La chambrée de nos étreintes

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Numéro 13

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 13
Date de parution originale: Juin 1987

Date de publication/archivage: 2014-08-29

Auteur: Thierry
Titre: La chambrée de nos étreintes
Rubrique: Les beaux militaires

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Je m’appelle Thierry et j’ai vingt ans ; j’ai reconnu mon homosexualité à l’âge de seize ans. L’histoire que je vais vous raconter se passe pendant mon service militaire.

Je suis parti à l’Armée le 1er octobre 1984. J’ai été affecté à Nantes pendant trois mois, puis à Perpignan un mois et demi. Comme j’avais fait un VSLOM, je suis parti le 28 février 1985 à Djibouti en Afrique. J’ai été affecté dans une compagnie très petite : trente-six militaires du rang où j’ai été accueilli par Patrice. Dès que je l’ai vu, il m’a plu. Nous avons fait connaissance et nous avons très vite sympathisé. Nous sortions ensemble et je dormais à côté de lui dans la même chambre. Nous venions de changer de colonel et, comme j’étais barman, je fus invité à la fête qu’ils donnaient dans un petit bar ; ça se passait un jeudi soir car, à Djibouti, les week-ends musulmans sont les jeudis.

Il était deux heures du matin, j’étais un petit peu chaud. Je vis Patrice arriver avec des camarades ; je lui dis de rentrer. Je lui servis à boire puis nous dansâmes. Avec la chaleur, l’alcool nous monta vite à la tête. Nous partîmes nous coucher. Quand je suis rentré dans la chambre, Patrice était déjà couché sur le ventre, j’avais envie de lui. Son teint mat et ses muscles me faisaient bander, je me suis approché de lui et lui ai dit : «Patrice, tu me plais, je veux te sucer, tout ça restera entre nous.» Il m’a répondu : «Tu es chiant.» J’ai commencé à le caresser, il n’a rien dit. Il se mit sur le côté, je passais ma main sur son ventre et je descendis jusqu’à son sexe : il bandait. Je le fis tourner, je lui ai enlevé le drap qu’il avait sur lui et je me suis mis à le sucer. Il y trouva beaucoup de plaisir et, au bout d’un moment, il poussa un râle et éjacula dans ma bouche. Tous les soirs ou presque, j’allais le retrouver dans son lit, le caresser un peu, le faire bander.

Un jour que j’allais le satisfaire, il ne voulut pas. Il se mit sur le ventre et baissa son caleçon avec des petits cœurs ; je compris qu’il voulait que je le sodomise. J’ai mouillé mon doigt et ai commencé à le pénétrer ; je lui ai écarté les jambes et placé ma bite à l’entrée de son petit cul bien ferme ; je l’ai pénétré tout doucement et j’ai entamé un va-et-vient très lent puis de plus en plus vite. Il poussait de petits râles car les autres dormaient. Je lui ai éjaculé dans ses entrailles en m’écroulant sur lui. Il s’est retourné et nous nous sommes embrassés. Il m’a chuchoté : «Je t’aime.» Nous avons pris une douche puis, après m’avoir sodomisé, il m’a dit : «Je suis très content de t’avoir connu car je repars en France dans deux semaines.» Pour son départ, je pleurais. Nous nous sommes écrits souvent. Pour moi, il me restait sept mois à faire, il fallait que je trouve quelqu’un d’autre.

J’avais choisi Olivier. Je vis qu’il ne serait pas facile de le circonvenir. Un soir, alors que nous étions bien ivres, je l’ai branché là-dessus. Il ne voulait pas en entendre parler et, au fur et à mesure que j’en discutais, il me posait des questions et se mit à rigoler ; au bout d’un moment, il me dit : «Je vais me coucher, je suis trop cassé.» Je le suivis dans sa chambre et me mis à genoux à côté de lui. J’ai essayé d’aller vers sa bite mais il ne voulait pas. J’insistais et, au bout d’un quart d’heure, il se détendit. Je l’ai avalé. Il ne disait rien, ne bougeait pas ; il a éjaculé et je suis allé me coucher. Nous avons parlé de ce que nous avions fait et il m’a dit que cela l’avait laissé indifférent. Je lui ai répliqué : «Pourquoi as-tu éjaculé ?» Il m’a rétorqué que c’était normal. Je lui ai dit que je recommencerai car il avait une belle queue. Il a refusé tout net.

Bien sûr, je l’ai redragué quelques temps après et là, il s’est laissé faire ; il bandait d’avance. Je l’ai sucé trois soirs de suite. C’était fabuleux. Pour terminer cette lettre, je vous dirais que dans la petite unité où nous étions, je me suis fait quinze mecs, mais les deux qui me plaisaient et que j’aimais étaient Olivier et surtout Patrice. Je suis un garçon décidé. Je ne le lâche jamais ma proie et j’ai toujours eu les garçons que je voulais.

Thierry, 20 ans