La garçonnière

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Numéro 41

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 41
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2013-11-08

Auteur: David
Titre: La garçonnière
Rubrique:

Note: Le magazine Gay Relations ayant disparu, nous vous présentons alors sur l'archive des textes y ayant paru au fil des ans, à titre d'archive, le but premier de l'archive étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte, ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 9199 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Lorsque je baise, je suis plutôt passif, sauf avec la bouche et mes lèvres qui sont réputées pour leur voracité. En ce moment, je suis l'amant attitré d'un type qui bosse dans le porno. Il aime tellement mater les scènes d'amour entre mecs qu'il a transformé sa garçonnière en studio. La première fois j'y croyais pas. Marc m'avait offert le restaurant. En rentrant, je l'avais branlé dans la voiture pendant qu'il conduisait. Profitant d'un feu rouge, j'avais accéléré mon mouvement de piston jusqu’à ce qu'il me gicle dans la main. Quand le feu était passé au vert, je m'étais régalé en me léchant les doigts. Bref, nous étions bien chauds en arrivant à l'appart.

Tout de suite je remarquai la caméra, les spots et les “parapluies” destinés à moduler la lumière. Tout était disposé autour d'un grand lit recouvert de draps de satin noir. Marc me poussa jusqu'au lit où je m'allongeai en minaudant, cul cambré, chemise ouverte sur mon buste. Il alluma les spots et je me retrouvai en pleine lumière, comme une star. D'habitude, je préfère l'obscurité propice à la baise vicieuse mais là, c'était différent, c'était pour le cinéma. Un voyant rouge m'a prévenu que la caméra commençait à tourner. Je me suis placé devant l'objectif, la bouche en coeur, un doigt coincé entre les lèvres. Pendant que Marc se déshabillait, je faisais ma cochonne, passant une langue prometteuse sur mes lèvres humides. Quand mon amant a commencé à me caresser les fesses, je me suis cambré un peu plus. J'avais déjà fait mon petit scénario dans ma tête. Il me semblait normal de commencer par une pipe. Marc m'a donné sa friandise en la tenant par la main. Je me suis placé de biais pour que le film ne rate rien du jeu de mes lèvres, de mes joues creusées. Je vous jure qu'une pipe filmée c'est dix fois plus bandant qu'une bouffarde normale. Je savais que cette caresse passerait à la postérité, alors je me défonçais la gorge encore plus profond que d'habitude. Marc était ravi. Je serrais ses belles couilles, je tirais dessus pour bien les montrer. Avant qu'il jouisse entre mes lèvres, j'ai recraché le membre, il était rouge et luisant de salive.

Superbe. Marc s'est allongé sur le dos, pine en main. J'ai caressé tout mon corps avec son gland, le passant dans mes cheveux, sur mon torse, entre mes cuisses. Puis je suis venu sur mon amant, lui tournant le dos pour rester face à la caméra. Ça on peut dire que j'en ai pris plein le cul ! Marc ne me faisait grâce de rien. Il m'enfilait bien profond à chaque va-et-vient. D'habitude je ferme les yeux pour mieux goûter mon plaisir. Cette fois je continuais à regarder l'objectif avec des mines cochonnes pour bien montrer que je prenais mon pied. Nous avons tourné plusieurs scènes comme ça puis Marc m'a montré le résultat. C'était merveilleux de se voir baiser comme dans un film. J'étais une porno star. Je méritais le “Hot d'or” de la pine au cul.

Comme Marc, je suis maintenant devenu un accroc de la vidéo chaude. On réalise nos fantasmes et on les filme. Dans sa garçonnière, on fait venir nos mecs et on imagine des histoires cochonnes. Comme j'aime bien la domination, j'invite de gros moustachus virils et je les costument en “Hell's Angels”. Marc a acheté des fringues exprès pour que je puisse satisfaire mon envie. Comme ça, je suis complètement soumis à mon amant. La caméra sur l'épaule, Marc dirige la scène.

L'autre jour, le type que nous avions invité à partager nos jeux pervers était aussi doué pour faire l'acteur que pour la baise. Il se la jouait hyper macho avec moi qui faisais ma femelle. J'ai eu droit à une fessée filmée en gros plan, puis il m'a étroitement cadenassé. J'ai dû lui bouffer la pine et la raie avant de me faire casser le rond. Mes fesses cuisaient encore de la fessée et cette sodomie fut doublement voluptueuse. Marc alternait plan général pour bien montrer nos deux corps enlacés, et plans serrés, sur ma tronche en extase, celle de mon baiseur, sur sa pine qui coulissait en moi, sur la mienne qui bandait sous mon ventre, bref, c'était du grand art !

Le type était tellement bon que nous avons tourné d'autres films ensemble. Un jour, il a exige de Marc que je me travestisse en fille-putain. Mais Marc a trouvé l'idée super et j'ai dû accepter une perruque blonde, mini-jupe moulante, escarpins vernis et faux seins je me suis métamorphosé en pouffiasse pour plaire à ces deux machos. J'étais tellement bandant, paraît-il, que mes deux mecs se sont occupés de moi sous l'oeil impassible de la caméra. J'en ai pompé un pendant que l'autre relevait ma petite jupe pour dévoiler mon cul épilé pour la circonstance. Par contre le maquillage rouge et gras avec lequel j’avais peint mes lèvres aidait considérablement à faire coulisser mes lèvres sur les verges de mes amants. J'avais commencé à tourner à contre-coeur mais maintenant j'étais totalement conquis et ce film reste l'un de mes préférés.

Depuis, j'ai pris l'habitude de me travestir, en marquise, en infirmière ou en soumise, pour plaire à Marc. Plus je suis femme, plus je lui plais. Plus il est mec, plus il me fait craquer. Alors il joue les machos et moi la poule. Notre couple est un modèle du genre. Tout ça grâce à une simple caméra vidéo.