L’infirmier du camp religieux (03)


L’infirmier du camp religieux (03)
Texte paru le 2018-08-05 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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'''Quentin'''


Je pourrais les masturber moi-même, comme cela ils ne commettraient pas un péché.


Baptiste est sorti, il n’y a plus personne qui attend et j’en profite pour mettre à jour mes notes :

Manuel

Belle bite, massive, bande sans problème avant même qu’on le touche. Boxer Boss, bleu roi. Incirconcis. 9/17. Joli petit cul. Puceau, avoue qu’il se branle.

Thomas

Sûr de lui, même agressif, fort de ses expériences passées. Finit par me monter sa bite, banale. Boxer vert fluo Calvin Klein. Circoncis. 7/?. Me donne quand même des informations intéressantes.

Baptiste

Monsieur je sais tout, le chouchou (ou l’amant de Paul ?). Boxer blanc classique Zimmerli, noblesse oblige. Il m’a tellement énervé que je voulais même pas voir sa bite, ça m’a quand même amusé de la faire bander. Incirconcis. 7/11. N’hésite pas à se branler, il a reçu l’absolution !

Et je fais aussi une fiche sur le père Paul :

La quarantaine, ascétique et sérieux. Abuse manifestement de certains jeunes, jusqu’à quel point ? À préciser.

On frappe à la porte, je crie d’entrer. Le nouveau est grassouillet, je lui dis de s’asseoir et lui pose les questions habituelles. Il s’appelle Quentin, il vient pour la première fois au camp. C’est son médecin de famille qui a rempli le questionnaire et précisé qu’il est en surpoids, j’aurais deviné. Le médecin a déjà noté sa tension, sa taille, son poids. Il précise qu’il ne devra pas trop manger lors du camp. Le médecin n’a pas mis d’indication concernant ses organes génitaux. Je lui pose la question :

— C’est parfait. Le médecin a presque tout indiqué. T’a-t-il aussi examiné le zizi ?

Je ne sais pas pourquoi j’utilise ce mot, je suppose qu’il doit être petit, un préjugé classique. Quentin rougit.

— Non. Il a dit que ce n’est pas nécessaire pour le camp.

— Ce n’est pas obligatoire, je pense cependant que c’est utile. Tu te touches ?

— Euh, oui, mais je le confesse toujours.

— Et tu as déjà eu des relations sexuelles ?

Il rougit encore plus.

— Ma cousine a voulu le voir, je ne sais pas si on peut appeler ça des relations sexuelles.

— Tu l’as dit au curé ?

— Non, elle ne voulait pas. Elle l’a… elle l’a mis dans sa bouche.

— Tu n’as pas besoin de me donner les détails, cela ne me regarde pas.

Si au moins ça avait été son cousin, mais la cousine… j’en ai rien à branler. Je demande à Quentin de passer de l’autre côté du bureau et de venir se mettre devant moi. J’enfile des gants.

— Je vais quand même jeter un coup d’œil, si cela ne te dérange pas.

Je lui décroche sa ceinture, tire la fermeture éclair de la braguette et baisse le pantalon. Il a mis un caleçon bleu ciel informe que je baisse également. Son zizi n’est pas si petit que ça, je l’estime à 7 cm en l’extirpant de la graisse. Ses couilles sont peu volumineuses. Je le décalotte et fait coulisser le prépuce plusieurs fois, sans résultat.

— Tu l’as déjà mesuré en érection ? lui demandé-je.

— C’est ma cousine qui l’a fait, 16 cm.

— Pas mal.

Je lui tâte les testicules et lui demande de se retourner.

— Tu as une petite hémorroïde, je te conseille de retourner voir ton médecin de famille.

— Vous ne pouvez pas me l’enlever ?

— C’est trop compliqué, je ne suis pas médecin. J’irai t’acheter des suppositoires à la pharmacie en attendant.

Je lui remonte son caleçon et son pantalon, lui raccroche sa ceinture.

— Pas d’autres questions ?

— Non. Merci pour l’examen.

— De rien, tout le plaisir était pour moi.

Il sort et je note :

Quentin

Il a l’air d’un gros nounours, mais il ne doit pas être si innocent que ça. Caleçon bleu ciel, marque inconnue. Incirconcis. 7/16 (pas vérifié). Hémorroïdes.


'''Le séminariste Clément'''


C’est l’heure du déjeuner et je n’ai eu que quatre examens. C’était prévu, il devrait encore venir six ados cet après-midi. Je vais à la salle à manger et je m’assieds à la table des prêtres.

Le père Laurent est dans la cinquantaine. Il a les cheveux gris et est tout aussi ascétique que le père Paul. Je fais connaissance avec le troisième religieux : c’est un séminariste de vingt-cinq ans environ. Il est très beau, cheveux noirs coupés courts, un visage fin, des lunettes avec des fines montures dorées. Il a un pendentif, une croix de bois. Je le mettrais bien dans mon lit, mais j’ai peu de chances, compte tenu de sa vocation. Je me suis quand même fixé des limites, pas de relations sexuelles avec les ados (sauf s’ils insistent). Et peu de chances également qu’il passe à l’infirmerie. Il ne parle pas beaucoup, il doit être sous l’emprise de ses supérieurs.

Il n’y a que de l’eau à boire, on m’a dit que je devrais acheter moi-même d’autres boissons, j’ai oublié. Le cuisinier nous apporte des salades. Les jeunes doivent aller chercher eux-mêmes leurs assiettes. Après le bénédicité, nous mangeons en silence. Ensuite, des raviolis en conserves, le cuisinier n’a pas eu le temps de faire autre chose. Une pomme pour le dessert.

Le père Paul finit par rompre le silence et me demande :

— La matinée s’est bien déroulée ?

— Très bien, je n’ai pas eu de problème.

— Il paraît que vous avez fait des examens très… approfondis.

— Que voulez-vous dire ?

— L’ancien infirmier n’examinait pas les organes génitaux, ni l’anus.

— Il faut profiter, ces jeunes n’ont pas souvent l’occasion d’y passer.

— Oui, je sais, mais cela m’inquiète un peu, j’aimerais bien être présent. Certains pourraient être perturbés, la présence d’un prêtre les rassurerait.

— Je vous ai déjà dit que je préfère être seul.

— Oui, intervient le père Laurent. Je ne pense pas que la présence du père Paul soit souhaitable. Nous avons assez de travail avec l’accueil et la mise en route du camp. Je vous propose un compromis : le séminariste Clément pourrait vous assister.

L’intéressé semble se réveiller :

— Moi, assister aux examens ?

— Oui, vous n’avez rien contre ?

— Pas du tout, mais je ne connais rien à la médecine.

— Ce n’est pas important, ce sera juste une présence spirituelle pour les jeunes.

Cela ne m’enchante pas que le séminariste m’accompagne, mais cela ne va pas m’empêcher de pratiquer de la même manière que le matin. Ce sera amusant de voir comme il réagit. Et, au moins, les prêtres seront au courant ; s’ils me gardent ensuite, c’est qu’ils approuvent mes méthodes.

Nous buvons le café, puis nous nous rendons à l’infirmerie avant que le suivant n’arrive. Je demande au séminariste :

— Comment dois-je vous appeler ? Père Clément ?

— Non, Clément suffira, je ne suis qu’un apprenti. À vrai dire, je n’ai pas encore commencé ma formation, les cours commencent en septembre. Je voulais déjà me familiariser avec la vie monacale. Je vous appelle comment ?

— Jean, tout simplement.

Je lui explique comment se déroule l’examen.

— Euh, c’est indispensable qu’ils se déshabillent entièrement ?

— Oui, il faut contrôler qu’ils puissent procréer sans souci lorsqu’ils seront mariés.

— Vous contrôlez aussi la qualité de leur semence ?

— Non, je n’y ai pas pensé, j’ai vu qu’il y a un microscope dans une armoire. Ce serait effectivement une bonne idée.

— Il faudrait qu’ils émettent de la semence. Quelle méthode préconiseriez-vous ?

— Ils pourraient tout simplement se masturber.

— Oui, mais ils n’ont pas le droit de le faire. Les Textes Saints l’interdisent.

— Je pourrais les masturber moi-même, comme cela ils ne commettraient pas un péché.

— Ce serait une bonne idée, en effet.

Décidément, ce Clément n’est pas aussi coincé que je ne l’avais pensé. Je vais cependant renonce à l’examen du sperme (sauf s’ils insistent).


'''Romain'''


Nous attendons une demi-heure, Clément lit sa bible, moi des récits sur Gai-Éros. Un ado se présente, je le fais entrer et lui fait signe de s’asseoir, le séminariste s’est mis en retrait pour ne pas déranger. Le nouvel arrivant veut se donner un genre : lunettes à soleil sur le front, écouteurs autour du cou. Chemise blanche largement ouverte sur sa poitrine malheureusement glabre, téléphone dans la poche, jean noir. Cheveux noirs mi-longs.

— Bonjour et bienvenue, lui-dis-je, je m’appelle Jean, je suis infirmier, et Clément m’accompagne, il est séminariste.

— Bonjour, messieurs.

— Comment t’appelle-tu ?

— Romain ***.

— Date de naissance ?

— 13 décembre 20**.

— La première fois dans ce camp ?

— Oui.

Je continue avec le laïus habituel, puis lui mesure la tension.

— Pourrais-tu te déshabiller ?

— Tout ?

— Comme tu veux.

Romain se lève, pose les lunettes, le casque et le téléphone sur le bureau. Il enlève sa chemise, la pose soigneusement sur le dossier de la chaise. Il ôte ses baskets, ses chaussettes et son jean, qu’il plie. Il ne lui reste qu’un jock-strap rouge. Clément a l’air très surpris, il lui demande :

— Vous mettez toujours ce genre de sous-vêtement ?

— Non, seulement lorsque je dois me déshabiller devant un séminariste.

— Euh, saviez-vous que vous devriez vous déshabiller ?

— Je connais quelqu’un qui est venu l’année dernière.

— Avez-vous pris d’autres sous-vêtements, plus… classiques ?

— Oui, j’ai pris ma collection de Petit Bateau.

— Dis-moi, Romain, lui demandé-je. Tu le fais exprès ? Tu n’avais pas envie de venir au camp ? Tu veux te faire renvoyer ?

— J’aurais en effet des choses plus intéressantes à faire chez moi, mais mon père donne beaucoup de fric à la fraternité. Les chances sont nulles qu’on me renvoie. Je vais donc faire contre mauvaise fortune bon cœur. Et je trouverais peut-être l’âme sœur.

— Tu es gay ?

— Oui, si cela ne te dérange pas.

— Non, pas du tout, je le suis aussi, mais je vais respecter une certaine distance avec les jeunes.

— Tu es trop vieux pour moi.

— Merci pour le compliment. Bon, va sous la toise, Clément te mesurera.

Le séminariste est maintenant totalement perturbé. Il finit quand même par comprendre et mesure, puis pèse Romain, tout en matant son cul nu. Je mets des gants et, cette fois, je m’agenouille devant l’ado qui me montre sa bite sans qu’on le lui demande. Il a une légère érection, elle est tordue vers la droite, les deux tiers du gland sont découverts, une circoncision partielle, je n’aime pas trop. Je vérifie que tout est en ordre, particulièrement sa rosette qui a peut-être déjà servi, et lui dis de se rhabiller. Il sort ensuite, après avoir remis ses lunettes et son casque sur les oreilles.

Clément, qui toujours l’air très perturbé, me questionne :

— Ai-je bien compris, vous êtes homosexuel ?

— Oui, mais j’aimerais que cela reste entre nous. Les autres prêtres n’ont pas besoin de le savoir, ils pourraient me licencier et il devraient fermer le camp, la loi exige la présence d’un infirmier, vous comprenez ?

— Oui, rassurez-vous, je ne dirai rien.

J’écris ma fiche :

Romain

Gai, plutôt beau gosse. Pas de poils sur la poitrine, mais une jolie ligne entre le nombril et le pubis rasé. Jock-strap rouge, marque inconnue. À moitié circoncis. ?/?. Exhib ?

— Au suivant, fais-je.


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