Je suis amoureux

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Numéro 64

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 64
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2017-11-11

Auteur: Christophe
Titre: Je suis amoureux
Rubrique:

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Ce texte a été lu 2668 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Quand j’ai ouvert les yeux je l’ai regardé. Il ronflait doucement, à moitié couché sur le ventre. Son corps mince et fin. Un vague sourire sur les lèvres. J’ai tiré le drap. Ses reins cambrés. Ses petites fesses légèrement entrouvertes par l’écartement des cuisses. Je ne suis pas ce qu’on appelle un beau mec et Michel me semblait inaccessible.

Jusqu’à hier soir quand il avait penché sa tête vers mon ventre. Je me souviendrais de cet instant toute ma vie. Il avait tiré le zip de ma braguette. Il avait baissé mon slip. Lui qui avait une apparence tellement virile. Qui n’hésitait pas à faire des réflexions macho et qui méprisait ouvertement les grandes folles efféminées. J’avais déjà été surpris quand il avait frappé à la porte de mon studio. Mais de sentir son souffle, de voir sa bouche à quelques centimètres de ma queue, j’en étais ébahi. Surtout que ça s’était fait sans transition. Pas la moindre préparation.

On buvait un café et il était venu s’asseoir à côté de moi pour déboutonner mon pantalon sans dire un seul mot d'explication. J'Avais même craint une plaisanterie. Je voulais voir jusqu'où il irait. Il avait pris ma bite dans sa bouche. Entièrement. J'étais si estomaqué que je n'avais même pas un tout petit début d'érection. Jamais je ne me serais attendu à ça. Il m'aspirait tout doucement entre ses lèvres et sa langue remuait par en-dessous. Michel me taillait une plume. Bien sûr, je n'ai pas mis longtemps à me retrouver avec une tringle de première bourre. J’avais encore un peu peur que ce soit une façon de se moquer de moi mais je ne voyais pas comment.

D’autant qu’il me suçait en y mettant visiblement tout son cœur. Il ne se contentait pas de pomper mécaniquement, loin de là. Sa langue n’arrêtait pas d'effectuer des variations autour de mon mandrin. Il avait tiré la peau pour décalotter Nestor et il s’appliquait à lui faire une gâterie des grands jours. Tout en léchages et en mordillements. À sa façon de procéder je comprenais qu’il ne voulait pas me faire décharger prématurément. Il désirait m’exciter un max et il y parvenait sans effort. Il a même sorti mes couilles pour les prendre dans le creux de sa main et les lécher. C’était tellement merveilleux que je n’arrivais pas à y croire.

À un moment il a relevé la tête pour me dire qu’il y avait longtemps qu’il avait envie de moi. Mes doutes m’ont repris et j’ai osé lui dire que je doutais de sa parole. Je n’étais ni très beau ni très attirant même si dix années d’haltérophilie m’avaient rendu particulièrement costaud.

— C’est justement pour ça que j’ai envie de toi, parce que tu es différent des autres... Il a éclaté de rire avant d'ajouter ; et en plus tu as une queue splendide qui va me faire faire des folies...

Tout en parlant il s’était déshabillé. Il était beau comme ces très jeunes hommes qu’on voit sur certains vases grecs. Une beauté fragile et fine, d'une élégance racée. Même son érection était gracieuse. Sa verge ressemblait à une flèche mince et parfaitement droite. Il s’est jeté dans mes bras et il a entrepris de me déshabiller. Je ne pouvais plus douter de sa parole et je me suis prêté à tous ses jeux érotiques.

On aurait dit que chaque partie de mon corps qu’il découvrait le remplissait d’enthousiasme. Il caressait, embrassait et léchait sans se lasser. En même temps il adoptait des postures lascives destinées à m’émoustiller. Sa souplesse naturelle lui permettait de prendre les positions les plus variées. Il alternait des poses pudiques et des poses outrageusement obscènes ou suggestives. J’étais de plus en plus excité. Il a atteint le sommet de la provocation en m’offrant le sillon de son cul dans le plus grand écartement possible. J’ai vu palpiter et s'ouvrir la bouche absolument imberbe de son anus. Une mignonne bague brune et noire qui s'ouvrait sur un cratère étroit et d’un rose très pâle. Quand il m'a dit qu'il m'offrait là ce qu'il n'avait jamais donné à personne, j'y ai collé ma bouche gloutonne. Ma langue a longuement travaillé ses sphincters adorables. La peau en était si fine qu'elle ressemblait à une soie vivante et précieuse. Je n'avais jamais bouffé un cul aussi voracement. Je me suis écroulé sur le lit quand il m'a dit que son plaisir était trop grand. Plus ou moins consciemment, je reculais le moment de le posséder. Je pressentais que ce serait une des plus grandes jouissances que je pourrais éprouver et je voulais la ressentir avec l’intégralité de mes moyens.

Michel était comme une chatte en chaleur après moi. À croire qu’il possédait dix mains et plusieurs bouches. Il avait à peine fini de frotter mes tétons que ses dents les mordillaient. Sa langue passait sur mes reins ou sur l’intérieur de mes cuisses. Elle s’insinuait dans mon nombril ou elle frôlait mon gland enflammé. Ses dents mordaient mes épaules presque jusqu’à la douleur et ses doigts griffaient mon dos ou mes hanches. Je lui rendais caresse pour caresse mais j’ai senti que l’instant crucial était venu. Il fallait que je possède ce corps souple et fuyant. Que je le cloue sous la puissance de mon désir.

J’ai coincé Michel sous moi en lui immobilisant les poignets avec une seule main. Il avait fermé les yeux et il respirait fort. De mon autre main, j’ai guidé la tête de ma queue. Il a poussé un couinement aigu quand mon gland a forcé l’anneau de ses sphincters. Il était incroyablement serré et j’ai cru que je ne parviendrais pas à l’enfiler davantage. Mais peu à peu ses muscles se sont assouplis. Le corps de Michel ne s’opposait plus à ma pénétration. Très lentement, j’ai fait coulisser ma queue dans la gaine étroite. Je n’avais jamais joui d’une sensation aussi parfaite. Dans un ultime coup de reins j’ai collé mes couilles entre les globes écartelés. Il a gémi longuement. Puis il a brusquement ouvert les yeux. Manifestement il me fixait mais son regard était voilé par le plaisir. Je ne bougeais pas, me contentant de remplir son cul aussi complètement que possible. Il m’a dit qu’il était à moi et il m’a demandé si j’avais du plaisir à l’enculer.

— Parce que moi... moi... je peux pas expliquer... c’est si fort... ta bite est dans moi... bien loin, bien profond dans mon cul... et c’est plus fort que moi... comme si j’étais plus moi... c’est moi qui mange ta bite... mais c’est elle qui me domine... elle qui m’encule... c’est si bon... si bon...

L’intensité de la volupté le faisait délirer. Il s’est mis à remuer la tête de droite à gauche dès que j’ai amorcé mes mouvements de va-et-vient. Il gémissait continuellement en murmurant des mots sans suite. Je l’ai labouré durant de longues minutes avant de laisser monter le sperme dans mes canaux engorgés. Et nous nous sommes tendus dans un dernier spasme...

Christophe, 26 ans.