Jour de soldes (01)


Jour de soldes (01)
Texte paru le 2015-04-26 par Dreamer   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.



Cet auteur vous présente 2 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 6476 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Dreamer.



Template-Books.pngSérie : Jour de soldes

Jour de soldes d’été dans le rayon hommes d’un grand magasin parisien.

Il faut croire que les mecs ne s’habillent que lorsqu’il y a des promotions tant l’affluence est grande. Partout des jeunes et des vieux, des beaux et des laids, des gros et des minces. Si vous voulez faire une étude morphologique de la gente masculine, c’est la période qu’il vous faut. Vous y trouverez tous les spécimens de mâles.

C’est ce jour que j’ai choisi pour renouveler ma collection de t-shirts. J’en ai déjà pas mal. Quelques dizaines à vrai dire ! Mais comme je ne mets que cela, il faut bien que je m’approvisionne régulièrement. Mon problème, c’est que je n’aime pas acheter sans essayer et aujourd’hui ce n’est pas facile.

Plus une cabine de libre tant il y a de monde. Je m’adresse donc à un jeune vendeur débordé :

— Bonjour, je voudrais essayer ces t-shirts mais je n’ai pas envie d’attendre deux heures qu’une cabine se libère.

— Ben faites comme tout le monde, essayez dans le magasin !

Il a raison. J’ai bien remarqué que des mecs se mettaient torse nu en plein milieu du rayon.

Je ne suis pas particulièrement pudique et je suis plutôt bien fait. Mais un vieux fond d’éducation ou de timidité fait que je n’ose pas toujours me dessaper, surtout en milieu hétérosexuel.

Mais vaille que vaille, il faut avancer ! Je ne vais pas passer un temps infini pour acheter quelques fringues. J’ai autre chose à faire. Je commence donc mon essayage au vu de tous : un t-shirt, puis deux, puis trois. Je fais deux tas. Un tas pour ceux que je prends. Un tas pour ceux que je laisse. J’en conserve plus que je n’en abandonne.

Au bout de quelques minutes de cet exhibitionnisme imposé, je me sens observé. Un type superbe. Lui aussi est torse nu et croyez-moi, ça vaut le coup. Je lui souris. Il répond à mon sourire par un clin d’œil qui semble dire tout simplement : « Tu me plais ». Tétanisé, je reste immobile, à moitié à poil au milieu du magasin. Il s’approche :

— Salut !

— Bon… bonjour.

Il éclate de rire.

— Tu es bègue ?

— No no non.

— Que t’arrive-t-il alors ?

— Rien. Je… je…

Et comme un con, je me rhabille précipitamment en enfilant le t-shirt le plus nase que j’avais pourtant mis dans le tas de ceux à abandonner.

— Un beau garçon comme toi devrait toujours être torse nu. Tu es magnifique… Enfin comme j’aime les mecs.

— Tu es gay ?

— Pas toi ?

— Non… enfin si.

— Tu ne sais pas ?

— Non… Si. Je suis bi…

— Ah ! Tu as une copine alors ?

— Non.

— Un copain ?

— Non plus.

— Seul alors ? dit-il avec un grand sourire qui laisse présager de la suite de la conversation si je lui réponds par l’affirmative.

— Non… j’ai un chat.

Je suis un peu con des fois mais lui ne relève pas autrement qu’en mettant sa main sur mon épaule et en éclatant de rire bruyamment. Tous les clients du magasin se retournent sur nous.

— Tu es adorable. Viens je t’invite à boire un verre dehors mais change de t-shirt avant car celui-là est vraiment très laid et c’est vraiment dommage d’enlaidir un beau jeune homme comme toi. On se retrouve devant le magasin. Je t’attends un quart d’heure.

Et là, pendant que lui s’éloigne vers les caisses en remettant sa chemise sans se presser, je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Je lui crie :

— Attends !

— Quoi ? (en se retournant et en revenant vers moi)

— J’habite à côté… à 200 mètres, une chambre de bonne rue de Rivoli.

— Et ?

— Allons plutôt chez moi.

— Pour ?

— Faire l’amour.

— Je suis actif.

— Tu me baiseras.

— J’ai envie de toi.

— Viens sortons.

Je laisse là mes deux tas de t-shirts et nous sortons. Il fait un temps superbe et presque trop chaud.

Arrivés dehors, il me dit :

— Au fait, moi c’est Alexandre. Et toi ?

— Fabien.

— Tu es très beau Fabien. Je ne sais pas si je vais résister jusque chez toi avant de t’embrasser.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Alexandre me prend par les épaules, me plaque sur lui en enlaçant une jambe avec la sienne et me roule une pelle violente. Malgré la chaleur, sa bouche est fraîche. Sa jambe contre la mienne (nous sommes tous les deux en bermudas) est par contre chaude comme son torse que je sens contre le mien. Je ne sais pas combien de temps a duré ce baiser.

Très longtemps.

Il a été interrompu par une vielle qui passant à côté de nous s’est mise à crier :

— Vous n’avez pas honte ?

Non. Nous n’avons pas honte. Alexandre lui a bien fait comprendre en des termes extrêmement crus qui ont fait fuir à toute vitesse le vieux trumeau.

— Allez, assez de temps perdu. Allons chez toi, je te veux nu contre moi. Je vais te faire vibrer. Je vais te faire hurler de plaisir Fabien.

Le chemin jusque chez moi, la montée de l’escalier, cette fichue porte que je n’arrive jamais à ouvrir sans tirer dessus de toutes mes forces sont interminables et pénibles tant je suis excité. Une fois arrivé chez moi et la porte à peine fermée, Alexandre me saute littéralement dessus. Il reprend son baiser, mets les mains sous mon t-shirt et me palpe, me pince. Très vite, il descend en dessous de la ceinture. Il m’arrache le bermuda plutôt qu’il ne me le retire et je me retrouve très vite complètement nu. Et là, il s’arrête, s’éloigne un peu et me dit :

— Fabien ! Mon Dieu que tu es beau ! Je ferai des photos de toi.

— Des photos ?

— Oui des photos. Je suis photographe professionnel.

— Quand tu veux.

— Oui mais en attendant, je veux te faire l’amour. Là aussi, je suis expert.

Et Alexandre se déshabille. C’est vite fait. Une chemise déjà largement ouverte rapidement enlevée. Pas de sous vêtement sous le bermuda. Une paire de tongs jetée au milieu de ma piaule. Je découvre enfin ce corps dans son intégralité. Le corps musclé et entièrement bronzé d’un mec d’environ 30 ans qui s’entretient. Mais le plus beau est son sexe : grand, brun, fier et décalotté.

Je ne résiste pas plus longtemps et me mets à genou pour avaler goulûment ce morceau de choix. Il est bon et frais. Il m’emplit la bouche toute entière. Alexandre apprécie et commence à aller et venir en donnant lentement des coups de bassin qui sont prometteurs quand il me pénétrera.

— Lève-toi, ordonne-t-il entre deux gémissements, je veux te donner du plaisir.

Et à nouveau, il me plaque fermement contre lui. Nos corps, nos mains, nos bouches et nos sexes se rejoignent dans une longue étreinte.

À son tour ensuite de se mettre à genou pour une fellation qui me fait trembler de plaisir tant il est doué pour jouer avec sa langue. Puis il me retourne, écarte mes fesses et glisse sa langue dans mon anus. Je commence à perdre pied tant ce préliminaire est délicieux. J’ai toujours adoré l’anulingus mais là c’est divin.

— Allonge-toi sur le ventre.

— Ici ? par terre ?

— Oui, je vais te prendre.

Et doucement mais fermement, je sens le sexe d’Alexandre entrer en moi. C’est long, délicat et magnifiquement bon d’avoir sa verge qui petit à petit prend possession de moi. Une fois bien ancré au plus profond de mon intimité, Alexandre commence à donner des coups de butoir en prenant bien soin de faire glisser son pénis sur toute sa longueur. Comment fait-il pour ne pas sortir et revenir au centre de mon plaisir aussi régulièrement ? C’est à peine si je ne perds pas connaissance. Je suis au-delà du plaisir. Son corps massif et musclé écrase le mien. Je ne peux plus bouger et ma queue commence à me faire mal. Comme s’il s’en doutait, Alexandre me dit :

— Relève-toi et appuie toi contre ce mur.

Les fesses offertes, je le sens à nouveau me pénétrer encore plus profondément. Et là, il se déchaîne. Les va-et-vient se font plus violents et plus rapides. Je vais défaillir tellement le plaisir me submerge.

— Je vais jouir, me dit-il.

— Vas y ! Féconde-moi ! lui dis-je dans un souffle.

Je sens son sperme couler en moi. C’est chaud. Je jouis à mon tour aspergeant le mur d’un long et puissant jet de jus. Je crie tellement la vague de plaisir qui m’envahit est puissante. Nous nous écroulons tous les deux dans un dernier râle.

Nous restons longtemps enlacés sur le sol et nous endormons presque. Au bout d’un moment, Alexandre se relève et prend possession de la salle de bains. Je le rejoins. Il est beau sous la douche. Son sexe est au repos.

— Alexandre ?

— Oui, Fabien !

— Personne ne m’a jamais aussi bien baisé.

— C’est parce que je t’ai fait l’amour, Fabien.

— Oui.

— On recommencera ?

— Oui

— Quand ?

— Quand tu veux.

— Je voudrais faire des photos de toi aussi.

— Oui.

— Tu es disponible ce week-end ? Il va faire beau.

— Oui.

— Alors partons tous les deux à la mer.

— Ok.

— Je passe te chercher vendredi soir.

— On va où ?

— Tu verras.

— On part combien temps ?

— Jusqu'à dimanche soir.

— Que dois-je prendre ?

— Le minimum. Tu as déjà fait du naturisme ?

— Non.

— Ça te dit ?

— Oui si c’est avec toi.

— C’est gentil de me faire confiance.

— Donc au programme de ce week-end ?

— Photos, plage et sexe.

— Vivement vendredi !

À suivre…