Jim Anderson et le dernier des Anges Libres (15)


Jim Anderson et le dernier des Anges Libres (15)
Texte paru le 2015-01-10 par Tom   Drapeau-fr.svg
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CHAPITRE 15

La Promesse de Gabriel

De nos jours,

— NON !! Hurla Gorgidas.

Si le dernier Archange avait bien la boussole, tout était perdu. Pire même, s’il trouvait ses frères emprisonnés…

Lucas et Théo le regardait surpris et inquiet. Il était rare qu’il montre des signes d’inquiétude ou de colère. Il leur apparaissait toujours calme, maître de lui. Il devait se reprendre, trouver quelque chose, une voie de secours.

— Y a-t-il autre chose, demanda-t-il à son fils qui fouillait toujours les souvenirs d’Anthony.

— Je crois, oui. Les choses s’éclaircissent. Je commence à mieux discerner ses souvenirs… enfin je crois… Avant que nous le capturions, il a vu l’Ange… Gabriel ! Le nom avait jailli de sa bouche comme s’il l’avait craché.

Gabriel, l’Archange gardien des simples Anges. C’était donc lui le dernier. Gorgidas se souvenait de lui. Un grand froid l’envahit. Gabriel était de retour…

— Que se sont-ils dit ? parvint-il à articuler.

— J’avais… Anthony avait une chose que voulait l’Ange… je n’arrive pas à m’en souvenir… je… il lui a fait promettre de le lui révéler si…

— Si quoi ? insista son père.

— Tout devient confus. Des bruits de pas, des cris. Je vois notre Bataillon approcher… je… il… il m’a fait quelque chose… je… contre le mur… pourquoi… non pas ça… ça fait mal…

Brusquement Théo se redressa et ses yeux s’ouvrirent grand. Il plongea alors son regard dans celui de Gorgidas. Puis, d’une voix qui ne lui appartenait pas, d’une voix aussi profonde que le tonnerre, il déclara :

— JE SAIS QUI TU ES ! JE SAIS CE QUE TU VEUX ! ET TU NE L’AURAS PAS ! JE SUIS LE DERNIER DES ANGES LIBRES ! LE DERNIER DES ARCHANGES ! JE SAIS QUE TU M’ECOUTES ! CECI EST UN MESSAGE POUR TOI ! JE VAIS RETROUVER MES FRERES ET LES RAMENER ! NOTRE TEMPS EST VENU ! LE TEMPS DU RETOUR DES ANGES !

Gorgidas s’était relevé d’un bon. La terreur se lisait sur ses traits. A son tour Théo se leva et se rapprocha de lui, comme un prédateur vers sa proie. Lucas tenta de s’interposer mais Théo le frappa si violemment qu’il perdit connaissance.

« …ET QUAND LA BOUSSOLE MONTRERA LA VOIE, LE DERNIER DES ANGES LIBRES LES LIBERERA… »

Un sourire carnassier étirait les lèvres de Théo.

« TON TEMPS EST FINI ! IL EST TEMPS POUR NOUS DE REVENIR ! SI TU TIENS A TA VIE ET A CELLE DE TES HOMMES NE T’Y OPPOSE PAS ! »

Les oreilles de Gorgidas lui sifflaient et un bourdonnement incessant lui vrillait les tempes. Il sentait la puissance de ces paroles résonner en lui.

D’un ton plus doux… plus cajoleur, il reprit :

« JE ME SOUVIENS DE TOI GROGIDAS… JE SAIS QUI TU ES, CE QUE TU ES ET CE QUE TU AS FAIT ! ET LUI, LE SAIT-IL ? »

non… Gab… Gabriel, souffla le nephilim.

Gorgidas semblait perdu, terrifié comme un petit enfant.

Il recula encore et heurta le mur de la chambre. Affolé, il regardait de tous côtés, cherchant la moindre échappatoire. La porte ne se trouvait qu’à deux mètres de lui… pourrait-il l’atteindre ? Il fit un bon de côté, mais déjà, rapide comme l’éclair, Théo se tenait devant la sortie.

— NE CHERCHE PAS A T’ENFUIR ! TU NE PEUX M’ECHAPPER !

De nouveau le jeune possédé se rapprocha de sa cible qui recula et finit par se recroqueviller dans l’angle de la chambre.

pi… pitié, articula-t-il.

— ET TOI AS-TU EU PITIER DE MES FRERES ! NEPHILIM !

Il avait presque craché le dernier mot, comme s’il s’agissait d’une insulte.

Il se tenait maintenant à quelques centimètres de Gorgidas. Il se rapprocha un peu plus encore, frôlant son corps tremblant puis lui murmura à l’oreille.

Montre-moi, nephilim, montre-moi que tu n’as pas oublié ce que j’aime, après tout combien de fois m’as-tu observé lorsque nous faisions l’amour lui et moi… peut-être étais-tu jaloux de lui plus que de moi.

Lentement, l’homme se retourna vers le mur. Les mains tremblantes, il déboucla la ceinture de cuir noir qui fermait son pantalon de costume et la tendit à son fils puis il le déboutonna et le laissa tomber à ses pieds avec un léger bruit de tissu soyeux. Il entreprit de défaire les boutons de sa chemise, mais ses doigts tremblant rendaient la tâche complexe, surtout lorsqu’il sentit les mains de Théo se plaquer contre ses fesses toujours moulées dans un boxer de coton noir. Il sursauta, poussant un gémissement inarticulé et se mordit les lèvres.

« Oui, tu n’as pas oublié, lui susurrait l’Ange à l’oreille. »

Théo fit glisser sa main droite sur le ventre de son père qui se tendit puis la fit plonger dans le boxer. De nouveau Gorgidas gémit tandis qu’il ressortait sa main pleine d’un liquide épais et incolore qu’il lui fit lécher. Le nephilim ouvrit la bouche et se mit à sucer les doigts qui s’aventurèrent dans sa bouche, goutant son propre precum.

« C’est bien… mais maintenant il va falloir passer à des choses plus sérieuses… »

Il s’empara des pans de sa chemise blanche et la déchira un coup sec, faisant sauter les boutons encore attachés puis la lui tira violemment dans le dos. Mais le vêtement résista au niveau de ses poignets, bloqués par des boutons de manchette en or massif. La tête dans l’angle du mur, les mains entravées derrière lui par les restes de sa chemise, Gorgidas attendait, son dos large et musclé offert à son bourreau, son pantalon aux chevilles, vêtu d’un simple boxer. Son corps tremblait d’un mélange de peur, d’anticipation et d’excitation.

L’Ange en Théo leva la ceinture de cuir au-dessus de sa tête puis l’abattit violemment contre le dos nu, dessinant une marque rouge sur la peau du nephilim qui serra les dents, ferma les yeux et encaissa l’impact. Ne pas crier… ne pas gémir…

Un, puis deux, puis trois… il se mordit sauvagement les lèvres. …quatre, puis cinq puis six… des larmes commencèrent à s’échapper de ses yeux … sept, puis huit, puis neuf… ses jambes se mirent à flageoler. … dix, onze, douze… il ne put retenir un grognement. ... treize, quatorze, quinze… il commença à crier. … seize, dix-sept, dix-huit… une bosse grossit à l’avant de son boxer. … dix-neuf… et vingt… il cria et une large tâche de semence se répandit sur la toile de son sous-vêtement.

Un sourire sadique se dessina sur les lèvres du tortionnaire. Il avait gagné… et il le savait. Il fit pleuvoir les coups sur le dos déjà zébré fines traces rouges. Gorgidas, toute retenue oubliée, criait tant et plus et peu à peu s’affaissa. Ses genoux commencèrent à plier, ses jambes à flageller. Sa tête reposait toujours dans l’angle de mur. Il ne supplia pas, n’implora pas… … et aussi brusquement qu’ils avaient commencés, les coups cessèrent. Théo se dévêtit et se rapprocha jusqu’à se coller contre son dos. La peau lisse du jeune possédé lui rappela une autre plus râpeuse. Celle du corps de Gabriel dont il tondait les poils courts. Il se remémora le frottement rude de son torse velu, l’irritation que cela lui provoquait.

Lentement l’Ange saisit l’élastique du boxer et le fit glisser jusqu’au milieu de ses cuisses tremblantes. Puis il colla son bassin à ses fesses dures et posa ses mains sur ses hanches. Gorgidas savait ce qui allait se passer. Il avait connu Gabriel… et il se souvenait de ce qu’il aimait. Il essaya de se détendre mais lorsque le chibre bandé de son fils plongea en lui, son ventre le trahit et ses abdominaux se contractèrent violemment. Mais rien n’aurait pu empêcher Gabriel de le posséder totalement et d’une nouvelle poussée, plus brutale que la précédente, il s’enfonça complètement, faisant fi de ses cris de douleurs. …et la douleur était intense pour le nephilim. Voilà des siècles qu’il n’avait autorisé personne à le posséder… Plus depuis Spartes…

Mais maintenant, enserré dans les bras de Théo… ou plutôt de Gabriel… il se soumettait de nouveau. Il sentit le mandrin commencer à bouger en lui, puis la bouche de son bourreau glisser dans son cou alors que ses mains gagnaient son torse massif. Son corps savait ce qu’il allait faire… il s’en souvenait… mais son esprit avait oublié la sensation. Et quand l’Ange planta les dents de son hôte dans son cou et que ses doigts se resserrèrent durement autour de ses tétons sensibles, le corps de Gorgidas s’arqua, son sexe vibra et cracha de nouveau.

Gabriel aimait la souffrance. Epuisé, le corps du nephilim s’affaissa complètement et il serait tombé si celui de Théo ne l’avait pas retenu. A cet instant, une douce chaleur se répandit dans ses entrailles, témoin de la jouissance de l’Ange.


« Je t’en fais la promesse, nephilim, lui murmura Théo à l’oreille. Quand j’aurai libéré mes frères, quand de nouveau nous pourront aller et venir à notre guise… alors je reviendrai vers toi… alors je m’occuperai de toi… et corps et âme tu m’appartiendras… »

Puis tout s’arrêta et Théo s’effondra au sol