L’infirmier du camp religieux (10)


L’infirmier du camp religieux (10)
Texte paru le 2018-09-10 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Ce que dit la Bible : "Ce que Dieu veut, [...] c’est que vous vous absteniez de l’immoralité sexuelle" (1 Thessaloniciens 4:3, Segond 21).

Le terme original rendu par "immoralité sexuelle" désigne toute forme de relations intimes hors mariage. Il englobe le coït, les relations buccogénitales, la sodomie et la masturbation d’un partenaire. Une personne qui pratique l’immoralité sexuelle s’expose à de graves conséquences […].

Source : jw.org

Ce texte décrit des immoralités sexuelles. Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenus s'il vous arrive de graves conséquences après l'avoir lu, la pire étant de devoir vous confesser et de raconter cette histoire à votre curé, avec le risque qu'il vous viole.


'''La cérémonie d’initiation (1)'''


Le soir, à 22 heures, Clément et moi descendons à la cave et ouvrons la porte derrière l’armoire. Une première salle fait office de vestiaire. Des aubes noires à capuches sont pendues à des patères. Un carton avec des torches est posé sur une table.

La deuxième salle est presque vide, les murs sont en pierre grise, il y a un grand miroir en face de l’entrée, à droite un tronc d’arbre qui va jusqu’au plafond. Des chaises sont dispersées dans la salle. Je comprends pourquoi ils ont mis ce miroir, il doit être sans tain et j’imagine que des spectateurs sont déjà cachés derrière. Nous retournons au vestiaire, je prends soin de fermer la porte pour qu’on ne nous voie pas nous changer. Nous passons une aube, je ne garde que mon boxer dessous. Clément a mis une longue chemise sous sa soutane et je ne peux pas évaluer la bosse que forme son membre viril ; dommage. L’aube est faite d’un tissu léger et agréable à porter. Je remarque qu’elle a une ouverture inhabituelle sur le devant. Nous mettons un masque noir sur les yeux et nous nous couvrons avec la capuche.

Nous ressortons. Vers 22h15, quatre jeunes arrivent. Ils sont nus, à part un slip blanc identique et des sandales. Je reconnais les anciens : Thomas, Baptiste, Kévin et Louis. Je prends Baptiste à part et je lui chuchote quelques mots à l’oreille, il acquiesce. Ils entrent dans le vestiaire, Baptiste prend la parole. Il a des feuilles avec les instructions à la main.

— Cette cérémonie d’initiation n’est pas un sacrement religieux, par votre présence, vous confirmez avoir été initié une année précédente, être au courant de son déroulement et avoir le désir d’y participer. Si ce n’est pas le cas, sortez et taisez-vous à jamais. Vous recevrez l’absolution pour les actes pratiqués.

Tous restent. Baptiste continue :

— Je vous rappelle les règles : le novice sera appuyé contre l’arbre, ses mains et ses pieds entravés. Il y aura quatre épreuves, si vous ne respectez pas les consignes, vous serez puni et vous devrez passer à votre tour toutes les épreuves. Dès que le novice ou un puni aura réussi les quatre épreuves, la cérémonie se terminera par un soulagement collectif pour ceux qui le désirent ; avant, vous n’avez pas le droit de vous toucher ou de sortir votre pénis de votre slip. Je rappellerai la nature de l’épreuve avant le début de chacune, et j’indiquerai celui qui sera le tourmenteur. L’ordre de passage a été tiré au sort en présence d’un témoin. On m’a chargé de vous informer que le novice de ce soir a de la peine à tirer son prépuce en arrière. Ne le forcez pas, nous ne voulons pas de paraphimosis ou d’autres blessures. Des questions ?

Personne ne prend la parole.

— Bien, dès à présent plus un mot, je suis le seul à parler. Passez un habit, couvrez vos yeux avec le masque et mettez la capuche. Le novice ne doit pas savoir qui lui fait subir les épreuves.

Une fois qu’ils ont mis leurs aubes, Corentin allume quatre torches et les distribue, il en garde une pour lui. Nous éteignons les lumières et remontons vers la chambre. Corentin attend, il n’a pas l’air très rassuré. Baptiste lui demande :

— Corentin, acceptes-tu de ton plein gré de te soumettre à cette cérémonie d’initiation qui n’est pas un sacrement religieux ?

— Oui, répond-il.

— Acceptes-tu des actes à caractère sexuel lors de cette cérémonie ? Tu seras absous.

— Euh… oui.

Sa voix est moins assurée. Nous redescendons à la cave en procession, Baptiste devant, deux jeunes aux côtés du novice, le dernier derrière. Clément et moi suivons. Nous entrons dans la seconde salle, les torches sont fixées sur des supports contre le mur. Baptiste referme la porte, il attache Corentin à l’arbre. Il nous indique où nous devons nous asseoir, de manière à ne pas nous trouver entre le miroir et le novice.

Cette scène me fait penser à la crucifixion du Christ, sans toutefois utiliser la croix. Ce pourrait aussi être une allusion à ces tableaux très suggestifs représentant des martyrs suppliciés.

— La cérémonie d’initiation commence, déclare Baptiste solennellement. Pour la première épreuve, Corentin garde son slip, le tourmenteur doit le stimuler, tout en s’assurant qu’il n’éjacule pas. Toutes les parties du corps peuvent être touchées, seulement avec les mains.

Baptiste retourne un sablier, puis désigne quelqu’un du doigt. Je suppose que c’est Kévin.

Kévin se lève et commence à caresser Corentin. Il reste prudent, évitant l’entrejambe. Corentin est plutôt impassible, je vois cependant son pénis prendre du volume dans le slip blanc. Clément et moi sommes assis à moins de deux mètres du supplicié (si je peux employer cette expression quelque peu exagérée). Deux torches sont à sa droite et à sa gauche, l’éclairant bien.

Je me demande ce que pense Clément à ce moment-là. Je ne peux pas voir son expression sous le masque. Son attitude me dérange, il semble parfois horrifié par ce qui se passe au camp, parfois il semble l’accepter pleinement et en profiter pour assouvir ses pulsions refoulées. Je ne doute plus de son homosexualité. Comment peut-il envisager de s’engager pour la vie dans cette fraternité basée sur le mensonge ? Je ne désire cependant pas lui parler de cela, c’est à lui de gérer sa vie, moi j’ai déjà assez de difficulté à gérer la mienne. Qu’est-ce que je fais ici, en train de mater deux ados qui s’exhibent ?

Le spectacle n’est pas si désagréable que ça. Corentin semble souffrir, il se tortille. Il ne doit pas connaître ce genre de caresses. Lorsqu’il se branle, il ne doit utiliser que sa bite, alors qu’elle est confinée dans son slip en ce moment. Le temps est écoulé. Baptiste tape sur l’épaule de Kévin qui retourne s’asseoir. Baptiste a des ciseaux à la main, il coupe le slip et libère le membre érigé. Ce n’est pas une découverte pour moi puisque j’ai déjà pu le voir de près et le manipuler.

— Première épreuve terminée avec succès, la deuxième épreuve commence : le tourmenteur doit continuer à stimuler Corentin, toujours sans qu’il éjacule. Seuls le pénis et les testicules peuvent être touchés.

C’est Thomas qui est chargé d’exécuter les basses œuvres. Il reste aussi très prudent dans ses mouvements, il ne doit avoir aucune envie de se retrouver attaché à la place de Corentin, ou alors c’est à cause du phimosis. L’érection du tourmenté perd de son intensité. Tout ceci manque un peu de spontanéité, c’est trop codifié, cela me rappelle ces vidéos dont le scénario est immuablement le même. Je regarde mon voisin, je devine une bosse sous son aube, je prends certainement mes désirs pour des réalités. Je désespère de le voir nu d’ici la fin du séjour, le voir en érection serait inimaginable, ou alors il faudrait un événement improbable, comme un incendie pendant qu’il se douche, mais il doit certainement laisser son slip alors qu’il est seul dans la cabine. Ah, si c’était moi qui écrivais cette histoire, je vous assure qu’elle serait plus passionnante !

Thomas continue la masturbation, il n’a pas l’air très motivé, il doit préférer les filles. Baptiste l’interrompt et le renvoie à sa place.

— Deuxième épreuve terminée avec succès. La troisième épreuve commence : les caresses seront uniquement buccales, Corentin ne doit toujours pas éjaculer, et, s’il le faisait malgré tout, le tourmenteur ne doit pas avaler le sperme.

Corentin a l’air surpris, ce doit être la première fois qu’on le suce. Je ne pensais pas qu’ils auraient osé aller jusque-là. Il est vrai qu’un bizutage est quelque chose de plus solennel qu’une simple branlette collective dans un dortoir et doit imprégner durablement celui qui le subit. Louis s’approche, s’agenouille et prend le pénis en bouche. Il me paraît assez à l’aise, ce n’est manifestement pas la première bite qu’il suce et cela me conforte dans l’idée qu’il est gay. Ce ne doit pas être un hasard s’il a été choisi pour cette épreuve. Ses va-et-vient sont rapides et ses caresses habiles. Le membre pénètre profondément dans sa bouche. Je me demande s’il ne le fait pas exprès, aurait-il envie de subir à son tour l’épreuve ? Ce qui devait arriver arrive, Louis retire la bite de sa bouche au moment où Corentin l’éclabousse de longes jets de semence, maculant son masque noir. Baptiste s’approche et fait le ménage avec des mouchoirs. Il délivre ensuite Corentin de son arbre et déclare :

— Troisième épreuve échouée. Louis, enlève ton aube et donne-là à Corentin.

Les deux ados échangent l’habit, Louis est ensuite symboliquement attaché à l’arbre. Ce ne sont pas des cordes, simplement des lanières de cuir dans lesquelles il passe les mains et les pieds.

— Première épreuve, Louis garde son slip, le tourmenteur doit le stimuler, tout en s’assurant qu’il n’éjacule pas. Toutes les parties du corps peuvent être touchées, seulement avec les mains.

Baptiste désigne Corentin du doigt. Celui-ci s’attaque directement aux couilles de Louis. Il peut se le permettre, il a déjà été recalé une fois et je pense qu’il veut prendre sa revanche et faire juter son camarade le plus vite possible. Louis bande, mais reste immobile. Corentin lui explore la région anale avec le doigt, il ne réussit cependant pas à le faire éjaculer dans le temps imparti.

— Première épreuve terminée avec succès, la deuxième épreuve commence : le tourmenteur doit continuer à stimuler Louis, toujours sans qu’il éjacule. Seuls le pénis et les testicules peuvent être touchés.

Baptiste coupe le slip, dévoilant un membre moyen et trapu, avec un gros gland, puis, coup de théâtre, il me désigne du doigt. Cette fois, ils veulent me mettre à l’épreuve.