Jets de foutre dans l'herbe

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Numéro 50

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 50
Date de parution originale: Décembre 1991

Date de publication/archivage: 2012-08-29

Auteur: Philippe
Titre: Jets de foutre dans l'herbe
Rubrique: Je vois, j'exhibe

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Ce texte a été lu 4659 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Près de chez moi, une petite forêt. Plutôt, plusieurs bois, espacés de prairies et de champs. Ce lieu calme est un endroit de prédilection pour la promenade. Généralement, peu de monde, les chemins ne sont pas aménagés pour les voitures. En semaine, il est rare d’y croiser quelqu'un. Parfois le mercredi, il y a des enfants en bicyclette.

C’était un jeudi. Je marchais en écoutant les oiseaux. C’était un jour de grève des transports et je n’étais pas allé au travail. Il était environ 14 heures. Au sortir d’un bosquet, je me dirige vers un pré où je sais pouvoir y retrouver des chevaux gambadant dans l’enclos. C’est non loin de là, en plein soleil, dans un fouillis d’herbes hautes, parmi les coquelicots que j’aperçois un homme allongé sur le ventre, sur une natte de plage. Il est en train de lire. Mais chose étonnante, il est entièrement nu. Je n’ose plus bouger. Je tombe à genoux et le regarde. Absorbé par sa lecture, malgré quelques balancements des jambes, il ne voit pas que j’avance à genoux. Quinze, vingt mètres me séparent de cet inconnu, pas très jeune, les cheveux courts, gris et frisés. Il me semble grand, le corps sans trop de graisse, des fesses fermes et remplies.

Au bout d’un long moment, il pose son livre, se retourne, s’allonge sur le dos. Un corps sans poils, sauf au pubis. Le sexe au repos, il semble dormir. J’attends toujours, n’osant bouger. Puis il reprend son livre, toujours sur le dos. Je regarde son sexe attirant. De plus, celui-ci semble prendre du volume, mais légèrement. Voilà que sa main gauche commence à glisser vers son bas-ventre. Puis il se caresse les couilles, se les remonte, saisissant sa bite qui prend des proportions plus importantes. Le voilà qui commence à se masturber.

Il y a déjà un moment que je bande. Je commence à me toucher. Je descends mon short et mon slip, et me branle doucement. Soudain le mec s’asseoit. Absorbé par mon voyeurisme, je ne me baisse pas assez vite et il m’aperçoit. Que faire? Il se lève, se dirige vers moi (j’ai su plus tard qu’il m’avait maté depuis longtemps). En effet, il est grand. Arrivé à ma hauteur, il m’apostrophe et me demande si le spectacle me convient. Je reste sans voix, avec un sexe tendu, perdant malgré tout de sa superbe. II m’invite à partager sa natte et me prend par l’épaule. Tout en avançant je relève slip et short. Se plaçant derrière moi, il me pousse doucement mais radicalement vers son antre de bronzage. Il n’oublie pas au passage de me caresser les fesses.

Nous sommes arrivés; il me retourne. Je vois son sexe tendu, je suis de plus en plus embarrassé mais de nouveau excité. Je le regarde. Il me sourit. Ses dents sont bien blanches et son visage ovale ne peut pas avoir plus de cinquante ans. Il me demande si j’ai déjà branlé une autre bite que la mienne. Je réponds par l’affirmative en précisant que j’ai déjà eu l’occasion de faire l’amour avec d’autres hommes, bien que rarement. Il m’ordonne de prendre sa queue, de le branler. J’en ai bien trop envie pour refuser. Je m’enhardis et la lui ceins de tous mes doigts. Je serre et commence un va-et-vient. De ses mains libres, il me déshabille. Je suis à poil. Il me complimente sur ma queue bien que plus petite que la sienne, mais tout aussi grosse. Il me triture maintenant les couilles, la tige, il commence à me masturber. Puis il s’allonge sur le dos, sur la natte. Il relève ses genoux, me demande de le sucer, en me disant de n’y être nullement obligé. Je me penche, suce le gland violacé, passe ma langue sur toute la longueur, prends ses couilles poilues une à une dans ma bouche, reprends son braquemart à pleine bouche.

Nous changeons de place. C’est maintenant lui qui me suce. Il profite pour me mettre un doigt dans le cul, qu’il fait bouger dans mon intérieur. Je n’en peux plus et j’explose dans sa bouche. Mais je suis déçu, car il recrache mon sperme. Puis il se redresse, me demande de le branler. Je reprends cette magnifique bite, je serre. Je commence un va-et-vient de plus en plus rapide. Le gland se couvre et se découvre à chaque mouvement. À son visage, et par ces mots “Oui, oui, continue!” il n’est pas long à jouir. Son foutre jaillit sur mes doigts, mon ventre.

L’extase passée, nous nous allongeons. Il parle, me dit son nom, son âge, son métier, ses goûts. Je fais de même. Il habite le village à côté. Nous nous revoyons dans la nature, chez lui. Nous avons passé une semaine de vacances ensemble. Nous ne nous contentons plus que de branlettes et de sucettes aujourd’hui...


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