L’histoire secrète (2) : Chemins Romains (1)


L’histoire secrète (2) : Chemins Romains (1)
Texte paru le 2015-01-21 par Prades   Drapeau-fr.svg
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Nous sommes en 71 av JC sous la république Romaine : cela fait deux ans déjà que l’esclave gladiateur Spartacus s’est révolté contre l’autorité de Rome. De nombreux esclaves ayant rejoint sa cause, il espère battre les légions de Crassus et Pompée qui ont été envoyés par le Sénat pour calmer l’insurrection. C’est dans ce contexte troublé que Titus et Paulus deux jeunes romains de haute naissance rentrent en Italie après six ans passé en Grèce. Le territoire hellénistique était considéré à l’époque comme un phare culturel, vestige d’une civilisation dont le raffinement et le savoir vivre avait traversé les frontière et il n’était pas rare que l’élite romaine envoie leurs enfants se former auprès de brillant professeurs à l'art de la rhétorique et de la stratégie militaire.



La chaleur était accablante, Titus regarda son ami Paulus en se demandant comment celui-ci faisait pour rester stoïque. Les deux adolescents se tenaient allongés l’un en face de l’autre, confortablement installés parmi les coussins d’une litière qui les ramenait à Rome. Il avait accosté à Brindisi quelques jours plus tôt et avaient entamé la fin de leur périple hier midi, voyageant vers le Nord à travers la campagne du Sud de l'Italie. Des courants d’air bouillants réussissaient à se glisser à l’intérieur de la litière par intermittence et cela malgré les tentures tendues de part et d’autre des jeunes romains. Ils étaient tout deux âgés de 18 ans et se connaissaient depuis qu’ils étaient tout petit. Titus était blond aux yeux bleus, une caractéristique physique peu commune chez les romains surement due à l’ascendance de sa mère, une esclave gauloise que son père, un vieux sénateur, avait pris pour épouse après l’avoir affranchie. Le jeune homme était d’un tempérament doux et conciliant et était attiré plus par l’art oratoire que celui de la guerre.

Tout le contraire de Paulus son ami aux cheveux bruns et bouclés et à la peau bronzée. Un vrai romain pur souche, son père commandait une légion actuellement stationnée en Afrique du Nord, du côté la Nouvelle Carthage. Son Pater familias lui avait transmis son gout des combats et de la guerre ainsi qu’une personnalité belliqueuse et fière. Musclé comme un taureau, il s’entraînait depuis des années au maniement du glaive et comptait bientôt s’engager dans la légion de son père en tant que cavalier.

— Vivement qu’on arrive à Rome, lança Titus, je supporte mal ces voyages en litière.

Il regarda à la dérobée son ami, s’attardant sur la forme de ses muscles qui tendaient agréablement le tissus de sa tunique.

— Un vrai romain ne se plaint pas, le sermonna Paulus tout en enfournant raisin sur raisin, son péché mignon.

Le romain blond regarda captivé les lèvres de son ami se refermer goulûment sur l’aliment. Cela faisait environ un an qu’il s’était rendue compte du changement de sentiment qui s’était opéré à l’égard de son ami. L’amitié avait laissé place à l’amour, l’amour au désir charnel. Cependant il avait gardé pour lui cette attirance, connaissant à l’avance la réaction prévisible de Paulus.

— Regarde-nous, s’émut celui-ci, lorsque nous avions quitté notre patrie nous étions des enfants et nous voilà de retour en hommes.

— Je suis un peu nostalgique des douces années que nous avons passé en compagnie de Maître Iphésias.

— Pas moi, ce vieux croûton commençait vraiment à me taper sur les nerfs.

— Tu lui en veux toujours pour Prisca n’est-ce pas ?

— Oui, de quel droit m’interdisait-il de faire l’amour à une femme. Sous prétexte que cela nuisait à notre concentration il nous a tenu éloigné des filles de notre âge. Un apollon comme moi encore vierge à 18 ans ! Tu peux être sur que tout mes anciens camarades du Latium vont se moquer de moi. Un vrai romain trempe son glaive dans le sang des ennemis et sa hampe dans les gorges humides d’Aphrodite. C’est promis, dès qu’on arrive à Rome je fais le tour des bordels de la ville et je m’envoie en l’air avec toutes les putains des sept collines.

— Puisses Arès te donner assez de munitions pour toutes les honorer.

— N’ais crainte Titus, mes bourses ont désormais la taille des nèfles que l’on nous servait tantôt au souper. Gonflées et gorgées de jus.

Titus plaça habillement un coussin sur son entre jambe, cachant de justesse le pic évocateur qui s’était formé sur sa tunique. Entendre son meilleur ami parler de sexe avait le don d’attiser son ardeur sexuelle.

— Maître Iphésias a débarqué dans la chambre juste avant que je ne baise Prisca la servante, continua le beau romain, j'étais cul nu avec ma queue à quelques centimètres de ses cuisses. Quel calvaire, dire que ce vieux pervers en a profité pour rougir mes fesses de sa baguette.

Titus n'avait malheureusement pas assisté à la scène et par tout les dieux il aurait donné cher pour pouvoir observer le spectacle du cul dénudé de son ami gigotant sous les coups de canne de Maître Iphésias.

— Et la jeune servante n’est plus jamais revenue, d'après ce que tu m'as dis.

— Non ce vieux sénile l'a fait muter autre part, il soupira langoureusement, pourtant tu sais Titus, elle avait deux petits seins blancs, rond comme des oranges. La seul poitrine que Jupiter m’ait permis de voir...

— Bah, tu te rattrapera bientôt.

— J'étais si près de me faire dépuceler, si près... Bon faisons une pause, j'ai besoin de me rafraîchir.

Paulus frappa dans ses mains pour indiquer aux esclaves noirs qu’il voulait s‘arrêter. La litière se stabilisa et fut posée sur le sol tandis que Paulus sautait prestement au dehors. L’escorte était composé d’une dizaine d’esclaves noirs, de Gavrus qui assurait la protection du convoie avec deux mercenaires et de Timoléon, un affranchi servile originaire de Crête qui officiait en tant qu’intendant. Le chef des mercenaires se porta à la rencontre du jeune homme aux cheveux bouclés.

— Il serait plus prudent de continuer la route jeune maître, la région n’est pas sûr. Spartacus et son armée de bandits mettent la contrée à feu et à sang.

— Allons Gavrus, devrions-nous craindre un ramassis de vermine barbare ? Ce ne sont que des animaux, que peuvent-ils faire face aux guerriers romains que nous représentons ?

— Le sénat a tout de même dépêché plusieurs légions pour les combattre jeune maître.

— Suffit Gavrus, nous ferons halte ici. Si l’un de ces pillards montre sa tête, j’aurai tôt fait de lui la décoller des épaules.

— Permettez que je parte tout de même en éclaireur avec mes hommes.

— Si cela t’amuse...

Le jeune homme tourna les talons, sa tunique flottant contre ses cuisses et alla s’allonger au pied d’un arbre. Titus regrettait le comportement arrogant de son ami : depuis leur retour de Grèce il n’avait fait qu’exhiber la haute opinion qu’il avait de lui-même. Il se prenait au sérieux, se voyant déjà commandant de légion comme son père. Le jeune homme blond alla s’étendre à côté de son ami, à l’ombre d’un olivier. Timoléon trotta vers eux :

— Maître, puis-je autoriser les esclaves à se reposer eux aussi ?

— Certainement pas, qu’ils restent debout.

— Paulus tu ne devrais pas être aussi dur avec eux, ils n’ont pas une existence facile.

— Ne te soucis pas de leur sort Titus, ce sont des sous-hommes, ils ne méritent pas notre attention.

Le regard du jeune homme blond s’attarda sur les esclaves. Ils avaient environ la trentaine, tous noirs comme l’ébène avec des cheveux crépus, seule la blancheur de leurs yeux contrastait avec le reste de leurs anatomies. Seulement vêtu d’une culotte de toile retenue uniquement par une petite ficelle qui passait dans la raie de leurs fesses, les dix hommes étaient tout en muscle, surpassant largement Paulus qui avait pourtant un physique sportif. Leurs corps sombres et lisses brillaient sous l’astre d’apollon, attisant l’envie du jeune homosexuel qu’était Titus. Le fils du sénateur avait caché à son ami qu’il avait perdu sa virginité anal en Grèce avec Ptolemas, un jeune marathonien de son âge. Là-bas l’homosexualité n’était pas tabou et les deux jeunes hommes avaient pu vivre dans l’intimité une amourette épanouie. Il remarqua avec gourmandise que la plupart des esclaves étaient bandé dans leurs slips, laissant deviner la forme de forts beaux phallus.

— Dis moi Timoléon, pourquoi les esclaves sont-ils durs dans leurs sous vêtement ?

— Eh bien jeune maître… Ils n’ont pas de femmes pour assouvir leurs besoins élémentaires et Iphésias leur interdit de se soulager de quelques manières que ce soit. Il dit que cela entamerait leurs forces.

— Ils doivent à coup sur se sodomiser entre eux la nuit, lorsque nous avons le dos tourné, grommela Paulus.

Sur ces derniers mots il se coucha complètement et ferma les yeux. Titus regarda avec envie le corps assoupi de son camarade. La tunique idéalement remontée lui permettait d’apercevoir l’entre cuisse du jeune homme, uniquement protégé par la mince protection d'un subligaculum très serré qui servait de sous vêtement.



Tandis qu’Iphésias et ses mercenaires partaient en reconnaissance, Titus se dirigea vers les esclaves droits comme des piquets. Il les détailla quelques instants et interpella celui qui semblait être le plus jeune de la troupe.

— Eh toi, tu parles le latin ?

— Un peu… Seigneur…

— Comment t’appelles-tu ?

Kobe seigneur.

— Ton âge ?

— 20 ans.

— Bien, suis moi.

Le jeune Numide lui emboîta docilement le pas, s‘éloignant d‘une centaine de mètres du campement. Le romain blond s’arrêta dans un bosquet, à l’abri de tout regard extérieur. Il se planta devant Kobe les mains sur les hanches, cherchant à se donner un air impérial. Il remarqua avec amusement que le jeune africain faisait presque une tête de plus que lui. Détaillant l’anatomie à moitié dénudée de l’esclave, il réalisa qu’un certain érotisme exotique se dégageait de lui. Il existait toutes sortes de rumeurs sur les peuples de l’extrême sud et Titus trouvait alléchante l’idée de se faire prendre par l’un de ces sauvages bien montés.

— Que puis-je faire pour vous seigneur ?

— Ne bouge pas.

Le fils du sénateur passa sa main sur le torse lisse de l'homme, suivant religieusement du doigt les sillons formés par les muscles de l'esclave. Il s'amusa un instant en titillant les tétons de l'africain qui ne savait plus sur quel pied danser.

— Maître je...

— Chut...

Titus arracha prestement l’unique vêtement de Kobe, révélant un impressionnant phallus décalotté qui pendait lourdement vers le sol, logé dans un écrin de poils noirs et torsadés. L’esclave n’avait pas bougé, seul son regard laissait transparaître sa perplexité qui dut grandir de nouveau lorsque Titus commença sans plus attendre à pétrir sa verge. Le monstre de chair prit ses aises, ruant comme un cheval sauvage entre les doigts fins et experts de Titus qui apprécia à sa juste valeur la robustesse du membre dominant.

— Maitre… Que… Que faites-vous ?

— Ne parles pas. Laisse-moi explorer les trésors que tu cachais égoïstement sous ton pagne...

Le jeune Numide regarda en l’air, bombant fièrement la poitrine pour tenter d’effacer l’affront dont il était victime. Lorsque Titus eut inspecté les moindres recoins du sexe il le délaissa pour glisser une main entre les fesses musclées du porteur noir qui frémit d'embarras en sentant son jeune maître lui caresser la raie de bas en haut. L'esclave ouvrit grand les yeux croyant comprendre les intentions de son maître.

— Pitié seigneur. Ne me déshonorez pas…

— Te déshonorer ?

— Oui, si vous me prenez par derrière je ne pourrai plus jamais revoir les miens la tête haute.

— Holà, tu commets une légère erreur.

Le fils du sénateur retira prestement sa tunique et sa culotte de toile, révélant un corps mince, imberbe et rasé du pubis.

—Je pense qu’il n’y a aucune honte si c’est toi qui m’enfourche.

— Vous enfourcher... Que... Comment cela...

— Me prendre par derrière.

Le jeune homme ramassa sa bourse de cuir qu'il avait posé sur l'herbe et en extirpa un petit récipient en bois.

— Voilà de l'huile parfumée pour accoutumer mon anus, je dois t'avouer que la hampe de Ptolemas paraîtrait bien fine comparée à la tienne.

— Ptolemas...

— Oui, mon ancien amant. Bon dépêchons-nous car il nous faudra bientôt reprendre la route.

Titus enduisit ses doigts d'huile.

— Mais c'est que... je ne... Maître, je n'ai jamais fait ce genre de chose.

— Allons ne sois pas si prude, je vais te guider.

Avec autorité il agrippa le sexe bandé de Kobe, huilant abondamment la hampe palpitante d'énergie jusqu'à la rendre aussi glissante que possible.

— En plus Timoléon m'a déclaré qu'il vous était interdit de vous vider, moi je vais t'autoriser à le faire entre mes fesses. Maintenant assis-toi en tailleur, comme cela...

Sans lui laisser le temps de réagir il prit appui de ses bras sur les épaules de l'esclave et noua ses jambes autour de son torse, gardant ses fesses juste au dessus de la verge bandée de l'africain.

— Mais c'est interdit... Je suis un esclave et vous mon seigneur, je...

— Trop tard pour ce genre de considérations rétorqua Titus en s'empalant doucement sur la lance exotique.

Le romain blond sentit avec bonheur le bout du gland de son partenaire écarter les chairs de son anus et s'infiltrer dans son trou. Kobe avait les yeux écarquillés et la bouche ouverte de stupéfaction. Titus en profita pour embrasser ses lèvres passionnément alors que le membre de Kobe disparaissait petit à petit à l'intérieur de lui. Jamais un phallus ne s'était aventuré aussi profondément dans son intimité, c'était une expérience enivrante qui faisait découvrir au jeune romain de nouvelles sensations. Une fois pénétré au maximum, il entama une série de montée et descente sur le membre humide, réussissant à se soulever en s'appuyant sur l'épaule du jeune noir à chaque mouvement. Titus utilisa sa main droite restée libre pour pétrir doucement les grosses couilles rondes de Kobe qui restaient les seules parties du pénis de l'africain à encore émerger du fion du blondinet. La bite du romain était quant à elle emprisonnée dans l'étau que formaient les poitrines des deux jeunes mâles et n'avait besoin d'aucune aide extérieur pour être stimulée.

— Ah... Groa... Oh... Mmm...

Titus conduisait la cadence pour maximiser le plus possible son plaisir anal et éviter que sa monture ne se vide trop tôt.

— Maitre... Ah... Si quelqu'un... nous voit... Je serais crucifié...

— Reste tranquille et profites du moment présent.

Chaque tressaillement de Titus sur Kobe amenuisait la résistance de l'africain qui se mit bientôt à grogner avec force, couvrant les gémissements de plaisir de son partenaire. Titus finit par sentir les couilles de son esclave s'agiter entre ses mains, prémices d'une jouissance imminente. Sans plus attendre le jeune homme accéléra la cadence jusqu'à sentir le sperme chaud de son partenaire s'épandre à l'intérieur de son fion.

— Ahgh... Ugh... Uhh...

La propre verge de Titus se vida contre la poitrine musclé du porteur, la maculant de longues traînées blanchâtres incroyablement contrastées sur cette peau couleur chocolat.

Inlassablement Kobe continua à baiser Titus pendant de longues minutes, jouissant trois fois d'affilées dans le cul désormais complètement ouvert de son maître en extase. Finalement il fallut mettre fin aux réjouissances lorsque le vaillant soldat de l'africain commença à montrer des signes de faiblesse. Exténué mais frissonnant de bonheur, Titus se laissa tomber dans l'herbe, observant la poitrine luisante de sueur de Kobe monter et descendre au rythme de sa respiration difficile.

Le fils du sénateur recueillit l'huile qui restait dans sa bourse et s'enduisit abondement le corps avec, nettoyant les dépôts de spermes qui persistaient à la surface de sa peau. Kobe le regarda faire en silence, visiblement groggy par ce qui venait de se passer.

— Allons lève-toi, le pressa gentiment Titus, rhabille-toi. Nous devons revenir sur la route avant que quelqu'un ne remarque notre absence.