La renaissance de Christian (15) : Une idée du bonheur


La renaissance de Christian (15) : Une idée du bonheur
Texte paru le 2012-08-08 par Kitty   Drapeau-fr.svg
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Allongé sur le sable, face contre terre, je me laisse lécher par des vagues idéalement tièdes. Je m'abandonne en souriant. Au centre de mon corps s'aimantent des nuées d'étincelles jouissives. Mes sens assaillis en sont épuisés d'avidité. Ils n'en ont jamais assez. Une part de moi sait que je rêve. Il ne faut surtout pas que je me réveille. C'est si bon. C'est différent que lorsque je suis conscient, meilleur même, peut-être. Je voudrais que ça dure. Je vais finir par mouiller les draps, c'est sûr, comme cela m'arrivait il y a très longtemps, au début de ma puberté. Aucune importance.

— C'est bon, hein ? Tu aimes ?

C'est Matteo qui me chuchote à l'oreille. J'intègre l'événement à mon rêve érotique, mais il pèse sur moi de tout son poids.

— Je suis encore en train de rêver ?

— Peut-être bien, répond-t-il, en frottant son corps nu excité à ma peau.

Pour ne pas rompre le charme qui me tient en équilibre quelque part entre rêve et réalité, je n'ouvre pas les yeux. Je me contente de grogner "Continue". Alors, il part poursuivre ses douceurs. Je sais maintenant que ce n'est pas la mer qui me caresse ainsi. Je sens ses mains sur mes fesses et sous sa langue le cœur névralgique de mon bonheur qui enfle et veut s'offrir plus. Perdu dans les brumes de mon demi-sommeil, je sais ce que Matteo désire. Il en a envie et m'y prépare depuis le premier jour. Je la connais bien l'habileté de sa langue… Je l'apprécie à en mourir. Plusieurs fois j'ai eu très envie de passer le pas de la sodomie, mais l'appréhension me retenait. Aujourd'hui, je suis prêt. Je dépéris du manque de lui depuis dix jours, je ferai tout ce qu'il voudra. Et puis je veux savoir ce que ça fait de le sentir prendre son pied en moi.

Je me demande depuis combien de temps il me travaille au corps comme cela, au cœur de mon sommeil. Une éternité heureuse passe. Je m'entends gémir de délectation, bouche fermée. Je suis divinement bien, bandé à craquer, flottant entre tentation de me rendormir et envie d'un plaisir plus âpre. Mais, à force, c'est comme un supplice. Il me faut accueillir plus que sa langue. Je grogne "Prends-moi".

— Tu as dis quoi ? me demande Matteo en revenant à hauteur de ma tête.

— Prends-moi.

J'entrouvre enfin un œil dans sa direction. Il fait encore sombre, il doit être très tôt mais je le distingue suffisamment pour discerner sa surprise. Il me fixe attentivement, en suspens au-dessus de moi. Depuis le temps qu'il attend que je lui dise ces mots-là, j'imagine qu'il a du mal à en croire ses oreilles. Il se penche pour un baiser de retrouvailles. Son sexe est comme du bois contre ma fesse et mon anus épanoui comme un lys au bord de se faner.

— Tu m'as manqué, dit-il.

— J'espère bien.

Il me baise les cheveux, la nuque, caresse sans se presser toute la longueur de son sexe à ma raie. J'écarte mes fesses moi-même des deux mains pour m'exposer davantage au merveilleux contact. L'idée de ce qui m'attend m'excite tellement que mon érection finit par me faire mal. J'ai hâte de me soumettre à sa force. Je le veux en moi. Je le veux vraiment. J'en ai les tripes affolées.

— Vas-y. Mets-la moi. Je veux être à toi.

— Tu as l'air très excité, murmure-t-il, un sourire dans la voix.

Il m'écarte les genoux, se met en position. Son souffle me balaie la nuque, la pression ciblée de son sexe me fait mal et m'affame à la fois. Mon cœur bat à tout rompre. Je sais que la douleur ne va pas durer. Il me dit "Respire" et force le passage. La souffrance est vive et achève de me réveiller. Je prends sur moi en me mordant les lèvres. J'endure la lente intromission en haletant. J'ai une totale confiance en lui. Il me murmure des "Je t'aime", "Détends-toi", "Ça va être bon, tu vas voir", puis il s'immobilise. Je le sens qui palpite en moi. Ça me donne envie de pleurer tellement je suis ému. Mes muscles se détendent, s'adaptent à l'intrus, la douleur s'estompe, noyée dans l'immensité de mon désir.

— J'y suis presque, m'informe-t-il en me prenant les mains.

Il couvre la suite du chemin d'une traite, sans doute pour ne pas faire durer la torture plus longtemps. Je pousse un cri de douleur et de surprise en lui écrasant les phalanges.

— Je suis en toi, mon amour, je suis en toi, me répète-t-il d’une voix pleine de vibrations amoureuses. Ça va ?

— Oui.

J'ai mal, mais je suis à lui. Je suis heureux. Il me laisse m'habituer. On reste comme ça, soudés l'un à l'autre, immobiles dans la pénombre de notre chambre. Son souffle est si intense que ça me chatouille le cou, je perçois les battements de son cœur dans mon dos. Ils sont aussi puissants que les miens. J'aimerais qu'il se mette à bouger maintenant, mais il choisit de se retirer. Je ne veux pas qu'il s'en aille ! Mais je n'ai pas le temps de m'affoler, qu'il retourne déjà tout au fond de moi. Je m'accroche à la couette en poussant un râle d'agonie. Il répète cela plusieurs fois, jusqu'à ce que je sois si détendu qu'il n'a plus à forcer le passage pour me pénétrer. J'ai à nouveau cette envie de pleurer qui me serre la gorge. Ce n'est pas l'épreuve physique qui me fait cet effet, c'est seulement la force de ce qu'il est train de m'arriver, et aussi de réaliser à quel point je le désirais. Il amorce enfin un limage doux et profond. Mon corps ne lui oppose plus la moindre résistance. Mon sentiment d'être à lui me subjugue et un plaisir inédit commence à me faire frémir du cul à la nuque.

Il me prévient qu'il est trop excité, qu'il va devoir s'interrompre pour se calmer un peu. Ce n’est que lorsqu'il me libère que mon envie de lui appartenir se révèle dans toute son ampleur. J'ai l'impression affolante de ne plus être maître de mon corps béant d'attente. Il me retourne sur le dos. On se contemple un instant. Il est encore plus beau que lorsqu'il est parti.

— Fais-toi plaisir, mon ange, je sens que je vais adorer ça, dis-je en passant le bout des doigts sur sa barbe de quelques jours.

On échange un sourire complice et il me prend la bouche. Pendant qu'on se noie dans un interminable baiser, il prend à nouveau possession de moi. Cette fois, je ne ressens aucune douleur lorsqu'il m'enfonce sa belle queue entre les fesses. Il entre en moi comme si j'étais fait en beurre tendre. Il bouge plus vite, prend ses aises. Son sexe durcit encore en moi. Pour avoir été à sa place bien des fois, je sais le plaisir qu'il prend. Cette idée m'enflamme plus encore que ses assauts virils. Une félicité jamais connue gonfle mon cœur. Je réponds à son baiser comme un enragé en lui empoignant les cheveux. Je lui ouvre mes jambes autant que ma souplesse me le permet. Ses va-et-vient cognent et affolent ma prostate et je commence à partir en direction du Paradis… J'ai la sensation de m'ouvrir sans fin à lui, de m'offrir complètement pour la toute première fois de mon existence. Il me semble qu'il a beaucoup de mal à garder le contrôle. Ça me plaît. Il gémit et jure, accélère sa danse, me murmure que je le rends dingue. J'encaisse sa douce frénésie avec la conviction que j'aimerai désormais me donner à lui plus que n'importe quoi d'autre. Il se surélève sur ses poings comme pour tenter de mieux dominer la situation, mais n'y parvient pas longtemps. Les traits tourmentés, il ferme les yeux, les rouvre, me fixe avec gravité en remuant les reins plus lentement.

— C'est bon, pour toi ?

— Oui, beaucoup.

— Je ne vais pas tenir, me prévient-il en accélérant subitement la cadence.

J'en renverse la tête en arrière tant ses assauts nerveux me terrassent de bien-être. Je ne suis plus qu'une âme heureuse et mon être physique ne se réduit plus qu'à ces zones de contact où nos chairs s'acharnent l'une contre l'autre et l'une en l'autre. À force de ventiler comme un fou, la sur-oxygénation menace de m’étourdir. Je me trouve dans un état second, je ne m'appartiens plus. J'espère intensément qu'il reste en moi jusqu'au bout. Je n'ai pas la présence d'esprit de lui demander. Je suis parvenu au stade où l'on n'a même plus l'idée d'aligner des mots. Il gémit au-dessus de moi, magnifique. Et soudain, je le sens jouir dans mon corps. Je sens absolument tout, l'incroyable tension de son sexe, ses pulsations, le jaillissement du sperme… Il s'affaisse sur moi. "Merci, bello, merci", souffle-t-il.

Sonné, les yeux grands ouverts, je caresse le corps en sueur de mon amant. Je me sens comme si je venais d'accoucher de moi-même. Je suis tellement retourné que j'en pleure en silence. Quand il se surélève pour me regarder, il ne s'en étonne même pas. Il lèche mes larmes sans me poser de question, me baise les lèvres, puis il part goûter la sueur de mon cou, de mon torse, descend jusqu'à mon sexe congestionné… Il prend son temps pour me faire venir en douceur entre ses lèvres, un doigt remuant bien enfoncé en moi. La jouissance m'électrocute si fort que j'en reste étourdi.




— Il est quelle heure, au fait ?

— Sept heures moins le quart.

— Et merde. Autrement dit, l'heure que je me lève, soupiré-je.

— N'y va pas. Fais-toi porter pâle. Pourquoi tu rigoles ?

— Cette expression "se faire porter pâle", ça fait tellement moyenâgeux, mais dans ta bouche c'est tellement adorable…

Le ciel doit être sans nuages car l'aube naissante commence déjà à éclaircir le bleu de la nuit. On s'embrasse, on se flaire. La faim qu'il a allumée entre mes fesses est loin d'être calmée. J'aimerais qu'il recommence, que l'on recommence tout, sans l'anxiété de la première fois.

— Je savais que tu aimerais ça.

— Moi aussi, je le savais.

— Alors, ça te fait quoi d'avoir perdu ta virginité ?

— Tu parles à un homme de quarante-sept ans, père de deux enfants !

— Tu m'as compris.

— Je plaisante… Ça me rend heureux.

— Et ?

Je m'accorde quelques secondes de réflexion sur tout ce que je viens de ressentir.

— Je crois… J'ai le sentiment d'être enfin qui j'aurais toujours dû être, et… Et j'ai envie qu'on le refasse.

— Mais, tu dois partir bosser, fait-il avec un grand sourire, manifestement ravi de ma réponse.

— On va voir ça…

— Oh reste, reste avec moi ! S'il te plaît !

Il se met à genoux, les mains jointes en position de prière. Matteo est un véritable môme, parfois !

— Comment ça se fait que tu es déjà là, au fait ? Je croyais que tu rentrais en fin de matinée ?

— Je ne pouvais plus attendre, j'avais trop envie de te retrouver. J'ai pris un train tard hier soir au lieu d'un tôt ce matin. Je suis arrivé ici à une heure du mat'. Je me suis glissé contre toi et je t'ai regardé dormir… Puis, je t'ai caressé partout. Quand je me suis rendu compte que tu t'étais rasé le cul, je suis devenu maboul.

— Je savais que ce détail ne te laisserait pas indifférent, dis-je en rougissant.

— Ce n'est pas un détail, c'est une invitation !

— C'est en effet comme ça qu'il fallait le prendre.

Il se rallonge contre moi. On s'admire un moment, les mains baladeuses, amoureux silencieux. Jamais je n'aurais cru possible d'aimer et de désirer si fort.

— Je n'ai pas compris que tu étais là, tout de suite. J’étais en plein milieu d’un rêve. Je me trouvais sur une plage, allongé sur le ventre, la moitié du corps immergée… L'eau qui me passait dessus me procurait un plaisir inouï…

— Tu m’étonnes ! On va dire que je suis ton petit océan personnel.

— Au minimum !

On oublie l'heure, le travail, les contraintes. On s'embrasse et on se caresse partout, contemplatifs, puis peu à peu avides. Le jour se lève et le rose de l'aube pénètre l'espace… Matteo me plaque soudain sous lui de force. Mais je ne me laisse pas faire. Je roule sur lui, le coince à mon tour sous mon poids. On rit aux éclats. Il m'ouvre ses jambes, un belle insolence au fond des yeux. Je n'attends pas. Je pénètre sa chair tendre comme j'en rêve depuis dix jours. Captivé par cette indicible beauté dont part le plaisir sexuel, je l'assaille jusqu'à ce qu'il bande dur à nouveau. Alors qu'il est tout à moi, abandonné et gémissant, tout en confiance pour que je le mène jusqu'à la jouissance, je m'interromps. Je veux m'offrir à lui de nouveau.

Dans l'état d'excitation où il se trouve, il ne se fait pas prier. Il me prend par derrière et m'encule sans ménagement. Sa queue atteint les recoins secrets, parvenant à soulever en moi de fabuleuses chapes de plaisir. Son énergie magnifique va finir par me faire jouir, je le sens, je le sais. Je gémis, je le supplie, je finis même par crier tellement c'est fort. Sa rage à me posséder m'emporte dans des contrées inexplorées. L'orage violent d'un plaisir ravageur se met à me crépiter dans le cul, le ventre, le sexe. Je m'entends l'implorer de m'achever. Au lieu de ça il m'allonge sur le dos, m'ouvre à lui jusqu'à ce que mes genoux touchent mes épaules, et vient coller sa bouche fraîche à mon anus en feu. C'est bon, bien sûr, mais cette délicatesse juste après la rudesse de ses coups de boutoir, c'est également à la limite du supportable. C'est de sa queue dont je suis avide. Je me tortille sans pudeur sous sa langue insuffisante.

Quand il se décide enfin à me reprendre, il remue tout de suite si vite et si fort que j'en gueule de bonheur. J'ai peur de jouir, peur que mon cœur ne tienne pas, mais j'ai encore plus peur qu'il s'arrête trop tôt. C'est le délire total, l'extase absolue.

— Christian, tu vas ameuter tout le quartier.

Mais j'ai oublié qu'il y avait un quartier, j'ai oublié les autres, le monde, j'ai oublié tout ce qui n'est pas nos deux êtres imbriqués.

— Continue, je t'en prie ! Bouge… Oh, oui, bouge plus fort ! Oui, comme ça. Je sens que je viens… Oh mon dieu, ça vient !

La jouissance me tétanise et, cette fois, mes cris en restent bloqués au fond de ma gorge. Pour la première fois de ma vie, j'éjacule sans m'être touché le sexe. Je m'inonde moi-même de mon propre sperme alors que Matteo calme le rythme de ses va-et-vient. La lame de fond de cet orgasme surpuissant a été telle que j'en ai sans doute perdu conscience quelques secondes. Heureusement, je reviens à moi à temps pour voir mon beau Matteo lâcher sur moi sa pluie laiteuse.

Il se pourrait que ce lundi de début mars soit le jour le plus important de ma vie d'homme… On s'alanguit dans nos odeurs de sueur et de sperme, délassés, heureux comme des fauves rassasiés.

La sonnette retentit soudain, mais on n'a sursauté ni l'un ni l'autre.

— Tu attends quelqu'un ? me demande Matteo.

— Non. J'étais censé bosser, je te rappelle.

— Attends, j'y vais, fait-il, en se levant.

Il enfile vite-fait son jean et disparaît. J'attrape tee-shirt et boxer et passe à la salle de bain pour me rafraîchir le visage à l'eau froide. Je retrouve mon Matteo à demi-nu devant la porte d'entrée, face à un jeune homme blond inconnu au visage rouge pivoine et à l'expression tendue.

— Bonjour. Que se passe-t-il ?

— Ce garçon est notre voisin de palier, Gaël Moulin. Gaël, voici Christian, mon ami.

Le garçon serre la main que je lui tends en balbutiant un "Bonjour" à peine audible, sans me regarder en face plus d'une demi-seconde.

— Il paraît qu'on a fait beaucoup de bruit, m'explique Matteo.

— Ah… Heu, je suis désolé, dis-je en rougissant à mon tour, on essaiera de faire plus attention.

C'est bien la première fois que je dérange quelqu'un parce que j'ai fait l'amour trop bruyamment ! Ça me rend fier et gêné en même temps.

— Merci. Ça serait sympa. Vous comprenez, je suis étudiant et je bosse en même temps. Je n'ai pas beaucoup d'heures de sommeil. Le lundi matin, c'est un peu ma seule grasse mat' de la semaine, vous voyez, donc, bon… Ça m'ennuie de jouer les trouble-fêtes, mais bon… Voilà. C'est pas grave…

Il a dit tout cela d'une voix lasse et sourde, très vite, et ne semble plus savoir où se mettre. Matteo et moi, on se consulte d'un regard.

— On pourrait se faire pardonner en vous invitant à déjeuner avec nous, si vous voulez et si vous êtes disponible, qu'est-ce que tu en penses Christian ?

— Très bonne idée. On pensait commander japonais à midi. Ça vous tente ? On fera connaissance.

— Je… Je ne sais pas, murmure le garçon, manifestement au bord de la panique.

— C'est comme vous voulez.

— Allez, après tout, d'accord, fait-il comme on se jette à l'eau.

— On vient frapper chez vous quand c'est livré, d'accord ?

— D'accord, répond Gaël.

Une fois la porte refermée, on se considère, perplexes.

— On a fait tant de bruit que ça ?

— Heu… Oui, je crois, me répond Matteo. Surtout toi.

— Comment ça, surtout moi ? dis-je scandalisé.

— Ce charmant petit blond ne se doute pas qu'il a eu droit à la version sonore d'un fabuleux dépucelage.

— Dépucelage, hein ? Viens un peu là, toi.

Il m'esquive, je le course à travers tout l'appartement, le rattrape, on se bagarre, on se chatouille et, encore une fois, on finit au lit, hilares et excités comme des ados en manque. On remet ça, mais en douceur cette fois-ci, très calmement et la jouissance, longue à venir, est savoureuse.

J'appelle mon boulot sur les coups de dix heures du matin pour leur dire que j'ai un mal de tête épouvantable suite à une insomnie tout aussi épouvantable.

Une demi-heure de sommeil et une bonne douche en duo plus tard, midi sonne et c'est tant mieux car nous avons grand'faim. Après avoir pris commande d'un beau plateau de sushis et makis en livraison à domicile, nous nous habillons pour accueillir notre voisin plus décemment que tout à l'heure.


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