La Parade des Instincts, III


La Parade des Instincts, III
Texte paru le 2012-09-11 par Hetaseur   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : La Parade des Instincts


III - La Sodomie

J'aime les corps musqués pesants comme des rochers

sur mes viandes abonnées à la rusticité,

les hercules conçus à l'image du héros :

les bras comme des massues, une vigueur de taureau.


Je l'attend éreintante, succèdant l'oratoire

et séance tenante : ma séance aratoire.

Pour souffrir, au méat, de ruptures excrétoires

je soupire, apostat, d'impies déclamatoires.


Comme je souhaiterai croire que si bien violenté

je ne puisse plus pouvoir ainsi me faire tirer

au bonheur de mon con dont j'ai rongé le frein

duquel le dernier des cons sut discerner la faim.


"Un mortel averti sait qu'un homme inverti

en vaut deux et qu'aussi il serait pure folie

de compter devancer ce vainqueur incurable...

nul ne vainc d'impiété un enculé durable."


Après cet égotrip l'impénitant vous sert

sa sujétion, ses tripes, son vouloir et ses chairs

d'épiderme un brin crème levées comme un emblème

sous vos yeux - comme il veut - mordant comme le feu.


Mais qu'attendez vous donc ? Fourrez à satiété,

engagez votre jonc dans l'oeillet affamé.

Venez, inquisiteur qu'aucun code ne soumet,

apaisez votre humeur, disposez du valet.


De nos jours, la fonction ancillaire est sujete

aux libertés d'action dont ils firent la conquête

et ainsi le patron - autrefois suzerain -

s'expose aux démissions de larbins trop hautains.


"Soyez dur et hardi, ô maître châtelain,

ayons pour nostalgie ces vieux siècles défunts,

que le droit de cuissage vous soit reconféré...

dussé-je dormir en cage, coi, je saurai le rester."


Vois, je rampe à tes pieds, cul démis et soumis :

mon pouls sera calqué au rythme de ton vit.

Qu'une bûche soit jetée au milieu du brandon...

qu'il se mêlent au brasier le blasphème, le juron.


Ta majesté maintient ses mauvaises morales :

de ses coups de mandrin une clameur viscérale

vient faire vibrer les pans de nos murs si ténus

que c'est à nos dépens que tous flairent nos vertus.


Sur mes lèvres ta sueur dégoute aux comissures

j'en convoite la saveur et ainsi qu'une blessure

je désunis mes dents - invoquant la famine -

et sifflant cet onguent d'exquisité divine...


... je demande et le fait comme demandent les muets :

mes yeux pour mon palais prient d'opalins bienfaits.


"En vérité, je le dis, il est peu de marquis

pour rendre à la piété ses revers premiers.

Je souhaite voir des légions remonter l'Achéron

qui sailliront demain ceux qui joignent leurs mains."


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