La confusion des sens (4): La révélation


La confusion des sens (4): La révélation
Texte paru le 2005-09-05 par Bravery   Drapeau-fr.svg
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La confusion des sens - La révélation

Hypnotisé par le scintillement blafard de l’écran, je promenais mes doigts sur le joystick avec une dextérité acquise par de longues heures de tentatives manquées pour passer au niveau supérieur, mais malgré tous mes efforts, mon super mario dérapa une fois de plus de sa plateforme pour avoir voulu éviter les boules de feu et chut tragiquement dans le bassin de lave en perdant sa dernière vie...

En ce début d’après-midi, nous avions décidé de nous retrouver directement chez Erwan, puisque ses parents ne devaient pas rentrer avant huit heures, tandis que les miens étaient occupés à la maison à boucler la comptabilité du mois précédent. Et par crainte de devoir subir leurs accès de colère, j’avais préféré me réfugier chez mon pote plutôt que de traîner en ville où la chaleur étouffante de ce mois d’août avait chassé tout âme qui vive. Reclus dans le salon, nous nous étions assis à même le sol, face à la télévision, afin d’éprouver la relative fraîcheur du carrelage en grès sur lequel nous fainéantions en jouant sans grande conviction à la console de jeux.

Après mon énième défaite, je passai donc la manette de jeu à Erwan qui s’essaya à son tour à battre son record personnel, et alors qu’il se concentrait sur les acrobaties qu’il faisait faire à son plombier, je me mis rapidement à témoigner plus d’intérêt à son corps indolemment prélassé sur les dalles marbrés qu’aux performances de son double virtuel. Comme à son habitude, il portait un bermuda de couleur crème un peu trop ample qui lui arrivait sous les genoux et dont les poches militaires sur le côté lui donnaient un petit air macho. La taille trop basse de son court treillis laissait voir l’élastique de son caleçon en tissu écossais dans lequel il flottait très certainement aussi. À l’inverse, son buste était couvert d’un débardeur moulant en coton blanc et aux mailles très fines qui accusaient avantageusement les reliefs de ses pectoraux massifs dont les mamelons apparaissaient légèrement sous l’étoffe, puis le vêtement se resserrait étroitement sur ses abdominaux plus effilés en embellissant la forme en V de son torse. Les minces bretelles dénudaient ses larges épaules basanées aux deltoïdes parfaitement développés et soulignait élogieusement sa belle carrure sportive, tandis que son teint bruni par le soleil estival ressortait nettement sous sa chevelure blonde aux reflets cuivrés. En scrutant son visage aux traits virilement burinés, je m’arrêtai toujours sur la saillie de ses pommettes et la pulpe vermeille de ses lèvres dont le caractère aristocratique contrastait merveilleusement avec l’érotisme plus charnel qui se dégageait de sa silhouette athlétique. Autour de son cou, il arborait depuis quelques jours un collier fait de perles rudimentaires en bois qui ne faisait que prononcer la robustesse de son encolure.

Ce cadeau lui avait été offert par Julie, une fille de notre âge dont il venait récemment de faire la connaissance. Après que nous nous fûmes retrouvés abandonnés par nos amis respectifs au début de l’été, les siens commençaient à rentrer de vacances, et Erwan passait naturellement de plus en plus de temps avec eux. Ce fut ainsi qu’il connut Julie, la cousine d’un de ses meilleurs potes. Elle était venue sur la côte pour rendre visite à sa famille durant le mois d’août et dès leur première rencontre, une certaine complicité s’était établie entre eux. À vrai dire, Erwan était bien plus lié avec ses compères du lycée qu’avec moi. Depuis que nous avions sympathisé au collège, plusieurs années s’étaient écoulées sans que nous fussions réellement restés en contact, et ce fut davantage par un étrange concours de circonstances que nous nous étions redécouverts quelques semaines plus tôt. Car si Yann, mon ami de toujours, ne m’avait pas lâchement quitté pour un camp d’été en Finlande, j’ignore si j’aurais cherché à le voir aussi souvent et si nos chemins se seraient de nouveau croisés. Maintenant qu’il n’était plus seul, je m’attendais à ce qu’il espaçât nos rencontres avant de les délaisser complètement. Mais en dépit de mes présomptions, Erwan ne s’éclipsa pas, bien au contraire, il préférait le plus souvent privilégier nos après-midi aux sorties au café avec le reste de la clique, et j’eus bientôt l’impression qu’il se sentait plus à l’aise en ma compagnie qu’avec eux. Sans doute avais-je sous-estimé l’intimité que nous partagions et à laquelle il était difficile de rivaliser.

Au fil de nos interminables conversations, nous nous étions tant mis à nu que nous n’avions alors plus de secrets l’un pour l’autre et il pouvait se confier à moi comme à personne d’autre. Enfin, notre relation avait revêtu une dimension inégalable depuis que j’avais trouvé le courage de lui avouer mes penchants pour les hommes. Bien qu’il n’eût lui-même encore jamais partagé l’intimité d’une femme, ma révélation ne l’avait nullement déstabilisé. À l’inverse, il s’était même montré des plus curieux et ce que j’avais cru impossible se passa. À mes yeux, Erwan était toujours le demi-dieu inaccessible qui épiçait à son insu mes rêveries éveillées sans vraiment que je me fisse d’illusions. Peut-être était-ce son engouement immodéré pour l’athlétisme et son corps si divinement sculpté ou bien alors aime-je ce mutisme dans lequel il savait si bien s’enfermer...

J’ignore ce que c’était mais quelque chose en lui m’avait toujours profondément subjugué et il m’était souvent arrivé, pendant l’année, de l’observer de loin dans la cour du lycée, le regard tout autant admiratif qu’envieux. Erwan ne partageait certes pas mon goût pour la gent masculine et pourtant, il s’était laissé séduire par mes lèvres gourmandes. De caresses innocentes en baisers sulfureux, je l’avais initié aux plaisirs dont il ne soupçonnait même pas l’existence et sans réaliser ce que nous faisions, nous nous étions retrouvés intimement enlacés l’un contre l’autre. N’ayant jamais douté qu’il fût hétéro, je ne parvins pas à m’expliquer ce qui le poussa alors à expérimenter une sexualité qui n’était pas la sienne. Peut-être n’était-il mû que par ses pulsions sexuelles. Peut-être éprouva-t-il pour sa première fois moins de pressions à coucher avec un garçon. Peut-être ne voyait-il en nos ébats qu’une fantaisie passagère. Ou bien était-ce le fort sentiment qui le liait à moi...

De peur que la magie de ces moments indicibles ne s’évaporât, je préférais également rester dans l’expectative et vivre chaque instant présent sans me poser de questions, sans lui poser de questions. Si la plupart du temps j’avais l’impression que ma vie de lycéen s’était soudainement transformée en un conte de fée, le bonheur dans lequel je nageais avait aussi un côté obscur. Celui du secret à tenir. Mais dans l’univers clos que nous nous étions créé, nous parvenions parfaitement à concilier une amitié sans ambivalence et les plaisirs charnels auxquels nous nous adonnions tous deux éperdument. De mon côté, je m’efforçais souvent de réfréner mes pulsions pour ne pas céder à ce sentiment amoureux qui se faisait de plus en plus sentir tandis qu’Erwan semblait en revanche ne pas succomber aussi souvent que moi à la tentation. Mais lorsqu’il me possédait, il le faisait avec une telle fougue que j’en oubliais aussitôt mes tourments. Je ne savais certes pas où nous mènerait notre relation, mais cela m’était alors complètement égal. Erwan me fascinait tant que rien d’autre n’importait.

Dans un état de demi-torpeur, il finit à son tour par jeter l’éponge et assista avec indifférence à la fin dramatique de son héros numérique. Après une bonne heure de divertissement, Super Mario avait définitivement perdu de son attrait et Erwan m’invita à terminer sa partie tandis qu’il disparut dans sa chambre au premier étage, à la recherche d’une nouvelle cartouche de jeu au titre plus excitant. En son absence, je m’exerçai alors à honorer la dernière vie de son plombier avec tous les hommages qui lui étaient dus et sans m’en rendre compte, je me laissai rapidement absorber par le parcours rempli d’obstacles qu’il me fallait franchir pour passer au niveau supérieur. Lorsque je fus contraint de m’incliner une vingtaine de minutes plus tard face au monstre terrifiant qui me refusait l’accès au monde suivant, je m’aperçus alors qu’Erwan n’était toujours pas revenu. Je patientai quelques instants encore dans le salon qui soudain m’apparut étonnamment vide, puis connaissant bien la maison, je me décidai à le rejoindre pour voir ce qu’il pouvait bien fabriquer si longtemps en haut.

En montant les escaliers, je tendis attentivement l’oreille afin de découvrir où il se cachait, mais l’étage semblait tout aussi déserté que le rez-de-chaussée et aucun bruit ne troubla le profond silence qui régnait dans la demeure. Je pénétrai alors dans la semi-obscurité du couloir aux murs tapissés de portes closes. Les stores baissés de l’unique fenêtre filtraient âprement la lumière du jour en projetant sur le linoléum d’irréelles lamelles lumineuses. Seul l’entrée entrebâillée de sa chambre, tout au fond du corridor, laissait encore passer quelques rayons de soleil. Je m’y dirigeai silencieusement, puis poussai doucement le battant de la porte qui s’ouvrit sans grincer en dévoilant à ma vue le corps entièrement dénudé d’Erwan, assis sur le rebord de son bureau. Il me regarda indolemment sans paraître surpris de me voir.

— T’avais chaud?

À peine eus-je formulé ma question que j’en saisis toute la stupidité, mais Erwan dont le visage ne se dérida pas, resta impassible et ignora tout bonnement ma maladresse. Avec une assurance outrancière, il continua à m’exhiber imperturbablement sa nudité que son collier de perles ne faisait qu’accentuer et tandis que son sexe flasque pendait ingénument entre ses cuisses, j’eus beaucoup plus de mal à réprimer le trouble que me suscitait sa queue.

— J’en avais marre de jouer à la console, lança-t-il finalement sur un ton peu blasé.

— Qu’est-ce que tu proposes d’autre? Rétorquai-je allusivement, tout en fermant la porte derrière moi.

— Suce-moi!

Il se dressa alors sur ses jambes aux galbes puissamment sculptés et observa avec un petit air suffisant comme je me m’agenouillai à ses pieds pour m’incliner docilement face à son pénis. Tout en soutenant son regard imbu de supériorité, j’avalai d’une seule bouchée sa chair tendre et épaisse avant de coller exagérément mes lèvres à ses fins poils pubiens pour lui témoigner explicitement ma voracité. Puis sans perdre un instant, je me mis à faire tanguer son gros nœud autour de ma langue tumultueuse tout en effectuant de savoureux mouvements de succion. Je profitai perfidement de la mollesse momentanée de son membre et lui fis faire inlassablement le tour de ma bouche tout en le molestant avec goinfrerie. Mais tout juste avais-je commencé à me régaler de son succulent morceau que je le sentis s’aviver ostensiblement dans la moiteur de ma cavité. À mesure que je le caressais, son braquemart se mit à enfler phénoménalement si bien qu’il peina de plus en plus pour tenir en place dans l’étroitesse de ma bouche, et plus il se débattait contre ma langue, plus ses démonstrations de vitalité échauffaient mes papilles. Malgré le flegme viril qu’il affichait, Erwan était bien plus excité qu’il ne voulait l’admettre et avant que j’eusse à user de tous mes talents, il bandait déjà comme un jeune étalon. Lorsque je recrachai sa queue dégoulinante de salive pour ne pas qu’elle m’étouffât, elle avait déjà atteint ses pleines mensurations.

Avant de la sucer de nouveau, je la saisis à sa racine et la serrai entre mes doigts pour en forcer le diamètre. Sa bite qui, en longueur, pouvait se prévaloir d’une honorable moyenne, frappait surtout par son épaisseur plantureuse, qui prêta à son sexe un aspect particulièrement appétissant. Le long de sa hampe corpulente, une luxuriante ramification de fines veines ciselait sa surface brune en un relief finement modelé avant que son gland aux courbes rondes et pleines s’élançât gracieusement hors des replis de chair formés par son prépuce. La forme bombée et conique de son affriolant renflement à la carnation plus foncée se délimitait au niveau de sa couronne par de voluptueuses bordures arrondies, tandis qu’une petite fente en son sommet parfaisait l’ouvrage superbement façonné. Tendue à l’extrême par l’afflux de sang, sa matraque dessinait un bel arc qui se rabattait fièrement contre son abdomen en exhalant un doux parfum auquel il était difficile de résister. Après m’être repu de son apparence splendide, je voulus encore goûter à sa saveur mais cette fois-ci, j’accomplis des rapides hochements de tête en engouffrant son pieu jusqu’à la garde avant que son nœud vînt de nouveau effleurer le bout de mes lèvres, sous le regard vigilant d’Erwan qui ne perdait pas une miette du spectacle que je lui offrais. Les va-et-vient de son membre fouillaient délicieusement ma gorge en m’en faisant sentir toute la dureté, tandis que mon cou se gonflait spontanément dès que son burin me raclait trop profondément le gosier en fin de course.

Mais alors que je commençais tout juste à apprécier les vicieux sévices qu’il m’imposait, il glissa ses doigts dans ma chevelure ébouriffée et releva d’un geste autoritaire ma tête en arrière pendant qu’il cracha dans son autre main de généreux mollards visqueux. Je crus un instant qu’il voulait me niquer sur le champ, mais au lieu de me demander de me dévêtir, il passa langoureusement sa main dans le creux de ses fesses et se tourna dos à moi, avant d’entraîner mon visage contre ses lobes parfaitement galbés. Depuis que je lui avais fait découvrir cette zone érogène, il s’était certes laissé lécher la fente à plusieurs reprises, mais c’était la première fois qu’il en prenait l’initiative de manière aussi directe. Émoustillé par son audace, je ne me fis pas prier et écartai de suite ses deux lunes au contour si ferme. En lorgnant avec avidité son fion tout enduit de salive, j’aperçus soudainement ce qui aurait dû me sauter aux yeux bien plus tôt: la fine peau de son sillon était entièrement glabre, tout comme celle de ses burnes. Erwan portait habituellement un fin duvet blond à peine remarquable, mais de toute évidence, il avait prit le soin de le raser méticuleusement. Si j’avais moi-même l’habitude de pratiquer un rasage intime, nous n’en avions jamais vraiment parlé et cette nouvelle initiative me surprit d’autant plus, bien qu’elle fût loin de me déplaire. Sachant à quel point cela exacerbait au début les moindres sensations, je ne me privai pas de lui lécher la raie avec une attention toute particulière.

Je commençai par la racine de ses couilles que je chatouillai de la pointe de la langue et qui se rétractèrent par réflexe sous l’action de mes câlineries libertines. S’il se mit déjà à frémir de plaisir, il n’osa cependant pas encore émettre le moindre geignement. Désireux d’attiser son désir, je pris possession de sa croupe et travaillai savamment ses miches charnues comme une pâte à pain en y plantant fermement mes doigts experts qui pétrirent chacune de ses hémisphères avec autant de force que possible. Sous l’effet de mes massages robustes, son fessier rebondi et musculeux se relâcha progressivement et à en juger par la malléabilité avec laquelle il se laissa malmener, je devinai rapidement qu’Erwan savourait indéniablement les brutalités perverses que je lui imposais. Parallèlement au travail de mes mains, ma langue ne délaissait pas un seul instant les deux sacoches ventrus qui pendait inégalement au-dessous de son sexe bandé. Puis, petit à petit, je m’approchai parcimonieusement de son orifice en m’attardant exagérément le long de son périnée sur lequel j’esquissais de délectables mouvements circulaires dans le but sadique de le faire languir.

Alors que je me mouvais tout près de son œillet sans encore le toucher, sa furieuse envie se fit déjà des plus palpables et bien qu’il s’efforçât de réprimer tout signe de faiblesse, je perçus incontestablement la fièvre ardente consumer son corps transi de plaisir. Lorsque ma langue râpeuse atteignit enfin son orifice, je m’empressai de le survoler pour poursuivre ma course jusqu’au creux de ses reins sans m’étendre plus longtemps sur son œillet. Sa peau douce et lisse se prêta idéalement aux pirouettes de ma ballerine qui explora les moindres parcelles de son sillon tout en évitant cruellement de s’appesantir sur le point le plus sensible de son anatomie. Quand à force de passages répétés la chute de ses fesses baigna généreusement de salive, je cédai enfin aux vœux inexprimés d’Erwan et m’attaquai directement à son fion qui s’assouplit prodigieusement dès les premiers frôlements de ma trompe odieuse tant il aspirait à se faire laper.

Après avoir écarté au maximum ses lobes charitablement étoffés, je plaquai le dos de ma langue contre son fion tout excité et le broutai aussi voracement que possible tout en enfonçant mon museau dans sa fente. Mon beau sportif creusa vertigineusement la taille et bomba à outrance son derche soumis afin de mieux ressentir le perforage de son anus embrasé qui recherchait désespérément le contact de mon foret visqueux. Au rythme de ses déhanchements lascifs, sa pastille élastique qui s’offrait elle-même avec un dévouement sans partage me laissa bientôt la pénétrer dans ses tièdes profondeurs sans même que j’eusse à en forcer l’entrée et plus ma langue le déflorait, plus Erwan se montrait gourmand. Je tentai d’abord de tempérer ses ardeurs et m’employai sagement à ne fouiller que les souples abords de son petit volcan en me gardant bien d’en explorer le voluptueux cratère mais la tentation finit par devenir bien trop grande pour ne pas y succomber, et lorsque je tendis ma dague pour creuser son intimité, la respiration d’Erwan devint beaucoup plus saccadée. Puisqu’il ne pouvait cambrer davantage le dos, il se courba en avant en posant ses mains contre le rebord du bureau et il écarta plus largement encore ses épaisses cuisses musclées. Agenouillé en face de sa croupe entièrement dégagée, je pus à loisir cribler son fion de la pointe de ma lame jusqu’à ce que le plaisir lui fît tourner la tête et que son antre restât entrouvert entre chacun de mes coups acérés. Tout en s’adonnant éperdument aux pénétrations délectables de mon organe fouineur, il caressait par moment son sexe bien raidi, comme pour intensifier les divines perceptions qui émanait de sa croupe.

Bien qu’ayant contracté ma langue à l’extrême, je ne parvins bientôt plus à assouvir son appétit dévorant tant son anus était détendu, et je décidai bientôt de m’aider de mon index qui rentra sans encombre au cœur de son orifice. Pendant que mon doigt élargissait ainsi sa rosette, j’insérai suavement ma langue dans son troufignon, puis la remuai gloutonnement en pourléchant ses douces parois extensibles. Tandis qu’Erwan enfonça sa tête entre les épaules tant il était absorbé par les sensations inouïes qui le saisissaient, je continuai inlassablement à lui bouffer la rondelle jusqu’à éprouver des légères crampes au bout de mon organe. En dépit de mon endurance, mes incursions indiscrètes semblaient ne jamais durer assez longtemps pour apaiser sa faim, et à bout de souffle, je me hasardai finalement à faire coulisser mon index et mon majeur à l’intérieur de son fondement, tout en mollardant bruyamment sa raie. Mes doigts tout huilés de salive glissèrent en lui phalange après phalange sans rencontrer la moindre résistance et le toucher rectal que je lui administrais le long de ses muqueuses toutes chaudes le transporta visiblement au comble de la joie. Je n’avais plus qu’à promener délicatement mes doigts au milieu de son fourreau pour que tous les muscles de son dos se nouassent sous l’effet du plaisir anal auquel il s’abandonnait corps et âme...

Lorsqu’il se redressa après s’être copieusement rassasié, il se tourna de nouveau vers moi, les yeux étincelants et mutins, tandis que sa matraque bandée se hissait avec force contre son abdomen. Les cheveux défaits, il s’approcha alors jusqu’à ce que nos bustes se joignissent et que son souffle parfumé effleurât mon visage. Contre mon corps entièrement vêtu, sa nudité m’apparaissait d’autant plus alléchante et la sublimité de ses courbes masculines qu’il ne cherchait aucunement à cacher éveilla férocement ma convoitise. Mes mains se posèrent sur ses hanches avant d’étreindre cavalièrement les muscles de son dos et sans prononcer le moindre mot, nos lèvres s’unirent dans de longs et doux baisers. Bafouant l’innocence de mes débordements de tendresse, Erwan faufila insolemment sa main dans l'exiguïté de mon slip et saisit d’un geste averti ma queue érigée par son manche. Mon érection n’était pas pour lui déplaire et comme pour en éprouver toute la vigueur, il se mit à secouer lascivement mon gourdin qui se sentit rapidement trop à l’étroit, coincé dans les plis de mon caleçon. À ses mouvements de poignet, je reconnus aussitôt la satisfaction qu’il ressentait à tripoter mon braquemart, et bien qu’il ne l’avouât pas ouvertement, la cupidité avec laquelle il me touchait, parlait d’elle-même et me flatta particulièrement.

— Théo... Je veux que tu me niques...

Bien que j’entendisse de mes propres oreilles les mots doux et suaves tomber de sa bouche avec une sincérité déroutante, je ne réalisai pas immédiatement ce qu’ils voulaient dire tant son intime confession me confondit. Alors qu’il n’avait pu s’imaginer quelques semaines plus tôt que je pusse tant jouir de ses coups de reins, les avant-goûts du plaisir anal auquel je l’avais initié avaient soudainement fini par corrompre ses désirs, et ce fut avec une touchante simplicité qu’il me fit cet aveu inattendu. Avant de tomber sous le charme d’Erwan, j’avais certes enculé plus d’un mec, mais depuis que nous couchions ensemble, la pensée ne m’avait même pas effleuré l’esprit car j’étais persuadé que cela ne le tenterait pas. Au fil de nos rapports, il s’était imposé en baiseur incontesté et la jouissance que sa queue me procurait avait trop engourdi mes sens pour que j’eusse pensé à le détrôner. Mais à cet instant, l’idée de le posséder dans sa virilité m’enthousiasma avec une telle véhémence que toutes mes certitudes sur son orgueil mâle volèrent en éclat. Cela m’apparut d’abord trop beau pour être vrai, et pourtant les pressions envieuses qu’il exerçait sur mon pieu n’avaient rien d’un songe. En même temps, je craignis qu’il sous-estimât les douleurs que l’on éprouve parfois au début et voulus le mettre en garde.

— La première, ça peut être un peu...

— Je sais! Interrompit-il avec assurance.

Et sans se soucier de mes avertissements, il dégrafa avec détermination les boutons de mon froc jusqu’à ce que le vêtement tombât sur mes chevilles avant de démasquer l’immense protubérance qui déformait mon caleçon. Me laissant à moitié déculotté, il se dirigea ensuite sur le lit et s’y mit à quatre pattes en prenant appui sur ses avant-bras de manière à ce que la chute de ses reins décrivît une arabesque vertigineuse au sommet de laquelle l’attrayante saillie de ses fesses attendait d’être gravie. Si la posture manquait cruellement de romantisme, l’effervescence qu’il manifestait malgré lui compensait de loin son attendrissante maladresse. Vues de dos, ses cuisses docilement écartées apparaissaient plus épaisses encore tandis que dans l’ombre de son entrejambe, on devinait le bel archet tendu de son sexe qui pendait jovialement sous son ventre. Sans perdre un instant, je me débarrassai entièrement de mes habits, et vins le rejoindre en crapahutant sur le lourd matelas.

Erwan souilla la paume de sa main d’une généreuse couche de salive avant de l’enduire sur son fion excité pendant que j’humectai pareillement mon engin de chasse. Dressé sur les genoux à l’arrière de sa croupe, je le saisis par la taille et commençai impatiemment à frictionner mon manche dans le creux de ses fesses jusqu'à ce que nos crachats se mêlassent l’un à l’autre pour ne former qu’une seule masse visqueuse. De peur de le brusquer, je me contentai d’abord de caresser sa fente de mon membre aguerri afin d’attiser son désir sans le contraindre. Au contact de mon manche dont les dimensions imposantes sillonnaient charnellement son vallon embourbé, il montra d’abord quelques réticences, puis après de sages va-et-vient, il se prêta rapidement au jeu, et bientôt, il chercha de lui-même à se frotter contre mon épieu. Tout en se trémoussant comme un animal en rut, il ne tarda pas à accoler instinctivement son œillet contre le bulbe de mon gland qui massa alors voluptueusement sa membrane élastique sans en forcer l’entrée. En de longs préliminaires, sa rondelle embrassa les moindres contours de mon mandrin parfaitement lubrifié et le tangage de nos bassins gagna progressivement en intensité si bien que mon nœud s’enfonçât de plus en plus lestement dans son trou. Puis sans que nous nous y attendissions, son orifice goba soudainement mon gland en se refermant spontanément sur ma couronne. J’étais enfin en lui.

J’essayai alors de progresser le long de son fourreau mais ce dernier se rétracta résolument sur mon pieu et en défendit tout mouvement. Erwan laissa échapper malgré lui un petit cri plaintif tandis que son anneau enserrait douloureusement mon sexe. Sans bouger d’un pouce, j’attendis alors patiemment qu’il se fît aux mensurations de mon membre et lorsque je crus sentir après plusieurs secondes de pause un léger relâchement, je refis une tentative et plantai mon pilier d’un demi centimètre supplémentaire, mais son antre se refusa obstinément à me laisser le pénétrer et se convulsa de nouveau. J’étais bloqué en lui. Même si je ne pouvais pas apercevoir les traits de son visage, puisque Erwan courbait la tête entre ses épaules, j’en devinai aisément les crispations de douleur. Il devait lutter avec acharnement contre la torture insoutenable que subissait son fion, et jetant un coup d’œil sur mon membre à peine introduit, je fus bientôt gagné par le doute. Si sa taille me remplissait habituellement d’une certaine fierté, je dus cependant reconnaître qu’elle était alors certainement trop ventrue pour lui procurer le moindre plaisir. Jamais il ne parviendrait à l’engloutir.

— Erwan, on devrait peut-être remettre ça à...

Il m’interrompit énergiquement en poussant un grognement désapprobateur et s’entêta pour que je poursuivisse mes manœuvres en dépit des souffrances qu’il endurait. J’apposai alors mes mains contre le creux de ses reins et massai charnellement le bas de son dos en pressant la saillie de mes paumes contre sa chair tendue afin de le distraire des sensations intolérables qui frappaient son antre. Ses muscles se détendirent petit à petit et sous l’effet des stimulations fallacieuses de mes mains, je réussis à duper son orifice qui se débrida à contrecœur sur le passage de mon sexe. Centimètre par centimètre, je m’infiltrai tout en douceur dans les profondeurs de son anus dont les spasmes réguliers prolongeaient son dénoyautage. Mais à force de persévérance, je finis par enchâsser les deux tiers de ma latte dans sa fente rebelle qui m’apparut de moins en moins récalcitrante. Sachant que le plaisir ne se mesure pas au calibre du pénis, je ne cherchai pas à m’aventurer plus loin. Tout en crachouillant assidûment de longs filets visqueux sur mon engin, je m’employai ensuite à le faire coulisser suavement dans l’entaille de son cul en prenant bien soin de tempérer mes mouvements pour ne pas effaroucher sa croupe. Je restreignis d’abord l’ampleur de mes va-et-vient en veillant à amadouer l’indocilité de son rectum et plus ce dernier se laissait apprivoiser, plus j’osais me retirer vers l’entrée de sa tranchée.

Bien que la queue d’Erwan avait considérablement perdu de sa fermeté, je sentis qu’il appréciait de plus en plus les intrusions de mon membre en lui et qu’un plaisir indéniable prit lentement possession de son corps, donnant aux désagréments du début une saveur infiniment plus délectable. Je pus bientôt retirer entièrement mon gland du goulot de son cul et le décapsuler de nouveau sans qu’il opposât la moindre résistance. Les membranes malléables de son œillet se laissèrent agréablement lisser par l’embout arrondi de mon manche et épousèrent avidement les formes plantureuses de mon sexe qui s'enfouit ensuite au fond de son orifice moelleux avant d’en ressortir avec la même prudence. Tout en faisait attention à ne pas le fouiller trop profondément, mes longs coups d’archet ne tardèrent pas à faire vibrer magistralement sa corde sensible tandis que son cul s’assouplit harmonieusement à mesure que je le limais.

Au rythme de mes mélodieux frottements, Erwan relâcha peu à peu la tension qui s’était emparée de ses membres et cambra de nouveau ses reins en signe de soumission. Le long de son échine, de délicieux frissons parcoururent sa peau chaude et moite de sueur tandis que sa respiration irrégulière s'alourdit significativement. Sous le coup des intenses sensations que lui procurait ma queue, les muscles de son dos noueux se mirent à palpiter convulsivement les uns après les autres. Pendant que j’accélérais imperceptiblement les allées et venues de mon membre le long de son fourreau, je me perdis dans la contemplation de ce corps prosterné que je surplombai avec un orgueil. À la manière d’un chien de garde, Erwan redressa fièrement le buste en prenant appui ses bras tendus dont les triceps ressortaient distinctement sous l’effort. La finesse de sa taille ne faisait qu’accentuer sa solide charpente musculeuse qui s’épaississait considérablement à la hauteur des omoplates avant que ses larges épaules ne parfissent sa carrure d’athlète. J’avais alors peine à croire que j’étais en train d’enculer ce mec si viril et pourtant l’étroitesse de son fion inexpérimenté éveillait en moi une jouissance si dense et si réelle que je craignis de devoir bientôt lâcher mon foutre.

Je m’efforçais de maîtriser ma respiration et de freiner mes ardeurs, mais rien n’y faisait, le contact de son anus tout étréci autour de mon sexe était si exquis que ma volonté était impuissante à retarder la fatale éjaculation. Il me fallait me retirer de toute urgence si je ne voulais mettre fin prématurément à nos ébats. Dépossédé de l’objet de son désir, Erwan tourna alors la tête vers moi, les yeux noyés par l’ivresse, je compris aussitôt que son féroce appétit était loin d’être assouvi. Je m’allongeai alors sur le dos, face à lui, et pressant le pouce à la base de ma queue, je la maintins explicitement en l’air pour inviter mon bel étalon à s’y asseoir. Ce dernier saisit immédiatement mon invitation et ne montra aucune retenue. Il se mit à califourchon sur mon bas-ventre, puis sans perdre un instant, il s’agrippa fiévreusement à mon pieu bandé en tendant le bras en arrière. Je savais que cette position solliciterait moins la sensibilité de mon sexe tout en permettant à Erwan de contrôler lui-même ses mouvements. Et puis, je voulais enfin voir l’expression de son visage pendant que je le niquais. Il contracta ses larges cuisses afin de soulever son bassin et dirigea ensuite mon imposant calibre sous son trou. Malgré ses efforts et la pressante envie qu’il éprouvait, son anneau refusa d’abord de s’ouvrir. Avec sa salive, il lubrifia d’un geste résolu le sommet de ma queue, puis il fit de nouveau pression sur son œillet qui cette fois-ci se desserra brusquement et engloutit mon gland d’une seule traite. Son visage se convulsa d’abord de douleur, mais il parvint rapidement à reprendre le dessus et à relâcher ses sphincters. Alors qu’il poursuivit avec détermination sa périlleuse descente, je remarquai qu’il se sentait de plus en plus à l’aise. Mon pilier s’enfonçait en lui sans rencontrer le moindre obstacle et même lorsqu’il eut atteint son seuil de tolérance, Erwan ne manifesta aucun signe de souffrance. Au contraire, son écrin sembla plus détendu que jamais et engouffra ma queue jusqu'à la garde. J’étais entièrement en lui.

Il ondula d’abord le bassin d’avant en arrière comme pour mouvoir mon braquemart à l’intérieur de ses entrailles sans encore oser relever la croupe. Tout en découvrant les nouvelles sensations fabuleuses qui l’assaillaient, il se saisit de son manche et se mit à le masturber doucement entre son pouce et son index. Je vis alors son mât se redresser avec hâte et recouvrer prodigieusement ses forces. En quelques secondes seulement, sa gaule colossale s’était tant ragaillardie que son sexe apparaissait dès lors dans une splendeur sans pareille. Erwan bandait littéralement comme un taureau. À l’instar de sa queue, son fion s’épanouit également avec un mol abandon si bien que j’eus rapidement l’exquise impression de me promener dans une motte de beurre tiède. De son côté, mon fier cavalier se fit de plus en plus audacieux et se tortilla bientôt fébrilement sur mon pieu à la recherche d’une proximité toujours plus charnelle. La jouissance qu’il éprouvait au doux toucher de ma rude verge était indéniable et déterminait le moindre de ses dandinements.

Mon regard s’arrêta alors sur son buste moulé à l’image d’une cuirasse romaine dont les reliefs argentés en imposaient par la perfection de leurs lignes. Le voile humide qui recouvrait ses muscles gonflés par l’effort en accusait davantage encore les traits sublimes. Sous ses pectoraux massifs à la surface imberbe s’esquissaient nettement les contours de ses pectoraux raidis, tandis qu’en deçà de son nombril, son bas-ventre plat et ferme s’effaçait dans l’ombre de son pénis érigé. Alors que des mèches mouillées aux reflets cuivrés cachaient son front en nage, ses yeux vitreux aux paupières appesanties brillaient d’un désir intarissable. Sa bouche entrouverte dont les lèvres charnues dégageaient une sensualité exacerbée, laissait passer un souffle chaud et pesant, trop contenu encore pour retentir comme un gémissement. Pendant que les indescriptibles picotements qui sillonnaient mon sexe enserré me procuraient un plaisir incommensurable, je me régalais du spectacle offert par ce corps si mâle, dépossédé au plus profond de sa virilité. Le don de soi dont il faisait preuve en s’adonnant éperdument aux grâces de ma queue troublaient mes sens au-delà de toute mesure et ne le rendait que plus désirable. Ma perverse convoitise n’en finissait pas d’être aiguisée à la vue de ce fier gaillard en pleine défonce qui ne cherchait pas un instant à contester l’état de soumission à laquelle ma queue le réduisait inéluctablement.

Au fur et à mesure de ses contorsions, il ne ressentit bientôt plus le besoin de se masturber tant les suaves remuements de ma matraque suffisaient alors à son bonheur. Comme un junkie en pleine extase, plus il assouvissait ses désirs, plus il aspirait à en intensifier les sensations. Et de balancements lascifs en déhanchements passionnés, il effectua bientôt des va-et-vient de plus en plus amples en faisant glisser mon pieu sur toute sa longueur dans l’anneau de son rectum. Enfin, il s’empalait sur moi avec une obscène désinvolture et jouissait sans retenue du frottement enivrant de mon sexe en lui. Ses larges cuisses manœuvraient avec brio les étourdissantes montées et descentes de sa croupe le long de ma hampe, tandis qu’à chaque fin de course, il s’assurait consciencieusement que ma queue le défonçait jusqu'à la garde. Son anus était aussi dilaté que mon gourdin endurci et de toute évidence, Erwan n’éprouvait plus la moindre douleur à se faire embrocher. Libéré de toute convenance, il laissa libre court à ses ardeurs les plus folles, et tout en cambrant les reins à la manière d’un orgueilleux matador, il me chevaucha fougueusement jusqu'à en perdre le souffle.

Si ses cabrioles amplifiaient considérablement son plaisir, il en allait de même pour moi, et j’eus de plus en plus de mal à contenir mes pulsions viriles. Allongé sous son corps endiablé, je luttai d’abord avec acharnement contre l’appel de la chair, mais après de vains efforts, je finis par succomber à la tentation de le prendre avec rapacité. D’un seul élan, je redressai mon buste à la verticale et saisis Erwan dans mes bras. Puis sans retirer un seul instant ma queue de son gouffre si chaud, je le fis basculer en arrière de façon à le coucher sur le dos pendant que je le couvris en position du missionnaire. Erwan ceintura ma taille en croisant ses jambes musclées autour de mon tronc, tandis que ses mains se cramponnèrent aux muscles de mon dos. Torse contre torse, j’eus enfin le loisir de le baiser comme bon me semblait, et je n’eus aucun remords à lui faire sentir toute ma virilité.

En agitant furieusement le cul, je me mis à lui enfoncer mon pieu aussi profondément que je le pus en le transperçant à une cadence effrénée. Après toutes ces années de frustration, passées à idolâtrer de loin cet adonis inabordable, je pus enfin déchaîner mes instincts les plus bestiaux et prendre possession de tout son être. Avec une frénésie insensée, je m’appliquai alors à rouer son fion de coups plus enfiévrés les uns que les autres, et comme si je lui avais transmis à mon insu la ferveur qui m’animait, Erwan encaissa mes violents tamponnements avec une impudente complaisance. Après qu’il eut longuement savouré le succulent labourage de son cul tout en retenant au mieux ses geignements, il se laissa totalement aller et oublia en un rien de temps sa pudeur virile. Submergé d'infinis délices, il se mit enfin à gueuler son plaisir à la mesure des violentes décharges dont je le matraquais infatigablement. Sa voix chaude et caverneuse revêtit alors des intonations à la fois plaintives et exaltées, traduisant l’ivresse vertigineuse dont il était saisi.

Au-delà des virulentes secousses que ma queue assenait à son derche comblé, je jouis à l’extrême du contact enflammé de ce corps musculeux qui s’accrochait à moi avec un désir immodéré. Le frôlement de nos peaux trempées de sueur tout comme l’odeur animale que nous exhalions me grisa jusqu’à ce que j’en perdisse pratiquement mes esprits, et mû par une envie irrésistible, j’étouffai ses gémissements en lui roulant une kyrielle de pelles, plus salaces les unes que les autres. Ses doigts se plantèrent impétueusement dans ma chair alors que l’étau formé par ses jambes se referma plus brutalement encore autour de ma taille comme pour renforcer les assauts de mon pieu. Secouant ma croupe aussi promptement que possible, je finis par bourrer son rectum asservi comme un forcené en y glissant bestialement mon gourdin assoiffé. À court de souffle, nous décollâmes nos lèvres et gémîmes à l’unisson dans une même extase pendant que les ressorts du matelas bondissaient énergiquement sous l’impact de pilonnage que je lui flanquais.

D’un geste véloce, je faufilai ma main entre nos deux ventres et saisis sa queue dont les dimensions impressionnantes attestaient indiscutablement le plaisir qu’il prenait. Puis sans perdre de temps, je commençai à le masturber aussi bien que je le pus, en pétrissant vigoureusement son membre. J’étais moi-même à deux doigts de lâcher ma purée et je tenais absolument à le faire jouir avant moi. Par chance, Erwan était si excité que je sentis rapidement son fion se contracter sur mon manche. Il hurla alors à la mort et ses jugulaires se gonflèrent surabondamment de sang. Les jets qu’il crachait étaient si puissants qu’ils s’écrasèrent dans son cou, avant de souiller son torse massif. Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, je me retirai en hâte et m’agenouillai près de sa tête, tandis que son corps continuait à tressaillir sous l’effet de l’orgasme. Je n’eus qu’à presser mon braquemart dans le creux de ma main pour que de copieuses giclées de foutre vinssent asperger son visage en nage. Complètement ivre de bonheur, il ne chercha pas un instant à éviter les chaudes éclaboussures. Il resta transi, la bouche entrouverte et en savoura manifestement chaque traînée de sperme. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il chercha d’abord mon regard, puis le soutint effrontément tout en léchant sensuellement ses commissures. J’écrasai alors ma langue contre ses joues que je nettoyai impudemment avant de l’embrasser à pleine bouche.

Puis Erwan se redressa et quitta nonchalamment la chambre pour se rendre dans la salle de bains, pendant que je restais à fainéanter sur le lit. Quand il réapparut, quelques minutes plus tard, le visage débarbouillé et le sexe ballant, il avait retrouvé ses allures désinvoltes et peu frimeuses. Comment pouvais-je ne pas craquer face à son sourire enjôleur et sa nudité ensorcelante. L’air fier, il resta debout, dans l’encadrement de la porte et me dévisagea avec tendresse.

— Maintenant, tu n’as plus de secrets pour moi.

Il n’avait rien ajouté d’autre et jamais je ne m’étais senti aussi proche de lui qu’à cet instant.

À suivre...



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