La plage des Casernes

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Numéro 131

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 131
Date de parution originale: Août-Septembre 2004

Date de publication/archivage: 2018-02-12

Auteur: anonyme
Titre: La plage des Casernes
Rubrique: Le sexe sans état d'âme

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C’était la première que je mettais les pieds sur cette fameuse plage des Casernes dans les Landes. Installé depuis peu à Dax, je m’étais toujours demandé où allaient les gays pour se vider les couilles? Certes, il y a l’aire d’autoroute, mais c’est pas mon truc. Et puis, bonjour les rencontres d’un autre type! Pas de dragues non plus dans les rues bondées de curistes et encore moins dans les cafés tenus par des patrons pas vraiment gay-friendly.

En fait, c’est toutes les Landes qui puent la chasse aux sorcières! C’est un ami qui m’a emmené ici et, enfin, je comprends mieux la désertion de la ville. En effet, ils sont tous là, en train de se promener le chibre et les fesses en l’air sur les dunes et matent tous ce qu’ils peuvent. Dans le lot, des gays bien sûr mais aussi des bis et des curieux, des échangistes et des faux hétéros. Derrière, dans les bois, on peut entendre les râles des mecs qui se font troncher comme des chiennes. Quand je pense que certains d’entre eux vont rejoindre leur femme après, ça me dégoûtent. Et je suis sûr qu’ils ne mettent pas de capotes car il est rare d'en voir au sol.

Quand on se croise, même pas un regard compatissant. Ici, c'est comme à Paris; si tu n'es pas bien foutu et que tu n'as pas vingt ans, ce n'est pas la peine. Et pourtant, ce n’est pas la toute première jeunesse qui forme la majorité. Déçu par le lieu, je compte cependant me vider les couilles. Si je ne le fais pas, je sens que je vais exploser.

Tiens, celui-là n'est pas mal. En plus il me sourit et son engin va combler largement ma faim. Je m'avance, lui palpe la bite et je me mets à genoux pour la sucer...