Initiation sexuelle



Initiation sexuelle
Texte paru le 2012-01-08 par Fanfouetix   
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Lectures

J'ai eu mes premiers émois sexuels à 14 ans avec les livres de mon père, caché dans la pile de derrière, en haut de la bibliothèque, derrière des guides touristiques. Oh ce n'était pas des bouquins de culs à proprement parler. Plutôt des livres érotiques, notamment les « Emmanuel » d'Emmanuel Arsan. Les scènes de sexe, quoique très chaudes, étaient rares et il fallait se palucher quelques pages avant de passer à la suivante. Une chance, j'aimais lire. Mais au-delà du sexe, il y avait toute une philosophie derrière et le sexe était rayonnant et sans tabou.

C'est ainsi qu'en même temps que je découvrais les sexe homme-femme, je croisais aussi femme-femme et même homme-homme. Mais je voyais ça comme une bizarrerie. D'autant que dans la cour du collège et avec mes potes, il n'était pas question d'aborder autre chose que le moyen de se sortir une fille et déjà d'essayer d'arriver à l'embrasser sur la bouche.

Comme je n'étais pas très entreprenant c'était pas gagné face aux kadors de la classe, plus grands, plus costauds, moins timides ou tout simplement redoublants... Mes potes, c'était pareil. Alors en grandissant, on évoquait ensemble nos déboires amoureux. À cet âge là on faisait encore une différence entre la fille de notre cœur, chaste et pure avec laquelle nous n'aurions que ce que la morale conçoit, rêvant seulement de na pas attendre le mariage pour consommer, et celle, forcément plus âgée (une "vieille" de 30 ans) qui nous déniaiserait en nous faisant faire le tour du Kama-Sutra !

Un jour que je bricolais dans l'atelier, au fond d'un large et profond tiroir, je tombe sur un trésor : la réserve secrète de mon père ! Des livres, plein de livres, mais avec des images. Ce n'était pas encore les revues pornos en papier glacé, mais les revues du style « Union », « Couples magazines », « Rêves de femme »... C'était surtout du texte, mais au moins les scènes de sexe s'enchaînaient et puis des photos de femmes super bandantes et de couples dans toutes les positions. Le jour où je les ai trouvé, j'ai éjaculé dans mon caleçon sans même me toucher ! J'en ai beaucoup appris sur le sexe et sur la nature humaine, même si les pseudo témoignages relevaient pour la plupart de fantaisies de pigistes. J'ai aussi découvert que mon père se branlait ; sinon, pourquoi garder en cachette des bouquins de cul ?

Entre temps j'étais sortie avec quelques filles. Rien de bien méchant : du frotte-museau accompagné de quelques mains baladeuses. Pour ce qui est d'être déniaisé, fallait attendre encore un peu. Avec les potes, on enjolivait un peu mais personne n'était dupe. Avec mes deux meilleurs copains, Philippe et Christophe, on se parlait de nos branlettes, des bouquins que nous avions déniché dans les planques de nos vieux mais que nous n'osions pas encore sortir de la maison pour se les échanger, de peur de se faire gauler. Tout au plus, j'en empruntais un ou deux dans ma chambre, en choisissant ceux qui semblait ne plus faire l'objet d'attention du paternel. Pendant mes branlettes, allongé le soir sur mon lit, au fil de mes lectures fanstasmatiques, il m'arrivait de glisser un doigt vers mes seins ou vers mon cul, histoire de voir confirmées les sensations décrites par les auteurs.


Vidéos

Un jour, je constatais que le renouvellement des revues se tarissait. Mon père était-il en train d'arrêter ses pratiques ? Et dans ce cas, comment faire pour trouver de la nouveauté ; on a beau aimer certaines histoires et prendre plaisir à les relire, il y a des limites. Aller à la maison de la presse ? Dans une petite ville de province ? Vous n'y pensez même pas ! Ou alors, mon père s'est trouvé une autre planque. Je cherche, eureka, je trouve ! Au fin fond d'un vieux classeur métallique, derrière des papiers administratifs de son association, la caverne d'Ali Baba : des cassettes vidéos ! C'était le début de la généralisation des cassettes VHS et l'industrie du cul venait de s'engouffrer dedans. Il n'en avait pas beaucoup mais ça allait renouveler le genre. La difficulté, c'était de pouvoir les visionner, devoir attendre d'être seul à la maison, sans mon père, ma mère ou ma petite sœur... Et surtout, il faillait que je sois très prudent, si mon père avait changé de planque, c'est qu'il se doutait que je pillais la première. Par contre changement de régime et premier trouble, dans le lot, il y avait des vidéos bis. Que mon père en achète devait signifier quelque chose, mais je ne m'attardais pas dessus, j'avais bien d'autres choses en tête (façon de parler).

J'ai donc eu le grand plaisir de pouvoir enfin observer les corps humains en actions : lèvres pulpeuses qui enserrèrent et pompent, chattes baveuses léchées, doigtées et pénétrées, anus plissés qui s'écartent, bites qui se gonflent, seins en mouvements (ah les seins !), langues polissonnes, glands turgescents, fesses, éjaculations au bord des lèvres, sur le ventre, sur les culs... Dès que je le pouvais, je faisais le tour de la collection, sauf les films bis. Par contre, mon père devait les louer ou les emprunter car le stock se renouvelait régulièrement et il y avait généralement toujours 2 à 4 cassettes disponibles.

Fier de ma découverte, j'en parle à mes potes, histoire de me faire mousser : les parents de Philippe n'avait pas de magnétoscope et Christophe n'avait pas trouvé la planque à son père, s'il en avait une. Quand au film du samedi soir sur canal, personne n'était abonné. Leur fantasme, faute d'encore pouvoir consommer avec une vraie fille, c'était de pouvoir se faire une petite séance privée d'art et essai. Dès que l'occasion se présente pendant les vacances de février – mes parents travaillaient et ma sœur était partie au ski avec mon oncle et ma tante – j'invite mes potes pour une première séance.

Ils arrivent, je file au sous sol récupérer une cassette. Le problème, il n'y en avait plus qu'une. Je remonte avec quatre à quatre, on met en route le magnétoscope et on s'installe, deux dans le canapé, le dernier dans le fauteuil. Le film commence, deux couples au bord d'une piscine (je vous épargne les détails du scénario et des dialogues), ils s'embrassent, puis les femmes tombent à genoux et sucent les mecs, échangent pour vérifier le goût, embrochage en règle puis premières éjaculations sur les corps. Pendant ce temps, sans nous concerter, les yeux rivés à l'écran – c'était pour eux une première – nous avions sortis nos bites bien raides et commencé à nous astiquer. Les femmes se reposent ensemble et commencent à se câliner, se mettent tête-bêche pour profiter chacune de leur intimité. Les hommes sont assis en face. Les bites se redressent et ils commencent chacun à prendre la bite de l'autre en main. Aillaillaille ! Quelques secondes, puis ils s'allongent en 69 et se sucent mutuellement. Et merde, c'est un fim bi ! Mes potes n'ont rien dit. Inquiet, je les regarde. Les veuves poignet ont ralenti leur rythme, ce qui me permet, de voir leurs bites. C'est une première pour moi. Puis le plan change et on replonge sur les convulsions des filles qui s'amusent entre elles. Une ou deux minutes puis Phil éjacule sur le sol. Comme un signe de départ, je ne tarde pas à le suivre, puis Chris honore la table basse du salon. Je n'ai jamais joui aussi intensément, mais j'émerge rapidement pour arrêter le film avant de prendre le risque de voir défiler une scène d'enculade masculine.

Les potes redescendent lentement sur terre.

— Putain c'était bon ! me dit alors Phil.

— Ah ouais dis-donc, c'était super, faudra qu'on recommence ! ajoute Christophe.

— Mais dis, ton père il est PD ? me demande alors Phil.

— Ben non, pourquoi ?

— Des mecs qui se sucent, c'est des PD ! continue Phil.

Nous y voilà...

— Il doit s'agir d'une erreur... Regarde la cassette ne correspond pas à la jaquette, il y a du avoir inversion (sic), tentais-je de mentir

Mes potes acceptent mes explications et nous en restons là. Enfin, il faut quand même nettoyer et aérer la pièce avant le retour de ma mère du boulot.

Dès que nous le pouvions, nous recommencions nos séances de branlette devant les films de mon père, je faisais juste attention de vérifier son contenu avant de remonter pour éviter l'interrogatoire des potes.


Questions

Mais la question, je me la posais. Mon père était-il PD ? Alors oui, il avait des cassettes de cul où des mecs se suçaient et même s'explosaient la rondelle, j'ai vérifié... Mais à coté de ça, il était viril, sportif. Il aimait ma mère, la câlinait régulièrement devant nous en la tenant par les fesses. Ma mère qui est très féminine, faisant attention à elle, sa ligne, ses tenues ; mes copains la trouvent même, à 39 ans, sexy. Et le weekend, à l'heure de la sieste, la porte de leur chambre était fermée à clé et nous entendions parfois des soupirs plus qu'éloquents ma sœur et moi. Une à deux fois par an, il partaient en weekend romantique tous les deux et, sous couvert d'allusion devant leurs amis, on comprenait qu'il s'en donnaient à cœur joie. Une fois même, alors que j'écoutais discrètement une discussion entre ma mère et sa meilleure amie, j'ai appris qu'il était plutôt un bon coup, plein à la fois de délicatesse, de virilité et d'inventivité. Donc si je faisais le lien avec ce que j'avais pu lire sur ses revues cachées, mon père était bi. Les femmes, ma mère, en vraie, les hommes en fantasme.

Et moi dans tout ça ? Parce que la question je me la posais à moi aussi. Des femmes, je ne connaissais que des roulages de pelle et un peu de pelotage de fesses et parfois de seins (ha les seins !). Je me retournais sur les belles filles, essayant de deviner le volume et la forme de leurs poitrines. À la mer ou à la piscine, je les matais avec le risque d'avoir un piquet de tente dans le caleçon. Mais la séance de branlette avec les potes avait ouvert d'autres horizons : voir des hommes s'activer entre eux ne m'avait pas horrifié, au contraire j'avais ressenti un sursaut d'excitation. Et puis voir mes potes, leur bite, leur excitation m'avait enflammé comme si leur excitation était contagieuse et si la mise en commun du plaisir faisait croître le mien. Après cet épisode, j'ai regardé de nouveau le film bi, jusqu'au bout, scotché devant les scènes homos. J'ai relu les témoignages bis ou gays des revues de mon père. Alors j'aimais ça aussi. Je devais donc être bi aussi. Par contre, non pratiquant en tout !

Je n'ai pas osé proposer de revoir un film bi avec mes potes ou ouvrir mes sentiments à leur égard. Car j'aurais bien essayé quelque chose avec eux, par curiosité. Mais j'avais peur. Peu de leur critique, que cela casse quelque chose entre nous ; peur de moi, que j'y prenne trop goût avant de connaître les filles.


Dépucelage

Pendant les vacances d'été qui ont suivi, au camping au bord de la mer avec mes parents, j'ai rencontré une fille en boîte. Nous dansions face à face, elle était belle. Je fais des efforts pour me faire remarquer et m'approcher d'elle. Nous nous serrons en continuant de danser. Désinhibée, je tente une main sur ses hanches, elle prend ma tête et m'embrasse. Alors nous ne faisons plus qu'un et nous sommes seuls au monde sur la piste de danse. Mes mains sont de partout, sur ses hanches, ses cuisses, ses fesses, son dos, sa tête, ses seins (ah ses seins !). Elle fait de même. Nous sommes chauds comme la braise.

Nous sortons sur la plage en courant en nous tenant par la taille. Nous roulons sur le sable en nous embrassant. Elle me coince sur dos en me chevauchant, une main sur ma poitrine, une main sur mon sexe qui est tendu comme jamais. Je prends ses seins à pleine main pendant qu'elle fouille dans mon futal. J'écarte son chemisier et je dégage les seins de son soutif. Je suis comme fou devant ses aréoles qui percent sous la lumière blafarde de la lune et les néons de la cité balnéaire. Je me redresse et je les prends à pleine bouche. Pendant ce temps elle a dégagé ma bite et la branle doucement. Elle se relève me laissant orphelin sur le sable. Elle me fait alors un strip-tease au clair de lune, pas très chorégraphique mais très sexuel. Elle envoie ses vêtements autour de nous. Un moment interdit, tout en restant allongé et en ne la perdant pas des yeux j'arrache nerveusement ma chemisette, repousse mon bénard et mon calcif avec mes pieds en me déhanchant. Elle se rapproche et redescend doucement jusqu'à sa position initiale. Elle me regarde dans les yeux avec provocation. Sa main prend ma bite dressée et dans un même mouvement elle s'empale dessus. J'ai un soupir. Je crois que je vais tout lâcher. Elle s'arrête. Se penche en avant et bloque mes mains avant d'entamer un mouvement de bassin. Alors que je croyais être prêt à éjaculer elle adapte son rythme à mon excitation. C'est elle qui commande. Parfois elle avance ses seins jusqu'à mes lèvres, puis se retire. Bouge d'avant en arrière. Se soulève pour redescendre plus ou moins lascivement, plus ou moins brutalement. Je suis au bord de l'explosion, j'ai l'impression que ça dure des heures tellement c'est bon. Et puis je jouis, je cris tellement c'est bon et elle m'accompagne alors, relâchant mes bras et se redressant pour terminer sa cavalcade du plaisir. Elle se laisse retomber sur mon torse, ses lèvres dans mon cou.

Tétanisé par l'orgasme, je reprends vie peu à peu et je caresse ses bras, son dos, ses fesses. Peu à peu le froid nous gagne. Nous filons au bord de l'eau pour nous rincer. Merde, je réalise que je n'ai pas mis de capote, le con. Je lui dis, elle me dit que c'est pas grave, qu'elle prend la pilule. Oui, mais il n'y a pas que ça. Je ne dis rien, je ne veux pas gâcher cet instant de bonheur. Nous remontons à la boîte main dans la main. On voit le ciel s'éclaircir à l'est. C'est la fin de la fête, chacun repart dans son appart, sa tente ou sa caravane. Je veux rester avec elle. Elle me dit qu'elle ne peut pas, que ses parents l'attendent, qu'on se verra ce soir en boîte. À regret, je lui dis OK.

J'ai dix-sept ans et demi et je ne suis plus puceau ! La terre est à moi. Je rentre me coucher, gonflé à bloc. Tout à mon bonheur, je n'arrive pas à m'endormir dans la petite tente à côté de la caravane des parents. Lorsque la fatigue commence à me terrasser, le soleil cogne et les bruits alentours deviennent trop forts. Je sors, avec la banane aux lèvres, dis bonjour plein d'enjouement à mes parents et je fais même la bise à ma petite peste de sœur. Je suis radieux. Quand ma mère se demande ce qui m'arrive, mon père me regarde avec un sourire en coin et me fait un clin d'œil. Il a compris.

La journée est longue. Trop longue. Et ce n'est pas l'achat d'une boîte de capote et la petite sieste réparatrice du début d'après-midi qui suffisent à occuper le temps et l'esprit. Plus fringant que jamais je pars en boîte super tôt. Bien sûr j'attends. Elle tarde. Elle tarde beaucoup. Je suis comme un con à l'entrée à espérer. Elle ne viendra pas. Je repars, triste, la queue basse, mais je me fais une raison. C'était la première fois, ce sera un super souvenir, passons à autre chose. Le reste des vacances n'est pas aussi hot : entre les filles qui allument mais ne concrétisent pas ou moi encore trop maladroit qui jouit après trois va-et-vient en faisant le missionnaire, c'est pas encore le journal du hard. Qu'importe, ce qui compte maintenant c'est que je me lance et que je n'hésite plus à draguer ouvertement les filles. Si je me prends un râteau, c'est pas grave : je ne suis plus puceau !


Voyeur

De retour de vacance, j'ai repris mes habitudes : branlette dans ma chambre avec les livres de cul de mon père, branlette avec les copains devant le films de culs de mon père et, de temps en temps, une aventure avec des filles rencontrées lors de sorties. Avec elles, cela restait très classique et précaire : des french kiss, du pelotage, la succion de seins (ha les seins !), de la baise à la papa, moi sur elle ou elle sur moi. Rien de bien original, mais tout de même bien content d'en profiter. Il faut dire qu'à l'époque cela se déroulait le plus souvent sur la banquette arrière d'une voiture prêtée par un copain, dans une salle de bain pendant que les autres faisaient la boum dans le salon ou le garage, dehors sur une pelouse...

J'avais quand même fait un test de MST et je prenais maintenant mes précautions, je m'en voulais trop de mon manque de vigilance de la première fois.

À la reprise des cours, c'était une autre limonade, c'était le terminale et la bac au bout. Autant dire que mes parents avaient maintenant moins d'humour en ce qui concernait les sorties du weekend (en semaine c'était même pas la peine d'en parler). Je n'avais plus que deux alternatives : me laisser couler avec le risque d'être privé de sortie si je n'avais pas de résultats ou passer mon temps à bosser (et donc perdre de la disponibilité pour les potes et les sorties) pour obtenir les résultats attendus. J'ai choisi la seconde option, qui me permettait quand même quelques virées le weekend et du temps pendant les vacances.

Sauf une fois, peu de temps avant Noël. Mon père était exceptionnellement en déplacement professionnel et il devait rentrer tard. Ma mère n'a pas voulu que je sorte. Mais comme les potes m'attendent et qu'à la fête il y aura Sandrine, une fille qui me plaît, j'ai fais le mur. Je suis sorti discrètement après 22h00, ma mère se couchant généralement tôt. Je rentre vers les une heure et demi du matin, en passant par le jardin. En m'approchant, je vois qu'il y a de la lumière dans le salon. Merde ! Mes parents ont du voir que je m'étais barré et ils m'attendent en bas. Je m'approche lentement en gambergeant pour trouver une excuse bidon. Je jette un œil par la fenêtre. Surprise ! Je vois mon père à poil, en train de se branler devant un film. Mon père je l'avais déjà vu, puisque nous ne sommes pas pudique. Même ma mère, dans la salle de bain quand on se côtoie le matin pendant la toilette. Il n'y a rien de sexuel là dedans, nous avons juste l'habitude depuis que l'on est tout petit. Quand je dis ça à mes potes ça les fait bander, surtout Christophe qui trouve ma mère canon, le con. Par contre, c'est ma sœur que j'aimerais mâter maintenant. Mais depuis le début de sa puberté, elle se planque, comme moi à son âge. Mon père dit que la chenille a besoin de se cacher dans son cocon pour faire sa mue.

Non, ce qui me surprends, c'est sa bite ; c'est la première fois que je la vois en érection. Elle est raide, triomphante. Elle ressemble à la mienne. Deuxième surprise, il est en train de s'enfiler un gode dans le cul. Il le travaille lentement et le fait entrer entièrement. Puis il fait quelques va-et-vient tout en branlant doucement sa bite. Sa taille semble impressionnant mais ça semble coulisser sans dommage. J'ai l'estomac coupé par cette image. Troisième surprise, il n'y a que des noirs dans le film de cul. Et après quelques minutes, je constate qu'il n'y a que des mecs. C'est une partouze gay. Ça s'enfile de partout et dans tous les sens ! Ça, plus le gode, mon père a une cachette que je ne connais pas. Devant la scène, le moment de surprise passé, je bande comme un âne. Je pourrais jouir en quelques instant mais je suis curieux et je ne veux rien perdre du spectacle.

Mon père empile deux coussins sur le canapé, pose une serviette dessus et s'installe à cheval dessus, toujours le gode entre les fesses. Il entame une chevauchée qui lui permet de faire coulisser son mandrin factice. Avec ses mains libres, il se pince les seins. Il touche à peine son sexe qui tressaille tout seul. Le film défile. Ça dure... Je suis impressionné par la résistance de mon père. Quand je regarde un film, seul ou avec mes potes, nous tenons 10 à 15 minutes maxi et un seul film nous offre généralement 4 à 5 séances de masturbation. Il prend son temps et son plaisir, à voir les grimaces de son visage. Mais tout est sous contrôle. Au bout d'un moment, il change de position, s'allonge plus confortablement sur le dos, les fesses légèrement relevées par un coussin, les pieds sur la table basse, sa bite et son cul exposés à mes yeux. Il prend dans sa main un boîtier qui est relié à son olisbos. Une télécommande ! Je vois le gode vibrer et ses yeux se révulsent. Mais il contrôle toujours en faisant varier le rythme du vibromasseur devant la chorégraphie des athlètes blacks qui poursuivent leur orgie.

Cela doit faire plus de 40 minutes que je suis dehors, dans le froid, à me tortiller, plié devant la fenêtre à faire le voyeur devant mon père qui prend son pied de manière peu ordinaire. Alors que sur l'écran je vois des filets blancs se répandre sur les corps noirs, mon père, sans toucher sa bite, relève ses jambes vers son visage, se convulse et éjacule avec force en direction de sa bouche ouverte. C'est la première fois que je vois ça : une quantité impressionnante, avec cette puissance, sans se branler la bite... Devant ces images, je souille mon caleçon et mon pantalon. L'orgasme me coupe les jambes et me jette par terre. Je mords mon poignet pour ne pas crier. Je suis terrassé, c'est la première fois que je jouis aussi fort.

Quand je me relève, la télé est éteinte et mon père l'air de rien, finit de ranger le salon. Un passage à la cuisine puis les lumière s'éteignent. J'attends encore quelques minutes et je rentre en catimini dans la maison pour me réfugier, frigorifié mais repu, dans mon lit.


Leçon

Après cet épisode, je me pose de nouveau plein de questions sur l'orientation sexuelle de mon père : c'est quand même pas banal pour un mec de se faire remplir le cul et de jouir par ce procédé. Et moi ? Voyeur qui prend son pied à mater des scènes X homos et qui jouit sans se toucher, même si mes convulsions derrière la fenêtre ont provoqué le frottement de ma bite contre le tissu de mes vêtements. Et puis, pourquoi est-ce que j'ai joui autant ? Pourquoi j'ai pris plus de plaisir qu'avec les filles ? Il y a de quoi être troublé, non ?

Alors pour me rassurer, je me dis que j'aime toujours mater le physique des filles, que je commence à aimer Sandrine. Sandrine, j'ai fait sa connaissance au lycée. Elle m'a très vite tapé dans l'œil. Mais au début, je ne me faisait pas trop d'illusions, elle semblait inapprochable. Puis nous avons sympathisé avant de nous retrouver à quelques fêtes. J'essaye d'être le plus possible avec elle. Nous aimons bien discuter et rire ensemble. Je crois que je l'aime. Et ça, je ne l'ai jamais ressenti pour un garçon.

Alors je vis avec mes deux faces, une sociale et amoureuse, tournée vers les filles en général et Sandrine en particulier, l'autre purement sexuelle avec des tas de combinaisons possibles avec des hommes et/ou des femmes...

L'année se termine. Chris est avec une fille depuis plusieurs mois, elle l'accapare un max et on le voit de moins en moins. Philippe vagabonde toujours. Il pense toujours que c'est la bonne, mais ça ne dure jamais bien longtemps, alors on se voit assez souvent. Moi, j'aimerais bien conclure avec Sandrine.

C'est le 31 décembre au douzième coup de minuit que je réalise mon rêve. Nous fêtons le réveillon chez un copain. Nous avons passé une bonne partie de la soirée ensemble, à danser face à face. J'ai limité au maximum la phase apéro pour ne pas me mettre minable. Mais je restais timide avec elle ; elle comptait déjà tellement pour moi que je ne voulais risquer un échec par trop de précipitation. Au douzième coup de minuit, lors de l'échange traditionnel de bisous, j'ai prolongé l'instant. Nous nous sommes regardés, le yeux brillants et nous nous sommes serrés forts dans les bras. Nous étions heureux tous les deux et nous ne nous sommes plus quittés. Du coup, il n'y a qu'elle que j'ai embrassé pour ce début de nouvelle année; pareil pour elle. Mais entre nous, nous en avons profité...

Alors voilà. Je sors avec la fille de mes rêves. Nous nous aimons. Mais il n'y a encore rien de sexuel. Faut dire aussi que nous nous voyons pas très souvent en dehors du lycée et je n'ai pas envie de la culbuter à la va vite à l'arrière d'une bagnole... Mes temps libres, quand j'en ai, je les passe le plus souvent avec Phil. Nous continuons nos branlettes collectives. Nous parlons des filles, de nos fantasmes avec elles : se faire sucer (il a eu expérience, moi pas), faire le tour du kama-sutra, la sodomie (les films en sont plein, ça doit être quelque chose !), les partouzes... On ne manque pas d'imagination, même si les films et les livres y sont certainement pour beaucoup. Je ne lui ai jamais parlé des pratiques de mon père et de mes fantasmes bis, il ne comprendrait pas. Par contre, en solo, j'ai commencé à explorer mon cul. Quand je suis bien propre et que j'y vais doucement, je ressens du plaisir à me titiller puis m'enfiler un doigt. Plus, j'ose pas. À la moindre douleur, j'arrête. Les jours se rallongent, la température augmente et nous attendons impatiemment le printemps, saison propice aux aventures, aux réchauffements des esprits et des corps.

En attendant, j'ai eu dix huit ans ! Enfin la majorité, la liberté, l'émancipation... Dans les faits, il ne s'est pas passé grand chose : mes parents préfèrent attendre la fin de l'année scolaire et l'examen du bac pour que je puisse organiser une fête avec les copains, je vis toujours sous leur toit et je suis toujours dépendant d'eux au niveau moyens. Bref, pour la liberté et l'émancipation, il faudra attendre encore un peu !

Au début des vacances d'avril, j'accompagne mon père qui doit aider au déménagement de ma tante (la sœur de ma mère) et mon oncle à Grenoble ; ils quittent leur appartement en ville pour emménager dans une villa toute neuve en périphérie. Nous passons la journée à finir d'emballer les affaires et à charger le fourgon loué pour l'occasion. Alors que je saisis un carton assez volumineux et plutôt lourd (plus lourd que ceux qui faisait jusqu'à présent la même taille), ssccrrattchhhh, le fond se déchire, s'ouvre et son contenu s'étale à mes pieds. Merde ! Mon oncle et mon père, qui m'ont entendu jurer dans la pièce d'à coté, se précipitent. Et nous sommes trois à observer l'étendue des dégâts : la collection de livre de culs de mon oncle est étalée impudiquement au milieu du salon ! Mon père, naturel, se saisit d'un livre et commence à le feuilleter.

— Dis-donc Jean-Claude (mon oncle), c'est du lourd que tu nous cachais là ?!?

En effet, ce ne sont que des livres de photos en grand format, avec un tout petit peu de texte, en papier glacé. Il y a un max de détail. Je prends moi aussi un livre et tourne les pages devant les pin-ups exposées, suçant, pénétrées, écartelées dans tous les sens par des partenaires virils et fortement membrés. Mon oncle, un temps gêné, après avoir commencé à rassembler la pile, s'empare lui aussi d'une livre et parcoure les pages rêveusement (peut-être des souvenir des masturbation qui ressurgissent ?).

Si nous restons relativement silencieux, on sent que l'atmosphère est plus lourde et que le sang afflue dare-dare dans les pantalons. Mais un bruit à la porte nous sort précipitamment de notre torpeur. Ma tante vient d'arriver. Mon père, son livre à la main, nous fait signe de ranger et se dirige vers le couloir. Mon oncle est blême, mais rien de grave ne se passe : ma tante et mon père discutent dans l'entrée et, quand ils finissent par nous rejoindre, tout est de nouveau rangé dans deux cartons disponibles et costauds.

Nous finissons de charger les véhicules et nous partons décharger son contenu dans leur nouvelle demeure. Nous mangeons ensemble puis nous regagnons, mon père et moi, leur appartement pour être à pied d'œuvre le lendemain matin pour débarrasser les derniers meubles et faire le nettoyage. Nous partageons la salle de bain pour nous laver de la journée puis nous gagnons ensemble l'ancienne chambre d'ami dans laquelle il ne reste plus qu'un lit en 140. Mon père se couche nu, je fais de même. Il fait chaud dans cet appartement.

— Ça m'a chauffé l'épisode de cet après midi. Pas toi ? me demande mon père.

— Ben euh, si...

C'est la première fois que l'on aborde ce genre de discussion avec mon père. Mes parents m'avait déjà parlé de sexualité, depuis que je suis tout petit même, mais c'était surtout sur l'angle de la procréation.

— Regarde ce que j'ai gardé, me dit-il alors.

Il sort de sous le sommier le livre de cul qu'il avait cet après-midi.

— Faut que j'me tape une p'tite branlette. Ça te dit ? me demande-t-il.

Sans attendre ma réponse, il commence à feuilleter le magazine pendant que sa main s'active. Il a posé le livre entre nous deux et je profite en même temps des images très suggestives. Je ne tarde pas à bander moi aussi, mais j'hésite encore à me branler. Mon père ne se gêne pas lui, et il repousse la couette pour être à l'aise et je suis aux premières loges pour le voir se branler. Est-ce la nouveauté, de voir sa bite, l'odeur du mâle en rut : je bande de plus belle et je commence à faire de même. Mais là où mon père met beaucoup de mesure et où j'ai l'impression que l'ensemble de son corps participe à l'acte, moi je m'active comme un forcené sur mon sexe.

— Holà ! Doucement, t'as tout ton temps. C'est pas un concours de vitesse.

Je ralentis la cadence, mais reste focalisé sur mon sexe et la montée du plaisir qu'il doit me procurer.

— C'est pas comme ça qu'il faut faire. Tu vas partir trop vite. Doucement, laisse-moi faire.

Il se saisit de ma bite et commence à en faire le tour. Plus pour écarter définitivement ma main que pour l'empoigner virilement. Il prend les commandes de mon plaisir et me parle.

— Se masturber, c'est se faire l'amour à soi-même. Pense qu'à ton plaisir. Pas seulement au plaisir de ta bite mais à l'ensemble de ton corps. Ne reste pas raide coincé : bouge ton corps, caresse toi, éveille tes sens.

Je l'écoute et commence à suivre ses conseils. Timidement d'abord puis, le plaisir montant, plus librement. Il me branle toujours, mais sa main au lieu de bêtement monter et descendre le long de la hampe, tourne, serre, desserre, s'éloigne sur les couilles, s'arrête sur le gland, caresse autour, le ventre, entre les cuisses...

Pour moi, c'est un vrai festival, au lieu d'avoir seulement ma bite, c'est tout mon corps qui s'enflamme. Et le livre de cul, support fantasmatique habituel de mes masturbations est abandonné, inutile. Reconnaissant, je m'empare aussi de la bite paternelle et essaye de reproduire sur lui le sublime traitement qu'il me prodigue. Mais le plaisir est trop fort et je ne peux lui rendre que des bribes de ce qu'il m'offre. Le plaisir est immense mais je ne jouis toujours pas. Mon père, tout en me faisant autant de bien, tient l'orgasme à distance. Je perds totalement la notion du temps et je m'abandonne entre sa mains. Avec son autre main, il se donne le plaisir que je ne peux lui donner.

Je deviens fou sous tant de plaisir à rester si longtemps à deux doigts de l'extase. Je me contorsionne, je me love contre lui. Ma tête se niche dans son cou et, alors qu'il se tourne vers moi, je l'embrasse sur les lèvres. Nous nous embrassons, fougueusement. Nous sommes deux amants qui se donnent du plaisir. J'ai l'impression qu'un amour nous réuni et que nous ne faisons qu'un.

Nous nous embrassons toujours lorsque je jouis enfin, je hurle dans sa bouche tellement c'est bon, tellement c'est fort, tellement c'est long. J'éjacule tellement fort que j'en ai jusque sur le visage. Mon père se lâche aussi et nos spermes se mélangent sur nos corps.

Je reste de longues minutes perdu dans les limbes à profiter de cet orgasme. Je ne pense à rien. Je suis vidé, mais bien, épanoui...

Je redescends petit à petit sur terre et recommence à gamberger : encore une expérience sexuelle inouïe, mais avec un homme, et en plus mon père ! Il ne me laisse pas le temps de réfléchir :

— Alors, ça t'a plu ? me demande mon père.

— Oui, j'ai jamais vécu quelque chose d'aussi fort.

— Ça m'étonne pas. Vu comment tu t'y prends ! Le sexe, c'est un art. C'est comme la bouffe : si tu fais du fast-food, tu bouffes de la merde ! Ton plaisir sera toujours proportionnel à l'effort, la volonté et l'attention que tu y mettras.

— Oui mais là on était deux.

— Et alors ? Ça m'a permis de te montrer ce qui était possible. À toi maintenant de renouveler l'expérience. Tu sais que ça existe, tu sais que c'est possible pour toi : vas-y essaie.

— Oui mais c'est dur. J'y arriverai jamais.

— Ce n'est pas parce que c'est difficile, que ça demande de l'entrainement, que tu n'y arrivera pas. J'ai mis des années pour y arriver et (il me fait un clin d'œil) sans quelqu'un pour me tenir la main, et quand je dis la main...

— Comment t'as fait alors ?

— Au début, avec ta mère, j'étais éjaculateur précoce. En à peine cinq minutes, c'était bouclé. Faut dire que dans les chambrée à l'internat, quand il y avait concours de branlette, c'était à celui qui tirait plus vite que son ombre. À l'époque, on commençait à entendre parler du plaisir des femmes et comme on était suffisamment en confiance, elle m'a dit qu'elle n'y trouvait pas son compte. Alors j'ai fait deux choses : je suis arrivé à lui faire accepter le cunnilingus, tu connais ?

— Le broute minou ? demandais-je.

— C'est ça : cunnilingus, broute minou, minette... Au début, elle trouvait ça sale, puis, quand je suis arrivé à lui stimuler correctement le clitoris, plus du tout ! Comme ça, je pouvais lui donner du plaisir tout en préservant ma cartouche. Quand je la pénétrais, j'étais toujours aussi rapide, mais elle avait déjà joui et était souvent plus réceptive.

— Et la deuxième chose ?

— Je me suis entraîné pendant mes branlettes.

— Tu te branlais quand même ?

— Tu sauras qu'un homme, avec une femme ou pas, marié ou pas, a toujours besoin de se branler. Faire l'amour c'est quelque chose d'immense. Mais se branler reste quelque chose d'essentiel pour nous les mecs : il n'y a pas la pression de bien faire, d'être attentif au plaisir de l'autre... Du plaisir, rien que du plaisir pour soi. Je dirais même que c'est en étant bon branleur qu'on est bon amant !

— Continue.

— Donc j'ai essayé de me concentrer pour essayer de contrôler mon éjaculation. Ah c'était pas facile. Déjà, j'ai éliminé les supports érotiques : ça m'excitait trop et je n'arrivais pas à me concentrer. Ensuite, je me suis fixé des objectifs : tenir 5 minutes, 6 minutes, 7 minutes, etc. Et c'est en pratiquant de la sorte que j'ai constaté que le plaisir pouvait diffuser dans tous le corps. Et en se diffusant dans tout le corps, le sexe perd de sa prédominance et devient sous contrôle. À l'occasion, j'ai aussi appris à me caresser, le ventre, les cuisse, les seins, les fesses...

J'ai en image la vision de mon père en train de s'enculer avec son god dans le salon. Mais je garde ça pour moi.

— Bref, à force d'exercice, je suis arrivé à faire l'amour à ta mère sans tout cracher au bout de 3 minutes, mais en plus j'étais capable de tenir des heures !

— Tu rigoles ? m'exclamais-je.

— À peine. En fait, je suis capable de faire l'amour le matin, de lui donner du plaisir sans jouir. De remettre ça à la sieste tout en me réservant pour le feu d'artifice du soir. Le plus fantastique, c'est que je lui ai fait une surprise pour lui montrer que j'étais capable de me tenir : tout le temps de mon entraînement, j'ai continué à lui faire minette avant de jouir en elle. Certes, ça durait un peu plus longtemps qu'avant mais je me débrouillais pour jouir assez vite. Jusqu'au jour où, après avoir été sûr de tenir 45 minutes dans mes branlettes et lors d'un weekend en amoureux, après un bon bain chaud et un massage, je suis passé directement à la case pénétration. J'ai vu dans son regard de la déception et puis, quand elle a constaté que je tenais le coup et qu'elle grimpait, à plusieurs reprises, aux rideaux, ç'a été un moment inoubliable pour nous deux.

Un moment de silence. J'essaye de mémoriser ce qu'il me dit. C'est la première fois qu'on parle de choses aussi intimes et une foule de questions m'assaillent : pourquoi on s'est embrassé, pourquoi j'ai des fantasmes bis, pourquoi il s'encule avec un gode, est-ce que je ne suis pas en train de devenir PD ? Et lui, qui vient de me faire jouir en me branlant, qui a répondu à mes baisers et qui est capable de me parler le plus naturellement du monde de son intimité sexuelle avec ma mère...

— Et toi ? me demande-t-il alors.

— Hein (tout à mes pensées je n'ai pas entendu la question) ?

— Et toi avec les filles, comment ça marche ? Avec Sandrine ça roule ?

Je m'étais pour l'instant bien gardé de leur parler de Sandrine, mais ma sœur, curieuse et bavarde comme une pie avait craché le morceau à mes parents un soir au cours du repas.

— Oui, oui, on sort ensemble.

— Et ça se passe bien.

— Bah, on s'aime., répondis-je alors gêné.

— C'est bien ça. Et au lit, ça donne quoi ?

— On ne couche pas ensemble. Elle ne veut pas encore.

— C'est pas grave ça. Il faut juste que tu sois patient et attentif. Tout ce qu'elle t'autorise, fais le bien, sans brusquerie. Ne passe pas pour un affamé qui n'attend que le feu vert. Si tu t'y prends bien, ça viendra tout seul. Les femmes aussi aiment le sexe. C'est juste que le poids culturel n'est pas pareil pour elles. Et puis, ce n'est pas parce qu'elles sont généralement plus longues à échauffer qu'elles refusent la jouissance. C'est comme toi, tu as vu que c'est pas parce que tu bandes que tout ton corps et tout ton esprit sont en phases avec l'extase. Bon aller, va falloir dormir maintenant.

Nous nous levons et je commence à m'essuyer avec des mouchoirs en papier. Je vois mon père recueillir du sperme qu'il avait sur le corps avec ses doigts et les mettre à la bouche. Devant mon air dégoûté il me dit :

— Quoi ? C'est pas sale ! Dans l'antiquité c'était même sacré. Et puis si tu veux qu'à l'avenir une fille te suce jusqu'au bout, faut que tu sois prêt à accepter de faire ce que tu attends d'elle. Pourquoi lui demander de faire quelque chose qui te dégoûte toi ?

C'est pas faux.

Assommés par la journée de travail et notre partie peu orthodoxe de jambes en l'air, nous sombrons rapidement dans le sommeil.

Nous sommes réveillés le lendemain matin par ma tante qui nous apporte le petit déjeuner. Nous finissons le déménagement et rentrons chez nous. Lors du voyage de retour, nous parlons de tout et de rien, mais pas de sexe, même si le sujet me fait à la fois peur et envie.


Orgie

Nous sommes au mois de mai. Nous revenons d'une fête avec Phil. C'est pas tard, mais comme Sandrine n'a pas pu venir et que mon pote s'est embrouillé avec sa dernière copine et un mec qui lui tournait autour, nous prenons le chemin de la maison de mes parents. Ma mère a profité du weekend prolongé pour aller voir sa sœur avec ma frangine. Il n'y a que mon père qui a invité ses potes de travail pour faire le point sur leurs prochaines courses.

C'est super tôt : Phil ne veut pas rejoindre la chambre qu'il partage avec son frère cadet et nous espérons pouvoir squatter le salon pour se voir un film. Nous entrons. Il y a du bruit dans le salon. J'ouvre la porte.

— Pap...?

Je suis interdit. Phil se rapproche et me rejoint dans l'encadrement de la porte. Devant nous, cinq mecs à poil en train de baiser, dont mon père à quatre pattes qui suce un mec assis sur le fauteuil et qui se fait lécher le trou du cul. Sur le canapé déplié, deux autres en 69. Mon père se retourne et nous dit :

— Salut les gars, vous voulez participer ?

Interloqué, je balbutie un non et nous faisons au ralenti un demi tour en direction de ma chambre. Le moment de surprise passé, Phil rompt le silence.

— Il est PD ton père ? me demande-t-il.

— Ben non, il est juste bi.

— Ouais, mais bi c'est quand il y a des femmes avec ! répond-il

— Mais non, pas seulement. C'est aussi quand tu as des partenaires de sexe différent. Mon père baise aussi ma mère, et plutôt deux fois qu'une. Et les autres, c'est tous des mecs mariés ou avec des gonzesses.

— Ouais. En tous cas, c'est chaud, affirme-t-il

Je constate en effet que sous son pantalon en toile, il y a de l'agitation, il remet même son engin en place avec sa main. Devant son attitude, je ne sais pas s'il juge mon père et ses potes ou s'il se juge lui même. Comme si devant un spectacle qui l'excite il s'interrogeait sur ses propres orientations. Bref, on doit être quasiment sur la même longueur d'onde.

— Et si on y retournait ? me demande Phil.

— Tu veux participer !?!

— Non, non, juste pour voir, répond-il gêné.

J'acquiesce, même si je suis mal à l'aise de découvrir et de montrer à mon pote mon père en position passive. Nous descendons discrètement et nous nous collons devant la porte que nous avons laissée entrebâillée. L'espace est étroit et pour que chacun en profite, je finis par m'accroupir.

Sur le canapé, un des deux chevauche maintenant l'autre et on voit son trou distendu par la bite qui coulisse. Mon père se fait enculer par celui qui le léchait. Pendant ce temps, il continue de s'activer avec sa bouche et ses mains sur la bite de celui qui est resté assis. Cela dure quelques minutes et le tableau change. L'enculeur de mon père, Jean-René, un martiniquais, se retire. Mon père se redresse et pénètre lentement Bernard qui reste dans le fauteuil. Jean-René retire son préso et présente son sexe aux deux bouches disponibles. Sur le canapé, Ahmed se soulève, retourne Gérard et le prend à son tour en levrette.

Dès qu'ils le peuvent, ils se caressent, s'embrasent, se sucent. C'est à la fois très viril et très sensuel. Surtout, il semble il y avoir une totale réciprocité. Même si dans mon esprit j'avais commencé à appréhender les relations bis, je trouvais toujours suspect les relations exclusivement actives ou passives.

Dans mon caleçon c'est la fête. Je tourne la tête sur ma droite, j'ai le sexe de Phil, toujours derrière moi, s'appuyant sur mon épaule à quelques centimètres de ma tête. Je peux constater sa vigueur et sentir son odeur. Les jambes sciées, je me relève lentement, restant collé à Phil pour ne pas perdre l'équilibre. Il n'en perd pas une miette. Je lui chuchote dans l'oreille :

— On monte.

— Ouais, j'ai trop envie, répond-il.

Moi aussi j'ai envie ! Le spectacle et l'excitation sont en train de faire tomber mes dernières barrières et je sens Phil chaud comme la braise. Nous montons les escaliers quatre à quatre mais le plus silencieusement possible. Dans la chambre, nous nous dessapons en quatrième vitesse. Un fois nus, face à face, nous avons un moment d'hésitation, puis je tends ma main vers sa bite dressée. Je l'empoigne, c'est le signal. Il fait de même. Nous nous serrons et nous jouons bite contre bite. Enflammé et curieux je me baisse en glissant contre son corps. Au passage, je suce et lèche son cou, ses seins, son ventre avant le lécher son gland et, après une dernière hésitation, d'emboucher son membre. C'est doux, c'est dur, c'est vivant, c'est bon. Je découvre un énorme plaisir à lui faire plaisir ; ce que je lui fais, c'est comme si je le faisais à moi-même. Il semble apprécier, il soupire. Mes mains ne restent pas inactives et parcourent son abdomen, sa poitrine, ses jambes, ses fesses. Ses mains sont sur ma tête, pas pour forcer un mouvement, mais comme une caresse de remerciement.

À regret, je me relève lentement en restant serré contre lui et ma bouche ne quitte pas son corps avant de s'arrêter sur ses lèvres. Il répond d'abord timidement à mon baiser avant d'entrouvrir les lèvres et de partager un french-kiss passionné.

Je l'entraîne sur le lit. Nous roulons ensemble, les lèvres soudées, les sexes collés, les mains baladeuses. Ma bouche redescend vers son sexe, mais je me positionne tête-bêche. Dès que ma bite arrive à portée, il la happe violemment. Nous entamons une sucette mutuelle, voluptueuse. Par moment, je laisse sa bite pour m'attarder sur ses couilles. Tant qu'à découvrir, autant explorer. Je pointe même timidement ma langue vers son anus. À son grognement, dans le doute de savoir si c'est du plaisir ou du refus, je fais marche arrière et me concentre sur son phallus. Il n'est plus très loin mais je le fais durer. Je n'ai pas envie qu'il jouisse avant moi. J'ai trop peur que ça stoppe net son excitation. Je commence à venir, je le préviens et m'active sur son membre. Nous jouissons quasiment en même temps. J'avale sa première giclée avant de le finir avec la main. Lui ne m'a pas gardé en bouche et je m'épands sur son corps.

Je me retourne, retrouve ses bras et nous nous embrassons de plus belle.

Apaisés, nous discutons de ce moment de partage. Il n'y a pas de gêne entre nous. Nous admettons que nous devons être bis nous aussi et que c'est aussi très bon le sexe entre hommes. Cette étreinte libère la parole et je partage avec lui les différentes aventures que j'ai vécues : mes lectures, les vidéos bis, mon père qui se branle dans le salon... Lui me dit que le choc a été la première vidéo qu'on a vu ensemble. Depuis qu'il a vu les couples bis à l'œuvre, il recherche ce type de relation. Par contre, jusqu'à ce jour, il ne pensait pas pouvoir faire l'amour avec un mec sans la présence d'une femme.

Émoustillés par la discussion, nos sexes se redressent et nous entamons une branlette réciproque. Pendant que nos mains s'activent sur le sexe de l'autre, nous nous embrassons. Après avoir joui une seconde fois, nous nous endormons dans les bras l'un de l'autre.

C'est mon père qui nous réveille en tirant le rideau et en ouvrant la fenêtre.

— Alors les mecs, bien dormi ? Ça vous a plu le spectacle hier ? À ce que je sens, vous vous êtes aussi bien amusés. Je vous attends pour le p'tit déj

Nous émergeons. Après un premier moment de gêne vite dissipé, nous filons nus vers la salle de bain. De se retrouver ensemble dans la baignoire à prendre une douche réveille nos pulsions mais nous nous activons pour rejoindre mon père dans la cuisine. Résultat, nous arrivons en tee-shirt et avec le caleçon bien tendu.

— Et bien les jeunes, vous êtes en forme ! Asseyez-vous, j'ai fait du café.

C'est lui maintenant qui semble gêné. On sent qu'il veut parler, mais il ne sait pas par quoi commencer.

— Bon, ce que vous avez vu hier, ça doit rester entre-nous. Ok ? commence mon père.

— Ok ! répond-on ensemble.

— Ce que nous faisons, ce n'est pas honteux. Il n'y a pas de mal à se faire du bien si c'est dans le respect de l'autre, même si c'est entre mecs. Mais la majorité des gens ne sont pas capable de le comprendre et la vie à tous risquerait d'être sévèrement perturbée si ce que nous faisons se savait. Ok ?

— Ok !

— Bon, vous finissez le p'tit déj. Après tu mets de l'ordre dans ta chambre et tu te mets à tes révisions. N'oublie pas que c'est à cette condition que tu as pu sortir hier au soir. Ok ?

— Ok.

— Philippe, il faut que je te remmène chez toi ? demande mon père.

— Non c'est bon, je rentre à pieds, ça va me faire du bien de prendre l'air.

Phil parti, j'exécute les ordres. Je ne redescends de ma chambre que pour le repas de midi, seul avec mon père. La discussion s'engage.

— Pas trop choqué par la vision d'hier ? Je ne pensais pas que tu rentrerais si tôt.

— Non. C'était pas totalement une surprise. J'ai déjà vu tes vidéos de culs bis. Et puis je t'ai vu une fois te branler avec un gode.

— C'est pas des choses évidentes à partager. Mais je suis soulagé que tu saches. Mais n'oublie jamais que quel que soit le plaisir que tu prends maintenant avec un mec, avec une femme c'est aussi très bien. Entre mecs, c'est mettre en commun sa force. Avec une femme c'est apporter l'équilibre, pour elle comme pour toi.

— À ce sujet, maman, elle sait ?

— Non. Pas dans le détail. Elle sait que j'ai des activités avec mes potes. Je ne pense pas qu'elle se doute que c'est sexuel, mais elle sait que quand je fais l'amour avec elle après, c'est beaucoup plus grandiose. C'est pour ça qu'elle ne m'a jamais empêché de les voir, même si des fois nous partons loin pour faire une course.

— Mais alors, vous faîtes des courses aussi ou c'est seulement sexuel ?

— C'est la course qui nous a réunit, mais un jour nous sommes passés à autre chose. Et depuis, nous concilions les deux. Et toi, avec Phil, c'était la première fois ?

— Oui. J'y pensais des fois par curiosité, mais jamais, avant hier au soir, je n'aurai pensé pouvoir lui proposer.

— Et t'as aimé ?

— Oui, c'était super. Mais je crois que le plus fort, c'est que j'ai le sentiment que maintenant nous sommes plus que frère. Je ne l'aime pas comme Sandrine. Mais c'est très fort entre nous.

— Et pourquoi crois-tu que quand nous faisons des épreuves en équipes nous sommes souvent sur le podium, alors qu'individuellement nous ne sommes pas des kadors ? Le sexe sincère et désintéressé génère une force phénoménale. C'est peut-être même pour ça que certains l'ont tant combattu pendant des siècles.

— Et se faire enculer, ça fait mal ? demandais-je alors.

— Si c'est bien fait non. Et ça peut même t'apporter un plaisir unique. Tu peux jouir rien qu'en te faisant stimuler la prostate. T'as jamais essayé ?

— Après t'avoir vu avec le gode, j'ai essayé avec un doigt, mais pas plus loin.

— T'en fait pas, c'est pas parce que ça peut être une source de plaisir que c'est obligatoire. Et si tu veux essayer, vaut mieux y aller progressivement. Pour moi, c'est ta mère qui m'a initiée.

— Ah bon !?! m'exclamais-je les yeux écarquillés.

— Oui, je voulais essayer la sodomie avec elle. Elle m'a alors répondu : « Faut voir ». Puis plus rien. Pourtant quand elle me suçait, ça lui arrivait de venir lécher ma rondelle, puis d'y glisser un doigt. Au début, j'étais surpris, je trouvais même ça pas normal. Puis, face au plaisir, si ça l'amusait, autant la laisser faire. Dans le même temps, elle me permettait de la lécher et de la doigter, mais elle ne me laissait jamais aller plus loin que ce que j'étais moi-même prêt à accepter. C'est après avoir reçu sans douleur trois de ses doigts dans le fondement qu'elle m'a fait se merveilleux cadeau : j'étais allongé, sur le dos et, avec un regard lubrique dans les yeux, elle est venue s'empaler sur ma bite. Au début j'ai pas compris. C'est quand j'ai constaté que la pénétration était plus lente et plus serrée que d'habitude et qu'elle grimaçait que j'ai compris. Elle était en train de s'enculer. Elle m'a donné un maximum de plaisir et elle aussi a pris son pied.

— C'est pour ça que tu te godes ?

— Oui, quand je me branle, ça m'arrive. Sinon ta mère aussi le fait. Parfois on échange les rôles. C'est elle qui me prend avec un gode ceinture.

— Elle ne trouve pas ça bizarre ?

— Pourquoi ? Du moment que chacun y prend du plaisir et qu'il n'y a pas de contrainte. Le sexe c'est aussi un jeu. Il faut savoir avoir de la fantaisie.

— Je me vois mal demander ça à ma copine.

— Bien sûr, si tu déboules avec un sextoy et que tu lui dis : « Chérie, tu voudrais pas m'enculer ? », alors que vous sortez à peine ensemble et vous vous connaissez à peine, ça pourrait sembler bizarre. Laisse faire les choses. Si tu te comportes bien, elles viendront à toi tout seul. Ça ne veut pas dire qu'il faut rester passif, ça signifie juste qu'il faut rester attentif à l'autre et parvenir à lui faire ressentir ce que tu ressens. Et puis si veux tout faire avant 20 ans, qu'est-ce qui te restera de nouveau à découvrir et à expérimenter à mon âge ?

Je n'avais rien à répondre. La discussion s'est terminée en même temps que le repas, et nous sommes repartis à nos occupation. Moi, la tête encore bouillonnante de ces dernières expériences, des paroles de mon père et des nouvelles questions que je me posais.


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