Léo


Léo
Texte paru le 2014-02-05 par Stanlyon   Drapeau-fr.svg
Ce récit a été expédié via courriel par l'auteur pour sa publication sur l'archive

MM.jpg

Cet auteur vous présente 90 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 5164 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Stanlyon.


C’était en 2004 (et pas en 1012 n’en déplaise à Teddy !), je bossais à Saint Etienne. Ce n’est pas la ville la plus folichonne qui soit mais bon, j’y ai quelques copains, un couple hétéro et un jeune copain gay. Un soir, ils ont entrepris de m’emmener dans un bar gay au nom tout à fait stupide, “Les Précieuses Ridicules”. J’aime bien le théâtre et parfois Molière mais quand même ! L’endroit était petit, assez glauque et mon copain connaissait les patron(ne)s. Franck, le mec de mon amie est assez mignon et il se faisait draguer. En plus, il ne se gênait pas pour faire marcher les mecs. Ça la faisait rire, quant à Jean-Michel et moi, on était éclaté. À l’époque, j’étais un peu snob. Je buvais du Bailey’s et je fumais des clopes entourées de papier marron que j’avais acheté en Pologne. Enfin quand je dis que je fumais, je crapotais plutôt car franchement l’épisode du Stan fumeur n’a duré qu’un été. Vu que l’ambiance était plutôt statique malgré la musique un peu forte, nous avions l’air d’être les seuls à nous éclater un peu. Je pense que c’est ce qui a dû attirer un gars vêtu d’un tee shirt qui ressemblait à un maillot de foot (le summum du kitsch !) et d’un jean très à la mode, avec des empiècement partout. Il nous dit s’appeler Léo. Il parlait avec un léger accent. J’ai compris rapidement qu’il était italien. Pas forcément très brun mais des yeux sombres et un beau visage. En discutant un peu, il nous dit dans un français plus que correct qu’il venait de finir des études de commerce et qu’il avait trouvé son premier poste à Saint Etienne. Nathalie, qui me connaît bien depuis le lycée, s’aperçut tout de suite que je le trouvais à mon goût.

J’ai toujours été un queutard et ça la faisait rire. Ceci dit, je suis assez nul en drague et si le mec ne venait pas vers moi, je finissais seul dans mon lit. Ce ne serait pas le cas ce soir-là ! Bien encouragé par Nathalie et les mecs, il m’a offert un verre. Au deuxième Bailey’s, j’étais un peu saoul et passablement écœuré. Je voulais bien faire le malin mais il y a des limites encore une fois. Nous avons parlé et la conversation a vite dévié sur le sexe, entretenue par Franck qui demandait des précisions sur la baise entre mecs (les hétéros, je vous jure !). Au bout d’un moment, Jean-Michel nous avait laissé tomber pour repartir avec un de ses amants non sans avoir glissé à l’oreille de Léo un truc du genre “Il a une grosse bite.”, merci les copains. Nath et Fred prirent congé avec un air entendu en me disant que je rentrais quand je voulais (ils étaient sensés m’héberger pour la nuit).

Léo et moi avons continué de discuter. Je me suis dit que je ne retrouverais jamais l’appart de mes copains. Je ne connaissais pas très bien Saint Etienne. Pas grave, si ça tournait court, je prendrai un taxi. Il me demanda si j’allais beaucoup dans les saunas. Je lui répondit que j’adorais le sexe. Il sourit et m’embrassa très virilement. Je lui rendis sa galoche. “T’as envie ?” “Ouais, t’habites loin ?”. Il me dit qu’il était à cinq minutes à pieds, je refusai un quatrième verre, j’étais quand même passablement parti. Nous avons marché dans la rue en essayant de ne pas rigoler trop bruyamment, j’avais quand même conscience qu’il était tard. Il habitait effectivement tout près. Je le pris par la taille dans l’escalier. Je n’avais pas trop compris s’il était passif ou actif mais peu importait, j’avais du gel et des capotes dans mon blouson.

L’immeuble était assez moche. Des voisins regardaient encore la télé. Nous avons monté l’escalier, il a ouvert la porte. Nous étions fatigués donc un peu hors souffle mais quand même excités. Je me suis laissé tomber sur le canapé après avoir posé mon blouson. Je savais qu’on allait dans le milieu gay donc j’avais fait un effort vestimentaire. Je portais un tee shirt à manches longues moulant (ça m’arrive une fois tous les cinq ans) et un jean qui, d’après Nath, mettait mon cul en valeur. Il se mit à cheval sur mes jambes et commença à m’embrasser sans me laisser le temps de respirer. Je l’enlaçai très passionnément. Ça avait un côté très film de boules. Ça m’a bien plu. Je lui enlevai son horrible maillot de foot. Il était relativement imberbe avec un petit tatouage discret sur le pectoral. J’ai passé mes mains dans ses cheveux comme pour faire partir la tonne de gel qu’il s’était mis pour sortir (pour Teddy, c’est un truc qu’on se mettait dans les cheveux pour les faire tenir en place mdr). J’avoue que le côté “porc-épic” je trouve ça assez désagréable. J’étais rasé de près à cause du boulot (c’est rare) et lui avait une barbe de trois jours. En dépit de son manque de poil, il était puissant et viril. Bref, il me plaisait bien. J’ai enlevé son ceinturon et je l’ai léché puis je l’ai retourné sur le canapé et je lui ai bloqué les bras avec. J’avais toujours eu envie de faire ça. J’ai baissé son jean, enlevé ses baskets (elles aussi très branchées), ses chaussettes de ville et j’ai commencé à lécher ses pieds en insistant entre ses orteils. Il essaya de dégager ses bras mais je le tenais coincé contre le canapé. Il était nu, moi torse nu. Il se libéra et me jeta par terre. Il commença à dégager mon sexe de mon jean et de mon slip puis passa sa langue langoureusement, très lentement. Je remarquai qu’il avait des avants bras et des mains avec des veines très apparentes, je trouve ça super sexy chez un homme. Il me retira mon jean. Mes pompes avaient volé dans la pièce, j’étais nu, en chaussettes. Il me suçait avec application. Je me souviens que j’ai eu envie de le prendre immédiatement. Je l’ai fait mettre à quatre pattes et je lui ai bouffé le cul puis j’ai attrapé une capote dans ma poche et l’ai enfilé. Je suis rentré très doucement en lui sans mettre de gel. Il se débattait un peu, essayant de simuler un viol mais je sentais qu’il aimait. “Je te fais mal ?” “Non continue !”. Il était à plat ventre par terre et je le baisais en prenant possession de tout son corps. C’était génial. Il gémissait. Disait quelques mots en italien.

Au bout de quelques minutes il se dégagea et m’embrassa. “A toi !”. Il me fit allonger sur la table basse sur le dos, releva mes jambes et commença à me doigter avec beaucoup de salive. Je n’aime pas trop ça et j’ai bloqué sa main. Il a souri, m’a embrassé. “Tu préfères la queue” ? “Oui.” Il a pris une capote que j’avais fait tomber sur le tapis, l’a enfilé, a craché sur sa bite et m’a pris d’un coup sec. J’ai eu un peu mal mais j’ai rien dit. J’ai serré les dents et le plaisir a commencé à venir. Il était à genoux et tenait solidement mes cuisses avec ses mains. Il faisait des allers-retours très lents et profonds en moi. J’aimais ça. Il a attrapé mes chevilles et quitté mes chaussettes puis a recommencé à me pilonner. Je me branlais en même temps mais je ne voulais pas éjaculer avant lui. J’ai attendu qu’il se relâche après avoir joui dans la capote et j’ai tout lâché aussi. Il s’est allongé sur moi et m’a embrassé en me susurrant “Merci bello” à l’oreille. Je l’ai embrassé à mon tour. Je lui ai demandé de quoi m’essuyer. Il m’a tendu une serviette. Il m’a proposé de dormir chez lui. J’ai accepté. J’aimais pas du tout ça à l’époque mais j’étais tellement crevé que je ne me voyais pas partir tout seul dans la nuit en galérant pour retrouver mon chemin. Je ne suis pas Lucky Luke et je n’ai pas de Jolly Jumper. Nous avons rebaisé le matin donc c’était tout bénef !

Je ne l’ai jamais revu mais j’ai du rendre des comptes à mes copains le lendemain et j’aime autant vous dire qu’ils étaient curieux. Je n’ai pas tout raconté...