L'apprentissage de la volupté

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Numéro 32

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 32
Date de parution originale: Juin 1989

Date de publication/archivage: 2018-03-12

Auteur: Cyril
Titre: L'apprentissage de la volupté
Rubrique: Délits d'initiés

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Résumé / Intro :

Le premier amour est toujours le plus émouvant ; peu à peu, l'adolescent et le moniteur vont franchir les frontières qui mènent à l'extase.


J'avais seize ans et je passais un mois en colonie de vacances. Notre équipe avait un moniteur de dix-huit ans, très sympa, solide et bien bâti, François, qui dégageait à la fois force, virilité et douceur. Il faisait l’unanimité des colons, peut-être parce qu’il restait proche de nous et ne jouait pas au petit chef, mais aussi grâce à une gentillesse et une disponibilité de tous les instants. Étant le plus jeune des moniteurs, il était un peu chahuté par eux, et c’est ainsi qu’un après-midi, je fus étonné d’entendre couler à plein jet une douche. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir dans une cabine, François, ficelé et nu sous l’eau froide. J’étais à la fois choqué par ce traitement imbécile qu’on lui avait fait subir, et profondément troublé par la vue de ce corps d’homme au sexe en demi-érection. Je l’ai détaché tout en rougissant jusqu’aux oreilles, et j’ai caché mon embarras en partant bien vite lui chercher une serviette. Le sourire et le merci qu’il m’adressa me récompensèrent.

À partir de ce jour, je rêvais régulièrement de lui. C’était ma première vision d’homme nu. Certes nous n’étions plus des enfants, j’étais déjà de grande taille, mais mon corps gracile me semblait frêle à côté de celui de François. À l’époque, le règlement exigeait que nous fassions la sieste après le déjeuner. Les plus jeunes en dortoir, les plus âgés aux alentours de la cabane qu’il s'étaient construite dans la nature. Quelques jours après cet incident, je me trouvais allongé dans l’herbe à côté de François, un peu à l’écart du reste de l’équipe. Nous n’échangions aucun mot, lorsque je pris soudain l’initiative de poser ma tête sur sa poitrine. Il ne réagit pas à mon geste. J’étais envahi d’une sensation de bien-être délicieux. Ma tête se soulevait au rythme de sa respiration et je ressentais à la fois sa chaleur et les battements de son cœur. Au bout d’un moment, il passa ses doigts écartés dans mes cheveux et répéta plusieurs fois cette caresse. J’ai tourné mes yeux éperdus de bonheur vers son regard; il me sourit.

Le lendemain après-midi, nous nous éloignâmes un peu plus des autres, et je me blottis carrément le long de son corps. Il reprit ses caresses de la veille et presque aussitôt, mû par un élan inexpliqué, j’ai déposé un baiser dans son cou. Dès lors, les choses se sont accélérées. Il me fixa longuement avant de couvrir mon visage de petits baisers, et que ses lèvres ne rejoignent ma bouche. On ne m’avait jamais embrassé ainsi. D’abord surpris par ses lèvres humides qui prenaient possession des miennes, puis par cette langue tiède qui essayait d’entrouvrir ma mâchoire serrée, je répondis bientôt à ce baiser appuyé et nos langues jouèrent enfin en une joute fraternelle. Pendant ce temps, ses larges mains avaient commencé à me pétrir à travers mes vêtements. J'étais hypnotisé et ne répondais que par baisers. Je sentis une main passer par l’entrejambe de mon short, et des doigts s’immiscer dans mon slip, provoquant une érection instantanée. Les yeux clos, je me lovais au maximum contre François et me collais littéralement à sa bouche.

Nous nous sommes retrouvés régulièrement, et le scénario à chaque fois se répéta. Envahi par un immense plaisir et à la fois pétrifié par ce que nous faisions, j'étais incapable de toute initiative et m’abandonnais totalement dans ses bras. Seule ma bouche, à travers des baisers, répondait à ses avances. Il me demanda cependant de mettre ma main dans son slip comme lui le faisait. C’est avec réticence que j’accomplis ce geste, ne sachant pas très bien comment m’y prendre, et n’éprouvant aucun plaisir à toucher ainsi ses bourses chaudes et poilues et son sexe dur et démesurément long. J’éprouvais par contre d’agréables sensations lorsqu’il faisait coulisser avec ses doigts mon prépuce étroit sur le gland, et je jutais à plusieurs reprises.

Dans les derniers jours, il me fit mettre debout et m’abaissa short et slip sur les chevilles, contemplant mon bas-ventre et mes fesses nues. Il se contenta alors de m’effleurer avec ses paumes et, le jour de notre séparation, blottit son visage contre mon aine, semblant s’imprégner de mon odeur avant de glisser un furtif baiser sur mon sexe. Nous n’avions pratiquement pas échangé de paroles. Je n’ai jamais revu son corps nu qui m’avait mis en émoi. Il m’ouvrait la voie à des paradis inconnus. Ce fut ma dernière année de colo.

Je passais une grand partie de mes vacances chez mes grands-parents, dans un village lorrain. C’est là, qu’à l’âge de dix-huit ans, j’allais vraiment eue initié aux délices de l’éducation sexuelle.

L’endroit était petit, je connaissais tout le monde. Pascal, vingt-cinq ans environ, était fils d’agriculteur, blond, de taille moyenne mais élancé et musclé, son corps souple et racé avait depuis longtemps attiré mon regard, mais la différence d’âge nous avait empêché de partager les mêmes jeux.

Un jour au milieu de l’après-midi, alors que nous goûtions à l’ombre des haies – pain, chocolat, limonade – nous en sommes venus à chahuter. Il me chatouillait, ce qui me faisait réagir, et nous roulions alors en une lutte toute amicale sur la couverture ou nous étions installés, combat où j’avais toujours le dessous. J'aimais ces corps-à-corps qui m’excitaient. Immanquablement, il s’accroupissait sur moi, bloquait mes épaules avec ses genoux et maintenait mes poignets au-dessus de ma tête. Vaincu, je reprenais souffle tandis qu’avec une brindille entre les dents, il poursuivait ses chatouilles. Un jour, il me demanda à brûle-pourpoint: «Tu as déjà fait l’amour? » Troublé, je lui répondis que non. Il passa alors une main derrière son dos et pelota mon paquet qui bandait. Je ne sais pourquoi, je m’entendis dire: « Je t’aime, Pascal. » Il sourit. « Il m’avait bien semblé sentir une petite bête qui remuait. Tu me plais, mon petit poulain, tu sais... Viens! »

Il me prit et commença à me dévêtir

Il ramassa la couverture et se dirigea à l’abri d’un petit bois. Là, il me prit lentement dans ses bras et commença à me dévêtir. Puis, il bascula sur le sol et couvrit mon corps de baisers qui me firent frémir. «Tu es mignon et tu as un joli cul, » dit-il. Sa main se referma sur mon sexe en une savoureuse caresse. J'étais aux anges. Il me fit ensuite mettre à quatre pattes et je découvris, avec étonnement, le plaisir donné par sa langue léchant ma pastille rose. Je n’avais jamais rien ressenti d’aussi agréables caresses et je crus devenir fou. Il dut étouffer mes cris avec sa main. Je ne connaissais rien non plus de la sodomie, et quand je le vis ôter son short qu’il portait sans slip, je ne devinais pas encore ce qui allait m’arriver. J’appréciais seulement la beauté de son sexe de taille moyenne, mais de circonférence respectable avec son gros gland luisant qui décalottait facilement.

Quand après l’avoir enduit de salive, il le présenta devant mon orifice, je ne compris pas immédiatement. Il poussa, mais mon anneau refusait de s’ouvrir. J’allais de surprise en surprise; maintenant son doigt volontaire, me violait. J’étais honteux et ressentais à la fois un certain plaisir. Il me lécha à nouveau abondamment, et présenta son gland qui finit par forcer le passage, après qu’il m’eut bien écarté les fesses. J’avais terriblement mal et des larmes perlaient. Il resta immobile un long moment et me caressa les flancs. Cette présence étrangère au plus profond de moi me faisait souffrir, et en même temps, m'ouvrait des horizons nouveaux et voluptueux. Il commença à me limer après m’avoir fait allonger sur le ventre. La brûlure du début s’estompa un peu et j’éprouvai même un certain plaisir lorsque ses couilles vinrent battre contre mon cul. Pascal gémit doucement, et je sentis un liquide chaud m’envahir les entrailles avant qu’il ne s’affale sur moi. « C’était bon! Tu n’as pas eu trop mal? » me demanda-t-il. « Un peu. » répondis-je en grimaçant. « C’est toujours comme ça la première fois, tu verras, tu t’habitueras. »

Cette nuit-là, je ne dormis pas. Trop d’idées se bousculaient dans ma tête. Je le rejoignis cependant le lendemain, et il me baisa de nouveau, mais cela se passa mieux. Il est vrai qu’il avait apporté un pot de vaseline dont il m’enduisit largement. « Tu as beaucoup de choses à apprendre, tu ne sais pas bouger et gémir, il va falloir que je te dresse, mon petit poulain ! » Puis, nouvel étonnement, il engloutit mon sexe dans sa bouche, me lécha et m’aspira de façon divine, arrachant mon sperme jusqu’à la dernière goutte. Je défaillais.

« Tu te tortilles en tous sens et tu gémis »

Le troisième jour, Pascal proposa à mes grands-parents de me laisser venir loger chez lui, ce qu’ils acceptèrent. Les salles de bains n’existaient pas, et il avait l’habitude de se baigner chaque soir d’été dans un grand baquet de zinc qui servait à la lessive, et qu’il remplissait chaque jour d’eau qu’il laissait chauffer toute la journée au soleil. J’eus donc droit en cette première soirée au bain que nous prîmes ensemble, nous éclaboussant copieusement. Quand vint l’heure du coucher, inutile de préciser que je me suis retrouvé dans son lit. Il me caressa, me suça un peu puis s’assit sur le lit, jambes allongées, et me fit étendre en travers, le sexe emprisonné entre ses cuisses qu’il referma. Je compris que la leçon commençait. Il introduisit d’abord un doigt, puis deux dans mon fourreau humide qu’il coulissa doucement. « Je ne veux pas que tu restes comme une planche à pain, quand je te bourre! par exemple, lorsque je te bouffe le cul, tu te tortilles en tous sens et tu gémis, comme ça tu augmentes notre excitation. Je veux que tu réagisses de la même manière quand je te saute. Tu dois donner et prendre du plaisir. Ce n’est pas seulement moi qui te pénètre. C’est toi qui t’ouvre et qui aspire ma queue. Tu comprends? Tu sens mes doigts? Imagine que c’est mon sexe que tu désires ressentir au plus profond de toi. Quand je m’enfonce, tu soulèves ton cul en te cambrant pour mieux venir à ma rencontre, et tu serres ton anneau pour ne pas me perdre. Quand je recule, tu desserres ton trou pour me laisser coulisser, et tu abaisses ton cul, juste ce qu’il faut pour que le gland ne ressorte pas. Allez, essaye, c’est comme une respiration! »

Mon cul montait et descendait, ondulant en suivant le rythme de ses doigts qui me pistonnaient Mais le plaisir ressenti était intense car, simultanément, ma queue raide s’activait entre ses cuisses à chacun de mes va-et-vienL Un peu plus tard, sa bite épaisse prit le relais et il m’enfila longuement tout en m’encourageant. Brusquement il ne bougea plus. « Pourquoi arrêtes-tu? » demandais-je. « Tu aimes ça, tu veux que je continue, que j’aille plus profond, plus vite? » J’ai acquiescé à chacune de ses questions. « Et bien, je veux te l’entendre dire, je veux que tu te chauffes, que tu t’excites en le disant. » J’avais compris que plus je quémanderais, plus la saillie serait bonne.

Il avait bien raison, j’avais tout à apprendre. Après ce long exercice où je fis de réels progrès, il approcha sa queue de ma bouche. Instinctivement, j’ai tourné la tête. Il n’insista pas et demanda: « Tu aimes la confiture? » « Je préfère le miel, » répondis-je; la conversation n'alla pas plus avant. La nuit suivante, le pot de miel avait rejoint la table de nuit. Il me mit de nouveau en travers de ses cuisses, et mon initiation avec ses doigts se poursuivit.

Mon petit cul trottait ou galopait tandis que je soupirais: « Oui, vas-y, plus loin, j’aime ça, encore, c’est bon... » Entre mes supplications, il présenta devant ma bouche deux doigts qu’il avait trempé dans le miel. Je me mis naturellement à les lécher. Il répéta l’opération, puis se soulagea en me plantant son manche dans la rondelle.

« Oui, vas-y, plus loin, j'aime ça, c'est bon... »

Le lendemain soir, il commença à me sucer en s’étant placé tête-bêche au-dessus de moi. Au bout d’un moment, je vis ses doigts plonger dans le miel et en enduire son gourdin. Il reprit sa succion alors que le miel commençait à me goutter sur la bouche. Sans plus y réfléchir, je l’avalai. Je me surpris à lécher le miel qui le recouvrait. Je l’eus bientôt en partie dans la bouche; un obstacle était vaincu, j’allais aussi devenir suceur. La même technique fut employée pour son cul qu’il enduisit de miel avant de s’accroupir au-dessus de mon visage. Je me mis finalement à l’ouvrage. Mes dernières réticences tombaient. J’étais vaincu par la volupté et la sensualité, et quand, au petit matin, Pascal à quatre pattes me dit: « Viens téter! » me glissant sous son ventre, j’allai à son bourgeon, tel Romulus à la louve.

Je lui fis également découvrir des sensations insoupçonnées. Ses larges tétons à la pointe proéminente m’avaient tout de suite attiré, et ma langue ne tarda pas à les lécher avidement, d’autant que ses réactions me démontrèrent qu’il appréciait mon travail. Quand mes dents en mordillèrent le bout, ses soupirs et ses étreintes lui prouvèrent que je pouvais, moi aussi, lui révéler certaines choses...

Je devenais un parfait amant, docile, toujours prêt à lécher, à s’offrir et à pomper. Un jour, après m’avoir bien préparé avec sa bouche, Pascal me fit allonger sur le dos et je le vis s’accroupir au-dessus de mon sucre d’orge et s’empaler progressivement. Il montait et descendait le long de ma tige, m’arrachant très vite un orgasme. « J’étais vierge de ce côté-là » dit-il, et: « Te voilà dépucelé de partout, tu es un homme maintenant! » Le cavalier avait dompté sa monture!

Cette histoire d’amour se poursuivit pendant deux ans, puis je partis ailleurs pour mes vacances. Pascal s’est marié et a des enfants, mais chaque année, il s’évade quelques jours vers Paris, et nos cabrioles alors n’ont rien à envier à celles d’il y a vingt ans.

Cyril, 39 ans.