Je t'aimerai toujours

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Numéro 100

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 100
Date de parution originale: Juin 1999

Date de publication/archivage: 2012-09-23

Auteur: Stéphane
Titre: Je t'aimerai toujours
Rubrique: Nous deux

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Cette lettre est une surprise pour Cédric. En la rédigeant, je n’ai qu’un seul espoir: que la rédaction de Lettres Gay accepte de la publier. Cédric ne manque jamais de l’acheter. Je suis très amoureux de lui. Follement. C’est pour le lui dire d’une manière à la fois sincère et originale que j’ai pensé à vous. Il est l’homme de ma vie. Pourtant, avant de le rencontrer, je doutais encore, je n’étais pas certain d’être homosexuel. Du moins, je refusais de me l'avouer. J’étais puceau avec les filles, puceau avec les mecs. Et je suis encore plus amoureux de lui en pensant que je lui ai offert ma virginité. Dans mes fantasmes, il n’y avait déjà que des mecs. Je jouissais avec eux avant d’éprouver autant de honte que de culpabilité. Et puis, tout ça a été balayé d’un coup. Il a suffit d’un quart de seconde, qu’il entre dans ma chambre, vêtu de sa blouse blanche et j’ai su. Voilà comment un stupide accident de moto s’est transformé en un heureux événement. Tu avais vingt-quatre ans, j’en avais vingt. Tu terminais tes études d’infirmier et grâce à ce stage dans un service de chirurgie orthopédique, nous avons pu nous rencontrer.

Au début, je me cachais encore l’attirance physique que j’avais pour toi. Je voulais être ton ami. Ma seule angoisse était que tu aies une gonzesse. Tu t’en souviens sûrement. Un matin, alors que nous étions devenus un peu plus proches, je t’en ai parlé. Ce fut un immense soulagement pour moi quand tu m’as répondu, en riant, que tu vivais seul. Toi, tu avais tout compris mais tu ne m’as rien dit. Tu ne voulais pas mélanger ton travail et ta vie privée. Heureusement pour nous, le tennis nous a permis de nous retrouver après ces deux mois d’hôpital et mon séjour dans une clinique de rééducation. Tu avais accepté de me laisser ton numéro. Je tremblais quand je t’ai appelé. J’ai ressenti un frisson parcourir tout mon corps au son de ta voix. Ma seule envie, te revoir au plus vite. Il y a eu un premier match de tennis entre nous, mais ce jour-là, il ne s’est rien passé. Un second, un troisième... Je me demandais quand est-ce que tu allais te décider! Moi, je n’aurais jamais osé prendre les devants. Chaque fois que je te retrouvais au club, je ressentais la même émotion physique et cérébrale. C’était si fort que j’ai eu le courage d’en parler à ma sœur. Elle m’a conseillé de tout t’avouer mais je n’ai pas pu.

Je n’aurais jamais imaginé que nous ferions l’amour, pour la première fois ensemble, sous la douche des vestiaires du club. C’était le 16 juillet 1996, et je m’en souviens comme si c’était hier. Il n’y avait plus que nous dans le club. Nous avions fini de jouer assez tard pour profiter de la fraîcheur de la nuit. Pour moi, c'était toujours aussi troublant de te voir te déshabiller dans les vestiaires. Tu étais moins pudique que moi, tu n’hésitais pas à rester nu devant moi pour me parler. Et moi, je faisais des efforts surhumains pour ne pas me mettre à bander. J’évitais de diriger mon regard vers ta queue. Mais ce soir-là, je me suis mis immédiatement à bander quand tu m’as proposé qu’on prenne la douche ensemble. Tu as vu ma bite gonfler et raidir devant toi en même temps que je devenais rouge écarlate. J'étais tellement gêné que je ne savais plus que dire. Il y a eu un long silence entre nous, et toi aussi, tu t’es mis à bander. Ta bite s’est raidie et ton gland s’est décalotté. Alors, tu m’as entraîné sous la douche et avant de régler l’eau, nos bouches se sont soudées. J’ai eu l’impression que je pouvais jouir au seul contact de tes lèvres sur les miennes. Tu as réglé la température de l’eau et nous avons continué à nous embrasser, à nous caresser. C’était bon, délicieux de sentir tes mains sur mon corps, sur mes fesses, sur mes couilles et ma queue. Moi, je te branlais plus fébrilement, et soudain, j’ai eu envie de te prendre dans ma bouche, de te sucer. Je me suis agenouillé et j’ai d’abord léché ta queue avant de la faire glisser entre mes lèvres. J’avais peur de mal faire, de ne pas te donner assez de plaisir. Pourtant, tu me répétais que c’était très bon, tu me guidais aussi. Tu m’as demandé de lécher tes couilles, tu t’es tourné pour me présenter tes fesses et te faire lécher la raie. Je t’ai repris entre mes lèvres, et là, tu m’as demandé comment je voulais que tu jouisses. Dans ma bouche ou entre mes fesses. J’avais trop de plaisir à te sucer et j’ai voulu le faire jusqu’au bout.

Je venais de tailler ma première pipe. Quand je me suis redressé, tu as empoigné ma queue. Il t’a suffi de la branler quelques secondes pour que j’explose. Jamais je n’avais joui aussi fort. J’ai regardé mon foutre gicler et arroser ton ventre, je n’en finissais plus de me vider. Puis, je t’ai demandé de me faire l’amour, de me prendre. Je voulais que tu me baises, que tu m’encules très fort. Je voulais tout connaître, être tout à toi dès la première fois. Tu as préféré aller chez toi. J’étais encore très excité en me rhabillant. Avant de quitter les vestiaires, je t’ai embrassé plusieurs fois. Une question me brûlait les lèvres: te demander si tu m’aimais. Mais j’ai préféré me taire. Nous sommes vite arrivés à ton studio, et là, je me suis tout de suite déshabillé, heureux de voir que tu bandais à nouveau.

Je t’ai encore sucé mais, cette fois, en me plaçant en 69 sur toi. Le contact de ta langue humide et râpeuse sur mon anus électrisait tout mon corps. Je t’ai demandé de me lécher, encore et encore, de me pénétrer avec ta langue, avec tes doigts. Tu savais que pour moi, cela allait être la première fois. Tu m’as préparé avec douceur, m’ouvrant peu à peu avec délicatesse. C’est moi qui t’ai supplié de me prendre. Je n’avais pas du tout peur d’avoir mal. Je me suis placé à quatre pattes sur le lit et je me suis bien cambré. J’avoue que j’ai quand même eu un peu mal quand tu as commencé à me forcer, mais j’ai tout fait pour ne pas te le montrer. Au contraire, je t’ai engagé à t’enfoncer davantage. Malgré la douleur, je voulais que tu me mettes ta bite tout entière dans le cul. Elle a progressé par à-coups, ouvrant mes chairs au passage de ton gland. J’éprouvais une sorte de violente brûlure chaque fois que tu t’introduisais un peu plus. Enfin, tu t’es arrêté. Tu étais tout en moi et tu as attendu quelques secondes avant de commencer à aller et venir. La douleur a disparu dès les premiers va-et-vient, et fut remplacée par un plaisir indescriptible. J’avais envie de te crier des choses, de te demander de m’enculer très fort, de baiser mon cul en ne te souciant que de ton plaisir. Nous étions en nage, et ta bite qui me transperçait m’arrachait une suite ininterrompue de râles de plaisir. Je me suis mis à bouger avec toi, à venir au-devant de tes coups de reins. C’était bon de sentir ton ventre claquer contre mes fesses et ta queue s’activer de plus en plus vite. Avant de jouir, tu as pris ma bite dans tes doigts et j’ai pu décharger avec toi. Ce fut un moment divin, et ce que je ressens est toujours aussi intense chaque fois que nous faisons l’amour ensemble. Deux mois après, nous nous installions dans un petit appartement du centre de Lyon, et depuis, nous ne nous sommes plus quittés.

Excuse-moi Cédric. Je sais que parfois, tu me trouves trop possessif, que cela t'agace quand je te submerge de questions chaque fois que tu rentres un peu tard de ton travail. Mais c’est plus fort que moi. Je souffre, moi aussi, de cette peur constante de te perdre. Je t’aime. Je t'aimerai toujours.


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