La physique des particules (1)


La physique des particules (1)
Texte paru le 2003-11-26 par SebDavid   
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



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CHAPITRE 1: LA RENCONTRE

J’étais étudiant en quatrième année de physique à l’Université de Rennes et j’avais 21 ans. L’année venait de commencer et j’arrivais dans cette ville venant de Valenciennes où j’avais fait mes trois premières années. Je ne connaissais personne et malgré mes efforts pour m’intégrer, mes camarades Rennais gardaient une distance polie mais efficace. En dehors des cours je n’avais aucune relation avec eux.

Je me suis donc tourné vers les étudiants qui venaient des autres régions comme moi et qui semblaient plus abordables. En TD de maths, j’ai remarqué un garçon pas très grand, châtain clair, assez timide. Il était intelligent et doué et il m’a quelques fois aidé. Il me plaisait assez et j’étais impatient de pouvoir engager la conversation avec lui. L’occasion m’a été donnée lors d’un TP de physique où en absence de son binôme, l’assistant lui a demandé de se joindre à moi et à ma camarade.

— Salut je m’appelle Alexandre, merci de m’accepter dans votre groupe. J’espère que je ne vous perturbe pas beaucoup.

— Non pas du tout, je me suis empressé de répondre. Salut! Moi c’est Nicolas et voici Claire.

Le TP s’est très bien passé et avec l’aide d’Alexandre nous avons fini avant tout le monde.

— Je propose que nous allions boire un coup puisque nous sommes en avance pour le prochain cours, dit Alexandre.

— Merci mais je dois aller chercher mes bouquins à la bibliothèque, dit Claire et nous laisse.

— Moi je suis partant, je connais un petit bistro sympa dans la vieille ville, pas très loin d’ici.

Nous avons bavardé, il m’a parlé de ses études à Limoges avant d’arriver à Rennes, de ses parents agriculteurs qui vivent dans le Limousin au plateau des milles vaches, de ses frères et sœurs et de sa vie d’étudiant à Rennes qui comme moi était caractérisée par la solitude.

Il avait deux passions: la lecture des romans et la physique des particules. Il m’a longtemps parlé des théories de Démocrite et Aristote sur la composition de la matière et du lien avec la philosophie et l’immortalité de l’homme. Comme en physique, rien ne se perd; tout se transforme. Il croyait, comme les pythagoriciens, à la réincarnation. Il pensait que dans une autre vie, il était un animal sans trop savoir lequel mais comme il disait: "Quelques fois mes instincts prennent le dessus sur ma raison ce qui est un signe d’animalité."

À partir de ce jour, nous sommes devenus inséparables et même si je ne partageais pas ses opinions sur la réincarnation, nos discussions philosophico-scientifiques allait bon train. J’étais autant que lui passionné par la physique des particules et nous passions de soirées entières à discourir à propos de la relation de la matière et de l’esprit de l’antimatière et des interactions des forces en essayant de bâtir une théorie d’unification, non pas des forces mais de la matière et de l’esprit.

Un soir d’été, nous étions comme d’habitude avec d’autres camarades assis à la terrasse d’un café dans le vieux Rennes et nous parlions des nos conquêtes féminines. Depuis un moment, j’avais remarqué qu’Alexandre ne participait pas et je me suis dit que jamais il ne faisait allusion dans nos discussions d’une quelconque liaison passée ou actuelle avec une fille alors que moi, je parlais souvent de mes conquêtes passées n’ayant à ce moment aucune liaison.

— Alexandre semble s’ennuyer! remarque Pierre un grand gaillard blond et maître dragueur. Tu préfères qu’on parle des garçons? lui dit d’un air malicieux et avec un sourire au coin des lèvres.

Je me suis alors surpris à réagir d’une façon inhabituelle. Je me suis levé d’un bond j’ai saisi Pierre par le col du t-shirt et je lui ai crié:

— Tu traites mon copain de PD? Reprends tes mots sinon je t’assomme!

— Calme-toi, me dit Pierre. Je m’excuse, c’était juste une plaisanterie.

Nous n’avons plus parlé de cet incident jusqu’au lendemain soir. Après le dîner au restau U, Alexandre et moi sommes allés dans sa chambre pour travailler sur les exams de la semaine. Vers onze heures du soir, nous faisions une pose et nous évoquons l’incident de la veille.

— Merci de m’avoir défendu.

— Mais de rien je ne supporte pas qu’on t’injurie.

— On ne m’a pas injurié, tu sais.

— Que veux-tu dire?

— Ce qu’a dit Pierre est vrai. Je ne m’intéresse pas aux filles. Depuis que je te connais, je crois que je préfère les garçons ou plutôt un garçon, toi.

Je suis resté sans voix. Jamais je n’aurais pensé qu’un autre garçon m’aura fait une déclaration d’amour. Après quelques secondes de silence j'ai pu enfin prononcer les mots suivants:

— Mais Alexandre, je t’aime bien aussi et je suis flatté de l’intérêt que tu me portes mais on n'est pas des PD. Le mot m'a échappé et je mes suis tout de suite excusé.

— Ne t’excuses pas. Je te comprends. Restons en là.

Cette nuit, je n’ai pas pu dormir. L’image d’Alexandre ne me quittait pas et des remords me rongeaient l’esprit. Pourquoi me suis-je comporté de cette façon? Après tout, je ne suis pas insensible aux charmes d’Alexandre mais la peur m’a fait réagir de cette façon. Suis-je aussi comme Alexandre? Au petit matin, le sommeil a eu raison de moi et j’ai rêvé que j’étais allongé tout nu sur mon lit et Alexandre flottait au-dessus de moi et de temps en temps, son corps frôlait le mien. Je me suis réveillé et mon slip était inondé. C’est alors que je compris que moi aussi j’aimais Alexandre de tout mon cœur et de tout mon corps.

Ce matin là, nous avions TP physique. Alexandre avait l’air triste et il ne m’adressait pas la parole. L’expérimentation portait sur les ondes éléctromagnetiques et l’interféromètre de Michelson. Le réglage était très délicat et Alexandre était absorbé par la manipulation de l’appareil. Je m’approche et je lui glisse dans l’oreille:

— Je t’aime Alexandre.

Il sursaute et me regarde incrédule.

— Quoi? Répète.

— Je t’aime. J'ai réalisé cette nuit combien je tiens à toi.

C’est alors que Alexandre me prend la tête dans ses mains et m’embrasse sur la joue. Je deviens tout rouge et je regarde Claire qui se tenait à côté. Elle me fait un clin d’œil et me sourit

— Ne t’inquiète pas, à part moi personne d’autre ne vous a vu! me dit-elle gentiment.

L’après-midi après les cours, nous sommes allés à la piscine avec d’autres camarades de classe. Dans les vestiaires, j’ai pour la première fois regardé sans complexes le corps parfait d’Alexandre. Il n’était pas très grand, assez musclé mais sans excès, il avait de petites fesses rebondies et son sexe au repos, fin, long et régulier, pendait entre les testicules qui formaient une sorte d’auréole autour du sexe. En dehors d’un léger duvet sur les jambes et la région pubienne, le reste de son corps était imberbe. En le regardant ainsi je me suis mis à bander et je me suis tourné vers le mur pour ne pas montrer mon érection mais Alexandre avait déjà remarqué mon trouble. Son sexe a commencé à vibrer et prendre du volume.

À cette heure là, il n’y avait plus personne dans les vestiaires. Il s’approche de moi et commence à me caresser le torse et me titiller les tétons qui ont immédiatement durcis. Ensuite tout en continuant à me caresser avec les mains, il s’est mis à sucer mes tétons et à les mordre. Il ne m’a pas fallu plus pour éjaculer violemment en 5 ou 6 jets épais sans qu’il me touche le sexe. Après quelques secondes de récupération, j'ai voulu lui rendre ses caresses mais quelqu'un est entré dans les vestiaires et nous en sommes restés là.

Après la piscine, nous avons retrouvé nos camarades au restau U. Alexandre et moi avions hâte de finir le dîner pour poursuivre notre exploration mutuelle dans ma chambre de la cité U mais nous n’osions pas tellement nous singulariser par rapport aux autres étudiants. Nous sommes donc restés jusqu’à 9 heures du soir à la cafét du restau. À 9 heures, Alexandre prend l’initiative et annonce qu’il va aller travailler sur son exposé de demain et je lui emboîte le pas. Dès que nous nous sommes trouvés dehors, je lui saute au cou et lui donne un baiser mouillé! Nos langues s’entrecroisent, se chevauchent, se titillent et nos lèvres s’entresucent. Je ne sais pas combien de temps ce premier baiser a duré mais c’était le baiser le plus passionné de ma vie. Jamais plus après je n'ai ressenti la même intensité pour un baiser.

J’ai partagé ma chambre à la cité U avec un étudiant plus âgé qui tous les vendredis rentrait chez lui jusqu’au dimanche soir, ce qui fait que nous avions la chambre pour nous seuls pendant le week-end.

Dans l’ascenseur bondé de monde, Alexandre s’amusait à me caresser les fesses discrètement; ce qui me rendait fou d’excitation. Je commençais à avoir du mal à cacher la bosse dans le pantalon et la fille qui se trouvait devant moi croyant que je bandais pour elle, m’a fait un sourire complice. Je lui ai répondu par un sourire gêné quand l’ascenseur est arrivé au quatrième étage et nous sommes sortis.

Dans la chambre, Alexandre s’approche de moi et commence à m’embrasser sur le visage. Il goûte à toutes les parties de mon visage, la bouche, le nez, les oreilles, les joues, le menton; on dirait qu’il veut me manger. Je deviens fou et j’essaye de lui enlever le tee-shirt mais il m’en empêche. Tout doucement, il descend vers le cou et il me fait des petits suçons tout en laissant ses mains se balader à l’intérieur de mon tee-shirt, du ventre jusqu’à mes seins.

Je gémis sans retenue et le laisse faire. Ensuite il m’enlève mon tee-shirt et se met à sucer mes tétons à les mordiller en essayant avec ses mains de détacher mon jean. Une fois les boutons dégrafés, il se lève et m’aide à enlever mon jean. Je me trouve en boxer, allongé sur le lit, et lui à genoux entre mes jambes, enlève son jean et son tee-shirt. Il me caresse le sexe à travers le boxer taché par quelques gouttes de liquide. Il se tourne et me présente sa bosse devant ma bouche. C’est alors que nous sommes mis à sucer l’un l’autre, toujours à travers les boxers. Il était le premier à éjaculer, suivi très rapidement par moi. Nous sommes restés allongés quelques minutes l’un à côté de l’autre sans parler. Alexandre se lève le premier et va au frigo.

— Je commence à avoir faim, pas toi?

— Oui bonne idée. J’ai des yogourts et de la glace, je dis et je me lève aussi.

— Non reste là, je t’apporte la glace.

Il prend le pot de glace au chocolat et une petite cuillère et vient s’asseoir sur le lit. Il pose le pot et m’enlève le boxer. C’est alors que j’ai compris ses intentions. Je commence de nouveau à bander pendant qu’il me couvre de glace et commence à me lécher partout. La sensation du froid mêlée à celle de la douceur et la chaleur de sa langue avait quelque chose d’indescriptible. Le plus excitant était sans aucun doute quand il m’a léché le gland couvert d’une épaisse couche de glace mélangé à mon sperme. Mais je ne suis pas resté trop longtemps passif. Je l’ai renversé sur le lit et à mon tour, je l'ai léché partout après l’avoir badigeonné de glace. Nous avons fini dans un soixante-neuf torride et nous avons éjaculé presque simultanément, mélangeant nos spermes avec le reste de la glace au chocolat sur nos corps. Extenués, nous nous sommes endormis dans les bras l’un de l’autre jusqu’au lendemain matin.

Je me suis levé le premier et après une bonne douche, j’ai préparé le petit déjeuner pour nous deux. Il était samedi et nous avions comme programme de visiter la région et déjeuner dans un restaurant au bord de l’océan.

Nous sommes partis vers onze heures dans la coccinelle d’Alexandre et nous sommes arrivés dans une auberge au bord de la mer près de Lorient vers une heure. Après une bonne baignade, nous avons déjeuné en amoureux et j’avais l’impression que tous les clients étaient au courant de notre relation. Le patron, un jeune homme de 26 ans en nous présentant l’addition, nous fait un clin d’œil et dit:

— Si vous voulez, j’ai des chambres à l’étage.

— Merci mais nous sommes étudiants et nous n’avons pas de quoi payer.

— Ce n’est pas grave, je vous offre la nuit. Vous êtes tellement mignons tous les deux et vous me rappeler mes premiers pas d’amoureux.

Il s’assoit et se met à nous raconter.

À suivre...