Jouir jusqu'à plus soif

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Numéro 136

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 136
Date de parution originale: Juin-Juillet 2005

Date de publication/archivage: 2012-03-03

Auteur: Matthias
Titre: Jouir jusqu'à plus soif
Rubrique: Les partouzes

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Ce texte a été lu 3854 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Renaud m'avait assuré que les fêtes chez Benjamin se terminaient systématiquement en partouzes. «Rien que des mecs triés sur le volet, tu trouveras pas mieux pour t'envoyer en l'air !» J'étais sceptique mais j'y avais été. Au premier abord c'est la déception qui l'avait emportée. Ne s'y trouvait que la faune habituelle et soi-disant branchouille. Avec un max de frimeurs.

La maison était immense et |e naviguais de pièce en pièce au milieu de groupes occupés à s’en mettre plein la vue quand un type que je connaissais vaguement m'a appris que les choses intéressantes se passaient à l'étage. Il fallait prendre l’escalier du fond et ne pas craindre l’obscurité. Le palier du premier n’était pas éclairé et la musique en provenance du rez-de-chaussée s'entendait à peine.

Par contre, la couleur était tout de suite annoncée puisqu'à l’entrée du couloir un homme d'une quarantaine d'années se masturbait en matant par l'entrebâillement d’une porte. Il a tourné la tête vers moi et il a expliqué en voyant mon air étonné : «Moi j’aime bien regarder.» Et il a ricané en retournant à son poste d’observation. Je n’avais pas envie de rester à côté de lui. Un peu plus loin, un blond intégralement nu est sorti d'une pièce et s’est jeté contre moi. «Alors ? T'es pas encore à poil ? Tu vas manquer le meilleur... pas par là» a-t-il ajouté en montrant la porte, «là. c’est rien que des branleurs mais tu peux y laisser tes fringues !» Je suis rentré quand même. La pièce était violemment éclairée et quatre ou cinq mecs se masturbaient effectivement en se guettant les uns les autres. Ils ont eu l'air déçu quand ils ont vu que je ressortais après m’être déshabillé. Le blond traînait encore dans le couloir et je lui ai demandé où ça se passait. «Mais partout mon grand ! Partout ! T'as qu'à pousser une porte et c’est la caverne d'Ali-Baba qui s’ouvre devant tes yeux éblouis !» Il s'est frotté contre moi en me palpant la queue et les couilles puis il s'est éclipsé aussi brusquement qu’il était apparu. Je commençais à comprendre le fonctionnement de la maison.

J'ai entendu une voix derrière moi. «T’as un beau cul, j’aimerais bien me le faire...» Le type était un peu plus grand que moi, assez proche pour que je distingue son visage. Un brun du genre méditerranéen avec un corps athlétique et une verge lourde qui ballotait entre ses cuisses. Il a lu dans mes yeux qu'il me plaisait et il m’a pris par la main pour entrer dans une autre chambre. Une dizaine de corps étaient étendus sur un vaste matelas de mousse. Quelqu’un a dit : «Samir a fait une prise !»

On s’est insérés au milieu de la mêlée et j'ai retrouvée intacte cette sensation que j’adore de sensualité à l’état pur. L'exaltation de la chair libérée et les corps qui se pressent. La chaleur communicative. Les attouchements imprévus. Les caresses dont on ne cherche même pas à savoir qui vous les donne. Cette impression d’anonymat dans la communion du plaisir partagé. Samir a dirigé ma tête vers son sexe.

Il était circoncis et le diamètre du gland nettement plus important que celui de la hampe. Un noeud rond et massif dont la douceur soyeuse a tout de suite ravi mes lèvres. J’ai englouti toute la partie de la queue que je pouvais absorber. D’autres corps me touchaient par intermittences. Parfois, une main tripotait mes reins ou mes fesses. Des doigts frôlaient l’intérieur de mes cuisses et mes bourses.

La verge de Samir en érection était imposante. Des veines très apparentes lui donnaient un air noueux mais la peau en était délicatement veloutée. Je l'ai sucée en essayant de me concentrer sur ce que je faisais. Ça n’était pas facile car mon attention était sollicitée de toutes parts. Parmi les participants régnait une tension confuse mais palpable.

Juste à côté de moi, un mec dont je ne voyais que le bas du corps se faisait bouffer la rondelle par un autre dont je ne voyais que le visage. Le premier se tenait les cuisses écartées et relevées pendant que son partenaire léchait le cratère brun et légèrement poilu dont j’aurais pu compter les plis tant il était proche. Je pouvais respirer l’odeur chaude et prenante de leurs corps.

Dans ma bouche les pulsations de la queue de Samir devenaient plus vives et plus amples. Il avait enfoncé ses ongles dans mes cheveux et j’aimais leur prise dure et énergique. Ses soupirs de plaisir se mêlaient aux plaintes et aux gémissements qui s’élevaient autour de nous.

Un doigt s’est faufilé entre mes fesses et a tenté maladroitement de me pénétrer. J’ai donné un coup de reins et il m’a abandonné. C’est l’instant qu’a choisi Samir pour me prendre. Sa bite m'a envahi avec une lenteur si merveilleuse que j’ai fermé les yeux pour la savourer. Comme une vague chaude qui me submergeait et s’infiltrait dans toutes les parties sensibles de mon corps. Je me suis ouvert sous cette intrusion en râlant de bonheur.

Il me bourrait consciencieusement quand quelque chose a heurté mes lèvres. C’était une bite dégoulinante de foutre. Son propriétaire, un homme un peu grassouillet à la peau très blanche et au crâne rasé n’avait aucun poil sur le corps. Même pas sur le pubis. Il venait de dégorger son sperme je ne sais où et sur sa lancée il continuait à donner des coups de reins dans le vide. J’en ai profité pour lécher son membre et c’est alors que j’ai aperçu ses testicules.

Deux mandarines rondes et lourdes qui se balançaient mollement à quelques centimètres de mes yeux. Elles me faisaient envie. J’ai réussi à glisser ma tête entre ses cuisses et je les ai léchées à leur tour. Sous cette attaque imprévue, l’homme s'est disposé plus commodément au-dessus de mon visage. Je ne pouvais plus rien voir mais ses couilles avaient un goût de musc et de sauvagine.

Je n'ai pas eu conscience que Samir éjaculait dans moi. Je m’en suis rendu compte à sa soudaine immobilité suivie d’un léger ramollissement de son sexe. J’amorçais un mouvement pour me dégager quand une voix a chuchoté à mon oreille : «Ne bouge pas. je vais t’enculer aussi...» Je ne pouvais pas voir le visage de celui qui me parlait mais son programme me plaisait. Il a tâtonné un peu et la fine lame de son sexe s’est introduite. Sa queue était moins volumineuse que celle de Samir mais sensiblement plus longue. Il l’a enfouie à fond dans mes boyaux avant de se retirer très vite et de recommencer. Il limait à l'opposé de la tranquillité de Samir. Comme s'il était pressé d’en finir et qu’il craignait de ne pas pouvoir balancer sa purée. C’était différent mais tout aussi agréable.

Au-dessus de mon visage, l’homme grassouillet s'est déplacé de manière à me présenter son anus. Il souhaitait que je lui lèche le cul et rien ne pouvait me contenter davantage. L’anneau de ses sphincters était large et souple, la peau d’une finesse admirable. J’ai distinctement entendu son gémissement de plaisir quand j'y ai passé ma langue.

Au bout de quelques minutes, il s'est relevé pour engouffrer la tête de sa queue entre mes lèvres entrouvertes. Aussitôt un flot de liqueur m'a rempli la bouche. Je buvais les dernières giclées de sa décharge quand celui qui m’enculait a éjaculé à son tour. Ils m’ont abandonné tous les deux et j’ai roulé sur le côté pour prendre un temps de repos.

Depuis le moment où je m'étais allongé sur le matelas en compagnie de Samir la partouze avait pris de l’ampleur et l'activité était générale. Il y avait même quelques spectateurs qui se tenaient dans l’encadrement de la porte. Dans un coin de la pièce, un black surdimensionné faisait admirer les proportions de son sexe à quelques admirateurs qui n'en croyaient pas leurs yeux. Il faut dire que son engin avoisinait les 25 cm de longueur sur un diamètre en conséquence.

Je me sentais momentanément rassasié et j’envisageais de partir quand un tout jeune mec est venu s'étendre à côté de moi. Malgré la pénombre on voyait bien qu'il n’avait pas plus de vingt ans. Un visage mince et étroit, de longs cheveux noirs et raides et des yeux tout aussi noirs. Il avait quelque chose d’un ange un peu inquiétant.

Il m’a dit tout bas qu'il m’observait depuis que j’étais entré et qu’il voulait me sucer. Je lui ai montré mon pénis flasque et j’ai répondu que j’avais déjà joui pendant que Samir m'enculait. «Ça ne fait rien, ça va revenir... si tu me connaissais tu saurais que je suis la meilleure pipeuse de Paris...» En disant ces mots il a fait une moue obscène avec sa bouche puis il a éclaté d’un rire silencieux.

En fin de compte, je me suis laissé convaincre et je ne l'ai pas regretté. Il suçait vraiment très bien. Pendant que sa langue faisait des arabesques sur mon noeud de nouveau prêt à éclater j’ai regardé autour de moi. La fête battait son plein. Chacun était occupé à donner ou à recevoir de la jouissance. Parfois les deux en même temps. Le foutre coulait et son parfum nous enveloppait mélangé à celui de la sueur. J’allais jouir dans la bouche d’un ange et j'étais bien. Dans mon élément.


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