Jimmy, un amour d'été (4)

Short & sweet


Jimmy, un amour d'été (4)
Texte paru le 2018-06-22 par Tadzio45   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.



Cet auteur vous présente 11 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 2898 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Premiers ébats sexuels.


J’ai tellement rêvé de ce moment. À mon tour, je retire mon pantalon. Je me retrouve en boxer blanc. Je me redresse pour un nouveau long et doux baiser tandis que nos deux sexes entrent en contact au travers des tissus de nos sous-vêtements. Je mets ma main dans son slip et lui fait de même avec sa main dans mon boxer. Douce et merveilleuse sensation que le contact de son sexe dur et chaud sous mes doigts. Je n’en peux plus. Ma bouche quitte à nouveau ses lèvres pour redescendre sur son torse. Je lui retire son slip et découvre enfin ce sexe tant désiré. De taille moyenne, il est légèrement recourbé vers l’avant. Je l’embrasse et le lèche immédiatement, son sexe, ses testicules, ma langue s’attarde sur la fente de son gland, puis, pour la première fois, ma bouche engloutit son sexe. Je le suce avec tant de plaisir et de désir. Je retire mon boxer. Je veux sentir son sexe dur contre le mien pendant que nous nous embrassons. Chacun caresse le sexe de l’autre avec le sien. Avec le plaisir, nos baisers sont de plus en plus torrides. À un moment, un de nos ébats fait tomber la bouteille de bière qu’il a laissée au pied du canapé. Ni l’un ni l’autre n’avons attendu d’avoir tout bu avant de commencer nos caresses. Je lui dis que ça n’est rien et que nous verrons cela après. Pas question de nous interrompre maintenant. Mes souvenirs de ces doux ébats se mélangent un peu dans ma tête, tant l’émotion du moment est intense. Viendra un moment où, à son tour, il prendra mon sexe dans sa bouche. Je gémis. Je le regarde, lui caresse les cheveux. Alors qu’il me suce, il tourne ses yeux vers moi. Je fonds. Je n’oublierai jamais ce regard. Très souvent, nos bouches s’unissent à nouveau. L’un et l’autre, je le sens, aimons ces longs et doux baisers.

Je profite d’un baiser dans le cou pour lui susurrer à l’oreille qu’il est beau. J’ai envie de lui crier "je t’aime". Mais je me retiens pour ne pas l’inquiéter. Quand l’un de nous deux ne suce pas le sexe de l’autre – ou que, comme nous l’avons fait une fois, mais rapidement, car le canapé n’est pas très adapté à cette position, nous optons pour un 69 – nous nous branlons mutuellement en nous embrassant. À deux reprises, il retiendra ma main. Je pensais alors qu’il voulait nous nous jouissions ensemble, comme "sur MSN". Mais au moment où il éjacule dans ma main – j’étale son sperme sur son bas-ventre -, sa réaction est inattendue. Sans méchanceté ni animosité, il me traite de "tricheur". Il répète les mots à plusieurs reprises, entre deux baisers. Face à mon étonnement, il m’explique qu’il ne voulait pas aller jusque-là. À cause d’Arnaud. À cause de ma situation. Je lui explique que c’est difficile – voire quasiment impossible – de faire l’amour comme nous l’avons fait sans aller jusqu’à la jouissance. Je tente de le rassurer en l’assurant que ça ne l’engage à rien et qu’avec Arnaud, il ne s’est encore rien passé. Mais pour lui, aller jusqu’à l’éjaculation, c’est franchir un pas supplémentaire. Je suis légèrement dépité de son désarroi, mais rassuré de le sentir encore proche et aimant. Quand j’entreprends de me branler pour éjaculer à mon tour, il retire ma main pour le faire lui-même en m’expliquant que c’est à lui de le faire. Mais, à cause sans doute du désarroi et du "blues" post-coïtal, il ne peut pas. J’essaie à nouveau, mais n’y arrive pas. J’ai envie de m’occuper de lui, pas de moi. Après quelques petits bisous, il enfile un t-shirt et un slip propre, me faisant remarquer avec humour que sa chemise a protégé mon canapé du sperme qui a coulé de son corps. Déjà, au restaurant, le jus de gambas avait laissé quelques traces. Le lendemain, je la mettrai dans le lave-linge avec des habits à moi. Il la remportera propre. Moi je vais enfiler ma sortie de bain d’été. Je me rends compte que les volets la salle de bain sont ouverts et que la jeune voisine d’à côté, qui reçoit semble-t-il, ce soir-là des copines, peut, depuis la terrasse où elle se trouve, voir tout ce qui se passe à l’intérieur la pièce. J’éteins donc précipitamment la lumière et en ferme discrètement les volets.

Après avoir fumé une cigarette sur la terrasse, il vient s’asseoir près de moi sur le canapé où je suis appuyé à l’un des côtés. Je l’attire contre mon ventre et l’embrasse doucement dans le cou. Je ne sais plus combien de temps nous restons ainsi, mais cela m’a paru très court. Il a désormais envie de prendre une douche. Je l’accompagne à la salle de bain pour lui fournir un gant, une serviette de bain. Je lui propose ma sortie de bain d’hiver. Entre temps, il m’a fait un de ses "sketches" qui me font complètement craquer… pour m’expliquer qu’il est un accro du brossage de dents. Dans ces moments-là, tout particulièrement, je me sens très amoureux de lui.

Pendant ce temps, après avoir sorti le balai espagnol pour nettoyer la bière renversée, je suis allé préparer les deux matelas "une place" que j’avais prévu d’installer en guise de lit sur le tapis du salon : sur MSN, le lundi précédent, après m’avoir annoncé sa venue, il a tenu à me préciser qu’il ne voulait pas que nous dormions dans mon lit conjugal. J’ai évidemment répondu que je comprenais et que cela ne posait aucun problème. J’ai également préparé les deux oreillers de ma chambre dont j’ai changé les taies et sorti une housse de couette propre.

Il ressort de la salle de bain quelques minutes plus tard, emmitouflé dans ma sortie de bain bordeaux trop grande pour lui. Je lui ai proposé, s’il le souhaitait, d’allumer mon pc afin qu’il puisse se connecter à sa guise. Il accepte immédiatement. Mais auparavant, il s’isole sur la terrasse pour aller fumer une cigarette et téléphoner. Je devine qu’il s’agit d’Arnaud. "Drôle" de situation que celle où nous nous trouvons : il téléphone à celui qu’il aime alors que nous venons juste de faire l’amour. Je m’interroge sur ce qu’il a pu dire à Arnaud s’agissant de l’objet de son séjour à Orléans et du type de relations qui nous unissent lui et moi. Mais je ne me permets évidemment pas de lui poser la question. Il est là, nous avons passé une soirée formidable, je vais m’endormir et me réveiller à ses côtés : même si ce dialogue téléphonique avec Arnaud ne me fait pas sauter de joie, je suis heureux et ne demande rien de plus.

Je me demande ce que la voisine doit penser. Elle a sans doute vu et entendu Jimmy téléphoner à plus de minuit sur la terrasse de ma maison. Pour ma part, bien qu’il soit tard et que la fenêtre donnant sur l’extérieur laisse passer les paroles de Pow Who (le choix musical de Jimmy), je me résous à ne pas baisser le niveau assez élevé du son : je n’ai pas envie que Jimmy pense que je voudrais écouter sa conversation. Loin de moi cette idée.

Quand il rentre, il me dit qu’il serait raisonnable que j’aille "dodoter" en me montrant la chambre. Je lui dis que j’avais prévu de mettre deux matelas "une place" côte à côte sur le tapis du salon. Il ne s’y oppose pas. Je sors donc de la chambre et de l’escalier les matelas que j’avais préparés et les dispose par terre entre le canapé et la bibliothèque. Puis, pendant qu’il s’installe devant le pc et après lui avoir fait quelques derniers bisous, je me déshabille complètement et me glisse sous le drap. Jimmy va tchatter jusqu’à 3 heures du matin. Je ne m’endors pas vraiment : le bruit de l’ordinateur, la lumière, l’excitation, l’envie d’être éveillé quand il se couchera. Après des dizaines et des dizaines de clics, il vient s’allonger sur l’autre matelas. Il s’installe sous la couette, toujours emmitouflé dans ma sortie de bain. Je découvrirai le lendemain matin qu’en plus… il avait enfilé et gardé son slip. Je lui souhaite bonne nuit et lui caresse tendrement la tête avant de m’endormir. (À suivre)