Jouir dans l'humiliation

Drapeau-fr.svg Lettres Gay

LG25.jpg


Numéro 25

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 25
Date de parution originale: Novembre 1988

Date de publication/archivage: 2013-01-15

Auteur: Lionel
Titre: Jouir dans l'humiliation
Rubrique: Fais moi mal!

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 15141 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J’aime jouir dans l’humiliation. Je m’en suis rendu compte alors que le premier mec avec qui je faisais enfin l’amour me traitait de minable. J’ai éprouvé un grand frisson et j’ai répondu : « Minable ? Pourquoi minable ? Je t’ai pas bien sucé ? Mon cul n'était pas assez ouvert ? » Il m’a jeté un coup d’œil vraiment méprisant. « Tu fais l’amour pour la première fois et tu es déjà un professionnel. Trop ouvert. Trop pipeur, trop tout quoi ! Dans pas longtemps tu feras le trottoir et tout sera dit. »

Plus il m’injuriait de cette manière et plus je me sentais excité. J’ai rigolé et il m’a frappé. Je me suis cru revenu à la belle époque ou ma mère m’en donnait une pour un oui ou pour un non. Je me rappelle qu’une fois qu’elle était partie, je me branlais comme un malade, heureux de sentir mes joues – ou mes fesses – qui me cuisaient cruellement. Lors de cette première fois avec ce type – un baraqué avec une moustache et une queue d’enfer – j’ai donc compris que j’aimais qu’on m’humilie. Autant j’étais fatigué après qu’on se soit sautés pendant une bonne partie de la nuit, autant en entendant ce qu’il me disait, je recouvrais des forces.

« Je suis ta chienne, c’est vrai. Bientôt je mendierai des pipes, j’en taillerai un maximum pour une pièce de cinq francs ! » « Enculé ! » il m’a fait, mais j’ai bien senti qu’il rebandait, lui aussi. J’ai continué à l’asticoter ainsi et il a fini par me sauter. Je bandais comme un âne. Sa queue est revenue visiter mon cul, et il me branlait avec force. « Vas-y, enfonce-toi ! Je suis une pute, un moins que rien ! Tu vas te régaler, je vais crier et tu vas juter une nouvelle fois dans mon cul ! » Depuis cette fois-là, où j’ai découvert que mon mode sexuel (comme disent les psy) passait par l’humiliation, j’ai élargi mon champ d’investigation.

D’abord, je drague souvent dans des boîtes classiques. Mon grand plaisir, c’est d’allécher le grand-gros-puissant hétéro qui, à force de voir les filles défiler, finit par me tomber dessus. Inutile de dire qu’à ce moment-là, il est de très mauvais poil. J’adore... Me voilà dans sa voiture en train de le sucer. Il a une queue acceptable (je parle du dernier en date) et il gémit. Mais il est furieux d’avoir été refusé par une nana soi-disant grand style. Et il m’en parle, il la raconte, la décrit sous toutes ses coutures. Et elle a un cul comme ci, des lolos comme ça, et il l’a déjà tronchée et il s’y prenait de cette manière, s’enfonçant un peu, puis se reculant, redonnant un grand coup, pour aller jusqu’au fond... Je n’étais pas dupe. Il cherchait à s’exciter. Est-ce que j’étais le premier à lui tailler une pipe ?

Il s’appelait Julien, avait une belle gueule d’espagnol naturalisé avec une bouche très sensuelle et un corps bien proportionné. Il sentait fort et je me doutais que c’était cette odeur qui faisait fuir la nana grand-style. Ce genre de fille, en général, ça préfère l’odeur de l’after-shave. Moi, le fumet du type ne me dérangeait absolument pas. La position que j’avais, par contre, n’était pas extra, mais je faisais avec. Tout s’est corsé quand Julien a compris qu’il était pompé par un mec. « Salope ! » a-t-il rugi. Il était proche de jouir et ça le mettait en rage. Il m’a tiré les cheveux. J’ai eu mal mais j’ai gardé sa queue dans ma bouche. Je la lapais, je la suçais, j’y mettais tout mon savoir-faire. Il a continué à m’injurier et il a juté dans ma gorge. J’ai tout avalé, très heureux de ce bon foutre qui coulait. Depuis la première fois, cela devait bien faire des litres que j’avalais... sans m’en porter plus mal. Après, il m’a demandé de me relever. On va chez des copains, tu verras, ce sera super. Il n’avait pas ajouté pour toi, mais c’était suspendu dans l’air. Effectivement, chez les copains, ce fut super.

Plus que ça, même. Jamais je n’avais assisté à une partouze. Heureusement pour Julien, il y avait deux filles. Il a poussé un soupir de soulagement. Puis je l’ai vu qui parlait tout bas à deux beaux mecs. Ils ont rigolé en me voyant. J’ai pensé que ça allait être ma fête. Les deux filles ont été chargées de me déshabiller. Dans la chambre du haut, qui sentait bon l’odeur de la baise multiple, elles m’ont revêtu d’une robe. J’avais tout compris et j’ai décidé de me laisser faire. L’une d’entre-elles, plus douce que l’autre, a tenu à me raser les jambes. Les gars, en bas, s’impatientaient. Sur l’air des lampions ils m’ont réclamé : « La pute ! La pute ! » ils criaient. Julien avait dû tout raconter et je me doutais de ce qui m’attendait.

Quand j’ai descendu doucement les escaliers, un immense « Hourra ! » a retenti. Et alors, j’ai subi toutes les humiliations que les gars présents avaient en tête ; tout d’abord de belle claques sur les fesses. Plus ma peau rougissait et plus ma bite devenait longue. Ils le remarquaient et ça les excitait. Une grosse brute a sorti sa queue et j’ai sucé. Elle était si grosse que j’ai eu du mal à l’avaler. Autour de nous, les filles avaient déjà été troussées. Une bite est venue me relever la robe. Une main impatiente a baissé mon slip et j’ai été enculé sans précautions. Mais je pratique depuis si longtemps qu’il m’a suffi de me détendre tout entier pour ne pas avoir mal. La queue de la brute a lâché deux petits jets ridicules. J’ai rejeté la tête en arrière avec une moue de mépris. Le type m’a donné une baffe, avant d’aller rejoindre deux copains qui se faisaient la fille douce.

Mine de rien, j’étais excité par toutes ces queues qui bandaient. Je les voulais toutes dans le cul. Celle qui y était présentement allait et venait avec force. J’ai fait signe que ma bouche était libre. Une fille est venue se faire gougnoter. Je n’ai pas eu le temps de lui dire qu’elle se trompait et, finalement, ce n’était pas si mauvais ; un petit goût assez relevé. Je me suis même payé le luxe de la faire jouir avec la langue titillant son bouton. Après, ça a été un ballet incessant de tiges dans l’anus. Je commençais à être rompu. Quand un gars avait fini avec une fille, il venait se faire lécher par moi, avant de repartir au combat. J’étais heureux. À un moment, on m’a pissé dessus. À un autre moment j’ai reçu plusieurs claques violentes sur les fesses. Je n’en pouvais plus. Pour finir – une récompense ? – presque tous les mecs présents ont juté sur mon corps et je me suis badigeonné de cette liqueur. Les filles faisaient la gueule mais moi, je n’en pouvais plus de bonheur.


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!