L'armée fera de toi un homme

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Numéro 9

Texte d'archive:


Archivé de: Réponses Gay – Numéro 9
Date de parution originale: 1988

Date de publication/archivage: 2014-09-29

Auteur: Julien
Titre: L'armée fera de toi un homme
Rubrique: Y'a de la gayté dans l'air

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Ce texte a été lu 13039 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J'aurais pu facilement me faire réformer car je souffre depuis longtemps de problèmes pulmonaires assez graves. Mais j'ai tenu absolument à me faire engager. Ça fait maintenant trois mois que je suis enrôlé dans cette caserne du sud de la France, à M., et j'ai la sensation d'être à la fois en enfer et au paradis...

En enfer, d'abord parce que l'armée en soi ce n'est pas drôle, il y a les corvées, le rythme de vie épuisant. Et puis tous ces beaux mecs autour de moi nuit et jour, qui se déshabillent devant moi dans la chambrée sans que je puisse les toucher... Ils sont tous beaux, virils, musclés, je devine leur queue superbe sous leurs slips de colon. Souvent ils parlent de sexe, ils se racontent des histoires cochonnes et il y en a qui me font bander. Vous comprenez pourquoi je dis aussi que je suis au paradis !

Il y en a un surtout qui me plaît beaucoup. Il est brun, un peu dégingandé. J'aime bien la façon dont sa pomme d'Adam ressort sur son cou, la forme de sa nuque et de ses épaules. Hier soir il nous a raconté tellement de cochonneries que j'en ai bandé toute la nuit. Je me branle dans mes chaussettes pour ne pas tacher. Après ça les mecs me disent en ricanant que je sue beaucoup trop des pieds !

Alors le mec — appelons-le Marcel, ce n'est pas son vrai nom mais tant pis — a commencé à expliquer que dans son patelin en Bretagne, les mecs se branlent sans arrêt, en tous cas les copains de sa bande. Ils font des concours de branlette, et le gagnant c’est celui qui arrive à coller le plus de papier cul sur le mur des chiottes. Il a expliqué ce que lui faisait sa petite amie et je me suis imaginé que c'était moi qui le lui faisais. J’adorerais prendre son grand pénis dans ma petite bouche avide, je le lécherais avec amour, je le comprimerais en aspirant très fort et j'avalerais tout son sperme jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une seule goutte... En même temps je me vois très bien lui fourrer un doigt malicieux dans l'oignon. J'imagine la façon dont il gigoterait pendant que je ferais ça. Personne ne se doute de mes fantasme et, entre nous, heureusement pour moi ! Je fais tout en amour : j'encule et je me fais enculer, on peut tout me faire, même me pisser sur la gueule, me fesser, me fouetter, m’enfoncer la main dans le cul, tout. Mais que voulez-vous j'ai un faible pour les vrais mecs, les hétéros. C’est pour ça que j'aime tant être ici.

Il y a un fantasme qui revient régulièrement, surtout la nuit, au moment de m'endormir. Je me branle doucement en me figurant des choses. Je prête l'oreille à tous les bruits de la chambrée : le souffle de ceux qui dorment déjà... les soupirs un peu trop profonds de ceux qui font vraisemblablement la même chose que moi. J'imagine que la nuit, tous les mecs de la chambrée se lèvent en se rendant compte que je me branle. Ils veulent me punir. Ils me déslipent complètement pour constater le délit. J'ai le braquemart bien raide. Ils se foutent carrément de ma gueule :

— Ah, le saligaud, il a la trique !

— Tas le gourdin, chéri ?

— On va te le frotter comme il faut, ton engin !

Ensuite, ils prennent un petit fouet ou un martinet et ils m'en donnent des coups répétés en plein sur le gland jusqu’à ce qu'il saigne. Ma biroute a doublé de volume sous l'effet des coups. L'un d'eux (généralement j'imagine que c'est Marcel, c'est celui qui m'excite le plus) sort son chibre et le laisse gonfler dans ma bouche. Je le tète avec application pendant que ma bite continue à subir de mauvais traitements : torsions, mordillements, claques répétées. Quand Marcel sent que je vais le faire jouir il se retire pour tout m'envoyer en pleine gueule. Les autres se moquent de moi. On me retourne. Le cul maintenant. On me fouette principalement la raie. Je ne crie pas car quelqu'un d'autre s’est placé devant moi pour m’obliger à sucer. La pine est grosse, elle me remplit le palais. Je me sers de ma langue. Deux gars me maintiennent les fesses écartées. On m'enduit le trou de balle avec du piment rouge. Je suis enculé. J'ai une grande capacité anale car je me suis fait fréquemment enculer. Les hommes se succèdent dans mon intestin en continuant à m'insulter et à se foutre de moi. Ils se retirent toujours pour me jouir dans la gueule, ce qui fait qu'au bout d'un moment j'ai la figure ruisselante de foutre. C'est gluant, c'est dégueulasse, je me sens humilié, j’ai le cul passé par toutes ces pines qui défilent dedans. Quand ils ont tous bien profité de mes deux orifices, quand ils se sont suffisamment défoulés sur moi, ils retournent se coucher en plaisantant une dernière fois. J'imagine qu'une fois resté seul dans mon plumard, je recommence à me branler. Voilà. Mon petit fantasme vous paraîtra sûrement bien banal. À moi il m'apporte bien du plaisir et je lui dois beaucoup d’humidité supplémentaire sur mes chaussettes...

Julien R. (19 ans)