L’infirmier du camp religieux (08)


L’infirmier du camp religieux (08)
Texte paru le 2018-09-01 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Au commencement était le verbe. (Jean 1:1)


'''Traitement du phimosis de Corentin par application locale de proprionate de clobétasol'''


Le contenu du courriel de Clément ne m’étonne pas, j’avais déjà entendu dire que les élèves d’un lycée catholique où les enseignants étaient des religieux allaient se masturber chez leur professeur pour obtenir des meilleures notes en échange. Ici, pas de notes. Que recherche Baptiste en acceptant de se faire branler par le père Paul ? Peut-être est-ce parce que quelqu’un le prend en considération, s’occupe de lui, alors que chez lui, il a un manque de communication avec sa famille ? Ce n’est qu’une hypothèse que je ne peux pas vérifier. Ou alors parce qu’il reçoit le pardon pour ses péchés charnels (voire mortels) ? Cela lui déchargerait ainsi la conscience, en même temps que ses couilles.

Je reprends le cours de mon récit. C’est le dimanche matin et je suis seul dans la maison, à part le cuisinier qui est déjà affairé devant ses fourneaux. Ils sont partis à l’église pour la grand-messe en latin. J’en profite pour tout visiter, aucune porte n’étant fermée à clef. C’est un bâtiment en béton des années 1960, plutôt laid. Il n’y a pas de décorations particulières, à part dans la chapelle. Je découvre deux autres dortoirs plus petits, avec seulement cinq lits. Je suppose que c’est un lieu de rendez-vous nocturne, il faudra y faire un saut la nuit prochaine. Je découvre également la salle du "Jugement" dont je n’ai pas encore entendu parler à ce moment-là. Elle me fait penser à un tribunal de la Sainte Inquisition, par contre, aucune salle de torture, même pas à la cave. Ici, on utilise la violence psychologique pour torturer, pas la violence physique. Je trouve l’Index dans une armoire, la clef est simplement posée dessus. Une belle collection de revues pornographiques, pour la plupart gaies, des cassettes VHS poussiéreuses, quelques DVD et beaucoup de livres, en particulier l’un destiné aux confesseurs avec des dizaines de descriptions et d’images des actes sexuels prohibés. Je le prends pour l’étudier, j’aurai pas mal de temps libre.

J’essaie ensuite d’atteindre leur serveur de fichiers depuis mon ordinateur, je constate qu’il y a un deuxième réseau qui est protégé par un mot de passe que je n’arrive pas à trouver. Le réseau auquel je suis connecté est réservé aux invités, dommage.

Je vais ensuite à la pharmacie de garde en ville pour acheter les remèdes. La pharmacienne ne veut tout d’abord pas me vendre de la crème aux corticoïdes pour le prépuce de Corentin, car je n’ai pas d’ordonnance. Je lui explique alors quel sera son usage, elle finit par m’en donner, car son fils a eu le même souci et qu’elle a pu le guérir ainsi. Elle me donne des conseils précieux quant à son application.

Les prêtres reviennent avec les jeunes vers 12h30, c’est le déjeuner puis la sieste. Je demande à Corentin de passer à l’infirmerie pendant ce temps. Je ferme la porte à clef pour ne pas être dérangé. J’ai remis mes habits blancs, cela fera plus professionnel. J’ai décalotté pas mal de pénis en plastique lors de ma formation pour leur mettre un cathéter, aucun n’avait de phimosis. J’ai aussi beaucoup d’expérience avec le décalottage du mien. J’espère que personne ne va m’accuser d’exercice illégal de la médecine, je rétorquerais que c’était un exercice légal masturbatoire entre adultes consentants. J’ai préparé un protocole d’accord.

— Ça va ? lui demandais-je, tu avais l’air gêné de te déshabiller devant moi hier.

— C’était parce que c’était la première fois, aujourd’hui ça ira mieux.

— Tu ne seras pas obligé d’être entièrement nu, enlèves seulement le bas.

— J’ai quand même une question : que se passera-t-il si je… si j’ai une érection ?

— Sur le plan moral ou le plan physique ?

— Que voulez-vous dire ?

— Demandes-tu si tu enfreins les règles de la chasteté ou si tu es simplement gêné de bander devant moi ?

— Les deux.

— Pour la chasteté, il n’y a pas de souci à avoir, je sais que dans un cas semblable le père Paul a été très compréhensif.

— C’est qui qui vous a dit ça ?

— Secret médical. Pour le reste, ça m’est bien égal de te voir bander, j’en ai vu d’autres.

— C’est qui qui a bandé devant vous ?

— Secret médical. Pourquoi ça t’intéresse ?

— Bah… simple curiosité, on va vivre trois semaines ensemble et je pense qu’on sera pas aussi chastes que les prêtres le souhaitent. L’année dernière, j’étais dans un autre camp et je vous assure que c’était pas triste. Je suis pas un pédé, je regarde surtout les filles. C’est juste hygiénique de se vider régulièrement les couilles.

À côté de l’infirmerie, il y a une petite chambre avec deux lits pour isoler les malades. Corentin se déshabille puis se couche sur l’un des lits.

— Tu veux le faire toi-même ou je m’en occupe ? lui demandais-je.

— Faites-le vous-même, me répond-il.

— Je dois quand même te faire signer un papier pour que tu confirmes que tu es d’accord avec ce traitement. Je n’aimerais pas que tu dises dans quelques années que je t’ai violé.

Corentin rit :

— La confiance règne par ici. Donnez-moi ça, je vais le signer.

— On n’est jamais trop prudent, avec ces histoires de #balancetonporc.

Corentin signe sans lire, heureusement. J’ai mis que ce traitement était à but non thérapeutique et qu’il était destiné à faciliter la "jouissance" par un décalottage complet. Je m’assieds sur le bord du lit, je lui applique la crème sur l’anneau blanc préputial et je rétracte gentiment son prépuce. Certains le font au nom de la religion, d’autres au nom de la science. Le résultat est le même : tous les hommes stimulés à cet endroit finissent par avoir une érection, sauf ceux qui souffrent de dysfonction érectile. Ce n’est heureusement pas le cas de mon patient. J’ai cependant trouvé une réserve de sildénafil cachée dans une boîte destinée normalement aux reliques : Saints Prépuces, Saintes Bites, ou autres. Je me demande qui en a besoin : le père Paul ou le père Laurent ?

— Ça va ? demandais-je à Corentin, je ne te fais pas mal ?

— Ça va bien. Si les circonstances étaient différentes, si c’était une jeune pucelle qui le faisait, ce serait encore mieux.

— Tu devais savoir qu’en venant à ce camp, tu n’aurais pas de jeunes pucelles, que des vieux puceaux.

— Vous êtes puceau ?

— Secret médical. Tu me diras quand tu en auras assez.

— Continuez, je crois que je vais bientôt…

Il n’a pas le temps de finir sa phrase, quelques jets de sperme s’échappent de son gland à moitié recouvert. J’estime au passage la longueur de sa bite à 16 cm. Je le nettoie avec des mouchoirs en papier.

— Il me semble que tu as fait des progrès. Veux-tu revenir demain à la même heure ?

— Je pense que c’est nécessaire, je ne sais pas si je vais éjaculer chaque fois. Il y aura peut-être d’autres occasions de le faire, si vous voyez ce que je veux dire…

— Ce n’est pas obligatoire, même si cela évite des tensions par la suite.

— Merci pour tout, à demain.

Corentin se rhabille et me laisse seul face à mon destin.


'''Deuxième épître de Clément à Jean'''


Très cher ami,

Ce matin, c’est Kévin qui a dû se rendre à la salle du jugement. Il avait l’air détendu, tu te rappelles qu’il a fait du théâtre nu. Je n’en menais pas large, j’avais peur qu’il avoue que je l’ai masturbé.

— Kévin, lui a dit Laurent, nous désirerions avoir une petite conversation avec toi pour être sûrs que tu n’es pas soumis à la tentation.

— Oh non, a-t-il répondu, mon père, je ne branle jamais. Je respecte les préceptes de notre Sainte Église.

— Nous utilisons un euphémisme, nous disons "se toucher" au lieu de verbes trop crus.

— Mes excuses, mon père, je ne me touche jamais.

— Pourrais-tu enlever ton slip et le montrer au père Paul ?

— Enlever mon slip ? C’est interdit, j’offenserais notre Seigneur en me présentant nu devant Lui. Vous nous l’avez rappelé au début de notre séjour.

Kévin a levé les yeux, regardé le Christ et fait le signe de croix.

— Le Seigneur détournera les yeux, a répondu Laurent. C’est aussi obéir à ses enseignements que de contrôler le comportement de ses serviteurs.

— Je n’oserais pas me déshabiller devant vous, je suis trop pudique. Et pourquoi voulez-vous voir mon slip ?

— Nous désirerions voir s’il n’y a pas de trace de fluides corporels.

— J’avoue que j’oublie parfois de me secouer la… pardon, l’organe destiné à faire croître et multiplier les serviteurs de Dieu, et qu’il pourrait y avoir une trace de la dernière goutte. Je veillerais à l’avenir que cela ne se reproduise plus. Mea culpa.

Kévin s’est frappé la poitrine. J’étais sûr qu’il n’y avait rien de sincère dans ce qu’il disait, il devait faire une improvisation, il a certainement déjà eu des cours de théâtre. Je me suis demandé s’il n’avait pas aussi inventé cette histoire de frère stérile lorsque je l’ai masturbé.

Laurent et Paul se sont regardés, ils ont hésité quelques instants, puis Laurent a dit :

— Parlons d’autre chose. L’infirmier t’a-t-il regardé l’organe susmentionné ?

— Oui.

— L’a-t-il touché ?

— Non.

— Et le séminariste Clément, l’a-t-il touché ?

Kévin m’a fixé dans les yeux, puis a dit :

— Non.

J’ai poussé un gros soupir de soulagement, je ne me fais cependant pas d’illusion, si tous les ados doivent passer dans cette salle, les séminaristes devront aussi y passer. Je vais me préparer à cette éventualité. J’ai déjà caché certaines choses en confession, je ne voulais plus le faire. En aurais-je la force ?

Paul s’est levé et est venu vers Kévin en lui disant :

— Tu nous fais perdre notre temps, puisque tu ne veux pas baisser ton slip je vais le faire moi-même.

Il s’est laissé faire, cela m’a étonné, je pensais qu’il aurait refusé. Son gland était humide et Paul n’a pas eu à inspecter le sous-vêtement. J’en ai déduit qu’il est exhibitionniste, et que cela l’excite de se dénuder devant les autres.

— Vous voyez, a-t-il dit, je suis circoncis, comme le demande Dieu.

— Ce n’est plus nécessaire, fit Laurent, ce qui nous inquiète plus est l’humidité sur ton gland.

— J’attends votre pardon, mon père.

Paul a pris le pénis dans sa main et l’a inspecté. Kévin n’a pas eu d’érection.

— Tu peux remonter ton slip, a dit Laurent. Tu réciteras cinq Pater et quatre Ave. Je t’absous, reste pur à l’avenir.

Nous sommes sortis de la salle. Quelques instants plus tard, Kévin est venu vers moi et m’a demandé :

— Tu me donnes quoi pour ne pas t’avoir dénoncé ?

— Cela s’appelle du chantage. Que veux-tu ? De l’argent ?

— Non, je veux que tu te branles devant moi.

— Tu te fiches de moi ?

— Non, je suis sérieux. Je te laisse 24 heures pour réfléchir.

Je ne sais que penser, mon très cher ami, et j’attends tes conseils. À mon avis, il continue à jouer la comédie.

Bien à toi

Clément