L'homo qui a tué Raspoutine (04)


L'homo qui a tué Raspoutine (04)
Texte paru le 2018-02-07 par Dixon   Drapeau-fr.svg
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Attention ! Ce texte est un récit de fiction mettant en vedette une personne célèbre ou de notoriété publique. Toute ressemblance avec des actes ou événements qui se seraient réellement produits ne serait que coïncidence. Les actes et événements présentés dans ce récit relèvent du pur fantasme de l'auteur.

John Ewing cessa ses sanglots et se livra à mes caresses. Sa queue grossissait dans ma main et j'étais tout à mon affaire quand il se recula brusquement.

— Dis-moi quel est ton plan pour me sortir de cette impasse. Tu m'as promis de m'aider, Félix.

— Es-tu prêt à tout pour cela ?

— Je crois que oui. Qu'as-tu en tête ?

— Seule la disparition de ton père te tirera de ce bourbier. Réfléchissons et agissons.

— Tu me suggères de le tuer ? Tu sais bien que c'est impossible.

— Pas une élimination physique, mais le mettre hors d'état de nuire et qu'il disparaisse de ta vie. Dis-moi, a-t-il un vice caché, une chose qui le discréditerait si elle était connue de tous ?

— C'est un joueur invétéré qui a contribué à la ruine de la famille. Depuis un an il ne joue plus et son caractère a changé. C'est d'ailleurs à ce moment-là qu'il a arrangé mon union avec la plus moche fille d'Angleterre dont personne n'a jamais voulu malgré la richesse de son père. Outre la laideur de la fille, le père passe pour un parvenu, sa noblesse est de fraîche date et il n'est pas admis dans le monde aristocratique.

— Son comportement à changé, dis-tu. Peux-tu être plus explicite ?

— Il s'enferme dans son bureau et il y reste pendant des heures. En regardant par la serrure, je l'ai vu lire et relire une lettre, jurer, sacrer, puis la froisser, la défroisser et la ranger soigneusement dans un tiroir. Une seule fois j'ai osé entrer et il m'a violemment frappé, avec de la peur dans les yeux comme s'il craignait que je découvre ce qu'il cachait précieusement.

— Voilà qui est intéressant. C'est un secret qu'il faut percer, peut-être s'agit-il d'une chose qui pourrait servir nos desseins. Cette lettre, il faut la trouver, elle nous dévoilera pourquoi ton père a cessé de jouer. Pour quelqu'un qui était addict, il faut une raison impérieuse. Il faut entrer dans ce bureau.

— Lui seul en possède la clé.

— Quand on n'entre pas par la porte, on s'introduit par la fenêtre.

— Mais elle est au premier étage.

— Pour nous qui avons 18 ans, qui sommes rompus à tous les sports, ce ne sera pas un problème. Je t'ai promis mon soutien, John, et pour un prince Youssoupov, une promesse est une promesse. Je ne me résous pas non plus à ce qu'un des plus beaux garçons d'Angleterre soit vendu à une laideronne pour redorer un vieux blason. Nous agirons dès demain soir lorsque la nuit sera tombée. Mais pour l'instant j'ai mieux à faire. Je te sens tout chaud contre moi et je veux te donner du plaisir. Je ne te crois pas pédéraste, mais je sais que dans ton pays, les hommes sacrifient à Sodome jusqu'au moment du mariage. Vous avez cette réputation et les public schools en témoignent. Chaque binôme dans ses digs se livre à des activités nocturnes que votre morale réprouve mais que votre hypocrisie admet. Pardonne-moi ce jugement, mais en Russie nous sommes plus francs.

— Tu dois savoir qu'en Angleterre, 62 années de règne victorien ont fait peser sur les désirs une pudibonderie sans égale. La reine, que Dieu ait son âme, a châtré tous les hommes d'ici après la mort du Prince Albert. Nos mœurs ont suivi une contrainte dont l'Europe n'a pas idée. Beaucoup d'homosexuels en sont morts, et parmi eux Oscar Wilde dont on a criminalisé les penchants. Aussi bien, nous faisons en sorte de ne pas afficher nos plaisirs et à ce prix, nous sommes tranquilles. Tout le monde sait que les jeunes garçons s'enculent, mais tant que ça reste clandestin, personne n'y trouve à redire. N'ayant jamais baisé une femme, je ne me connais pas moi-même, mais je sais le plaisir que j'éprouve lorsque j'encule un garçon. Je vais te faire une confidence. Chaque année, je suis terrifié à l'idée de devoir partager ma chambre avec un partenaire très laid et quand j'ai vu que c'était toi, j'ai été vraiment soulagé. Si je dois baiser avec un homme, au moins que ce soit un beau gosse. Je confesse que tous mes amants n'ont pas toujours été très beaux, mais que faire quand on a la queue raide et que le choix est limité ? Je veux que tu m'apprennes à sucer, apparemment c'est mon point faible.

— Il te faut arrondir ta bouche et que je ne sente pas tes dents. Je vais te montrer comment faire.

Je me repliai sous les draps et pris sa grosse queue en bouche. Elle était bien décalottée et je pus circonscrire son gland. J'avais sept années d'expérience et j'en avais eu des douzaines pour m'exercer et progresser. Je connaissais les points sensibles, le méat, le frein, la couronne, et je n'avais jamais été perdant. Je savais faire gonfler des pines, les envelopper de ma langue, recueillir le liquide séminal et obtenir des flots de sperme. Je suçais avec une passion dont je ne me suis jamais départi, et au moment où j'écris ces lignes, plus de 50 ans ont passé et je ressens le même bonheur. Mes boucles noires sur son ventre se mêlaient à ses poils pubiens, et je palpais ses grosses couilles afin d'exalter son plaisir. La fellation surpasse chez moi toutes les satisfactions sexuelles et si j'aime me faire enculer, je préfère le foutre en bouche car je peux le savourer longtemps. Mais il fallait faire mon travail et je devais enseigner à John Ewing mon savoir-faire.

— À toi maintenant, suce-moi, n'oublie pas de rentrer tes dents.

John prit ma place sous les draps et en arrondissant ses lèvres, il avala ma queue bandée. Sans doute faisait-il de son mieux, mais c'était sa première expérience si l'on excepte le moment où, étant ivres tous les deux, il m'avait massacré la pine. Je le guidai avec patience, glissant mon index dans sa bouche chaque fois que je sentais ses dents. Il avait des lèvres très minces et ce n'était pas tout à fait sa faute s'il avait de grandes incisives. En cela il était anglais et je ne pouvais lui faire grief de sa denture anglo-saxonne, car son sourire justifiait tout. Deux rangées de dents magnifiques éclairaient son visage viril couronné par ses mèches blondes.

— Maintenant, John, viens dans mon cul. Bourre-moi avec ta grosse pine. Va le plus loin que tu pourras, fourre-moi tes huit pouces bien à fond.

Mes conseils étaient inutiles car l'Anglais savait enculer. À la rotondité de son gland mon sphincter s'adapta très vite et sitôt qu'il l'eût dépassé, mon cul se referma sur lui. Il ne baisait pas comme un Russe à coups de pine imprévisibles, mais méthodiquement à l'anglaise, avec une régularité de piston. Il savait doser son plaisir et quand il déchargea dans mon cul, il était totalement assouvi. Moi, bien sûr, je ne l'étais pas et je dus me branler la pine pour arriver à un orgasme. C'est à ce moment que je sus que les Anglaises étaient frustrées parce que leurs maris ne pensaient qu'à se dégorger dans leur con sans se préoccuper d'elles un instant. Les suffragettes voulaient jouir et la plupart étaient lesbiennes. Les mâles ne les satisfaisaient pas, mais c'était mission impossible à la fois pour elles et pour eux. Leur habitude de se branler et de se tripoter entre personnes du même sexe en faisait de piètres baiseurs hétérosexuel et de médiocres baiseurs homos. L'amour physique restait empreint d'une culpabilité ancienne due au puritanisme ambiant dont la religion protestante était le vecteur principal. Partager le plaisir à deux était vécu comme un péché et chacun jouissait pour soi seul. John ne me demanda pas, d'ailleurs, si j'avais aimé cet instant. Il se rhabilla et partit, et je restai seul dans la chambre à ruminer ma déception.

Ewing avait tout à apprendre et n'était pas sensuel pour deux sous. Il baisait comme un automate, comme un ouvrier consciencieux, en un mot il faisait le job, mais il n'était pas un artiste et moi j'étais un violon prêt à vibrer de toutes ses cordes. Une érection monta en moi et je me branlai longuement, trouvant ma satisfaction par ma main, et je déchargeai dans les draps. Étais-je devenu anglais ? La masturbation chez les Russes ne constituait qu'un pis-aller et le signe d'une détresse sexuelle et d'un isolement affectif étrangers à notre culture. Mon sang slave se révolta et je m'endormis en colère.

Le lendemain à mon réveil, je résolus de convertir John Ewing à une homosexualité partagée. Ma cohabitation avec lui ne pourrait durer qu'à ce prix. Je lui révélerais petit à petit les arcanes de l'amour homo. Son ignorance de l'autre sexe, son dégoût pour sa fiancée, ses jouissances pédérastiques me semblaient un terreau fertile pour l'amener à un vrai choix. Il restait à le débarrasser de la tyrannie de son père et de saborder son union avec Miss Pamela Pembroke, ce que j'espérais faire cette nuit. Je subodorais que la lettre, une fois en notre possession, nous en donnerait le pouvoir.

C'est avec une certaine impatience que nous attendîmes le moment où l'effraction serait possible. Quand tout le monde se fut couché, John et moi prîmes la grande échelle de jardinier et nous la transportâmes sur la façade arrière où deux fenêtres du bureau donnaient sur le parc du château. Il faisait une nuit sans lune, tout était noir et silencieux. Il fallait casser une vitre et cela risquait d'éveiller le baronnet dont la chambre jouxtait le bureau, mais je ne voyais pas d'autre solution pour entrer. M'appuyant contre la croisée pour lui donner le coup fatal, elle s'ouvrit à ma grande surprise car elle n'était pas verrouillée. Je me glissai dans le bureau avec mon ami à ma suite et je craquai une allumette afin d'allumer la lanterne que nous avions prise avec nous. Le mobilier nous apparut, composé d'un bureau massif et d'une haute bibliothèque, avec une banquette et quelques fauteuils recouverts de velours râpé. Où trouver la lettre dans le fouillis de papiers, de livres, dans la multitude de tiroirs ?

— Essaie de te souvenir à quel endroit tu l'as vu ranger cette lettre quand tu l'as espionné par le trou de la serrure.

— Au bas de la bibliothèque.

— Il y a douze tiroirs, John Ewing. À gauche, à droite ou au milieu ?

— Ça doit être plutôt à droite, c'est la seule partie de la bibliothèque qu'on puisse voir par cette serrure.

— Donc trois tiroirs à explorer mais ils sont tous fermés à clé. Il nous va falloir les forcer. Passe-moi l'outil.

John me donna le pied de biche et je forçai le premier tiroir. Le chartrier de la famille s'y trouvait en plusieurs volumes, attestant que ses origines remontaient à 1502, année où Elizabeth I avait anobli un bourgeois du nom de Reginald Ewing. Le second contenait la lettre. Je lus à la clarté de la lampe, en dépit du papier froissé, qu'elle émanait du comte Pembroke, ce qui confirma mes soupçons. C'était une lettre de chantage. Je la mis prestement dans ma poche et j'entraînai John avec moi. Sans même refermer la fenêtre, laissant l'échelle où elle était, nous remontâmes dans ma chambre et je lis la lettre à Ewing.


Mon cher ami, je regrette bien d'en venir à l'extrémité à laquelle je me vois contraint. Mais en cela je suis guidé par le souci de votre honneur et je ne désire pas que votre nom soit entaché par cette révélation terrible : oui, Ewing, vous êtes un tricheur, j'en ai la preuve incontestable. J'ai vu en plusieurs occasions sortir des cartes de votre manche, ce qui n'est pas d'un gentleman. Je serai muet à condition que vous acceptiez l'alliance de nos deux noms. Ma fille Pamela n'est pas belle, mais je lui ferai une dot qui peut la rendre désirable. Elle sera lady John Ewing ou vous serez jeté aux chiens.
 
Votre dévoué William Pembroke.


À cette lecture John Ewing vacilla et il s'écroula sur mon lit, devenu pâle comme la mort.

— Mon père, un vulgaire tricheur ? Félix, je suis déshonoré, tôt ou tard, cela se saura et l'on nous montrera du doigt.

— Tu oublies une chose essentielle. Le chantage, comme la tricherie, sont également répréhensibles. Les cartes sont entre nos mains, à nous de bien les distribuer.

— Parle de cartes à un tricheur, tu te feras plumer, Félix. J'ai le sentiment que pour moi les choses sont irréversibles. Rendre cette lettre publique c'est sans doute me tirer d'affaire mais je n'en sortirai pas pour autant car mon honneur sera flétri. Je préfère épouser Pamela, mais ce sera un mariage blanc. Elle ne verra jamais ma pine et j'aurai quand même son argent.

— Et qu'est-ce que tu comptes faire de ta queue ? Songe que tu n'as que 18 ans et la nature est la nature.

— Ce que je compte faire de ma queue ? La fourrer dans ton cul d'abord, ce ne sera pas si terrible. Et me faire sucer jusqu'à l'os. J'ai beaucoup appris avec toi et j'espère bien apprendre encore.

John Ewing se mit à genoux et déboutonna ma braguette. C'était une première fois pour lui et il se confronta à la difficulté de libérer une queue qui ne laissait aucun espace à un tissu tendu à fond. J'avais une gaule infernale et il était très malhabile. Ses doigts luttaient pour dégager les boutons de leur boutonnière et je dus y mettre du mien.



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