J'aime me faire défoncer à la sauvette

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Numéro 15

Texte d'archive:


Archivé de: Confessions Gay – Numéro 15
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2018-01-17

Auteur: Gérard
Titre: J'aime me faire défoncer à la sauvette
Rubrique:

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Malgré mon âge, je parais être encore dans l’adolescence. Mince de taille et très joli garçon, homosexuel d’âme et de cœur, m’habiller de vêtements féminins est mon péché mignon. Un vrai bonheur pour moi de porter minijupes, bas et souliers à talons hauts. Lorsque je me travestis, je me maquille très peu, juste un soupçon de noir sur les cils et de rouge clair sur les lèvres. Mes souples cheveux blonds bien coiffés descendent bas sur ma nuque. J'avais pensé à prendre des hormones mais je ne me sens pas transsexuel au vrai sens du mot et étant presque imberbe de nature, je n’en ai rien fait. Ainsi en habits masculins ou féminin, je reste naturel.

De mon « bled » de la Haute-Vienne, je suis venu à Paris pour y terminer mes études. J’ai loué une chambre très spacieuse et confortable dans un hôtel meublé où je paie un loyer dérisoire, car je permets au gérant de me baiser quand il le veut. Il ne le fait guère souvent. Son âge de près de 70 ans ne renouvelle pas sa virilité à tout bout de champ. Mes cours en faculté et leur révision dans ma chambre me laissent beaucoup de temps libre pour m’adonner à mes plaisirs sexuels et pour me travestir. Mais je n’entrevois pas de me coller un amant attitré sur le dos.

Je préfère, quand l’envie me prend, en chercher un ou plusieurs par le Minitel. Mon nom de code est : Mignon, et mes références : « travesti bien balancé blond, anus plus fendu qu’une chatte réceptive aux plus gros calibres. Uniquement passif ». Mon insatiabilité de baise me fait rechercher de nombreux amants et, à Paris il n’en manque pas. Bien sûr, je sélectionne les meilleurs et mon agenda comporte une cinquantaine de numéros de téléphone. Quand je retrouve l’un d’eux dans un lieu discret, j’aime qu’il me pelote de suite les bouts de seins et glisse sa main sous ma jupe pour palper mes fesses et ma verge, je ne lui propose pas de l’emmener dans ma chambre ni même à l’hôtel. D’ailleurs ils sont tous ou presque, pressés. Rares ceux qui perdent leur temps en mignardises, mots aimables ou bisous. Ils ne me collent pas à genoux pour leur pratiquer une fellation, ils relèvent de suite ma jupe et je sens aussitôt leur organe viril se frotter une au deux secondes dans la raie de mes fesses à la recherche de mon anus, et plus ou moins lentement, m’embrochent. Que leur importe que je jouisse au non. Cette catégorie de sodomiseurs ne s’en préoccupe pas, ne tripote même pas ma verge ou mes bouts de seins et me dit juste « au revoir » ou « à la prochaine » après avoir vidé sa réserve de sperme dans mon ventre.

Un grand nombre ne daigne pas me baiser sur la bouche et utilise des préservatifs. J’ai horreur de ces trucs là, mais sécurité oblige et j’en emporte toujours dans mon sac à main, ne les utilisant que si mon partenaire le désire. Je préfère les amants qui prennent leur temps, qui promènent leurs mains sous mon corsage pour caresser mes seins et pincer leur pointe, qui me caressent aussi la peau douce de mon entre-cuisses et la raie des fesses, pour de leurs doigts énervés me fouiller l’anus.

J’adore ceux qui me font allonger sur le ventre pour me baiser, ceux qui me font courber en deux en me demandant d’écarter mes fesses avec les mains pour en humer la tiède et délicate odeur, inspecter la délicieuse harmonie de ma rosette. Cela m’excite beaucoup et je ne les contrarie pas. Quand leur sexe raide et dur me pénètre, je suis heureux. Plus il est gros et plus j'apprécie. Même s’il me procure une quelconque douleur. Je ne mets plus de vaseline depuis que l’un de ces amants m’a donné une paire de gifles en critiquant cette lubrification préalable. Avec un commentaire : « si tu veux que ma bite te défonce laisse ton trou du cul nature, sinon j’ai l’impression de la foutre dans la visqueuse chatte d’un gonzesse. » Il est vrai que comme la plupart de mes amants, il utilise sa salive pour une pénétration plus aisée. Parfois aussi un préservatif pré-lubrifié. Mais je ne crains pas la défonce à sec, même si elle me fait serrer les dents.

Il possède une verge très bandante malgré son âge

Le type qui m’avait giflé me donne rendez-vous sur un terre-plein de super marché, tard dans la nuit et presque tous les samedis. Il me baise dans sa voiture. J’ai aussi un autre habitué, un vieux bonhomme d’une soixantaine d’années qui l’autre jour m’a appelé. Il me fallait le rencontrer en priorité. Et il me réservait une surprise. C’était un cadeau vraiment « chou » : une jupette, un corsage, une veste assortis, un tas de sous-vêtements, une robe d’hôtesse vaporeuse, fendue jusqu’aux hanches et trois paires, d’escarpins. Un cadeau royal et un cadeau d’adieu. Le bonhomme quittait Paris le lendemain. Pour notre dernière étreinte j’ai accepté de le suivre dans la chambre d’un hôtel de passe. J’ai pu me mettre nu afin qu’il me caresse plus à l’aise que dans un couloir d'immeuble, un banc de jardin public ou les toilettes d’un bistro.

Il possède une verge très bandante malgré son âge et j’ai commencé par la sucer. Je ne devais pas faire semblant et bien passer et repasser ma langue autour du gland, la glisser dans le méat, sur les artères violacées et proéminentes, prendre ses testicules très velus, l’un après l’autre dans ma bouche pour les déguster comme de gros bonbons. Pour la première fois, il ne m’a baisé que buccalement et à éjaculé dans ma gorge une grosse quantité de sperme. Je l’ai avalé avec plaisir car j’aime le goût de la semence des mâles. Comme c'était la première fois que bonhomme me voyait en entière nudité, il m’a complimenté pour le velouté de ma peau, pour mes cuisses et mes jambes bien galbées et l’arrondi parfait de mes seins menus.

Certains voudraient m’entraîner chez eux pour me faire connaître des amis afin que nous baisions à plusieurs, mais si l’envie de recevoir des hommages pluralistes me tente, j’ai la crainte de me trouver en vase clos aux prises avec des surexcités, voire des sadiques. Alors je préfère offrir le mignon travesti que je suis aux amateurs isolés du Minitel rose ou aux annonceurs des revues érotiques et me faire défoncer à la sauvette dans une voiture, un couloir d’immeuble ou autres lieux propices.

Gérard, 24 ans. Paris