La frégate anti sous-marine (2)


La frégate anti sous-marine (2)
Texte paru le 2002-08-28 par Antoine2   
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Template-Books.pngSérie : La frégate anti sous-marine

Il était devenu connu de tous que le Second Maître P. m'avait enculé. Et il y avait des témoins, ce n'était pas la peine de nier. Je fus l'objet de plaisanteries bien grasses à la cafétéria et dans les services. Dès que je parlais à un mec, celui-ci se tripotait les burnes à travers son pantalon, en me lançant des regards bien vicieux. Mais je n'ai pas été une sorte de tête de turc, au contraire, les mecs du poste n'étaient pas plus méchants avec moi qu'avec un autre. Seulement j'avais été enculé par mon chef.

Un soir, pendant une partie de cartes, un autre matelot me demanda comment ça c'était passé et ce que j'avais ressenti. Je lui racontais que la sensation n'était pas désagréable, sous l'œil médusé des autres. Il me demanda si j'avais eu envie de me faire mettre en particulier par P. et si je lui trouvais quelque chose de spécial. Je répondis franchement qu'il n'en était rien. que l'occasion s'était présentée et que je n'avais pas refusé.... Je ne savais pas ce que ça faisait: que ce soit avec lui ou avec un autre, il m'a semblé que ça valait le coup d'être fait. Et pourquoi pas recommencer?

Ma réaction les surprit: au lieu de nier ou d'être mal à l'aise, je reconnaissais le fait tel que je l'avais ressenti et je n'en avais aucune gêne. Ça les rassura quand même quand je leur concédais que je ferais volontiers "ça" avec une femme. Pas de danger donc.


P. m'encula encore quelques fois cette semaine-là, toujours de la même manière, sur l'aileron bâbord. Les mecs de la veille supérieure s'en donnaient à cœur joie pour mater la scène, et je m'en foutais. Au contraire, je crois que ça m'excitait encore plus.


Un soir, alors que je me couchais à quatre heures et que je commençais à m'endormir, je sentis le rideau de ma bannette s'ouvrir et Frédéric, un mécano moche et gras, puant l'huile et le cambouis, apparut. J'allais le jeter quand il mit un doigt sur sa bouche. Il était en caleçon et je voyais ses gros yeux briller dans la nuit. Sans dire un mot, il entra dans ma minuscule bannette et s'allongea sur moi, me disant: "Si P. peut le faire, tu vas pas me dire non?" Au fond, pourquoi pas? je sentais encore le sperme d'Arnaud couler le long de mes cuisses, et je n'étais pas contre changer un peu de partenaire, ni contre le fait de me faire un peu enculer en m'endormant. Je ne dis pas un mot, et il comprit qu'il s'agissait en fait d'une approbation. Je sentis son gros ventre m'enrober le dos, puis sa tête retomba sur mon cou, oreille contre oreille. Je le sentis chercher sa bite avec la main, ce qui me fit sourire, puis son gland frotta un court instant contre mon trou avant d'entrer d'un seul bloc. Il se mit tout se suite à me limer. Son poids m'écrasait et mes couilles devenaient douloureuses d'être aplaties, tandis que ma bite frottait contre les draps.

Frédéric éructait contre mon oreille, poussant des soupirs gras et me ramonant à un rythme de lapin. C'est peut-être ça qui a commencé à m'exciter vraiment. J'avais sur moi un mâle en train de se vider les burnes. Consciencieusement, il étouffait ses râles pour ne pas que les autres l'entendent. Son souffle s'écrasait contre mon oreiller. Je sentais sa langue contre mon oreille qui faisait des bruits mouillés. Sa queue me ramonait bien, et je sentais son gland me frotter la prostate, ce qui a commencé à me faire sérieusement bander. "Je vais jouir." Le gros Frédéric allait venir! Ça allait être quelque chose, heureusement que j'allais pas voir ça! De fait, il se raidit, donna trois grands coups dans mon cul et s'effondra, tout flasque sur mon dos. J'attendais quelque minutes, plus lui dis de se casser... Il me dit merci et partit dans sa bannette. Pour ma part, j'avais déjà éjaculé dans mes draps. Il allait falloir attendre dix jours avant de pouvoir changer mes draps, et donc dormir dedans. Putain!


L'exemple de Frédéric, qui s'est su, a excité pas mal d'autres petits matelots, puceaux accros de la branlette, vrais pédés, ou mecs voulant montrer leur virilité. Moi, j'étais pas une salope qui aime ça. Je me sens militaire, viril. Je suis là pour défendre mon pays, faire la guerre, et pas pour me faire enculer. J'aurais été pute au marais à Paris, sinon. Arnaud, c'était pas pareil: c'était mon chef, et je trouvais que c'était une manière comme une autre de le servir; et c'était pas la plus désagréable. Tout ça s'est calmé en quelques semaines, et les mecs me demandaient de plus en plus rarement de les sucer dans les coursives ou dans les douches. Mais ce qui était drôle, tout de même, c'était de les voir parader sous les hygiènes, leurs lourdes queues dans les mains, aussi précieuses pour eux que leurs vieux FSA-MAS, me regardant du coin de l'œil, pour voir "si ça me tenterait pas". Moi, je restais de glace...


Un jour, on était au large de la Yougoslavie, en face de Dubrovnik, quand la nouvelle est tombée au PC Trans: j'étais nommé Second Maître. Je changeais de poste, de carré, d'uniforme.... et de solde. Ça, c'était bon!

La Tradition, dans ce cas, était ce qu'on appelle dans la marine: "le passage à la trappe" (origine de l'expression, d'ailleurs), qui est une sorte d'initiation marquant le passage de la cafétéria de l'équipage au carré des officiers mariniers. J'attendais mon tour... pas tranquille! Le surlendemain, j'entrais dans la cafétéria pour le déjeuner, quand des bras vigoureux me saisissent, et, sans ménagement, me foutent en calbut et m'attachent. Ça commence! Il faudra subir, sans trop rien dire: tout le monde y passe!

Je me laisse faire, on m'emporte dans la poubelle ou chacun vide son plateau, après m'avoir enduit entièrement de graisse d'hélice. La graisse d'hélice est une graisse épaisse, verdâtre, qui sert à peu près à tout à bord. Je la sentais pénétrer avec dégoût dans ma peau, les matelots m'en foutaient partout, surtout dans le caleçon. Frédéric en a profité pour faire passer sa main dans mon cul et à y faire entrer un doigt graisseux. Je sursautais mais je fis semblant de rien. Puis, je restais là, exposé à la vue de tous, jusqu'à ce qu'il commencent à débarrasser leurs plateaux sur moi... j'étais couvert de détritus de toute sorte, et, comble du bonheur, il y avait eu de la purée ce jour-là! C'était la Tradition, aujourd'hui légalement interdite; mais de temps en temps, on voit apparaître le Pacha ou le CSD, ce qui "légalise" cette pratique. À la fin, on m'arrose de bière, je sens que je pue mais on se marre bien!

Viens le moment de la boisson du chef: un truc immonde auquel j'ai déjà participé pour d'autres, où le Chef de cuisine mélange des trucs comme du ketchup, de la bière un œuf, du fromage fondu, du vinaigre etc et que celui qui passe à la trappe doit boire jusqu'au bout. Je vois donc arriver le quart avec la boisson magique. Je me demande si je vais pas dégueuler, mais je me raisonne en me disant que tout ce qu'il y a dans la mixture est comestible. On porte le gobelet a ma bouche et l'odeur âcre qui me vient aux narines ne me trompe pas sur la composition de la boisson. Un mataf me dit: "On sait que t'aime ça, A, on s'est tous cotisé! J'aperçois la masse visqueuse et blanche de tous leurs spermes mélangés. Ça me fait marrer, c'est plutôt agréable, j'aime bien. J'avale tout, accompagné de l'inévitable "il est des nôôôôtres, il a bu son verre comme les ôôôôôtres!" Là, les mecs me félicitent, on s'embrasse, puis on me met dans la poubelle rituelle pour me transporter dans les coursives jusqu'au carré des officiers mariniers.

Il m'y attendaient tous, y compris mon chef, Arnaud P, qui connaissait mieux mon cul que personne. On m'installe, ruisselant de graisse à hélice, la tête couverte de purée au milieu du carré ou tout le monde se marre. Je suis un peu intimidé. Arnaud me dit: "Je sais ce qu'ils t'ont fait boire là-bas. On va pas faire pareil, on a plutôt pensé à un cadeau pour toi, et pour nous: on va t'offrir ton premier gang bang." Putain! les enculés... Enfin, ça me va bien de dire ça! je l'ai bien cherché! Je m'attendais à tout, mais pas à ça.... Je jette un coup d'œil autour de moi, ils sont une vingtaine, accoudés au bar, différents dans leur uniforme qui va être le mien le lendemain. Je suis assis par terre, contre un pilier, Arnaud se place debout devant ma tête et sort sa teub.

— Allez, tout ce que t'as à faire, c'est d'ouvrir la bouche, tu vas voir, c'est pas désagréable.

— Arrête, P fait pas le con, faut pas pousser, non plus...

Pour toute réponse, il m'a attrapé mes deux oreilles et commence à pointer ta queue contre mes lèvres. J'ouvre, je suce. Je sens son pilon passer la ligne de mes dents, forcer la barrière de ma langue et cogner contre ma luette. Là, le canon s'arrête, il cherche, il sent. Puis, il se retire, et recommence à limer de manière formidable ma bouche. Je peux rien faire, même pas m'aider de mes mains. Arnaud se tenait maintenant des deux mains contre le pilier et allait et venait avec ses reins dans ma gorge. Je sentais son gland courir de plus en plus loin dans ma gorge. J'ai senti le gars se raidir, comme je le sentais se raidir dans la boîte et dans mon cul, puis, presque en même temps, mon estomac se remplissait de son sperme. Son estomac, parce que, enfoncé comme il était, je n'ai pas eu le loisir de goûter quoi que ce soit.

Il se retire, je tourne la tête vers le bar et je vois le Maître Stéphane M écraser sa clope et se diriger vers moi, la main déjà posée sur sa braguette. Il ne m'en faut pas plus pour comprendre qu'il vont tous en faire autant. Finalement, ça me fait rire parce que c'est pas désagréable... moi-même, je pense à ma bite qui est dressé dans mon calbut tâché de graisse à hélice... Stéphane, comme Arnaud a le geste expert du mec qui conduit sa bite là où elle doit aller... Puis le ramonage commence. Je ne peux pas faire autrement que de me laisser faire et de loucher sur la touffe de poils blonds qui dépassent un peu de la braguette. Son slip, en dessous, barrait en recouvrant ses burnes, la base de sa queue qui paraissait courte et épaisse. Elle coulissait pourtant bien dans ma bouche. Ses coups de reins, plus puissant et plus violent que ceux d'Arnaud cognaient ma tête contre le pilier en fer... Stéphane n'y faisait pas attention: le guerrier était plein, il ne pensait plus qu'à se vider...


Je crois qu'ils ont été 17 à m'utiliser comme ça... Ce qui m'importait, c'est que l'ambiance était restée virile. En me faisant boire leur foutre, je prenais aussi un peu de leur vie et donc, je m'intégrais ainsi dans mon nouveau carré. Je finissais l'après-midi couvert de détritus, de purée, de graisse à hélice et de sperme. C'est Arnaud qui m'a emmené aux hygiènes pour m'aider à me doucher. On a découvert ensemble, quand j'ai enlevé mon caleçon, mes poils de pubis maculés de mon propre sperme.

— Ça t'a plu, on dirait! J'en étais sûr, c'est moi qui avait prévu ça! Putain, tu glisses bien avec ta graisse à hélice! Tourne toi pour ton chef.

Accoudé aux douche, debout, comme d'habitude, le Second Maître Arnaud P m'a enculé, sous les commentaires des mecs qui venaient prendre leur douche. J'ai attendu qu'il se retire et, dans un murmure, je lui ai glissé:

— Chef, je suis Second Maître maintenant... On est pareil! C'était la dernière fois que tu m'enculais.

J'ai bien vu que P était surpris, voire vexé, mais fallait que les choses soient claires: je suis pas une pute, mais un soldat. D'autant que la Yougoslavie arrivait, et qu'il allait falloir penser à autre chose.