La guerre du feu

Drapeau-qc.svg Zipper

Zipper3-1.jpg

Volume 3 — Numéro 1

Texte d'archive:


Archivé de: Zipper – Volume 3 – Numéro 1
Date de parution originale: Mars-Avril 1996

Date de publication/archivage: 2012-06-02

Auteur: Lubrik
Titre: La guerre du feu
Rubrique: Fiction Érection

Note: Ce texte a été reproduit sur l'archive avec l'autorisation de Zipper (2000 - Contact: jeandenis@microtec.net)

Ce texte a été lu 4448 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


La toute première fois qu’il s’était rué sur lui, il s’en souviendrait toujours. La façon qu’il l’avait pénétré était un acte d’une sauvagerie exubérante. Cependant, la douleur mêlée à la peur restait confusément imprégnée dans son esprit comme une impression où ses sens avaient joué un grand jeu, livré une terrible bataille, gagné une victoire qui l’avait fait se sentir plus grand, plus fort, plus conscient de son propre corps. Ce corps qui en si peu de temps s’était transformé, où les formes se définissaient maintenant clairement et accusaient des formes viriles qui subrepticement faisaient joliment ombrage à quelque duvet soyeux...

Malgré le désordre qui régnait dans ses émotions, il se surprenait à désirer revivre une autre fois cet exaltant accouplement.

Les jours qui suivirent n'étaient plus comme avant, il se sentait désormais trop vieux pour jouer avec les autres garçons de son âge, il préférait se retirer derrière les grands rochers, près des cascades sulfureuses en étages. Là, tout seul, il cherchait à retrouver cette ivresse qui l’avait tant perturbé. Le coeur battant, comme un voleur, il retirait les lambeaux de fourrures qui le recouvrait et réalisait, comme si c’était la première fois, à quel point sa nudité l’excitait. Et puis sa queue, cette chose à laquelle il n’avait jamais vraiment porté attention, s’érigeait maintenant, vibrante, l’agitant à l’étourdir, en de longs frissons fiévreux. Et lorsqu’il se toucha, il réentendit son coeur battre à nouveau la chamade, ce qui lui rappela ostensiblement l’émoi qu’il avait ressenti lorsque Grouk s'était emparé de lui. Ses mains avides cherchaient furieusement à capturer l’étrange impression que son agresseur lui avait infligée. Or, pour se faire il empoignait fermement ses pectoraux déjà musclés et sa queue qu’il triturait sans ménagement, puis tentait d’entrer ses doigts entre ses fesses, dans cet antre mystérieux où se cache un plaisir jusqu’ici, jamais ressenti. Haletant comme une bête, tout en empoignant son pieux, il parvenait maintenant à enfoncer trois doigts, jusqu’aux jointures, qu’il retirait vivement et réinsérait à nouveau, comme l’avait fait Grouk avec son énorme gourdin. Il se sentit soudainement envahi, un tressaillement époustoufflant ébranla tout son corps et, à son grand étonnement, sa queue se mit à gicler, provoquant en lui des vagues d'extases incontournables, ahurissantes de violence. Lorsque la semence fut totalement répandue, le calme revint dans son être, il se jeta dans le bouillon tumultueux des chutes qu’il connaissait si bien. Il en ressortit apaisé et s’étendit sur la mousse d’un énorme rocher, à l’ombre d’un gigantesque baobab. Regardant distraitement le ciel rouge sombrer dans les grisailles de la nuit, Bô était en proie à un laborieux questionnement. Sans en être certain, il soupçonnait un phénomène, aussi surprenant que celui des volcans, commencer à gronder en lui.

Cette journée, il le savait d'ores et déjà, resterait gravée dans sa mémoire comme les dessins incrustés au silex sur les parois des grottes du ravin effondré. Aujourd’hui, il était devenu un homme. Cette façon d’être foudroyé par ce jet magique qui sortait par sa queue l’assurait à coup sûr qu’il venait de commettre un véritable geste d’adulte.

Et puis, le courage qu'il avait démontré ce matin devant le troupeau de mammouths le prouvait doublement.

Accroupi, Bô observait fièrement dans l’onde claire les transformations de son anatomie, son visage plus anguleux affichait, ça et là, un peu de pilosité, ainsi qu’au creux de ses aisselles, et bien sûr au pied de son ventre où une touffe sombre s’ajoutait aux mystères de cette chose qui le perturbait tant lorsqu’il la regardait, et bien davantage lorsqu’il y touchait. Déjà le désir le reprenait, sa queue se dressait à nouveau, sa main l’empoigna et se mit machinalement à l’agiter, déjà il sentait cette torpeur se répandre dans tout son être, et dans sa tête où il vit le visage de Grouk lorsqu’il l’enfourchait comme une bête affamée. Il se souvint alors, lorsque mugissant, Grouk éclata, en se débattant, en hurlant, fit se répandre en lui la lave brûlante de son volcan en fusion. Ce souvenir furtif fut bien suffisant pour faire s’élancer quelques belles giclées de sperme qui allèrent s’échoir, à deux sauts de pierre, dans l’eau miroitante, ainsi qu’aux pieds de Bô, pour les dernières gouttes.

Bô s'étala, reprenant son souffle, avec dans l’esprit l’objet de sa convoitise, le promoteur de ses fantasmes: le beau Grouk.

Cependant Grouk, l’homme le plus redouté et par le fait même le plus fort de la tribu, passait le plus clair de ses nuits à forniquer avec Frêl, la soeur de Bô.

Bô n’avait plus maintenant qu’un seul désir: évincer celle-ci, afin que Grouk entre à nouveau sa grosse queue dure dans son trou à lui.

Frêl devait disparaître.

Cette nuit, elle dormirait pour la dernière fois avec son homme. Son homme à lui.

La nuit se glissait maintenant silencieusement entre les rochers et la forêt si inquiétante autour d’eux. Un cri rauque, soudain, le fit sursauter, déchirant ainsi la pénombre telle une longue plainte d’agonisant. Un ptérodactyle sans doute. Ces carnassiers profitent toujours de l'obscurité pour égorger leurs proies. Flairant le danger, il remit son vêtement de fourrure en lambeaux et retourna à la caverne.

Grouk avait fait un feu, comme il en faisait toujours. Frêl était là, soumise, à ses côtés. Elle tannait la peau d’une bête à long poil noir. Derrière, les femmes terminaient de nettoyer les restes d’un animal, les vieux quant à eux, somnolaient déjà, repus, pêle-mêle, ronflants dans un coin de la grotte. Grouk a soudainement tendu l’oreille, il a senti la présence de Bô, ses yeux sombres scrutant la nuit, il a repéré le garçon. Il gravouille dans sa barbe, le fixe, il grogne, langoureusement. Bô sent un désir courir sur sa peau et un léger frisson fait s'émouvoir sa queue qui déjà pousse un pan de sa pelisse, il sent ses couilles se contracter, il a peine à avaler sa salive, il se sent perdu, perturbé, subjugué. N'eut été la présence de Frêl, il se serait jeté à ses pieds, sur le dos il aurait relevé ses jambes, lui aurait offert de pénétrer en lui, il se serait donné entièrement, docilement, il aurait subi sa loi, le moindre de ses caprices. Il aurait tant aimé humer, à ce moment même, le musc puissant de sa peau velue, souffrir le poids de son corps, le mordre tendrement. Frêl a relevé la tête. Elle aussi, elle a flairé son arrivée, et puis, tour à tour, a regardé les deux hommes. Inquiète elle s'est mise à glapir, soudainement elle a retiré la peau de bête qui la recouvrait, s’est étendue nue dans la poussière en gémissant. Grouk s’est tout de suite emparé d’elle, effréné, il s’est déshabillé et sans ménagement s'est mis à la marteler, tantôt d’un bord puis de l’autre. Frêl s'activait comme une damnée, s’écartant du mieux qu’elle pouvait afin de servir du mieux qu’elle le put, afin qu’il l’enfonce au plus profond de son fond. Bô assistait à la scène incapable de réagir, il regardait le corps musclé de Grouk déjà tout en sueur, le feu allumait des éclats de lumière mordorée sur sa peau. La vue de Bô s’embrouilla, il ne comprenait pas cette douleur dans sa poitrine...


Le lendemain Frêl et Bô partirent, comme ils le faisaient depuis leur prime enfance, pêcher le poisson près des chutes rouges. La pêche n’avait pas été si mauvaise, mais Bô incita sa jeune soeur à tenter leur chance dans une rivière plus poissonneuse, là-bas, de l’autre côté des rochers, après les cratères pétrifiés. Ils marchèrent jusqu’à la nuit et jamais ils ne trouvèrent la maudite rivière.

Le plan de Bô était des plus simples. Il savait trop bien que sa soeur ne pouvait se repérer avec les étoiles. Elle n’avait jamais eu le sens de l’orientation. Il l’avait amenée près de la tribu voisine et l’avait sournoisement abandonnée. Là, il le savait, elle serait receuillie, on s’occuperait d’elle.

Elle oublirait Grouk.

Alors que la levée du jour se préparait, Bô arriva parmi son peuple endormi. Dans un coin de la grotte, à sa place habituelle, il vit Grouk' ronflant profondément. Sans bruit, il! alla s’allonger contre lui. Avec, beaucoup de précaution, il l’enlassa, le caressa, il ressentait en lui un sentiment indéfinissable, une émotion envahissante qui le consternait et le ravissait, l’affolait et le bousculait à ce point qu'il avait commis ce geste répréhensible, soit de livrer sa soeur aux mains d’un autre village. Il le savait, il avait été guidé par la loi du plus fort; seule et unique loi, dans ce monde sans loi. C'était elle ou lui.

Maintenant Grouk pouvait lui appartenir.

Il n'avait plus qu’à l'enjôler. Lui être soumis, et surtout le laisser s’accaparer de son corps, de son cul, être sa chose, son objet de convoitise, sa source de plaisir.

Grouk s’agita en mugissant, d’une main rustre il chercha à tâtons l’être qui le côtoyait, il trouva vite, il glissa ses doigts avides entre les jambes de Bô, farfouilla sauvagement et s’inséra dans son anus. Il se mit à grogner et après s’être bien imprégné de la moiteur de son cul, porta la main à son nez obtu pour en reniffler l’odeur. Il râla de plaisir, et sans attendre il se saisit de Bô, l’enserrant dans son étau.

Bô, éperdu, s’offrit, sans résistance, affolé de désir. Grouk, telle une bête déchaînée, s’abbatit sur lui. Son souffle rauque hurlait dans les oreilles de sa proie. Sa langue s’attaqua «ravageusement» à ses pectoraux, au cou gracile de Bô, son visage, mouillant abondamment ses yeux, son nez, et se précipita dans sa bouche...

Bô était chaviré, cette sensation était si agréable et à la fois, si incongrue! Jamais il n’avait ressenti une extase semblable, ça lui faisait tout drôle, partout en lui, il perdait la tête, il ne comprenait pas pourquoi tout se détraquait dans son être, ce feu dans son ventre et cet orage qui ragait au plus profond de son âme. Et puis cette joie sourde, l’aveuglait éperdument, le saisissait fiévreusement, le portant à rajuster ses gestes prestes afin de retenir le temps autour de ces implacables et délicieux tourments. Il s’empara de l’énorme trompe de Grouk, pour la sentir vibrer au creux de sa main, il descendit jusqu’à la poche lourde et poilue et de ses doigts enveloppa l’un de ses oeufs qu'il avait peine à contenir entièrement entre ses doigts, puis il se mit à faire valser l'un et l’autre entre ses deux mains, Grouk, les yeux fermés, la bouche entrouverte, abandonné, respirait profondément. Bô vint s’agenouiller entre ses cuisses puissantes en poursuivant son manège, il pouvait maintenant, à loisir, admirer son homme, offert de tout son long devant lui. Bô, de ses deux mains étrangla doucement le sac de couilles à la base de la queue, ce qui fit se dresser celle-ci, fière comme un menhir, qu’il attira vers la sienne également érigée. Bô était fasciné par le plaisir que pouvait lui obtenir ses attouchements et se complaisait à chercher les points sensibles qui faisaient mugir son beau gros Grouk. Bô, à deux mains, encercla l’énorme pieu de son mâle et lentement retira la peau qui en recouvrait l’énorme gland pour voir celui-ci reluire comme les fruit mûrs lorqu’ils sont fraîchement humectés de la rosée du matin. Grouk se contracta en gémissant de plaisir, Bô comprit qu’il avait découvert une corde sensible; il recommença, cette fois, avec une certaine insistance, prenant bien soin de découvrir le pommeau avec une douce pression. La réaction de Grouk était évidente, ses râlements en faisaient foi, son abandon était maintenant total. Bô avait découvert le mécanisme et habilement s’activait à descendre l’enveloppe charnue de cet énorme membre jusqu’à ce qu’il ne pût aller plus loin, jusqu’à ce que le gland soit lustré tant il est gonflé. Et puis il remontait le tout jusqu’au faîte de l’organe tendu tant et tant que des veines proéminentes laissaient entrevoir les pulsations cardiaques de son homme, heureux d'être si agréablement torturé. Bô était affolé de voir cette queue, de sentir cette queue, de manipuler cette queue, de réaliser le pouvoir qu’il détenait sur Grouk, de par sa queue. C’est alors que mû par une excitation toujours grandissante et sans réaliser ce qu’il faisait, Bô se mit à lécher le gland de Grouk qui, ébloui par cette sensation foudroyante devint subitement convulsé et braillait maintenant en se tortillant frénétiquement. Grouk, halluciné de jouissance, de ses deux larges mains, s’empara de la tête de Bô en la retenant, poussait sa queue au fond de la gorge de celui-ci. Bô, avec toute la volonté du monde, n’arrivait guère qu’à engloutir le tiers du mastodonte. Fermement, avec détermination, Bô parvint à ralentir les ardeurs de Grouk et, adroitement, ses lèvres bien enduites de salive, happant le gland, s’appliquèrent à suivre la même cadence que ses mains. Grouk vociférait tel un démon, tous ses muscles étaient tendus et tout son corps était tordu. Effréné, Bô redoubla d’ardeur et en quelques coups bien administrés, une première salve de sperme éclata, allant directement s’abattre au fin fond de la gorge de Bô. La deuxième ne se fit pas attendre et s’éclata sur les joues duveteuses du jeune garçon qui, en transe, ne cessait d’agiter la queue de Grouk qui hurlait à en fendre l’âme. Bô orienta les jets suivants en direction de son torse qui fût en moins de temps que pour le dire, inondé et dégoulinant de la sève de son gros mâle ravi. D’une main, Bô ramassa le jus poisseux sur son thorax et en badigeonna le cul de Grouk encore envahi de fébriles tressaillements. Sans attendre, Bô glissa sa queue entre les fesses velues de Grouk qui, surpris et rébarbatif, faillit frapper l'audacieux intrus, mais Bô sut s'y prendre de par quelques caresses apaisantes et à peine fut-il enfoncé qu’il ne put retenir sa propre éjaculation. Grouk, les mains crispées sur les fesses de Bô, soudain commença à l'attirer en lui, l’enjoignait à continuer de le pénétrer en gémissant. Bô reprit son souffle quelques instants et comme avec rage dans un élan encore plus fougueux se remit à pousser.

Comme un forcené, le corps en nage, il tentait d’enfoncer encore plus profondément sa queue enflammée d’ahurissantes sensations. Haletant comme une bête, la bouche sèche, Bô était aveuglé par sa propre sueur, son coeur battait à tout rompre et martelait maintenant sauvagement le bas de son ventre sur les fesses de Grouk enivré par cette jouissance jusqu’à ce jour inconnue. La queue de Bô arriva à s’enfoncer complètement au fond du cul de Grouk. Bô déchaîné par cette sensation exubérante se mit à pistonner comme un forcené, avec force, avec passion, sans retenue aucune, il fonçait dans le cul de Grouk qui semblait ne plus désirer que cette violence assourdissante au fond de lui. Bientôt, ils se sentirent converger vers le point de non retour dans des râlements déchirants, au plus fort d’une extase effrénée, exaltante et délirante. Lorsque Bô sentit sa sève monter en lui pour s’éjecter au plus profond du cul de Grouk, une tempête s’éleva et c’est dans un tonnerre de hurlements rauques et déments que tous les deux s’empoignèrent comme des noyés à un rocher. Et dans cette cadence infernale, Bô éclata pour une seconde fois dans les entrailles de Grouk, au terme de cette stupéfiante chevauchée. Deux longues plaintes gutturales résonnèrent par l’écho de la caverne, réveillant une bonne partie de la tribu dispersée tout autour d’eux. Curieux et intrigués, certains les regardaient sans trop comprendre, d’autres se rendormaient. Bô, à bout de force s’abattit sur le torse puissant de Grouk, tentant de reprendre petit à petit son souffle dans la toison en sueur de celui qui s’était tout entier donné à lui. Bô sentit sa queue se détendre et vivement glisser vers la sortie; à ce moment même Grouk émit un faible râlement et de ses deux énormes bras encercla la taille de Bô qui en éprouva un curieux vertige. Grouk, comme jamais il ne l’avait fait auparavant, a caressé les reins de Bô...


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!