Bien entendu, ils ne passent pas inaperçus dans les rues, de l’étonnement certes mais pas de propos haineux ou hostiles. Cette situation excite tellement Jérôme que son sexe est tendu vers la droite, plus que visible dans le jeans. Il se sent fier de son sexe, exhibitionniste même, tout comme Sylvain et Didier.

La soirée a été volcanique. Jérôme a voulu que François lui fasse l’amour en étant le premier à l’enculer, seulement une fois, le temps que Jérôme s’habitue. Plus tard, il s’est fait prendre par plusieurs de ses nouveaux amis, comme lui n’a pas été en reste avec eux. Ils ont passé le week-end tous ensemble pendant lequel Jérôme les aura tous connus intimement mais c’est toujours François le préféré.

Quand Jérôme a repris le travail, ses collègues ont été surpris de sa coupe de cheveux pour en définitive convenir que cela lui seyait mieux. Ils ont remarqué qu’il était plus souriant et très professionnel. Ce qu’ils ignoraient, c’est que Jérôme s’éclatait complètement avec ses amis depuis plusieurs semaines.

Un matin son patron l’appelle.

— Jérôme, je sais que ce n’est pas votre fonction mais j’ai encore un problème de double chauffeur. Pourriez-vous partir demain pour deux ou trois jours ? Suivant le déroulement de votre travail, je veux dire par là qu’il ne faut pas prendre de risques inutiles pour essayer de réduire la durée du transport. J’ai deux bons éléments, je ne veux pas les perdre... Ah oui, parce que vous accompagnez Mario.

— Non Monsieur, il n’y a pas de problème. D’ailleurs, quand vous m’avez embauché, j’ai été informé de cette éventualité, c’était précisé dans l’annonce parue.

— Merci Jérôme.

Alors qu’il allait quitter l’entreprise pour rentrer chez lui, Jérôme aperçoit Mario qui vérifie son moteur et son chargement.

— Salut Mario, on part demain ?

— Ah bon, c’est toi qui m’accompagne ? Quand j’ai posé la question, on m’a répondu qu’on ne savait pas encore. Quoiqu’il en soit, je suis content de faire équipe avec toi. Dans ce cas, donne-moi ton adresse, je passerai te prendre en voiture demain matin.

Jérôme rentre chez lui, se douche, se change, car il a changé une partie de sa garde-robe. Il hésite ce soir entre un jeans ou un cuir, va pour le jeans, ça me moule tellement les couilles et la bite. Humm, il enfile son perfecto et se rend au local car il doit informer ses amis qu’il sera absent 2 ou 3 jours. Ils ont tous un emploi, il se pourrait qu’il n’y ait personne. Il attendra puisque maintenant il a une clé. Sylvain est déjà là, ils s’embrassent quand arrive François. Jérôme explique pourquoi il sera absent.

— Dis Sylvain, tu le diras aux autres, ce soir j’aimerais rester avec mon chéri.

— Allez, partez et baisez bien !

— Sois sans crainte ! répond Jérôme.

Les deux amis ont dîné ensemble et fait l’amour une bonne partie de la nuit.

— Alors tu pars avec Mario ? lui dit François. Tu vas pouvoir vérifier si mon intuition était bonne.

— Que veux-tu dire ? Et comment ça, "vérifier" ?

— Mon chéri, tu aimes tellement le cul maintenant que tu ne tiendras pas deux jours sans baiser. Remarque, il n’est pas mal, il doit avoir une grosse queue, je ferais bien un trio ave toi et lui, tu me raconteras.

Mario est à l’heure, klaxonne, Jérôme descend immédiatement, il avait préparé son sac avec ses affaires de toilette, une paire de T-shirts et un jeans au cas où il aurait un problème avec celui qu’il porte. Pour le travail, il met ses anciens jeans. Les deux amis retrouvent la même bonne entente qu’ils ont partagée au précédent voyage. La journée passe vite, ils s’arrêtent pour diner. Jérôme a un petit souci, la serveuse a renversé de la sauce sur son jeans. Confuse et gênée, elle demande de l’excuser tout en essayant avec de l’eau chaude de nettoyer la tache. Ils retournent dans l’hôtel de la dernière fois, il a l’avantage d’offrir une aire de stationnement sûre pour le camion ; l’hôtelier les reconnait, donne la même chambre.

Mario passe le premier à la douche, Jérôme prend cette fois ci un plaisir non dissimulé à contempler le corps de Mario.

— T’es bien balancé, tu fais quoi comme sport ?

— Je me suis inscrit dans un petit club de muscu pas très loin de chez moi, c’est pas terrible au niveau matériel mais l’abonnement n’est pas élevé. Que veux-tu, on ne peut pas tout avoir.

Mario ressort avec la serviette autour des hanches, se met assis dans son lit. Jérôme se déshabille dans la salle de bains et ressort lui aussi avec la serviette autour des hanches.

— Tu n’as pas mis ton pyjama aujourd’hui ? Mais dis donc, toi aussi tu es bien foutu, tu fais aussi de la muscu ?

— Oui, dans une petite salle privée.

— Depuis ce matin, je cherche à savoir ce qui a changé. Tu es le même que la dernière fois mais différent. Les cheveux ras, ça te va beaucoup mieux que ton ancienne coiffure mais tu parais plus libre, plus détendu et puis cette grosse chaîne autour du cou te donne un petit air voyou.

Jérôme ôte sa serviette avant d’ouvrir son lit, la queue très légèrement raidie, sous le regard d’un Mario nerveux. Jérôme remarque que le drap se tend par le sexe en érection de Mario.

— Eh bien quoi Mario, t’as jamais vu un mec à poil ?

— Si, mais que s’est-il passé depuis la dernière fois ? J’en reviens pas !

— Dis moi Mario, tu ne serais pas un peu PD par hasard ? Tu bandes comme un cheval !

— Euh, euh, qu’est-ce que tu as contre les PD ?

Alors Jérôme s’approche du lit de Mario, lui arrache le drap pour voir une bite aussi belle que la sienne. Jérôme lui répond :

— Moi rien parce que j’en suis un.

En disant cela, il attrape la bite de Mario qui gémit de plaisir par l’effet de la pipe. Alors Mario tend le bras, caresse les fesses de Jérôme, lui entre un doigt dans le cul. Jérôme change de position pour un 69 passionné pour finir par se branler mutuellement.

— Mais je rêve ! Autant tu étais coincé la dernière fois, ta gêne quand j’ai mimé le geste de la masturbation, qu’aujourd’hui tu me fais une pipe extraordinaire. Mais que je suis bête, j’ai trouvé ! C’est ton ami, celui que j’ai vu au supermarché, c’est lui qui t’a libéré, même si c’est ton mec j’aimerais le remercier de t’avoir transformé, mais que je suis con, si je le remercie il saura que toi et moi on a fait quelque chose. Comment l’as-tu connu ?

— Ne t’inquiète pas, François a tout de suite vu que tu es PD. Lui et moi on s’aime sincèrement mais on ne se cache rien quand on baise avec un autre, de toute façon il est là puisque c’est au sein de notre petit groupe, François sait qu’on allait baiser. Dans notre communauté nous sommes tous accros à la bite.

Alors il raconte comment tout ça s’est produit grâce à l’agression d’Antoine.

— Merde, vraiment ça existe des mecs comme vous avec votre façon de vivre et penser ?

— Oui, car nous nous aimons réciproquement. Nous disposons d’un local où on se retrouve, c’est d’ailleurs là que je fais ma musculation, nous avons notre propre matériel et chacun l’utilise. Sans vantardise, même si les visages ne sont pas des canons de beauté, je t’assure que les corps et les queues compensent largement, et ils savent s’en servir avec expérience.

— Ça, c’est eux qui le disent, sinon, comment pourrais tu le savoir et être si sûr ?

— Tout simplement parce que ils m’ont tous baisé et moi je les ai tous baisés.

— Non, c’est pas vrai, je rêve !

Jérôme embrasse Mario, prélude à de longs moments de baise et de gémissements de plaisir dont l’hôtelier ne pouvait ne pas entendre, la chambre est à côté de la réception. Ils se sont endormis, enlacés, jusqu’à ce que l’hôtelier les réveille au téléphone.

Douche et habillage, Jérôme se félicite d’avoir prévu un jeans de rechange. En le dépliant, il voit qu’il s’est trompé de modèle, il croyait avoir pris un des anciens alors que celui-ci est de ceux qu’il porte avec ses amis, donc très collant. Mario, qui voit Jérôme hésitant. lui demande s’il y a un problème.

— Non, non, pour moi il n’y en aucun.

Mario voyant que Jérôme enlève son mini slip reste bouche bée. Jérôme enfile son jeans et se retourne vers Mario.

— La vache, qu’est-ce que t’es sexy, quel paquet ça te fait ! Où l’as-tu acheté ?

Mario qui se met à bander s’approche et caresse l’entrejambe de Jérôme on distingue le sexe en biais.

— Arrête, on n’a plus le temps, il faut encore prendre le petit déjeuner.

L’hôtelier les salue encore plus chaleureusement que d’habitude, tous les regards se tournent vers eux quand ils entrent dans la salle du petit déjeuner, imaginez, deux mecs très virils au paquet gonflé. Comme la dernière fois, ils vont pouvoir rentrer pas trop tard. Le patron, les voyant se garer, demande :

— Vous êtes déjà de retour ?

— Oui, et il était inutile de payer une nuit d’hôtel simplement pour le plaisir.

— Merci Messieurs, surtout ne changez pas.

Mario raccompagne son ami à son appartement, Jérôme aperçois de la lumière dans la cuisine, il invite Mario à monter qui hésite car il devine que François est là. Après les rapports sexuels avec son mec, il a peur de se trahir et de la réaction de François. Jérôme insiste. En ouvrant la porte, Jérôme voit son François rayonnant de joie de retrouver son amant, ils s’embrassent avec fougue. François ouvre les yeux et voit un Mario dans ses petits souliers.

— Eh bien quoi Mario, entre et assieds toi ! Excuse nous mais deux jours sans se voir... J’espérais vraiment votre retour ce soir, j’ai préparé à diner. Naturellement, Mario tu restes.

— Mais, vous voulez certainement rester seuls pour vous retrouver ?

— Tu nous aideras à nous retrouver, lui répond François. Mets-toi à l’aise.

Mario reste dubitatif par cette phrase sibylline.

Ils sont assis au salon, discutent en buvant un peu de café. François et Jérôme sont assis sur le canapé, Mario dans un fauteuil en face d’eux. Les deux amoureux s’embrassent avec fougue, Jérôme pince et suce le téton de François qui lui s’occupe de sa braguette tout en s’affalant un peu plus sur le canapé. Ils s’arrêtent et rouvrent les yeux quand ils entendent le léger crissement du cuir quand Mario gesticule pour remettre en place sa bite complètement raide. François se lève, va vers Mario.

— Tu as des problèmes d’espace Mario ? Je vais t’aider.

Il lui ouvre la braguette et lui sort la bite. Pendant ce temps, Jérôme s’est débarrassé de son jeans. Complètement à poil, il vient aider François pour déshabiller un Mario tout étonné mais oh combien excité. François lui fait connaître combien il est expert dans l’art de tailler des pipes, remplacé par Jérôme pendant que l’amant titille de la langue la rosette de Mario. Bref, la nuit a été très chaude, à tour de rôle, ils ont connu l’enculade et une bite dans la bouche simultanément. C’est repus de sexe, heureux et détendus que Jérôme dit :

— Pendant mon voyage, j’ai vérifié, comme on en avait parlé, si ton intuition était bonne...

— Oui et je tenais moi aussi à vérifier dit François. Ce qui est certain, c’est que Mario a visiblement apprécié vu la quantité de foutre qu’il nous a envoyé. Mais dis-moi, à part avoir baisé avec Jérôme, il y a combien de temps que tu ne l’avais pas fait ?

— Oh, je travaille beaucoup et avec le peu de copains que j’ai, c’est pas évident.

— Mario, Jérôme et moi on va t’aider si tu veux de vrais amis. Dès que tu peux, Jérôme t’amène à notre local.

Après une telle nuit d’amour, l’offre de François à lui faire connaître d’autres amis, c’est l’esprit léger et serein que Mario regagne son domicile.

— Qu’en penses-tu ? dit Jérôme.

— Il me plaît et je suis persuadé qu’il risque de plaire à Sylvain qui aimerait vivre comme nous, en plus du groupe.

C’est avec un peu d’appréhension que Mario a découvert le repaire avec tous les amis réunis. Vite rassuré parce que il s’est senti tout de suite accepté. Jérôme et François ont tout de suite remarqué que Sylvain était particulièrement attiré par Mario. Tous lui ont demandé de rester pour le week-end et parfaire les connaissances et devenir le dixième du groupe d’amis qui l’ont connu intimement et réciproquement. C’est alors que lui et Sylvain se sont trouvés.

La vie s’écoulait tranquillement, le quartier un peu intrigué par ce groupe d’hommes au look particulier, on jasait, on supposait ci, on supposait ça, mais tous savaient qu’ils étaient PD. Beaucoup pensaient que c’était anormal et immoral mais jamais le groupe n’a eu à entendre, depuis l’agression d’Antoine, de propos haineux.

Un samedi, ils étaient presque tous réunis, la porte du garage s’ouvre brutalement. Didier entre en criant :

— Venez vite, il y a le feu chez les petits vieux !

Tous se précipitent. La grand-mère à la fenêtre d’une pièce du rez-de-chaussée sanglote, crie : "Mon homme, sauvez mon homme !" Alors nos amis, n’écoutant que leur courage, interviennent instinctivement. Sans téléphone, un court vers l’habitation la plus proche, d’autres brisent la vitre de la fenêtre, entrent et passent la grand-mère par la fenêtre. D’autres trouvent le papy évanoui, le sortent à l’air libre. D’autres essayent de sauver ce qui peut l’être. Bref, quand les pompiers et l’ambulance arrivent, c’est pour voir dix gaillards en pleine action de sauvetage. L’incendie est vite circonscrit, papy et mamy sont emmenés en observation à l’hôpital, la foule de curieux laisse passer l’ambulance, les pompiers rangent leur matériel, entendent : «C’est chez les PD qu’il y a eu le feu ? Boff, dans ce cas c’est pas grave !» Un des pompiers se précipite vers la personne :

— Est-il possible d’être aussi méchant ? Non c’est pas chez les PD qu’il y a eu le feu mais ils ont fait ce que vous n’auriez pas eu le courage de faire certainement, ils sont tous intervenus en attendant notre arrivée. Sans eux, le grand-père serait mort, pauvre crétin !

On peut dire que le pompier ne parlait pas mais gueulait pour que tous alentour entendissent.

La mairie a tenu, lors d’une réunion officielle, à remercier publiquement les dix amis. Photo et article dans la presse locale et régionale. Dans l’article, les noms étaient cités, précisant que tous étaient salariés de telle ou telle société, qui soit-dit en passant était une espèce de pub gratuite pour les entreprises, qui n’ont pas oublié d’être reconnaissantes envers leurs salariés.

Mais nos amis ont la gloire modeste, l’harmonie et l’amour de leur groupe est le plus important. Ils ont vite oublié les honneurs et les éloges et toute cette histoire, sauf de rendre plusieurs fois et tous ensemble, visite à papy et mamy à l’hôpital.


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