Joyeux anniversaire


Joyeux anniversaire
Texte paru le 2006-05-07 par Tedylee   
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



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C’était un lundi, un jour tout à fait ordinaire. Sauf que c’était la veille de ton anniversaire! Le soleil de cette journée là avait régalé l’île de sa chaleur que le vent doux des alizés rendait plus qu’agréable. Après une bonne journée de travail, je rentrais à la maison vers quinze heures. Une petite pause plutôt brève et je partais sur la plage faire mon footing quotidien. Cette plage où si souvent mon regard a croisé le tien sans qu’on puisse se parler vraiment, mais nos sourires discrets en disaient long sur notre affection.

Pendant que je regardais le soleil se cacher derrière la montagne, je pensais à toi et je me demandais ce que tu pouvais faire à pareille heure. Peut-être pensais-tu à moi? En tout cas je m’efforçais de le penser et du coup, je me sentais bien.

La nuit tombait soudainement et m’obligeait à rentrer chez moi où je pris une bonne douche, puis quelques minutes plus tard, je déboulais chez toi, une bouteille de champagne et un cadeau à la main.

J’avais une fois de plus pensé à toi et tu étais heureux. Je dirais même plus: tu étais ému! Et même si tu me disais le contraire, je me souviendrai toujours de cette lueur que tu avais dans les yeux et qui trahissait tes sentiments à mon égard.

Je te demandais d’ouvrir le cadeau, c’était une montre. Visiblement, elle te plaisait. Quand tu regardes l’heures aujourd’hui, tu dois certainement voir le reflet de mon visage et mon sourire sur le cadrant...

Aucun bruit ne s’émanait de la nuit et on pouvait presque entendre nos deux cœurs chanter la mélodie de l’amour. Pour me remercier, tu posais un baiser sur mes lèvres, je fermais les yeux pour le savourer, et la terre se dérobait sous mes pieds. Je ne pus m’empêcher de te dire combien je pouvais t’aimer, tu me répondis: "Moi aussi!" avec ce regard qui ferait craquer n’importe quel être humain.

Puis, je t’observais partir à la cuisine. Pendant ce court instant, je me rendais compte que tu allais avoir soixante ans et que c’était la dernière fois que je passais une soirée d’anniversaire avec toi. Je n’avais qu’une envie: pleurer; mais comment le faire quand tu es à mes côtés. De toute façon, j’allais avoir tout le temps pour ça.

Tu revenais deux coupes en main et me demandais d’ouvrir la bouteille de champagne, ce que je fis. En le dégustant, je regardais ton torse velu qui appelait aux caresses. Alors je venais m’agenouiller devant toi en posant ma tête sur ton ventre. Tendrement, tu me caressais le crâne, le visage et de temps à autre, tu passais un doigt sur mes lèvres, ma bouche gourmande le mordillait amoureusement.

Je tirais sur ce boxer qui te moulaient si bien le paquet. Tu te soulevais légèrement pour me rendre la tache plus facile. Là, apparaissait ta tige qui était déjà sur ses gardes. Ma bouche s’en emparait et la tétait pendant de longues minutes. Tu me dévisageais admirablement dans mon entreprise qui te produisait du plaisir. Mon seul but était de te faire jouir, je ne voulais pas attendre et faire durer comme à notre habitude. Sentir couler en moi cette semence délicieuse que ton corps fabriquait, faisait que j’aspirais ta queue de plus en plus fort.

Tu ahanais à chaque fois que ton gland allait jusqu’au fond de ma gorge. J’avais quand même réussi à extraire mon sexe de mon bermuda et je me branlais énergiquement. À chaque que fois que je sentais monter la crème, je me calmais pour repartir de plus belle. On avait la nuit devant nous, mais moi je te voulais sans attendre. Je te suppliais de venir m’inonder la bouche, c’était si fort que j’entendis tes cris dans la nuit, tes muscles se contractaient et ta verge déchargeait dans ma bouche tout son jus. Je l’appréciais et l’avalais goulûment. Ton corps laissait échapper les derniers spasmes tandis que ton pénis dégonflait encore dans ma bouche.

Au bout d’un moment, je me mis debout en me masturbant très fortement. Tes mains me titillaient les tétons, ce que j’adorais et qui faisait immédiatement son effet. J’éjaculais sur ton torse, les gouttes de sperme accrochées à tes poils faisaient penser à des petites perles.

Je ne tenais presque plus sur mes jambes, c’est alors que tu me suggérais de nous allonger un peu. Dans le grand lit, je t’embrassais à nouveau avant de m’endormir dans tes bras. À mon réveil, tu dormais encore. Je remontais le drap sur ton corps nu, je te caressais les cheveux, puis péniblement, avec la lumière de mon téléphone portable, je t’écrivais sur une feuille blanche: «Joyeux anniversaire mon amour!»

Quand je pense à tout ça, il me semble que ça s’est passé il y une éternité, ou alors, ce n’est que le fruit de mon imagination...