L’île des Éphèbes (14)


L’île des Éphèbes (14)
Texte paru le 2014-03-18 par Prades   Drapeau-fr.svg
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Chapitre XIV : Le maître des singes


Point de vue Maître des singes

Je ne connais pas mon âge exact, mais il doit tourner aux alentours des 500 ans je pense… Cela fait donc presque 500 ans que je suis prisonnier de cette île. J’y suis arrivé vers 1500 après J-C. J’étais alors un capitaine de quarante ans, à la tête d’une expédition visant à contourner l’Afrique. Mon navire s’est fracturé sur un récif, tout le monde a péri sauf moi et trois mousses d’une quinzaine d’années. J’étais gravement blessé, un bout de bois planté dans mon poumon menaçait de me tuer. J’ai envoyé les trois mousses chercher de l’aide mais ils ne sont jamais revenus. J’ai appris plus tard qu’ils étaient tombés entre les griffes des sirènes, les pauvres... Celles-ci les ont vidés de leurs spermes jusqu’à la dernière goutte.

J’ai agonisé pendant près d’une journée, me vidant de mon sang. Au moment où j’allais mourir, une créature céleste, une déesse, Schila qu’elle s’appelait, est apparue devant moi. Elle m’a proposé de me soigner et de me rendre immortel, en échange il fallait que je travaille pour elle. Bien sur j’ai accepté. Elle m’a demandé de vivre le restant de mes jours dans cette forêt, sur cette île. J’étais devenu l’homme aux singes, je veillais, m’occupais et protégeais près de 1000 primates. Ils avaient appris à me comprendre depuis le temps. Cela faisait donc cinq siècle que j’errais dans cette forêt, seulement habillé d’une vieille chemise et d’un pantalon de toile.

Mais je me sentais un peu seul dans ma prison de verdure, sans le moindre humain pour me tenir compagnie. Alors je me servais des singes pour mes pulsions sexuelles, un trou est un trou après tout. Cinq cent ans d'abstinence, je ne vois pas qui pourrait le supporter. Quel ne fut pas ma stupeur lorsque Aldo, le meneur des singes vint me trouver dans la clairière de mon campement pour me dire avec de grands gestes que les singes sous ses ordres avaient trouvé des intrus, des humains qui plus est.

— Qu’on les amène ici, ordonnais-je.

Bientôt un groupe de singe arriva avec les captifs et les aligna devant moi, ils avaient tous les mains attachées dans le dos. Trois jeunes filles magnifiques et un garçon, ils se taisaient, apeurés. La première fille de la ligne semblait être la plus âgé du groupe, elle portait un ample t-shirt blanc et un shorty rose clair qui lui arrivait à mi-cuisse, dévoilant des jambes tendres et bronzées. Sa chevelure rejetée en arrière était d’une couleur châtain.

— Bonjours jeune fille, comment t’appelles-tu ?

Elle prit la parole, sa voix était fluette et apeurée.

— Je m’appelle Charlotte.

— Charlotte, et tu as quel âge ?

— 17 ans.

J’avançais vers la seconde, qui paraissait moins âgé. Elle avait un corps très fin et des cheveux foncés. Son visage était très bronzé et innocent. Elle portait un débardeur gris qui dévoilait ses douces épaules. Un jupe beige lui arrivant jusqu’au genou lui couvrait entièrement les cuisses.

— Et toi, tu t'appelles ?

— Marie, j’ai quatorze ans, presque quinze.

Sa voix était plus forte et déterminée que celle de son aînée.

— Relâchez-nous monsieur, on a rien fait de mal.

C’était la dernière fille qui avait parlé. Une blonde au visage d’ange et aux cheveux longs qui semblait me faire la morale. Sa peau était très claire, plus claire que celle des deux autres filles. Elle portait un pantalon en jean, une chemise à carreaux entrouverte en dessous de laquelle on pouvait voir un débardeur blanc.

— Voyons, je fais juste les présentations, c’est tout.

— Eh bien je m’appelle Clémentine et j’ai 15 ans, bientôt 16.

— Bien, et toi jeune homme, tu es là pour les protéger ?

Le garçon m’envoya un regard de défit:

— Oui, je m’appelle Axel et j’ai 14 ans.

Il avait une tête assez ronde, un polo blanc et un survêtement en laine noir avec un gros logo orange dessus.

— Bien vous formez un joli groupe, moi on m’appelle le Capitaine ou encore l’Homme aux singes, et vous êtes ici chez-moi.

— Très bien, s’impatienta le garçon qui semblait me prendre pour un fou, mais détachez-nous, les cordes me font mal.

D’un geste de ma part, les singes libèrent les quatre adolescents qui surpris me regardèrent avec des yeux ronds.

— Ils vous obéissent, demanda Axel.

— Oui, bien sur, ils font tout ce que je leur dis. Racontez moi plutôt votre histoire, comment vous êtes vous retrouvés sur cette île perdue au milieu de nulle part ?

Clémentine prit la parole, narrant leur naufrage.

— Voila, termina la fille blonde, si maintenant vous pouviez nous aider à sortir de cette forêt, on vous en serait très reconnaissant.

Cela fait tellement longtemps que je n’avais pas été en compagnie d’êtres humains.

— L’ennui jeune gens, c'est que vous êtes sur un territoire interdit, je devrais normalement vous tuer, c’est la règle.

— Comment ça nous tuer, c’est une blague, s’insurgea la plus jeune.

— Oui cependant je crains que cela ne relève plus de ma compétence, je vais vous emmener voir ma maîtresse.

— Votre maîtresse, lança le garçon, quelle maîtresse ? C'est quoi ce délire ?

Je lui souris, dévoilant largement mes dents jaunes parsemées de nombreux chicots :

— Vous allez rencontrer une déesse, bande de petit chanceux, cela n’arrive pas tout les jours. Allons-y mes amis, amenons ces quatre touristes jusqu’à la tour divine de notre bien aimée Schila.

Sitôt dit, Aldo le chef des singes se mit à émettre plusieurs cris brefs pour commander ses troupes. Subitement les primates empoignèrent nos quatre invités qui se mirent de nouveaux à se débattre et les emmenèrent de force à travers la jungle. Ma décision était juste, seule Schila serait en mesure de décider de leurs sorts.


Point de vue Schila

Du haut de sa tour, Schila était soucieuse, elle regardait le ciel profitant d'une légère brise qui venait lui caresser le haut des seins. Elle était au courant d’autre chose, d’un secret qu’elle n’avait pas révélé à ses deux nouvelles apprenties. Elle avait en tête cette fameuse prophétie, lancée par Zeus lui-même pour contrer la malédiction que son fils venait de lancer sur l‘île:

Lorsque seize jeunes et beaux garçons arriveront sur l’île et que le volcan crachera ses flammes, alors Apollon périra avec sa malédiction et l’île sera engloutie.

La déesse se faisait peut être des idées, le volcan situé au milieu de l’île n’était encore jamais entré en irruption depuis le début de la malédiction. Schila soupira, elle était usée par ces nombreuses années d’asservissement qu’elle avait passé à surveiller l’île pour le compte de son Maître, Apollon. Elle le détestait, ce parvenu prétentieux qui ne méritait en rien ses pouvoirs. Elle lui aurait déjà ôté la vie si elle avait pu le faire. Mais un dieu est immortel. Si seulement… si seulement cette prophétie pouvait se réaliser. Ce serait une délivrance pour elle, la délivrance ultime. Cependant elle devait cacher ses intentions pour l’instant, continuer à obéir à son maître, à lui rendre des comptes, jusqu’à ce que le moment soit propice pour passer à l’attaque.
Partout autour de lui, aussi loin que pouvait porter le regard, gisait un amoncellement de jeunes hommes nus, baisant tous ensemble sans jamais s’arrêter.


Justement il venait de la faire mander auprès de lui, surement pour la questionner au sujet de ces étrangers qui venait perturber l’équilibre de son royaume. Apollon habitait une dimension parallèle, coupée du reste de l‘île. Seul un petit nombre de personnes comme Schila avait la possibilité d’accéder à son Palais. Le dieu était devenu paranoïaque, craignant pour sa vie et passant ses journées dans la salle du trône, organisant orgie sur orgie et baisant ses esclaves masculins à un rythme effréné.

La déesse se dématérialisa pour réapparaître une seconde plus tard devant le fils de Zeus. La salle du trône de son palais était gigantesque, le plafond était plus haut que le plus haut sommet de l’île et sa superficie était tellement large que l’on racontait qu’une vie de mortel n’était pas suffisante pour la traverser de part en part. Apollon avait prit la forme d’un jeune homme de trente ans, musclé, aux cheveux blonds. Complètement dénudé il était assis sur un trône en or, précédé d’une centaine de marches. Partout autour de lui, aussi loin que pouvait porter le regard gisait un amoncellement de jeunes hommes nus, baisant tous ensemble sans jamais s’arrêter. La déesse pinça les lèvres, cherchant à cacher le dégoût que lui inspirait cette scène et se fraya un chemin, tentant de gravir les marches qui menaient à son maître. Partout des fontaines, des dorures et des statues vantant la gloire d’Apollon. Assis sur son trône en majesté, il tenait dans sa main droite une dizaine de laisses au bout desquelles étaient attachés ses mignons favoris qui se tortillaient à ses pieds, la verge bandée, haletant de plaisir tels de petits chiens. Il émanait de lui une aura divine qui illuminait les alentours et l'air était saturé de parfums aphrodisiaques.

— Schila, mon esclave, tu ne viens pas me voir souvent, attaqua-t-il dès qu’il l’aperçu.

— Hélas non Monseigneur, la tâche qui m’est dévolue est très prenante et m’empêche de venir rendre grâce à votre divine personne.

— Tout se passe bien sur l’île ?

— Malheureusement il s’y passe certaines choses… troublantes.

— J’ai entendu dire que certains événements inhabituels se sont produits sur l’île Nord, celle dont tu as la charge.

— Oui, l’arrivé d’un important groupe d’adolescent, il…

— Combien, la coupa-t-il d’une voix ferme, combien de sujets masculins ?

— 14 jeunes et un adulte.

La déesse venait de mentir à son Maître pour éviter qu’il n’imagine que la prophétie puisse se réaliser.

— Ils sont donc moins de seize, la prophétie ne peut donc pas se réaliser, voilà qui est rassurant.

Il se leva brusquement et désigna l’un des ses mignons du doigt, un jeune homme de vingt ans à la peau blanche comme la neige. Aussitôt celui-ci cambra les fesses en arrière, près à recevoir la divine queue d’Apollon dans son fondement. Il commença à pénétrer l’esclave dans de lents et amples mouvements de bassin, plaquant ses mains sur son dos.

— Je n’ai donc pas à m’en faire, la prophétie de mon abruti de… il se tut brusquement et leva la tête comme un instant inquiet d’être incinéré sur place …de père est très précise : Lorsque seize jeunes et beaux garçons arriveront sur l’île et que le volcan crachera ses flammes, alors Apollon périra avec sa malédiction et l’île sera engloutit.  Si ils ne sont pas seize, alors il ne sont pas seize.

Schila se retint de faire une remarque sarcastique sur la logique de la dernière phrase de son maître. Il fallait qu’elle fasse bonne figure jusqu’au bout.

— Bien, tu peux disposer.

Soudain une voix s’éleva de derrière le trône:

— Elle ment sire…

Une femme âgé d’environ 20 ans sortit de sa cachette, elle était animée d’une beauté macabre avec ses cheveux roux bouclés et sa peau blanche. Schila reconnue aussitôt sa sœur et ennemie jurée : Morgana !

— Comment ?

— Il y a bien 16 éphèbes qui ont accosté sur cette île, 16...

Le visage d’Apollon se crispa, il se mit à pénétrer son favoris de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il le pilonnait près de 40 fois par minute, le secouant dans tout les sens comme une poupée de chiffon. Des vagues de chaleurs se dégageait du dieu, asséchant la bouche de Schila. Tout autour les participants de l’orgie s’étaient tus, seul le passif d’Apollon gémissait sous ce traitement hors norme.

— Comment ?

Flap………Flap………Flap……Flap……Flap……Flap…Flap…Flap…Flap..Flap.Flap.Flap.FlapFlapFlapFlap !!!

— COMMENT !

Il jouit de façon soudaine dans le fondement du jeune homme. Son foutre jaillit sous haute pression, brûlant l'anus du jeune homme tout en le catapultant. Le mignon qui décolla porté par un jet couleur crème, alla s’écraser en bas des marches dans un cri de plaisir.

— COOOOMMENT !!!

Les piliers de la salle tremblèrent, la verge du dieu tressautait dans tout les sens, aspergeant les deux femmes de fines gouttelettes translucides. Apollon s’approcha de Schila qui tenta de garder son calme.

— Tu as trente secondes pour me convaincre de ne pas te tuer sur le champs Schila…

La déesse déglutit, puis prit la parole…