Jack, le pirate


Jack, le pirate
Texte paru le 2011-03-22 par Trebor   Drapeau-fr.svg
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Edouard de la Motte est le deuxième fils de Charles de la Motte, veuf récemment décédé. À la mort de celui-ci, le frère ainé d’Edouard héritait de tous les biens, château, terres et bois. Edouard quant à lui avait hérité de quelques biens mais rien de comparable avec l’héritage du frère, il n’en ressentait aucune jalousie, aucune rancœur ; lui, ce qu’il aimait, c’était être sur un navire et parcourir les mers. Actuellement le lieutenant Edouard de la Motte était dans ces contrées lointaines d’Amérique où il secondait le capitaine du galion qui était chargé de ramener une très précieuse cargaison de marchandises et d’or provenant des impôts levés dans les colonies, pourrait-il le faire encore longtemps ? C’était son appréhension car il devait épouser Eléonore, la fille du Duc de Marigny très souvent reçu à la cour du roi. Edouard venait de fêter ses 26 ans avec le capitaine juste avant de reprendre la mer pour rentrer au pays. Depuis deux jours le navire était sur le retour.

— Excusez-moi capitaine mais vous me paraissez anxieux.

— Anxieux ? Je ne sais pas mais, avec la quantité d’or que nous transportons, je vous avoue, lieutenant, que je serai soulagé quand nous atteindrons nos côtes. Vous avez déjà entendu parler du capitaine Jack, un pirate de la pire espèce, pillant et tuant sans laisser de survivants des navires attaqués, avec ce genre d’individu on n’est jamais sûr, jamais personne n’a pu le capturer ou le tuer, personne ne sait où ils se cachent, lui et son équipage quand ils n’attaquent pas, on ne sait même pas d’où il vient, en revanche sa triste réputation est connue de tous. Vous avez assuré le commandement trop longtemps aujourd’hui, allez donc vous reposer un peu dans votre cabine.

— Merci, capitaine.

Edouard avait emmené avec lui Adrien, fils d’un couple de domestiques qui travaillaient au château, de trois ans plus jeune, il avait été dans sa jeunesse un compagnon de jeux d'Edouard, sans être amis intimes. Adrien n’oubliait pas ses origines mais il était secrètement en admiration devant Edouard, grand, blond, visage viril, corps musclé, cuisses puissantes, excellent cavalier ; être auprès de lui le ravissait, tous les deux s’estimaient beaucoup, Adrien était au service d’Edouard qui ne le considérait pas du tout comme un domestique.

Une fois dans sa cabine où il faisait chaud, Edouard s’était déshabillé ne gardant que son pantalon. Étendu sur son lit il admirait le portrait de sa fiancée, il rêvait à l’avenir, à la serrer dans ses bras, l’embrasser, et avec ce genre de pensées son sexe était devenu raide, alors il se masturba et s’endormit. Réveillé par des coups de feu, des cris, de lutte, il enfila sa chemise et grimpa avec Adrien sur le pont pour combattre. Le bateau était attaqué par les pirates, les corps morts de l’équipage jonchaient le sol, Adrien et lui luttaient comme ils pouvaient mais, impuissants devant le nombre de pirates, capturés, ils allaient subir le même sort que les autres quand une voix grave, autoritaire dit.

— Non, ne les tuez pas, emparez-vous de l’or et du butin, chargez-le tout à bord et mettez-moi ces deux prisonniers séparément dans la cale.

— Vous n’avez pas le droit, espèce de voleur.

— Tais-toi, sinon tu vas regretter que Jack le pirate vous ait épargnés.

Ainsi Edouard était le prisonnier du pirate le plus redouté et craint des mers, celui que tout commandant de navire ne voulait surtout pas rencontrer lors d’une traversée, il avait déjà tant de victimes à son actif. Jack était un homme large d’épaules aux muscles puissants, ventre plat, taille étroite, cuisses imposantes moulées dans un pantalon presque blanc, bottes de cuir noir, fesses sublimes et entrejambe remarquable par le volume.

Dans la journée, deux jeunes corsaires apportèrent de l’eau, un morceau de pain et de lard. Curieusement, Adrien ne ressentait aucune crainte devant ces deux jeunes pirates qui devaient avoir sensiblement le même âge que lui, leurs yeux n’exprimaient pas la haine ni la méchanceté. Edouard, lui, n’avait pas fait ce genre de constatations, trop en colère d’être prisonnier en se demandant quel avenir tout cela allait avoir. Subitement la porte s’ouvrit, tirant Edouard de ses pensées. Jack était devant lui.

— Lâchez-moi, libérez-moi, espèce de voleur, meurtrier, mon pays vous punira.

— Tais-toi, tu es mon prisonnier.

Edouard lui cracha au visage.

— Ah, tu veux jouer à ce jeu-là.

Jack recueillit avec le bout de la langue une partie de la salive dégoulinante d’Edouard qui essayait en vain de libérer ses mains liées derrière le dos, alors Jack l’empoigna le fit se pencher sur la petite table, lui descendit le pantalon, lui claqua les fesses, Edouard résistait, protestait comme il pouvait, bientôt il éprouva une immense douleur quand Jack le sodomisa.

— Tu m’as humilié salaud, renégat, je me vengerai, tu es un monstre.

Adrien dans la cellule d’à-côté, alerté par les cris, avait pu apercevoir par les fentes des planches mal jointes de la cloison ce qui s'y passait, il fut d’abord horrifié, mais au lieu de fuir une telle vision il cherchait à mieux voir. Malgré son âge il était un peu naïf sur le sexe et ne comprenait pas pourquoi cette scène qui lui paraissait si terrible lui procurait du plaisir pour en jouir sans l’aide de sa main.

Deux jours plus tard Edouard était conduit dans la cabine de Jack.

— Viens t’asseoir !

Edouard ne bougea pas, Jack se leva, l’empoigna et le projeta sur le lit, le visage plaqué sur le drap taché, il lui baissa son pantalon et le sodomisa, cet acte contre-nature le révolta, il cria qu’il avait mal.

— C’est bien fait pour ta gueule, tu n’as pas besoin de te révolter.

— Renégat, tu me le paieras, je me vengerai et te ferai regretter ton acte, espèce de dégénéré.

Tous les jours Edouard était amené dans la cabine de Jack et tous les jours Jack le sodomisait. Edouard était toujours aussi véhément avec Jack mais maintenant que les douleurs avaient disparu il subissait la présence de cet énorme sexe. Lui et beaucoup d’autres dans son milieu, qui avaient toujours abhorré ces pratiques, n’en connaissaient pas vraiment les rouages. Il avait remarqué, sans que cela l’alarmât puisqu’il ne voyait pas le rapport, quand Jack l’attendait allongé dans sa cabine, qu’il avait vraiment un beau corps, peau brune, pectoraux très développés, abdominaux bien dessinés, ses anneaux aux oreilles et son collier de cuir autour du cou accentuaient sa différence, comme il ne lui avait pas échappé que son regard se posait sur l’entrejambe gonflé et si bien exposé par l’écartement des cuisses. Jack savait que la résistance de l’aristocrate faiblissait.

— Alors, tu aimes que je te baise tous les jours, elle te plait ma queue, hein ?

— Gredin, scélérat, jamais je ne mangerai de ce pain-là.

— Ne dis pas de conneries, ça fait deux semaines que je te chevauche sans que ta bite réagisse, mais depuis trois jours tu commences à bander, pourquoi résister, Edouard, et ne pas profiter du plaisir que je te donne.

— Certainement pas, ma fiancée m’attend. Jamais je ne t’appartiendrai, plutôt mourir.

Après avoir été sodomisé Edouard était reconduit dans la cale.

Au petit matin, le ciel se couvrit, le soleil disparut derrière de gros nuages noirs, la pluie devint de plus en plus forte. La mer était très agitée, l’équipage n’entendait pas toujours les ordres donnés par Jack et son second, tant le vent et l’orage couvraient leurs voix, Jack ordonna qu’on aille libérer les deux prisonniers pour une aide supplémentaire. Très vite Edouard donnait ses ordres quand c’était nécessaire, des cordages cédèrent libérant deux caisses qui avec le tangage glissaient vers deux corsaires trop occupés pour les voir arriver, Adrien, voyant le danger, se précipita sur les deux hommes pour les repousser hors de la trajectoire des deux caisses, il fut heureux de voir que c’étaient les deux jeunes qui lui apportaient à manger, puis la tempête faiblit et une heure plus tard le soleil réapparaissait.

Jack voulait connaître l’ampleur des dégâts, s’il y avait beaucoup de blessés dans l’équipage. Des plaies plus ou moins importantes mais sans gravité, il ordonna pour tous une tournée de rhum. Les deux jeunes pirates rapportèrent à Jack que, s’ils avaient la vie sauve, c’était grâce à l’intervention d’Adrien les sauvant d’une mort certaine.

— Viens ici, Adrien, certes tu es toujours notre prisonnier mais pour ton acte de bravoure en sauvant mon neveu et son ami tu es libre de circuler et de participer avec l’équipage, vois avec eux pour qu’ils te trouvent un endroit plus confortable que la cale.

Edouard regardait la mer mais avait tout entendu, il savait par le souffle de la respiration sur sa nuque que Jack se tenait derrière lui.

— Merci de ton aide, Edouard, si tu avais voulu tu aurais pu me tuer pendant la tempête.

Edouard ne répondait rien, avec une main il tâta l’entrejambe de Jack.

— Qu’est ce qui te prend, Edouard ?

— Tu me fais bander, c’est tout.

— Oh Edouard, dès que je t’ai vu tu as excité mon désir, j’avais envie de te posséder.

— Si tu veux, tu peux me posséder sans résistance.

Très vite ils se retrouvèrent dans la cabine, Jack sodomisait un Edouard consentant

— Oh Jack, vas-y c’est bon, jamais je n’aurais imaginé pareil plaisir.

— Laisse-toi aller, branle-toi en même temps mais ne jouis pas tout de suite.

Sentant sa jouissance arriver, Jack décula et éjacula dans la bouche d’Edouard. Surpris, il l’interrogeait du regard,

— Avale-tout, ensuite tu m’embrasses.

Jack fit connaître à Edouard sa première fellation qui achevait de l’ébranler. Toute la nuit ils firent l’amour, ainsi que les jours suivants.

Par son acte, Adrien avait été adopté par tout l’équipage, désormais il en faisait un peu partie, il avait décidé de mieux connaître ces gens si différents de ceux qu’il avait pu rencontrer jusqu’à présent il dormait dans le même dortoir dans un coin un peu à l’écart en compagnie de ceux qu’il avait sauvés de la mort, le neveu de Jack, Eric et son ami Miguel, d’origine espagnole.

Il y a longtemps, Jack s’était arrêté dans un port où avait vécu sa sœur décédée depuis deux ans laissant un mari et un fils de 9 ans, Eric. Jack n’avait pu supporter de voir son neveu qui s’élevait pratiquement seul, son père, après le décès de sa femme, habitait avec deux femmes de petite vertu avec qui il avait découvert la débauche dans le sexe et accessoirement dans la beuverie, Jack avait proposé à son beau-frère d’emmener Eric et de l’élever, le père semblait satisfait de cet arrangement car il savait qu’avec la vie qu’il menait son fils n’était pas heureux, en revanche, Eric, lui, n’était pas satisfait de partir, pas à cause de l’oncle Jack ou la peine de quitter son père mais à cause de Miguel, son ami orphelin qu’il ne voulait pas abandonner, Jack lui avait proposé de partir à l’aventure avec Eric, le bonheur lu dans les yeux de l’enfant ne laissa pas Jack insensible.

Les enfants étaient devenus mousses, et maintenant à 22 ans ils étaient marins pirates. Le trio était soudé mais Eric et Miguel avaient remarqué qu'Adrien malgré son âge semblait avoir de sérieuses lacunes sur les joies du sexe, en effet Adrien ne connaissait que la masturbation. Une femme légère du village voisin du château avait bien essayé de déniaiser ce beau jeune homme, mais ce qu’il avait vu et senti quand la ribaude avait retroussé ses hardes l’avait dégoûté. Un soir l’équipage avait posé sur la table deux pichets de rhum, Adrien n’osait pas refuser le verre qu’un marin lui tendit.

— T’es des nôtres, Adrien, bois un coup comme nous.

Très vite la tête lui tourna, Eric et Miguel le transportèrent sur la couche, le déshabillèrent et découvrirent un sexe de très bonne taille, Eric l’embrassa en introduisant sa langue tandis que Miguel suçait le sexe encore mou d’Adrien.

— Qu’est-ce que vous me faites ? non pas ça, vous m’avez saoulé exprès, je croyais que nous étions amis.

— Tais-toi Adrien, on est tes amis, on a tout de suite vu que tu étais comme nous, tu ne le savais pas, on va te faire découvrir combien c’est bon la bite.


Un jour, le second de Jack lui fit remarquer que depuis que l’aristocrate était à bord il n’y avait plus d’activités, les hommes commençaient à s’ennuyer et avaient envie d’attaquer des bateaux pour prendre le butin. Jack, en son for intérieur savait bien qu’il s’était un peu ramolli avec sa soif de sexe, il ne devait surtout pas tomber amoureux d’Edouard et ne pas le mêler à l’attaque du navire rempli d’or dont on lui avait parlé, il décida de se séparer de son amant et lui démontra qu’il ne pouvait rester à bord, que la vie de pirate n’était pas faite pour lui. Edouard fut contraint de quitter le bateau dans une chaloupe mise à la mer pas trop loin de côtes. Adrien n’avait pas voulu l’accompagner, sa vie était désormais avec ses amis, Edouard était très triste car sa relation avec Jack lui avait apporté du bonheur.

Edouard put enfin regagner la France, il fut accueilli presque comme un héros, il expliqua comment il avait pu s’enfuir avec l’aide d’Adrien qui n’avait pas eu la possibilité de monter dans la chaloupe au risque de faire capoter l’évasion. Invité dans les meilleures maisons il dut à chaque fois raconter son aventure. Sa fiancée demanda à son père de s’entendre avec Edouard pour décider de la date du mariage. Edouard remarqua qu’il n’éprouvait pas une grande émotion à retrouver sa future épouse, les semaines suivantes elle l’exaspérait de plus en plus, véritable enfant gâtée, elle avait les plus extravagantes exigences pour son mariage. Edouard rencontra chez son futur beau-père un lieutenant de vaisseau qu’il n’avait jamais apprécié, il se vantait qu’il avait participé à la capture du pirate Jack tombé dans le piège tendu par la marine royale. En effet, on avait fait croire dans les ports qu’un bateau en partance pour les Amériques avait les cales remplies d’un précieux butin et d’une grande quantité d’or, en fait la cale était remplie de soldats solidement armés, c’est comme ça que Jack croupissait dans une geôle en attendant d’être condamné et exécuté. Edouard ne pouvait le croire alors l’autre l’emmena à la prison où Jack était enchainé, les yeux pleins de colère et de haine, ceux qui étaient chargés de sa garde voulurent l’humilier en le sodomisant à tour de rôle, Edouard éprouva beaucoup de peine à voir son ami ainsi déshonoré.

Le jour du mariage tous les invités commençaient à arriver à l’église, le futur marié avait fait prévenir sa fiancée qu’il aurait un léger retard. À la prison, Edouard avait rassemblé tous les membres de la prison pour offrir à boire en raison de son mariage, il avait mis dans le vin une drogue qui vous envoyait rejoindre Morphée dès que vous l’aviez bue, il prit les clefs.

— Oh Edouard, que fais-tu ?

— Vite, Jack, nous n’avons pas de temps à perdre, je suis venu te délivrer.

— Mais que vont penser les tiens, tu t’exposes à de graves ennuis.

— Jack, je t’aime, je ne peux pas vivre sans toi.

— Quoi ? C’est vrai, Edouard ? Moi aussi je t’aime depuis le début, c’est pour cela que je t’ai fait partir.

Ils arrivèrent au port, cachés, ils avaient vue sur l’activité, il y avait là un galion prêt à partir, ils montèrent à bord, et prirent le commandement du bateau, seuls six marins étaient à bord, Jack leur promit une généreuse récompense s’ils coopéraient à s’enfuir avec ce navire vers une ile absente des cartes, connue par lui et deux de ses hommes, heureusement le vent soufflait, très vite la côte disparut de leur vue. Enfin, l’ile secrète apparaissait.

À terre, Edouard s’enquit de savoir ce qu’était devenu Adrien, Jack interrogea son second qui répondit qu’il était avec Eric et Miguel dans son logis. Doucement Jack et Edouard arrivèrent sans faire de bruit, la porte était ouverte, le spectacle laissa Edouard interdit, trois jeunes hommes complètement nus, la bite raide, Adrien en train de lécher le cul d’Eric qui lui, suce le sexe de Miguel, Adrien qui encule Eric et Miguel qui sodomise Adrien, les cris, les gémissements de plus en plus forts, les obscénités, Edouard était comme figé par le spectacle.

— Vois, Edouard comme c’est beau des mecs en train de baiser, je sais que c’est la première fois que tu vois ça et que tu es excité, ta bite est tendue à son maximum.

— Jack, je n’en peux plus, encule-moi tout de suite, oh, Jack si tu savais comme je t’aime.

Jack se débarrassa de ses vêtements, descendit la culotte d’Edouard, arracha sa chemise l’embrassa, lui caressa la poitrine, pinça les tétons, l’allongea sur le sol, jambes relevées et le pénétra, le plaisir des deux amants allait crescendo.

— Vas-y, défonce-moi ça fait trop longtemps que j’attends cela, fais moi jouir

— Je t’aime et te donne tout mon être, éjaculant violement dans les entrailles d’Edouard pour ensuite s’empaler sur la bite d’Edouard.

Entre-temps les trois jeunes après avoir éjaculé en se croyant seuls et en sécurité étaient intrigués par les bruits qu’ils entendaient dans la cabane de Jack. Qui oserait se permettre d’y entrer en l’absence du maître, quelle ne fut pas leur consternation en découvrant Jack et Edouard en plein déchaînement sexuel, ces deux bêtes de muscle et de beauté eurent tôt fait de réveiller leurs organes. Après leur jouissance, ils se relevèrent et s’embrassèrent avec passion, les trois jeunes se jetèrent sur eux trop heureux de les retrouver. Ils voulurent connaître le détail de l’aventure, tous avaient craint que Jack ne fût tué par ceux qui l’avaient capturé.

— Comme tu as changé en peu de temps Adrien, tes cheveux, ton bandeau même tes muscles ont pris du volume et ce tatouage sur le bras gauche ?

— Comme tu vois, tous les trois nous avons le même, ça marque notre union et notre appartenance, on partage tout, même le sexe qu’ils m’ont fait découvrir et aimer, d’ailleurs vous avez vu.

— Oui et c’était bien beau, dit Jack, au moins sur l’ile ou sur le bateau, Edouard et moi on ne sera pas les seuls à aimer la bite, bon allons rejoindre les autres.

— Mais dis-moi Edouard, et ton mariage ?

— Je me rends compte à quel point, si je n’avais pas été fait prisonnier, j’aurais été malheureux avec cette petite pimbêche qui ne pense qu’à être la plus belle, la plus recherchée, la plus exigeante dans la bienséance, en fait, je ne l’aimais pas, l’amour c’est Jack, j’abandonne d’où je viens pour vivre avec lui.

Après s’être rhabillés, ils retrouvaient les autres qui, une fois de plus, acclamaient Jack.

— Compagnons, je vois que vous êtes contents de mon retour, sachez que c’est grâce à Edouard, qui a risqué sa vie pour me libérer, si je suis ici avec vous. Nous avons perdu notre bateau dans l’affrontement où j’ai été capturé, nous avons volé à nos ennemis ce galion qui nous a ramenés ici, il nous permettra de reprendre nos activités. J’avais promis une récompense aux six marins qui nous ont aidés dans notre fuite, ils recevront chacun quatre pièces d’or, je leur propose aussi, pour ceux qui le désirent, d’intégrer mon équipage, ceux qui voudront rentrer chez eux attendront que nous les laissions dans une chaloupe à proximité des côtes. Pour fêter mon retour et celui d’Edouard qui fait partie de notre communauté, je déclare deux jours de fête, amusez-vous, les mecs.

Edouard voulut être comme son amant, ses cheveux blonds mi-longs étaient maintenus par un étroit bandeau autour de la tête, il se fit poser deux anneaux d’or aux oreilles et tatouer, ainsi que Jack sur le pectoral gauche, le croisement de deux sabres. Entre deux attaques, les pirates séjournaient sur l’ile secrète où Jack et Edouard aimaient à se baigner nus.

Décidément, le temps des belles étoffes et des dentelles était bien loin pour Edouard.