Jeux de langues

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Numéro 54

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 54
Date de parution originale: c. 2004

Date de publication/archivage: 2018-01-12

Auteur: Marco
Titre: Jeux de langues
Rubrique:

Note: Le magazine Gay Relations ayant disparu, nous vous présentons alors sur l'archive des textes y ayant paru au fil des ans, à titre d'archive, le but premier de l'archive étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte, ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 3084 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J’ai 23 ans, et viens de terminer une liaison avec Grégory. Durant deux ans, nous avons partagé une relation toute de tendresse et de sexe. Nous nous sommes rencontrés dans une boîte gay et tout de suite, ce fut le flash, amoureux fou l’un de l'autre.

On se ressemblait beaucoup, bruns tous les deux, mignons et de la même taille. Dès la première rencontre nous avons fait l'amour. Le lieu n'était pas terrible puisque nous avons dû nous contenter de sa vieille Renault 5. Pourtant déjà, ce fut génial. Grégory donnait beaucoup de tendresse : baisers profonds et très longs, caresses sans fin, regards langoureux et complices. J'essayais d'en faire autant mais nos rapports n'étaient pas uniquement tendres... nous alternions avec des étreintes plus rapides et chaudes. La seule chose que nous nous refusions restait la sodomie. Ni lui, ni moi ne ressentions le besoin de nous prendre. Un doigt, parfois deux suffisaient à nous procurer beaucoup de plaisir.

Généralement on se voyait chez lui. Sa mère divorcée travaillait la journée. On a fait sauter pas mal d'après-midi de fac pour se retrouver. On commençait toujours par boire un whisky-coca. On écoutait de la musique (souvent le Grand bleu) et on se déshabillait mutuellement. Quand nous ôtions le pull, le teeshirt ou le jean, nous nous embrassions. Des baisers furtifs sur les oreilles, le front, dans le cou ou plus longs sur la bouche. Quand nous étions torse nu, on s'amusait comme des fous avec nos seins. Grégory voulait que je lui serre plus fortement ses pointes. Je lui pinçais, je les chopais entre mes dents et les mordillais en alternance avec ma langue qui les léchait plus amoureusement. Pendant ce temps, Greg me caressait le dos, ou me donnait des baisers mouillés sur les épaules.

Puis nous finissions de nous déshabiller. Les jeux de langues avaient beaucoup d'importance pour tous les deux, comme si nous ne pouvions connaître l'autre qu'après l'avoir goûté. On se léchait le ventre, en commençant par les seins, puis nous laissions courir la langue le long du corps. On happait les aisselles, puis glissions jusqu'au pubis. Nous ne sommes pas très gros ni l’un ni l'autre et nos corps sont fermes. Sous la langue, la peau lisse et salée avait un goût très agréable. Je pense qu'aucun fruit, aucun plat n'a le goût aussi savoureux et complexe qu'une peau satinée.

Nous jouions beaucoup avec nos sexes. Nous les gobions pour les avaler. On se rasait les bourses et la peau très douce à cet endroit procure des sensations très particulières. On se léchait pratiquement jusqu'aux pieds. Nous avons trouvé un endroit où le plaisir était extrême : à l'encoignure des genoux. Là comme à l'aine, on ressent des frissons de bonheur, telle une mini éjaculation. On terminait nos ébats à genoux sur le lit, l'un en face de l'autre. Nous nous branlions mutuellement, pendant que nos langues se liaient. Quand nous avions joui, essoufflés, nous nous embrassions. Et on reprenait notre calme, heureux et vidés.

Grégory est parti maintenant, et je le regrette bien !

Marco, 23 ans.