L'appel des sens

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Numéro 41

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 41
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2013-11-12

Auteur: Sébastien
Titre: L'appel des sens
Rubrique:

Note: Le magazine Gay Relations ayant disparu, nous vous présentons alors sur l'archive des textes y ayant paru au fil des ans, à titre d'archive, le but premier de l'archive étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte, ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 4943 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


C'est justement pour voir comment ça fait avec un homme que j'ai essayé le téléphone rose. J'avais vu une annonce dans votre revue. Sur la photo, un beau type brun, superbement musclé, enfilait sa main dans son jean déboutonné et se touchait visiblement le sexe. Je m'étais branlé plusieurs fois en le regardant.

Finalement, un soir, j’ai eu le courage d'appeler. Une voix chaude m'a accueilli. L'homme s'appelait Charly. Nous avons commencé à parler. C'est tout de suite devenu très intime. Il m'a demandé de me décrire. J'ai dit comment j'étais : blond, bien roulé, nu chez moi et déjà en érection. Cela a fait rire Charly. Je lui ai demandé de se décrire à son tour. Lui il était brun, la peau très mate, la queue prête à me faire du bien. Comme je me sentais en confiance, j'ai avoué que j’étais encore puceau. Cela a semblé l'émouvoir.

— Tu vas voir, je vais bien m'occuper de toi, m'a-t-il murmuré à l'oreille.

Puis il m'a demandé quels étaient mes fantasmes. Pour la première fois je pouvais me confier sans tabou. J'ai avoué que je rêvais de fellation.

— Tu veux me sucer ou tu préfères te faire pomper ? m'a demandé mon partenaire téléphonique.

J'ai dit que j’avais envie de fui faire une plume, que je rêvais souvent de sucer les hommes que je croisais, notamment un de mes profs qui me fait complètement craquer.

— Hum, petit vicieux, et tu aimerais le sucer comment ce mec ? Tu veux qu'il te fourre la bouche ou bien c'est toi qui le pompe à mort ?

Alors j'ai vidé mon sac. J'ai dit que dans mon fantasme, mon prof me demandait de l'attendre après un cours. Qu'une fois seuls, il s'approchait de moi, me touchait l'épaule, la nuque, puis entre les jambes, l'érection qui me poussait en bas du ventre. Il avait la même entre les cuisses. Alors je m'agenouillais devant lui, la bouche en coeur. Charly s'est mis à jouer le rôle de mon prof. De sa voix sensuelle et virile, il m'a ordonné :

— Vas-y chéri, caresse-moi avec ta bouche, passe bien ta langue sur mon gland. Tu vois comme il est enflé.

Les yeux fermés, je n'avais aucun mal à imaginer la scène. La verge de mon prof se frottait sur mon visage avant de trouver l'orifice mouillé et chaud de ma bouche baveuse. Charly m'a dit qu'il s'y enfonçait. Il a gémi à l'appareil. J'avais l'impression d'être un Dieu. Le Dieu des pipeurs. J'avais jamais fait ça mais ça venait tout naturellement. Je prenais tellement mon rôle à cœur que, seul chez moi, mes lèvres et ma langue se sont mises à faire des mouvement tandis que je m'astiquais de la main. Charly m'a dit que j’étais doué. Fier comme un coq, j’imaginais mon prof se tortillant sous l'emprise de ma bouche. Au téléphone, Charly m'a alors dit qu'il avait envie de me baiser.

— Tu as déjà fait ? m'a-t-il demandé, connaissant parfaitement la réponse.

J'ai dit :

— Non monsieur mais j'en ai tellement envie. Faites-moi amour, enculez moi.

Alors la voix au téléphone m'a dit de me placer en levrette. Seul chez moi je me suis mis à quatre pattes, cuisses écartées, la queue bandée entre les jambes. Charly me murmurait d'une voix rauque qu'il me tripotait les couilles d’une main tandis que l'autre caressait ma raie poilue avant de s'arrêter sur ma pastille qu'il défonçait tendrement. Moi je me sentais plus. J'y croyais à fond. J'hallucinais complètement. Lorsque Charly m'a dit qu'il commençait à m'enculer, j'ai réellement ressenti mon anus s'écarter. C'était vraiment dingue. Il était merveilleusement viril. Son chibre me fractionnait les reins. Sa voix devenait de plus en plus rauque. J'avais complètement oublié que je l'avais payé pour ça. D'ailleurs je suis sûr qu’il s’était pris au jeu lui aussi. Sa sodomie téléphonique me fit un bien fou. Je me branlais en écoutant sa voix et j'ai fini par jouir sur le tapis. J'en pouvais plus. J'avais envie de remettre ça tout de suite. Charly m'a demandé si j'avais un gode chez moi. J'en avais pas mais j’avais des bougies. Cela pourrait faire l'affaire.

Sur ses indications, j'ai lubrifié ma verge improvisée. Charly a voulu que je la cajole, que je caresse mes tétons avec. Puis je l’ai faite glisser lentement entre mes cuisses pour la frotter à mon membre qui bandait à me faire mal. Ensuite je l'ai placée dans ma raie. Je frissonnais. J'avais un peu peur mais j'étais tellement impatient. Lorsque Charly m'a ordonné :

— Vas-y, enfonce-le, casse-toi le cul petit chéri. Imagine que c'est ton prof qui te fait du bien...

J'ai fait exactement ce qu'il disait. La bougie est entrée en moi, lentement. Ma main tremblait d'émotion. Mon petit cul s'est écarté pour la première fois. J'avais chaud entre les fesses. Charly m'a affirmé qu'il me limait alors j’ai agité la bougie, l'introduisant toujours plus profond en moi. Ce salaud était très exigeant avec moi et je n'avais surtout pas envie de lui désobéir ni de le décevoir. Alors j'ai pompé avec mon cul à grands coups, je gémissais à coeur fendre, je beuglais dans l'appareil. À l'autre bout, Charly m'encourageait de sa belle voix. J'imaginais qu'il me baisait vraiment, que mon prof aussi m'enfilait, que tous les hommes que j’ai pu désirer jusque là s'enfonçaient dans mon cul tendre pour y prendre leur pied. Je ne sais pas combien de temps a duré mon délire, mais à la fin, j’étais vidé. Vidé de foutre également. Il m'a encouragé à passer à l'acte. Il était sûr que mon prof ne résisterait pas à mon charme pervers.

Gonflé à bloc par cette expérience, j'ai osé draguer mon prof dès le lendemain. À ma grande surprise, il n'a pas eu l'air surpris et m'a donné rendez-vous chez lui. Là, il m'a fait l'amour comme je l'avais rêvé. J'ai un peu regretté de m'être fait le cul moi-même, j'aurais tant aimé arriver vierge pour lui. Mais ce n'est pas grave. Tout excité par cette expérience, j’ai appelé Charly une nouvelle fois pour tout lui raconter. Nous avons baisé une nouvelle fois par téléphone. À la fin, je lui ai proposé une rencontre. Lui aussi a accepté de me voir. Je sens que très bientôt, j’aurai déjà deux amants au compteur !

Sébastien, 19 ans