La déchéance de Gontran


La déchéance de Gontran
Texte paru le 2017-09-06 par Jerome3140   Drapeau-be.svg
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Je m’appelle Quentin je rentre au lycée en septembre et mon père est l’intendant des domaines du marquis de Toule. Il s’occupe de rentabiliser les terres du marquis avec l’aide de quelques métayers. Mon père m’a toujours élevé à la dure ; c’est vrai que comme mon grand-père, mon paternel est un homme de la terre ; un cul-terreux. Il a eu la chance de se sortir de sa condition et grâce à la bonté du père du marquis actuel, il a pu endosser la tâche d’intendant devenue vacante à la mort de son prédécesseur. C’était une vraie ascension sociale pour la famille. Mais, de par ses origines, il m’a toujours élevé à la dure.

Ce qui m’a toujours intrigué c’est que sur les terres du marquis quatre garçons sont nés la même année et le même mois : d’abord Gontran, le fils du châtelain, Kevin, le fils d’un métayer, André, le fils d’un autre métayer et moi, le fils de l’intendant. Quand nous étions tout petits, nous n’avons quasi jamais joués ensemble. Non, nos mondes étaient trop différents. Mais des cours préparatoires à mes 11 ans en CM2, j’ai pu bénéficier de la même éducation que Gontran ; le marquis avait engagé un précepteur et j’ai pu profiter de son savoir.

Gontran a toujours voulu être le meilleur et moi, malgré tout ce que je pouvais étudier j’étais toujours moins bon que lui. Il faut dire que Gontran faisait de tout un concours et il était en cela encouragé par notre précepteur parce que cela créait entre nous une certaine émulation. Moi, à certains moments je doutais de l’impartialité du précepteur et quand un jour je m’en suis plaint, cela a été ma fête : puni par le précepteur et puni par mon père. Et les punitions physiques c’était la spécialité du précepteur et de mon paternel qui avaient convenu entre eux que l’un me punissait pour tout ce qui concernait les cours et l’apprentissage mais que tout ce qui était discipline, éducation, conduite était rapporté à mon père et que c’est lui qui me punissait. Si moi je recevais donc souvent la fessée du précepteur – en fait je devrais dire la cannée parce qu’il utilisait une fine baguette d’un bois très souple – cul nu, je ne me souviens pas qu’une seule fois Gontran ait été puni.

Le scénario était toujours le même. D’abord dans le coin, avec les mains dans le dos. Ensuite, le maître prenait place sur une chaise, me couchait en travers de ses cuisses et me donnait 10 coups de canne sur les fesses. Et puis un jour alors que j’étais de nouveau puni et que j’étais dans le coin, Gontran avec son franc parlé a dit au précepteur :

— Est-ce qu’on ne donne pas la fessée cul nu normalement ?

Moi, dans mon coin j’étais sidéré mais quand j’ai entendu le maître dire :

— Tu as raison, Gontran.

J’étais complètement scié. Et depuis lors jusqu’à la fin de CM2 j’ai reçu la cannée cul nu devant Gontran.

Ce qui m’est resté aussi de cette époque-là, c’est qu’après ma raclée et mon temps de piquet, Gontran avait toujours sur ses lèvres un rire moqueur. Et puis nos chemins se sont séparés : Gontran a été envoyé par son père dans un collège très huppé où tous les élèves étaient de sa condition : des nobliaux et des nouveaux riches. En ce qui me concerne, mon père m’a inscrit dans un collège privé du bourg voisin tandis que Kevin et André suivaient les cours dans un collège public.

L’été de mes 11 ans, l’été qui a précédé mon entrée au collège, j’ai connu mon premier grand bouleversement dans ma jeune existence. Mon père m’a fait venir dans son bureau pour mettre les choses au point.

— Tu sais, Quentin, j’occupe un poste en vue ici sur les terres du marquis et notre famille doit avoir un rôle exemplaire. Et cela te concerne en premier lieu. Dès cet été tu vas parfois devoir aider mon personnel et tu vas donc être bien plus souvent en contact avec eux et je veux que ta conduite soit irréprochable.

Je me demandais où il voulait en venir mais déjà il poursuivait :

— Jusqu’à présent, je t’ai toujours puni ici à la maison loin des regards de tout le monde ; c’était une affaire privée. Mais à partir de maintenant si tu es malpoli avec mon personnel, si tu dis des gros mots en public, ou si tu me contredits ou pire, si tu ne me vouvoies pas comme le reste de mon personnel tu seras bien sûr puni mais en public.

J’étais atterré : être puni devant tout le monde mais mon père n’en a pas encore fini :

— Ma fonction t’oblige d’être sans reproches et ta conduite en public doit être irréprochable.

Moi, je me suis mis à pleurnicher et quand j’ai bêtement demandé quand tout cela serait d’application, sa réponse était immédiate : à partir de dorénavant. Le jour même, je recevais déjà ma première fessée publique parce que j’avais laissé échapper un gros mot : putain de merde. J’allais donc bien plus rapidement que je ne pensais connaître tout le cérémonial de la fessée en publique.

— Fils, j’ai entendu de la bouche d’un métayer, que tu as dit des vilains mots. Tu sais donc ce qui t’attend. Tu mettras ceci et rien d’autre et quand tu es prêt tu viens dans mon bureau.

Je suis monté dans ma chambre, je me suis déshabillé complètement et j’ai enfilé une culotte courte qui devait tenir autour de mes hanches grâce à une corde de chanvre. Je me suis rendu dans son bureau, il m’a pris par le cou et dès 17h30 je me trouvais sur ce qui dans les siècles précédents devait servir de pilori de la propriété des marquis de Toule. Je m’étais toujours demandé à quoi avait pu servir cette sorte de petite d’estrade qui se trouvait non loin de notre maison de fonction ; maintenant je le savais. Il m’a ordonné de me mettre à genoux, mains sur la tête et d’attendre jusqu’à ce qu’il vienne me punir. J’étais honteux de me retrouver ainsi presque nu ou presque à la vue de tout le personnel de mon père. Mais ce qui m’a le plus dérangé c’est que Gontran était aussi là. Et il n’a plus quitté les lieux.

À 18h précisément, mon père est sorti de la maison, une cravache à la main. Autour de moi, il y avait peu d’adultes mais tous les enfants ou presque et les ados étaient là dont André, Kevin et bien sûr Gontran. Mon père s’est mis devant moi, a défait la corde de ma culotte qui est tombée à mes pieds. Il m’a ordonné d’écarter les jambes et de prendre mes chevilles en main et le jeu de massacre a commencé. J’allais avoir 12 ans et j’étais humilié publiquement. 24 coups de cravache sur mes fesses et mes cuisses. Dès les premiers coups je criais, je pleurais et j’avais surtout mal car mon père ne m’avait encore jamais frappé aussi fortement. Une fois la punition encaissée, j’ai dû me mettre debout, jambes écartées et les mains dans la nuque durant je ne sais combien de temps. J’étais tout nu et tous les jeunes me tournaient autour comme des vautours autour d’une carcasse pour voir mes fesses rougies. Je pleurais encore mais cette fois surtout de honte.

Des punitions pareilles j’en ai eu au moins une par mois durant toutes mes années collège. Et celles que je recevais le weekend quand Gontran était de retour de son internat étaient les plus douloureuses à cause de l’humiliation profonde que je ressentais. Quant à Kevin et André, je ne pouvais pas les fréquenter – en tout cas pas trop. Ce n’est que vers mes 14 ans que j’ai appris à mieux les connaître. Ils m’ont raconté qu’eux aussi étaient souvent battus par leur père mais eux avaient la chance que tout se passe derrière les murs de leur maison.

Un jour que je les rejoignais, j’ai vu André et Kevin s’embrasser mais mon âme de grand enfant n’était pas plus surprise que cela et que cela avait pour eux une connotation sexuelle je ne l’ai découvert que plus tard. J’étais malgré mes 14 ans un grand naïf. Je n’ai appris que par la suite qu’ils se tripotaient et se pelotaient à deux dès leurs 11 ans et qu’avant leurs 12 ans ils offraient déjà leurs services aux copains de la classe et aussi aux plus grands de l’école. Et moi, j’ai attendu presque mes 13 ans pour commencer à jouer avec moi-même.

Ce qui m’a aussi fortement marqué durant mes années collège c’est que souvent je devais me mettre au service de Gontran. J’explique : quand Gontran revenait en weekend de son collège il était souvent accompagné d’un de ses copains et parfois, pendant les vacances il organisait des raouts. Il invitait alors une dizaine de ses copains fortunés ou non de la noblesse. Il avait obtenu de mon père que je sois à son service à ces moments-là. Quand il recevait un copain, il tenait à m’humilier pour jouer le maître. Été comme hiver, il me faisait porter uniquement un maillot de bain du type Speedo fortement échancré. Heureusement pour moi, à cette époque, je n’étais pas encore pubère parce qu’avec ce genre de slip je n’aurais jamais pu cacher la moindre érection. Par contre, en été, lors de ses réunions mondaines qui se passaient autour de la piscine, je devais porter un maillot échancré blanc quasi transparent qui ne cachait rien de mes parties intimes. Tout cela m’humiliait fortement et malgré mes demandes insistantes auprès de mon père pour que je ne doive plus me mettre au service de Gontran ont toutes échouées.

Et puis sont arrivées mes années de lycéen ; je devrais dire nos années de lycéens. L’été de nos 15 ans, avant d’entrer au lycée, j’ai été obligé par mon père de fréquenter, de jouer, de me divertir avec Kevin et André. Je ne comprenais pas directement que maintenant je devais partager mes occupations avec eux et qu’avant cela m’était interdit. Tout simplement parce que le marquis avait prévu quelque chose en notre faveur. On n’en saura pas plus au début des vacances d’été. Par contre, pour moi, cela a été la découverte de ma sexualité. Ils m’ont fait bander plus d’une fois et nous nous sommes branlés ensemble mais rien de plus. C’était mes premières expériences.

Ce n’est que début août que nous avons appris que Gontran, Kevin, André et moi allions fréquenter le même lycée : celui créé il y a plus de 100 ans par un ancêtre du marquis de Toule. Je ne comprenais pas bien pourquoi Gontran ne s’était pas mêlé à nos jeux. Je ne comprenais pas non plus pourquoi au mois de juillet j’ai encore dû le servir lui et ses amis alors que mon père devait sûrement déjà savoir que dès septembre on serait condisciples et qu’on serait traité de la même manière sans différence de classe sociale.

Sur les conseils du proviseur, le marquis a suggéré à mon père que Gontran, Kevin, André et moi participions à de nombreuses activités communes pour que nous fassions plus amplement connaissance ; ce qui me semblait intéressant surtout que Kevin et André n’ont presque jamais eu contact avec Gontran. Moi, par contre, je connaissais trop bien Gontran mais aussi bien mon père que le marquis pensait que Gontran avait évolué, était devenu plus adulte. Aussi, mon père avait demandé à Gontran d’organiser des activités pour nous quatre. Le fils du marquis avait accepté mais il avait insisté pour que chacun reste à son niveau social ; on n’a pas tenu les cochons ensemble, disait-il fréquemment. Cela allait donc péter des flammes selon moi. Gontran avait donc organisé des activités sportives et culturelles durant toute une semaine et aussi bien pour moi et encore plus pour Kevin et André, cela avait été une semaine en enfer.

Le fils du marquis s’est montré très autoritaire, très sectaire, très hautain et surtout très blessant. Combien de fois il n’a pas traité Kevin et André de culs-terreux et moi de loufiat exhibitionniste (il faisait allusion aux slips de bain qu’il me faisait porter quand j’étais à son service personnel.) En outre il avait surtout choisi des activités où il était certain de pouvoir briller et quand par hasard il se sentait perdre il trichait ouvertement pour ne pas perdre la face. Résultat des courses, le vendredi, Kevin n’en pouvant plus s’est battu avec Gontran qui pour une fois ne faisait pas le poids par rapport à la force et la musculation du cul-terreux. Et apparemment durant la bataille, Kevin s’était rendu compte que Gontran bandouillait et il voulait l’humilier en essayant de le déculotter pour que nous puissions tous les trois voir le fils du marquis bander. Mais hélas, mon père est intervenu pour les séparer avant que Kevin ne réussisse sa manœuvre. Il ne restait plus à mon père qu’en avertir le marquis qui devait prendre des mesures pour que cela n’arrive pas durant nos années lycée.

Et deux ou trois jours avant la rentrée de septembre, nous avons été appelés dans le bureau du marquis. Outre le marquis et nous quatre, étaient présents le proviseur du lycée accompagné du préfet de discipline, les parents de Kevin et d’André, mon père et un jeune homme que je ne connais pas. Alors, très solennellement, le marquis prend la parole :

— Monsieur le proviseur, monsieur le préfet de discipline, mesdames, messieurs, jeunes gens. Cette semaine que nous voulions constructive s’est très mal terminée. Je ne cherche pas à connaître les fautifs ; je veux construire l’avenir, votre avenir jeunes gens. Vous m’avez tous déçu et prouvé, par votre attitude, que chacun de vous a besoin de discipline et d’un encadrement strict.

Il me regarde droit dans les yeux, en fait de même avec Kevin et André mais aussi avec son fils et il poursuit :

— Pour vous quatre, les règles appliquées au lycée seront celles qui existaient à la fin du 19ème siècle. Avec l’aide de monsieur le proviseur et de ses professeurs, vous recevrez chaque semaine un cahier reprenant vos notes ainsi que les remarques de vos professeurs et du préfet de discipline.

Je suis assez étonné mais pas au bout de ma surprise :

— Sur avis du proviseur, des professeurs et du préfet de discipline et tenant compte de vos notes et de votre conduite vous serez punis à l’ancienne. Je vous passe les détails pour l’instant mais sachez par exemple qu’un devoir non remis vous vaudra 20 coups de verge, une note en dessous de la moyenne 30 coups de verge et qu’un manque de respect aux professeurs ou un gros mot vous vaudra 50 coups de verge et j’omets volontairement de parler des heures de piquet et des punitions écrites qui vous attendent en cas de manquements.

Je suis tellement effaré que j’en titube presque mais le marquis poursuit encore :

— Toutes ces punitions physiques seront données en public par monsieur Deblanche qui a été pressenti par monsieur le proviseur pour être votre correcteur.

C’est le fameux jeune homme que je ne connaissais pas ; un gars de 22 ans, sportif accompli, avec des bras énormes qui doivent développer une force colossale. Pour terminer nous apprenons encore que nous devrons porter un uniforme comme en portait les élèves à la fin du 19ème siècle : culotte courte, bas à mi-cuisse, chaussures noires, chemise grise, cravate verte et en hiver un pull avec un col en V. Et le mot de la fin du discours revient au préfet de discipline qui ajoute :

— Jeunes gens ; tenez vous le pour dit. Celui qui n’est pas parfaitement en uniforme suivra les cours en caleçon ou même tout nu selon mon humeur et sûrement s’il y a récidive.

C’est le marquis qui nous a fourni le lendemain nos uniformes en deux exemplaires. Mais quand j’ai essayé les culottes, j’ai dû me rendre à l’évidence qu’elles étaient bien courtes et surtout trop petites. Elles serraient trop. Je me suis donné la peine de lire l’étiquette et c’était des tailles 11/12 ans. J’ai directement été chez Kevin et André mais eux également avaient les mêmes petits soucis. Alors, pour en avoir le cœur net, je me suis permis d’aller voir Gontran. Quand je suis arrivé chez lui, il portait son uniforme et sa culotte courte était parfaite. Lorsque je lui ai signalé que nos culottes courtes étaient trop petites, trop serrantes, il avait un large sourire aux lèvres. J’avais tout compris et quand j’ai tourné les talons il m’a encore lancé :

— C’est comme si vous portiez mes culottes usagées ; n’est-ce pas le sort des culs-terreux de pouvoir se vêtir avec les frusques de leurs maîtres.

Il s’était donc vengé en nous faisant porter des culottes bien trop petites ou tout se voyait dedans. Il était clair que c’est Gontran qui avait choisi nos culottes : trop courtes pour nous humilier une fois de plus.

La première semaine de cours a été catastrophique pour nous tous, même pour Gontran qui du temps de notre précepteur n’a pas été puni une seule fois. Dès le deuxième jour, Kevin et André avaient déjà des remarques de certains profs et quand en arrivant au château ils ont dû se présenter devant notre correcteur ils étaient convoqués à 18h pour être puni en public sur le pilori. Et c’est avec les fesses et les cuisses bien rouges qu’ils ont pu quitter les lieux après une bonne demi-heure de piquet, cul nu et mains sur la tête. Moi, j’étais rentré chez moi par contre Gontran a suivi toute la scène pour pouvoir se moquer d’eux et, paraît-il, André a dû calmer Kevin pour qu’il ne se rue pas tout nu sur Gontran pour lui donner une nouvelle correction.

Le lendemain c’était au tour de Gontran de se retrouver dans le bureau du correcteur et cette fois, Kevin, André et moi étions tous là à 18h pour le voir lui, fils du marquis, être puni en public et rester cul nu les fesses rouges, les cuisses marquées mais surtout les larmes aux yeux. C’était pour lui un moment de honte atroce. Mais Kevin, André et moi avons appréciés.

Le vendredi s’était mon tour de me retrouver à 18h sur une place que je connaissais déjà trop bien. J’étais bon pour 50 coups de verge et lorsque j’ai dû baisser ma culotte courte et prendre mes chevilles en main j’ai senti que je commençais à bander. Heureusement devrais-je dire notre correcteur frappait très fortement et mon érection s’est estompée. Bien avant le dernier coup je pleurais comme une madeleine, je transpirais, la morve me coulait du nez et surtout j’avais terriblement mal aux fesses et aux cuisses. La demi-heure de piquet m’a fait du bien et bien sûr aussi bien Gontran que Kevin et André étaient présents.

Et pourtant, c’est à cette époque-là que nous les culs-terreux on a fait alliance pour dégommer Gontran du piédestal où il s’était mis lui-même. La goutte qui a fait déborder le vase, c’est l’incident des cravates ! Nous étions tous au cours de gym et quand on a voulu se rhabiller Kevin, André et moi après avoir pris notre douche, nos caleçons et nos cravates avaient disparus. Bien sûr on soupçonnait Gontran mais on ne pouvait rien prouver. Alors, avant l’interruption du midi, nous avons été convoqués chez le préfet de discipline parce que nos uniformes n’étaient pas complets. La sanction : il nous a obligé de suivre les cours l’après-midi en caleçon. On s’est tous les trois regardés et j’ai eu le courage de dire au préfet qu’aucun de nous trois ne portions de sous-vêtement. Il nous a traités de pervers et sur le champ il nous a confisqué nos uniformes et c’est vêtu uniquement de notre marcel et les fesses à l’air que nous avons dû quitter son bureau. Tout l’après-midi nous avons été la risée de nos compagnons de classe et ce con de Gontran a même pris des photos avec son Smartphone.

Le temps de notre vengeance avait sonné. Nous n’allions pas faire dans le détail pour lui causer des petits moments de honte ou d’humiliation. Non, on voulait le mettre totalement hors-jeu. Nous avions déjà voulu constater sans réellement en prendre conscience qu’à certains moments l’attitude de Gontran en classe n’était pas toujours cashère, orthodoxe. En effet, durant certaines épreuves écrites, il nous avait semblé qu’il se servait d’antisèches et qu’à deux ou trois reprises il avait même demandé de sortir de la classe pour aller aux chiottes alors que nous savions qu’il avait expressément laissé sa serviette dans le couloir avec les suites que l’on devine. Il était donc temps que l’on passe à l’action. Et lors d’un test nous nous trouvions tous les trois assez près de Gontran pour bien l’observer et chacun, Smartphone au poing ou presque nous l’avons surpris en flagrant délit de tricherie. Nous avions assez de photos pour le compromettre. Lui, Gontran toujours sur ses gardes ne s’était rendu compte de rien. Et sa mise à mort pouvait commencer.

Le soir même Kevin lui a envoyé un courriel avec une photo où il était évident qu’il trichait pour l’examen et comme commentaire : si tu ne veux pas que l’on envoie cette photo à ton père et au proviseur sois ce soir à 20h précisément derrière le moulin.

Nous étions tous les trois là et notre faussaire est arrivé ; sa peur se lisait sur son visage. Nous avions tous les trois un peu déliré sur ce que l’on voulait lui faire subir et là je me suis rendu compte que pour mes 15 ans j’étais nettement moins sexe que mes deux copains de classe, mes deux amis culs-terreux. J’ai ainsi appris que depuis leurs 12 ans ils jouaient régulièrement ensemble et que la moule d’une fille, la bite et la raie d’un garçon n’avaient pas de secret pour eux. Ils m’ont aussi dit que lors de mes premières expériences durant les vacances eux se faisaient réciproquement des fellations quand j’étais rentré chez moi et que souvent ils passaient la nuit ensemble (avec l’accord de leurs parents qui n’y voyaient rien de mal) et que chaque soir ils s’enculaient l’un l’autre avec passion. Là je me suis rendu compte que je devais cesser de me branler et d’ouvrir, d’élargir mes horizons.

— Alors, sale petit tricheur. Tu joues toujours les héros, tu veux toujours être supérieur aux autres et surtout supérieur à nous trois mais s’en est fini. On a assez de preuves contre toi pour prouver à ton père et au proviseur que tu es un tricheur, a dit calmement André et Kevin bien plus excité a ajouté : Alors, mon gars, tu fais à partir de maintenant tout ce qu’on te demande sinon on fait parvenir tes photos montrant tes tricheries à qui de droit.

— Mais qu’est-ce que vous voulez ? Du fric ? Des fringues ? Des jeux vidéo, des consoles, des Smartphones, des télés ? Dites ce que vous voulez mais ne dispersez pas ces photos s’il vous plaît les amis, dit Gontran d’une voix plaintive.

— Les amis ? Ôte ce mot de ta bouche ! On n’est pas tes amis ! Nous sommes tes maîtres à partir de maintenant. Et pour commencer, fous-toi à poil et en vitesse, tonnait Kevin.

Gontran obéissait mais pas assez vite au goût de Kevin, qui avait vite fait de sortir sa ceinture de ses passants et frappait déjà les mollets de Gontran. À peine Gontran était-il à poil qu’André baissait son jeans et présentait sa bite qui bandait légèrement devant la bouche de Gontran.

— Dans ton internat de luxe, tu dois bien avoir appris à sucer des bites. Alors montre-nous ce que tu connais dans ce domaine et ici il n’y a pas de possibilité de tricher, petit con.

Et apparemment André avait vu juste parce que Gontran n’a pas fait de difficulté pour sucer André. Ce soir là, j’ai moi aussi eu droit à ma première fellation. C’est vrai que de sentir ma bite dans une bouche chaude et une langue qui s’active sur mon membre me faisait beaucoup de bien et certainement meilleur que mon poignet. On s’est occupé de Gontran jusqu’à 22h environ et après que nous l’ayons enculé tous les trois – encore une première pour moi – Kevin l’a couché en travers de ses cuisses et l’a fessé à main nue durant un quart d’heure au moins. Et des photos compromettantes pour envoyer à ses amis cette fois on en avait en suffisance. Quand l’on l’a laissé partir, je lui ai encore donné l’ordre de nous amener des culottes normales et de préférence les siennes et que bientôt on ne voulait plus le voir qu’avec nos ex-shorts bien trop petits.

Le lendemain soir avant d’en abuser encore durant toute la soirée, Gontran nous a apporté les shorts désirés. En partant, il a dû enfiler un de nos shorts taille 11-12 ans et Kevin a ajouté que dorénavant il ne pouvait plus porter de sous-vêtements, même pas pour aller aux cours. Cette vie, Gontran l’a vécue jusqu’à notre entrée en terminale.

Mais avant de vous raconter la dernière grande sauterie que nous avons organisée pour lui, je dois avouer que durant la période où Gontran était notre souffre-douleur, notre esclave, notre vide-couilles, notre serviteur, notre chienne en chaleur, j’en ai profité énormément, comme si c’était une vengeance de mes années passées seul à ces côtés. Très vite aussi, nous avons fait bénéficier d’autres élèves de notre classe de notre chienne et durant les récrés, Gontran se trouvait souvent à poil dans les toilettes des garçons à pomper le dard d’un de ses condisciples. Et quand quelqu’un de la classe organisait une petite fête, Gontran était toujours de la partie pour nous servir, à poil. Et chaque fois qu’il n’avait pas le sourire aux lèvres, il recevait illico une fessée à main nue mais aussi parfois avec la ceinture et même avec le fouet.

Ce qui m’avait aussi surpris c’est qu’une fois qu’on avait pris le contrôle sur sa vie, il n’invitait plus ses semblables, ses amis nobliaux, ses anciens condisciples de ses années collège. Aussi, nous avons dus l’obliger d’en inviter une dizaine pour fêter son soi-disant anniversaire. Ses parents étaient absents et nous avions les appartements privés de Gontran et les facilités de bien être à notre entière disposition ; en d’autres mots : sa chambre, le sauna, le hammam, la salle de sport et la piscine à notre disposition. On avait nous-même rédigé l’invitation pour annoncer ses 16 ans : Gontran de Toule a le grand plaisir de vous inviter à sa renaissance. Apportez votre bonne humeur, votre libido et nous profiterons ensemble d’un weekend très nature.

Et c’est Kevin qui a presque tout orchestré. Gontran accueillait ses amis quasi à poil ; il ne portait qu’un mini slip transparent. Il était obligé de nous présenter comme ses amis avec qui il partageait tout même son intimité. Quand il a dû prononcer cela la première fois, il était tout rouge de honte mais encore plus quand son ami lui a tapé sur l’épaule en lui répondant que cela ne l’étonnait pas de lui et qu’il n’avait pas oublié ce que Gontran lui avait fait vivre à l’internat. Nous, ses nouveaux maîtres, nous nous étions pas trompés : Gontran était une vraie petite salope. Alors, avant l’arrivée du second arrivant, on lui a fait ôter son slip sans autre forme de procès et quand ses amis sont arrivés un à un, tous avaient un petit mot du genre "cela ne nous étonne pas de toi"" et bien vite eux-mêmes se retrouvaient presque à poil.

Quand tous étaient arrivés, Kevin, André et moi étions les seuls portant encore une culotte ; tous étaient déjà à poil ou en slip. Notre travail de sape s’en trouvait fortement facilité. C’est Gontran qui a fait le service tout le temps. À poil et parfois avec un gode dans le cul. André avait eu une idée géniale. Il avait obligé Gontran à demander à ses amis quels trois souhaits ils voulaient voir réaliser par lui pour eux. Et quand Kevin a ajouté : "Vous connaissez assez le petit vicieux, faites donc place à votre imagination", nous avons pu lire les souhaits les plus divers, les plus cochons, les plus audacieux. Mais nous, les trois maîtres, savions précisément ce qu’on voulait lui faire subir. Alors, après avoir soi-disant tout collationné, j’ai lu les trois souhaits qui revenaient soi-disant le plus souvent : lui faire boire sa pisse et les nôtres, lui offrir chacun une fessée pour son anniversaire et pour nous remercier il devait offrir à chacun de nous une bonne fellation et pour pourquoi pas se laisser enculer. Les gars se sont marrés comme des fous pendant que je lisais leurs soi-disant souhaits et la plupart, Kevin et André compris tenaient déjà leur bite en main ou se caressaient sans retenue.

La journée de Gontran allait être longue.

À la demande générale, on s’est tous mis en cercle autour de lui, un verre à la main que nous avons tous rempli avec notre pisse ; Gontran avait aussi droit à son verre. Nous avons tous pissé ensemble et rempli nos verres. On s’est ensuite mis en rang d’oignon et Gontran a été obligé de vider tous les verres remplis des différentes pisses de ses invités et des nôtres. Cela riait ferme entre ses copains et les Smartphones immortalisaient tout. Ceux qui voulaient et pouvaient, lui ont encore pissé dessus ; il avait dû se mettre à genoux dans le pédiluve qui pour une fois servait d’urinoir et de trône à un Gontran plus nu et plus mouillé que jamais. Ensuite, tout le monde a sauté dans la piscine pendant que Gontran faisait le service.

C’est vers minuit qu’André est arrivé avec un gâteau d’anniversaire. En fait de gâteau, c’était un grand plateau garni de bougies allumées et au milieu bien aligné où se trouvait une ceinture, une cravache, un fouet, une palette de ping-pong, une tawse et même une batte plate de criquet. Et aussi un gant en cuir clouté pour ceux qui voulait utiliser leur main. Gontran a pu souffler ses bougies et ensuite Kevin et moi avons attaché Gontran en croix à l’aide de cordes. Quand son premier copain était prêt à lui donner ses 16 claques pour ses 16 ans, quelqu’un a eu l’idée lumineuse de l’obliger à chanter Happy birthday to me, je sens que tu jouis, mon nom c’est Gontran, et mon cul s’en ressens. On se marrait bien et on voyait qu’outre la douleur des coups, la honte et l’humiliation avaient raison de notre tricheur. Ses larmes, ses cris et ses pleurs étaient devenus constants qu’à plusieurs reprises ses amis recommençaient sa punition à zéro. En quand moi, comme bon dernier, je lui ai frappé les fesses et les cuisses avec la tawse, j’ai dû m’y reprendre à trois fois pour qu’il arrive d’un trait à ses 16 claques d’anniversaire. Je dois dire qu’à la fin, il ne chantait plus mais tout le monde s’en foutait car la plupart de ses copains s’étaient dirigés vers la salle de sport où nous dormions tous et où j’ai couché pour la première fois avec quelques nobliaux.

Le lendemain, ce n’est que vers midi que tout le monde s’est réveillé. Nous avons tous plongés dans la piscine à poil pendant que Gontran mettait tout en ordre. Kevin, André et moi estimions que Gontran avait été assez rabaissé mais ce sont ses amis qui nous ont réclamé la suite des festivités avant leur départ : ils voulaient tous que le maître des lieux les remercient de leur présence par une bonne turlutte. Et je dois dire qu’ils se pressaient tous comme s’ils n’avaient pas assez joui la nuit passée. Kevin, André et moi, nous nous sommes abstenus, mais on savait que ce soir vers 20h on serait à notre aise derrière le moulin pour l’enculer à tour de rôle.

Et puis, dans les premiers jours de septembre, nous venions de commencer notre terminale, Gontran a craqué. Gontran s’est sabordé, Gontran s’est suicidé socialement. Sans nous prévenir, vêtu de sa trop petite culotte et sans sous-vêtements, il est allé chez le proviseur et il lui a froidement annoncé que depuis le début de sa scolarité au lycée il avait triché à presque tous les examens, contrôles et autres tests... Et c’était vrai !

Le proviseur est venu dans la classe pour annoncer à tout le monde que Gontran de Toule était exclus de l’école séance tenante. Comme Kevin, André et moi faisions partie du groupe du 19ème siècle comme nous appelait les autres élèves, nous avons dû accompagner le proviseur dans son bureau. Gontran, se trouvait à genoux, mains sur la tête dans un coin de la pièce et à ce moment là, nous avons tous paniqué. Avait-il tout raconté au proviseur ? Avait-il dit qu’on le faisait chanter ? Avait-il dit que nous le traitions comme notre esclave, comme notre chien, comme notre vide-couilles ? Une sueur froide m’a traversé complètement à ce moment là. Le moment de vérité était arrivé et comme les choses se présentaient, nous allions très rapidement être fixés. Nous étions à peine dans le bureau du proviseur lorsque le marquis s’y engouffrait également. Kevin, André et moi étions blancs comme un linceul. On savait uniquement que séance tenante Gontran avait été exclus du lycée qui portait son nom.

— Monsieur le marquis, votre fils est venu avouer que depuis son arrivé dans notre lycée il a triché à presque tous les examens, épreuves et tests qu’il a passé ici et je ne peux ni tolérer cela ni laisser passer cette chose horrible. dit calmement le proviseur.

Alors le marquis, prenant son fils par le menton, nous regardant d’un œil mauvais puis regardant son fils droit dans les yeux :

— Et tu as fait cela tout seul ? Sans la complicité des autres membres de ton club ?

— Non père, Quentin, André ni même Kevin n’ont rien à voir là-dedans. J’ai agi seul et cela déjà du temps de mon précepteur et aussi au collège, a dit Gontran les yeux baissés.

Mais le marquis insiste :

— Ils ne t’ont pas fait chanter ces petits voyous ? Car surtout Kevin en serait bien capable !

Nous attendions tremblant les mots qui allaient sortir maintenant de la bouche de Gontran et après un long moment, un moment qui me paraissait interminable, il a regardé son père droit dans les yeux et à dit ces mots libérateurs pour nous mais suicidaire pour lui-même :

— Non père, j’ai agi seul, personne ne m’a forcé. Je ne suis plus digne d’être votre fils père.

Tout calmement sans effusion de larmes Gontran venait de signer son arrêt de mort. Son père est entré dans une rage folle, a pris une canne qui traînait sur le bureau du proviseur et a commencé à rosser son fils qui ne s’est même pas protégé. Une fois calmé, le marquis a quitté les lieux mais s’en était pas encore fini pour Gontran.

Après la récré du matin, tous les élèves ont été réunis dans la salle de gym et ont appris de la bouche du proviseur ce qui s’était passé. Alors, comme on dégradait un officier à l’armée, le préfet de discipline a demandé à Gontran de se déchausser, d’ôter ses chaussettes, d’enlever sa cravate, sa chemise grise et sa culotte extra courte. À ce moment un tohu-bohu général : Gontran ne portait pas de sous-vêtements – ça, Kevin, André et moi on le savait – mais en plus il s’était complètement rasé le bas-ventre ; chose que nous ne lui avions pas encore fait subir ! Alors, le préfet de discipline est entré dans la danse et pendant plus d’une demi-heure il a frappé les fesses, les cuisses et les mollets de Gontran avec une canne épaisse. Gontran a essayé d’être un homme mais au bout de 10 minutes, il criait, pleurait, hurlait mais en vain. Une fois la punition donnée tous les élèves ont quitté le gymnase. J’étais parmi les derniers à quitter la salle et j’ai vu qu’un pion avait ramassé les effets de Gontran et ils l’ont littéralement jeté à la porte du lycée.

Quand nous sommes arrivés le soir dans le domaine du marquis, il y avait une effervescence certaine. Sur le pilori se trouvait Gontran, complètement nu, rasé et cette fois tondu aussi. À 18 heures, le marquis est apparu et a pris la parole pour annoncer à tout le monde qu’il avait renié son fils, qu’il l’avait déshérité, qu’il le bannissait de ses terres et que ce soir encore après avoir été sévèrement puni, il serait enrôlé d’office sur un pétrolier pour une période de six ans. La sanction était sévère mais malgré que nous l’ayons fait chanter durant plus de deux ans nous trouvions qu’il avait reçu ce qu’il méritait.

Nous sommes, comme tout le monde, restés voir la punition que mon père en tant qu’intendant a infligée à Gontran : 200 coups de cravache sur les fesses et le dos. Et vers 21h, après son temps de piquet, un fourgon l’embarquait pour Le Havre.

Dès le week-end suivant, le marquis présentait à tous ses sujets son nouveau successeur ; c’était son neveu le comte Louis de Berge. André, Kevin et moi jubilions car nous avions déjà fait sa connaissance lors de la fête d’anniversaire de Gontran et nous savions qu’il adorait de s’amuser et de faire la fête. Et, ce qui ne gâtait rien, nous le connaissions déjà tous les trois bibliquement.

FIN.