L'esclave et... son maître

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Numéro 104

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 104
Date de parution originale: Janvier 2000

Date de publication/archivage: 2012-09-28

Auteur: Jérôme
Titre: L'esclave et... son maître
Rubrique: Il va lui faire mal!

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Je pense que ça fait plus d’une heure que mon maître est parti. Je me sens de plus en plus engourdi, attaché comme je suis, dans le noir au fond de son placard. Parfois j’ai une crampe, mais, en me tortillant ou en me renversant un peu sur le dos, elle arrive à passer. J’attends son retour, là dans le noir. Je respire l’odeur de ses chemises, de ses blousons, de ses costumes de travail, l’odeur de ses chaussures et de ses bottes.

Une grande vague de tendresse déferle dans ma poitrine. Je l’aime, mon Robert, c’est comme ça, c’est le maître que je me suis choisi. Même quand il me martyrise, il arrive à être touchant. Il sait que je peux résister longtemps à la douleur, il devine que je pourrais, par amour pour lui, aller beaucoup plus loin, et ça, ça lui fait peur. Il tient à avoir un esclave en bonne santé. Avoir le dos et les fesses zébrés en permanence par ses coups de cravache, le cul presque toujours comblé par un plug ou un gode, le visage couvert d’un masque sans ouvertures pour les yeux, marcher et manger dans une écuelle comme un chien, boire sa pisse de maître, lui nettoyer son adorable trou de maître où nul n'a jamais planté un sexe, me repaître de son beau regard viril quand il verse de la cire chaude sur mes couilles ou sur mes seins, tel est mon plus grand plaisir certains jours, certaines nuits. Le reste du temps, sans lui, je m’ennuie, il me manque.

Et après, quand il m’a bien fait souffrir, quand il m’a marqué, il me console, il me fait l'amour, et je pleure doucement, lové contre son grand corps d’homme qui a vécu...

Esclave Jérôme.


Je suis dans un bar à discuter avec des potes. J’ai laissé Jérôme, mon esclave, savamment attaché, poignets reliés aux chevilles par l'arrière, enfermé dans mon placard à vêtements. Même si je prends un grand pied à le faire souffrir et à l’humilier; je n’aime pas le laisser seul comme ça. Je le fais parce que je sais qu’il en a envie. Il a envie de se sentir à ma merci, il a envie de se faire des petites peurs, par exemple qu’il m’arrive un accident et qu’il reste à mourir de faim et de soif dans son placard... Il aime se retrouver un peu seul, à jouir des douleurs cuisantes que je lui ai infligées, dans le dos, sur ses belles fesses rebondies, sur ses couilles aux poils blonds, à renifler mes odeurs, des fois à mâchonner un de mes slips sales.

Jérôme a douze ans de moins que moi, et il a une entière confiance en moi. C’est un vrai maso, qui pourrait aller trop loin avec un connard. Mon petit esclave me fait jouir, me donne des plaisirs énormes. Je me sers de ses orifices, je le fouette, je le gode à fond, je lui pisse dessus, j’aime l’entendre gueuler de souffrance... et en redemander. Mais après, quand il est “exhausted", je le délivre, je le panse et je lui fais bien comprendre que je tiens à lui.

La dévotion qu’il a pour moi me touche au but. Je l’installe dans le lit, je nous couvre de la couette, et, dans la chambre silencieuse et douillette, je lui fais longuement l’amour. Parfois, je reste longtemps éveillé à le sentir dormir, lové au creux de ma poitrine, et il m’arrive de bander encore teIlement c’est bon...

Maître Robert.


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