L'amour fou (1)


L'amour fou (1)
Texte paru le 1998-08-28 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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© Tous droits réservés. Patrice.


Template-Books.pngSérie : L'amour fou

Copyright: © 1998 Tous droits réservés

Il m'arrive souvent d'avoir de petites aventures, mais là, je craque. Je crois que je suis amoureuse... Le hic, c'est que mon petit homme ne sait pas tout sur moi. Je n'ai pas osé lui parler de moi. Bien sûr, on a discuté de longues nuits sur Internet, mais il ne connait pas encore ma vraie identité, même s'il est à côté de moi sur la banquette en ce moment. C'est un coup de foudre. Mais c'est une situation très spéciale...

Tout ça a commencé tantôt...

Il était déjà 22h, l'heure de me préparer, sinon, j'allais être en retard à mon rendez-vous. Ce petit mec que j'ai dragué sur Internet la semaine dernière et avec qui j'ai discuté toute la semaine, on s'est fixé une date au centre-ville. Un petit puceau à en croire ce qu'il dit. Il m'a donné sa description, alors je ne devais pas avoir de problème à le retrouver parmi les gens qui étaient au Pub O'Tooles. Il disait mesurer 1m75, il a les cheveux châtains, coupés à la mode militaire, très courts, des yeux pers. Il allait porter un jeans noir, un t-shirt blanc et une chemise indigo. Ça promettait! Maintenant, Miss Suzie n'avait qu'à passer à l'attaque...

Hop dans la douche, c'est vite fait, le temps de me laver les cheveux, me savonner partout, dilatation du prépuce et petit lavement rectal avant de partir, j'allais être en forme pour cette soirée! En sortant de la douche, je prends bien soin de me raser au visage, les aisselles et les jambes. Il fallait que je sois "parfaite"... C'est tellement important une première fois pour ces petits jeunots, surtout rendu à 18 ans! Il ne m'avait pas trouvé trop vieille sur Internet. Je lui avais dit que j'avais 25 ans (c'est pas tout à fait vrai, j'en ai 27, mais ça ne paraît pas alors, un petit mensonge blanc, ça ne fait de mal à personne!), célibataire, 1m78, une taille fine et une poitrine acceptable. Il ne fallait pas que j'oublie, je lui ai dit que j'avais les cheveux noirs!

Maintenant que j'avais terminé ma séance à la toilette, restait la séance la plus ardue: celle devant mon bureau... La transformation allait commencer. Un petit filet tenait mes cheveux, la douleur extrême de l'épilation des sourcils (les femmes sont folles de tenir à ça! Des vraies masos! J'suis pas mieux, j'fais pareil!), application du fond de teint, l'ombre à paupières, le rouge à lèvres, le mascara, le grand jeu quoi! Il ne me manquait que la tignasse. Je me suis dirigé vers la garde-robe, la longue perruque noire soyeuse serait parfaite. Mes yeux verts naturels n'en seraient que plus en évidence! De retour devant la glace, je regardais le résultat. C'était à s'y méprendre. Impossible de savoir que j'suis un mec moi aussi. Ma pomme d'Adam n'est pas apparente, j'ai les traits du visage fins, comme ceux d'une femme, et ma peau douce, sans barbe, qu'une petite moustache que je rase lors des grandes sorties alors je peux jouer le jeu.

La finale: un bustier simple, pas trop petit, ni tros gros, et j'enfilais en vitesse ma robe de soirée rouge. J'allais être éclatante ce soir, c'était mon soir! Je voulais qu'on se retourne sur mon passage, je voulais que tous ces gars me regardent avec envie, me désirent, brûlent pour moi. J'ai enfilé mes talons hauts et me suis regardée une dernière fois dans la pièce. Maxime était maintenant Miss Suzie... J'étais parfaite! Je m'étais vraiment surpassée.

J'accrochai mon boléro qui était sur la patère, pris mon sac à main et y jetais quelques condoms. Aussi bien tout prévoir, au cas où lui ne l'avait pas fait. Sur le pas de la porte, pendant que je verrouillais l'appartement, le voisin d'en face me lance un "Bonjour Suzie! Maxime va bien?" Je le regardais d'un air innocent, je lui fis mon sourire de tombeuse. Il a craqué, il en voyait des étoiles. Mais en dedans de moi, comment faire autrement que de le trouver idiot! Trop con pour s’apercevoir que Maxime et Miss Suzie, c'est la même personne! M'enfin... Ce n'est que compliment en fait, ça veut dire que mes transformations sont impecs!

Je suis descendue dans la rue me suis rendue au coin en me balançant un peu les hanches. Rien d'extravagant, juste assez, à la limite de la coquetterie et du provocateur... Comme d'habitude, il y avait quatre à cinq taxis qui attendaient, je suis montée dans le premier et je lui ai demandé de m'amener au O'Tooles. Quinze minutes plus tard, j'entrais et j’apercevais mon homme.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de rencontrer quelqu'un comme ça, un genre de blind-date au téléphone ou par ordinateur, et qu'en arrivant sur place, en apercevant la personne, de la trouver tellement parfaite, que les boules vous prennent et que vous n'avez qu'une seule idée: quitter les lieux en courant? Et bien c'est ce qui m'était arrivé. Le hic, il m'a vu avant que je puisse rebrousser chemin et s'approchait vers moi. Le petit ange aux yeux perçants et au sourire charmant s'était avancé vers moi, tout excité de me voir.

— Suzie? C'est bien toi?

— Heu, oui. Salut Dany, dis-je en tremblotant.

Ses bras musclés me prenait par les épaules et il est venu déposé un doux baiser sur ma joue. Je croyais que j'allais fondre sur place. Il m'a guidée jusqu'à notre table et me fit servir une consommation. J'osais à peine le regarder, essayant toujours de fuir son regard. Il était tout ce que j'avais toujours voulu chez un garçon. Comment un Dieu grec comme lui pouvait-il être puceau à son âge!?!?!? Il avait de larges épaules, il avait dit vrai à propos de l'équipe de natation sans aucun doute. À travers la chemise, on devinait les courbes de ses bras musclés, son torse bien découpé et descendant sur une taille fine. Il devait porter du 32 maximum! Lorsqu'il m'avait précédé pour se rendre à la table, son petit cul bombé était bien à l'étroit dans son jeans moulant, j'avais eu envie de lui tâter les fesses, mais pas ici... La gêne m'avait pris tout à coup. Et me voilà maintenant assise en face de lui depuis.

Ça fait maintenant deux heures qu'on jase de tout et de rien, de nos activités, de ce qu'on aime faire, le genre de discussion habituelle lors d'une première rencontre quoi! Il se faisait tard et comme je travaillais tôt le lendemain matin, il fallait que je coupe court cette rencontre.

— Je travaille demain, il faudrait que j'y aille Dany.

— Oh non! Ne t'en vas pas, j'aime ta compagnie, je voudrais que cette soirée ne finisse plus.

— C'est gentil, moi aussi tu me plais bien, mais le boulot oblige, fis-je d'une mine désolée.

— Viens chez moi alors. On va discuter. N'aies pas peur, je vais coucher sur le divan, tu prendras mon lit.

Vraiment le petit, il est galant.

— Ok, allons-y, mais je rentre chez moi pour dormir.

— Comme tu veux. J'aimerais être avec toi encore quelques instants.

On se lève et on se dirige vers la sortie. Sa voiture est garée à quelques pas. Il me prend le bras, et on marche doucement vers sa voiture. Il m'ouvre la portière avant d'aller prendre place derrière le volant. Rapidement, je baisse le pare-soleil et vérifie mon maquillage. Tout est intact. Je jette un léger coup d’œil à son entrejambe, une fois assis dans la voiture, une belle grosse bosse apparaît dans son jeans. Il semble bien équipé le petit.

Il décolle et je ne peux résister à l'envie de déposer ma main sur sa cuisse. Sur le coup, il s'est raidi, la voiture a même fait un léger bond dans la rue. Je lui jette un regard provocateur. J'ai terriblement envie de me taper ce mec, c'est presque un rêve. Cet Adonis est là à mes côtés et m'amène chez lui. La bosse dans son pantalon s'est quelque peu déformée depuis que ma main est sur sa cuisse. Je peux maintenant distinguer son membre gonflé contre sa cuisse. J'aimerais le caresser, mais sa conduite est déjà assez perturbée comme ça. Je m'abstiens donc.

Ça n'a pas pris beaucoup de temps pour se rendre chez lui. Il habite à quelques rues de chez moi. Surprenant que je ne l'ai jamais vu dans le coin, ni dans un dépanneur, ni au marché. Faisant la coquette, une fois la voiture garée, j'attends qu'il vienne m'ouvrir la portière. Il me tend le bras et m'aide à me relever. On se dirige vers son appartement.

Il n'a pas le temps de fermer la porte derrière lui que je lui saute au cou et lui donne un french-kiss bien mouillé, bien chaud. Ses mains sont de chaque côté de lui, comme paralysé par la surprise, il ne semble pas oser me toucher. Moi je n'ai plus aucune retenue, mes mains lui parcourent le dos, empoigne ses fesses. Mon corps roule contre le sien, sa braguette est maintenant gonflée et le tissu risque de rompre tellement c'est serré. Mes doigts passent sur la fermeture-éclair, il tressaillit en lâchant un petit cri de surprise. Je romps le baiser. Ses yeux sont étincelants, ils brillent de milles feux, il a du rouge à lèvre plein le visage. Il ne dit pas un mot, et moi, je lui souris toujours.

Je lui demande où est la chambre à coucher, toujours sans dire un mot, il nous y conduit. Je le fais asseoir sur le bord du lit et je m'assieds sur ses cuisses. Son corps entier tremble et il n'ose toujours pas me toucher.

— Et bien mon coco, laisse Miss Suzie te faire plaisir...

Je défais mon foulard et je l'appose autour de sa tête. Il ne voit plus rien. Il ne résiste pas, se laisse faire. J'adore ces jeunes hommes soumis. Ils m'excitent tellement. Je me relève, si je reste ainsi sur ses cuisse, il va sentir ma queue qui bande entre mes cuisses. Je ne veux pas gâcher la soirée.

Je commence à défaire les boutons de sa chemise un à un. Le pan sorti de son pantalon, je lui retire et la dépose par terre. Je soulève tout doucement son t-shirt, chaque centimètre ainsi dévoilé est parfait. Pas un gramme de gras sur ce corps, de beaux muscles bien définis, mais pas gonflés. Je révèle ensuite ses magnifiques pectoraux. Il n'y a pas un seul poil sur tout le torse. Il a une belle peau de bébé, soyeuse au toucher, le genre de peau que l'on ne peut cesser de caresser encore et encore. Et le t-shirt va rejoindre la chemise.

Je pousse ses épaules vers l'arrière pour le forcer à s'allonger, mon petit Dany se laisse toujours faire sans bouger. Je mouille mon doigt dans sa bouche et je descends sur son menton, dans son cou, sur son torse jusqu'à ce que j'arrive à son pantalon. Je m'agenouille entre ses jambes qui pendent toujours au pied du lit et j'enfouis mon visage contre le paquet bien gonflé. Sa queue, bien visible, doit faire dans les sept à huit pouces à première vue. Un beau morceau. Pas énorme en circonférence, plutôt fine, mais longue... Comme je les aime quoi!

Je défais le bouton et descends la fermeture-éclair. En ouvrant le haut de son jeans, je vois que le coquin ne porte aucun sous-vêtement... Je glisse mes doigts dans sa toison pubienne, il sursaute encore une fois. Je fais glisser les jeans sur ses cuisses et je vois son magnifique engin se dresser comme un obélisque pointe fièrement le ciel. Mes doigts glissent sur ses couilles. Le petit vicieux, il se rase les couilles. Elles sont toutes douces. Je ne peux résister plus longtemps, je les engloutis toutes les deux dans ma bouche. Il lâche un râle d'enfer. Je suis bien content qu'il aime.

Laissant mes otages reposer entre ses cuisses à nouveau, je m'empresse de lui enlever ses souliers et de retirer complètement son pantalon. J'empoigne fermement sa queue dans ma main et je lèche son gland tout rose, lui abaissant le prépuce gentiment. Il y a déjà ce bon goût de précum, et de nouvelles gouttes apparaissent rapidement au fur et à mesure que je les lèche. Chaque léchée le faisait crier de plaisir, à voir sa réaction, je n'avais plus aucun doute maintenant qu'il était puceau. Mes lèvres se sont emparées de sa tige et en seulement quelques mouvements, je lui arrache un cri de jouissance et son jus m'explose dans la bouche. Il avait un bon petit goût sucré. Je m'en délecte longuement avant d'en avaler une partie. Je prends le risque, après tout, il était puceau!

Son torse montait et descendait au rythme de sa respiration encore rapide. Il n'avais pas encore bougé, il avait le visage tout rouge. Je grimpe dans le lit, à califourchon par-dessus son corps qui irradiait de chaleur. Je l'embrasse longuement. Sa surprise a été évidente quand j'ai laissé couler dans sa bouche le reste de sa semence que j'avais toujours, mais il a goulûment continué de m'embrasser en avalant son propre sperme. J'ai déposé un petit baiser sur son nez.

— Ne bouge pas. Je vais rentrer chez moi. Lorsque je serai partie, tu pourras retirer le bandeau et te relever, mais pas avant. Je vais revenir chercher le bandeau cette semaine.

— Mais...

— Chutttttt... Écoute Miss Suzie.

Je suis sortie de la chambre. J'ai pris un petit calepin dans ma bourse et je lui ai laissé une petite note:

À bientôt Adonis. Je t'appelle cette semaine. Je t'aime. Miss Suzie xxx

Et je suis partie, le coeur battant à tout rompre...



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